LedĂ©veloppement construit au Brevet. Dans l’épreuve d’Histoire ou de GĂ©ographie, tu devras rĂ©diger un dĂ©veloppement construit d'une vingtaine de lignes sur un sujet donnĂ©. Dans cet exercice, tu n'as pas de documents sur lesquels t'appuyer. C'est pourquoi il te faut avoir des connaissances mais aussi une solide mĂ©thode de travail

En 1929, Staline est parvenu Ă  Ă©liminer tous ses opposants politiques personnels ou Ă  les faire fuir Trotski. Staline prend la succession officielle de LĂ©nine et engage son pays dans le grand tournant. La rĂ©alisation de ce projet mobilise la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique dans son entier de sorte que l'exaltation de la production passe par l'instauration rapide d'un rĂ©gime de terreur. 1. L'instauration d'une dictature entre rĂ©volution et terreur LĂ©nine a contribuĂ© Ă  la nomination de Staline au poste-clef de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti en 1922, afin de mieux le contrĂŽler. A la mort du premier en 1924, Staline se pose en hĂ©ritier politique lĂ©gitime. a. Staline et le pouvoir oLa conquĂȘte du pouvoir. Staline, le petit pĂšre des peuple, devient le chef absolu du nouveau rĂ©gime, un chef charismatique et omnipotent. Il s'appuie sur un parti de masse unique, qui assure la diffusion des valeurs sociales et idĂ©ologiques. A la diffĂ©rence de Mussolini et d'Hitler, la conquĂȘte du pouvoir par Staline ne se pose pas en terme de lĂ©galitĂ© Ă©lectorale, mais plutĂŽt en terme de conquĂȘte Ă  l'intĂ©rieur du Parti communiste. oUne terreur politique et limitĂ©e La premiĂšre expression de la terreur stalinienne est politique et limitĂ©e aux personnes qui s'opposent au SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Staline fait face aux oppositions internes et dĂ©nonce les camarades d'hier qui pourraient mettre en pĂ©ril le dĂ©roulement historique de la rĂ©volution bolchevique les indĂ©sirables », les hypocrites » et les carriĂ©ristes ». Ces indĂ©sirables encourent la prison, le goulag, ou l'exĂ©cution immĂ©diate. Staline veut lĂ©gitimer et conforter son statut, au dĂ©triment mĂȘme de ses alliĂ©s et camarades de la veille. Ces mesures dĂ©bouchent sur un important renouvellement des militants. oUn renouvellement des militants Staline gratifie, privilĂ©gie et promeut des hommes, afin qu'ils lui soient redevables et ainsi qu'ils le servent. Une relation fusionnelle s'instaure alors entre un parti et ses apparatchiks dĂ©vouĂ©s corps et Ăąmes Ă  son chef par les largesses accordĂ©es au sein mĂȘme du corps de l'Etat. Staline s' assure donc, par des avantages, l'emprise de son pouvoir sur la bureaucratie interne au parti. Progressivement le rĂ©gime de la terreur s'institutionnalise, et vise l'ensemble de la sociĂ©tĂ©. b. Les instruments de la terreur Staline s'appuie sur la soumission o D'une police d'Etat d'abord GPU puis NKVD en 1934. La police politique est un instrument absolu de surveillance du parti comme de la sociĂ©tĂ©. Totalement dĂ©vouĂ©e Ă  Staline, qui seul la contrĂŽle , la police d'Etat cumule pouvoirs policiers et judiciaires et reçoit de nombreux privilĂšges. o De commissaires politiques. o De tribunaux d'exception. 2. La terreur comme mode de gouvernement Progressivement Staline ambitionne de rĂ©former tous les pans de la sociĂ©tĂ© civile soviĂ©tique en utilisant la terreur. a. La collectivisation En novembre 1929, Staline dĂ©cide la collectivisation des terres et de l'agriculture afin de briser le pouvoir des koulaks, petits propriĂ©taires terriens. A ce moment prĂ©cis, la RĂ©volution russe enregistre un nouveau tournant qui oppose dĂ©sormais les ouvriers aux paysans, dĂ©noncĂ©s comme ennemis du rĂ©gime. En fĂ©vrier 1930, des ouvriers soutenus par des commissaires politiques du parti obligent 13 millions de paysans Ă  intĂ©grer les kolkhozes ferme oĂč la terre et les moyens de production sont mis en commun. Ainsi les biens et les terres sont confisquĂ©s, tandis que leur administration est confiĂ©e Ă  chaque assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de kolkhoze, en fait Ă  des apparatchiks. Le systĂšme agricole s'effondre les paysans font de la rĂ©sistance passive et ne travaillent plus. Ils fuient vers les villes pour Ă©chapper aux conditions de travail dans les kolkhozes. Staline autorise, presque contraint, une dĂ©collectivisation contenue, et moins de 20% des terres sont encore collectivisĂ©es au mois de juin 1930. Staline profite de ce rĂ©pit pour encadrer la future campagne de collectivisation par des membres du parti formĂ©s aux questions paysannes. Elle reprend en janvier 1931 et concerne 75 % des terres. En 1939, 98 % des terres appartiennent Ă  l'Etat. b. Les victimes de la terreur oLa population rurale Staline en appliquant la collectivisation a supprimĂ© la sociĂ©tĂ© rurale traditionnelle. La collectivisation a en effet anĂ©anti les vellĂ©itĂ©s d'opposition d'un monde rural rĂ©fractaire au nouveau rĂ©gime, en le poussant Ă  fuir vers les villes. Pour d'autres, la collectivisation a eu des consĂ©quences plus dramatiques environ 6 millions de paysans sont morts, victimes d'exactions, d'exĂ©cutions sommaires, de rĂšglements de compte, des premiĂšres dĂ©portations, et de la famine qui s'empare de l'URSS dĂšs 1932. 6 millions de morts selon les estimations les plus basses. oLes membres du parti Si l'on n'ose le critiquer officiellement, des voix s'Ă©lĂšvent depuis la tribune du parti. L'assassinat de Kirov, dirigeant du PC de LĂ©ningrad, en 1934, sert de prĂ©texte Ă  Staline pour procĂ©der Ă  l'Ă©puration du parti, dans une grande sĂ©rie de procĂšs, dont les procĂšs de Moscou. Les procĂšs de Moscou 1936-38, visent Ă  Ă©liminer la plupart des anciens cadres du parti dont tous les fidĂšles de LĂ©nine et les hauts fonctionnaires du parti. Ainsi Zinoviev, Boukharine, Trotski et Boukharine sont Ă©liminĂ©s tantĂŽt jugĂ©s pour complot, trahison ou sabotage. Cette Ă©puration est rendue possible par une modification du code pĂ©nal, qui instaure le principe de responsabilitĂ© collective. oL'armĂ©e Dans l'armĂ©e, la mĂȘme folie de l'Ă©puration sĂ©vit - Ă©limination des huit amiraux et de quatorze des seize gĂ©nĂ©raux; - Ă©limination de trois marĂ©chaux sur cinq, dont Toukhatchevski ; - Ă©limination de la moitiĂ© des officiers. Ainsi le commandement de l'armĂ©e est exsangue. c. Bilan de la terreur Nombreuses sont les estimations quant aux victimes de l'Ă©puration et de la terreur stalinienne. Soljenitsyne, dans l'archipel du goulag, Ă©value Ă  10 millions le nombre de victimes. Les recherches les plus rĂ©centes estiment en fait qu'il y aurait eu 15 millions de prisonniers en tout en camp de travail entre 1930 et 1953 ; pour un taux moyen de dĂ©cĂšs annuels de 10 %, c'est Ă  dire quasiment 12 millions de morts dans les goulags pour l'ensemble de la pĂ©riode. Les exĂ©cutions quant Ă  elles ont Ă©tĂ© de 800 000 environ pendant la grande terreur 1937-1939. Et il faut encore ajouter Ă  ces chiffres, les victimes de la famine de 1932-1933, 6 millions de morts selon l'estimation la plus basse. Ainsi le rĂšgne de Staline a engendrĂ© selon les estimations les plus vraisemblables un total gĂ©nĂ©ral de dĂ©cĂšs pour raisons politiques approchant les 20 millions de morts. L'essentiel La terreur stalinienne, motivĂ©e Ă  l'origine par une crainte excessive des rivalitĂ©s dans les sphĂšres du pouvoir s'est rapidement Ă©largie Ă  l'ensemble de la sociĂ©tĂ©, traquant chaque opposant ou traĂźtre prĂ©sumĂ©. A la diffĂ©rence de la terreur nazie guidĂ©e par une doctrine raciste, la terreur stalinienne s'est appliquĂ©e dans le seul but d'Ă©tendre le pouvoir personnel de Staline. La terreur de masse a permis Ă  Staline d'asseoir les fondements d'un rĂ©gime totalitaire en causant la mort d'environ 20 millions de personnes jusqu'en 1941. Vous avez dĂ©jĂ  mis une note Ă  ce cours. DĂ©couvrez les autres cours offerts par Maxicours ! DĂ©couvrez Maxicours Comment as-tu trouvĂ© ce cours ? Évalue ce cours ! LesthĂšmes de mes ouvrages sont le dĂ©veloppement personnel et la spiritualitĂ©. Pages. Accueil; Qui est Ygrec; Contact; vendredi 26 aoĂ»t 2016 . Du libĂ©ralisme au fascisme, le dĂ©veloppement totalitaire de la civilisation, par Bernard Charbonneau (les crises) Source : Le Partage, Bernard Charbonneau, 06-08-2016. drawing on paper by Laurie Lipton. Nous
L’architecture totalitaire fait rĂ©fĂ©rence au type d’architecture créé par les Ă©tats totalitaires. Il est gĂ©nĂ©ralement conçu pour ĂȘtre imposant et de grande taille pour reprĂ©senter un sentiment de puissance, de majestĂ© et de virilitĂ©. L’architecture totalitaire se rĂ©fĂšre Ă  l’architecture des rĂ©gimes totalitaires du XXe siĂšcle, le rĂ©gime fasciste italien 1922-1945, le rĂ©gime nazi allemand 1933-1945 et le rĂ©gime soviĂ©tique, principalement pendant sa pĂ©riode stalinienne 1929-1953. . Ce concept est basĂ© sur la reconnaissance de l’importance accordĂ©e Ă  l’architecture dans ces rĂ©gimes et insiste sur le fait que ces rĂ©gimes, malgrĂ© leurs diffĂ©rences, ont abouti Ă  des conceptions architecturales comparables. Ce type d’architecture est nĂ© en Italie dans les annĂ©es 1920 avec la montĂ©e du fascisme. Il se rĂ©pand rapidement dans les pays totalitaires de L’Europe  comme l’Allemagne nazie et l’Union soviĂ©tique de Staline jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’opposition entre architectes modernes et traditionalistes nous a fait croire que l’architecture des rĂ©gimes totalitaires s’identifie au retour Ă  la tradition nĂ©oclassique, contre le mouvement moderne incarnĂ© par les CongrĂšs Internationaux d’Architecture Moderne. CIAM. En fait, l’architecture nĂ©oclassique n’a pas Ă©tĂ© l’apanage des seuls rĂ©gimes totalitaires, qui eux-mĂȘmes ont dĂ©veloppĂ© des styles architecturaux plus divers. CaractĂ©ristiques Les lignes gĂ©nĂ©rales de l’esthĂ©tique totalitaire sont, entre autres, proportions monumentales et grandiloquentes, standardisation des techniques de reprĂ©sentation, style hyperrĂ©aliste, simulation de mouvement, lignes droites et homogĂšnes pointant gĂ©nĂ©ralement vers le ciel, prĂ©pondĂ©rance d’une couleur Ă  l’autre gĂ©nĂ©ralement rouge , la dĂ©sindividualisation des personnages et des rĂ©cits au dĂ©triment des caractĂšres collectifs masse, de la chorĂ©graphie et des coraux, de la vĂ©nĂ©ration de l’effort physique, du travail manuel, de l’athlĂ©tisme et du corps. Une esthĂ©tique totalitaire a en commun avec la culture des rĂ©gimes totalitaires la renaissance des civilisations anciennes qui reprĂ©sentaient ses racines, telles que l’Empire romain, l’Empire byzantin et l’ancienne GrĂšce , et toutes les manifestations avant – gardistes dans l art ont Ă©tĂ© poursuivies. À cet Ă©gard, il convient de noter que Hitler a créé une liste d’Ɠuvres considĂ©rĂ©es comme dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©es», tandis que Staline a remplacĂ© par programme les avant-gardes russes, comme le cubo-futurisme par le soi-disant rĂ©alisme socialiste». Les rĂ©gimes totalitaires utilisaient l’art et d’autres expressions esthĂ©tiques vĂȘtements, design d’objets, production graphique, symboles nationaux dans le cadre d’une logique de domination totale de la vie humaine. Dans le cas du nazisme et du stalinisme, des politiques d’État rĂ©elles ont Ă©tĂ© Ă©tablies pour l’esthĂ©tique. La politique s’est appropriĂ©e la rhĂ©torique de l’art c’était l’art dans sa phase romantique tardive», selon Susan Sontag. Sans surprise, beaucoup de l’allemand, italien, et Union soviĂ©tique Les rassemblements des annĂ©es 1930-1940 suivent les mĂȘmes principes que l’Ɠuvre d’art totale» conceptualisĂ©e par le regrettĂ© compositeur romantique allemand Richard Wagner le drame, la musique et la chorĂ©graphie se fondent dans l’émotion et l’idĂ©ologie. Les masses ont Ă©tĂ© converties en mĂȘme temps en spectateurs et extras. Dans son essai Fascinating Fascism » 1972, Sontag rĂ©sume les lignes directrices gĂ©nĂ©rales de l’esthĂ©tique totalitaire Le goĂ»t pour la rĂ©vĂ©rence monumentale et massive pour le hĂ©ros est commun Ă  l’art fasciste et communiste 
 La prĂ©sentation du mouvement dans des modĂšles grandioses et rigides est un autre Ă©lĂ©ment commun, car une telle chorĂ©graphie reflĂšte l’unitĂ© de l’Etat. , les chorĂ©graphies des expositions de corps, sont des activitĂ©s valorisĂ©es dans tous les pays totalitaires. Les masses sont faites pour prendre forme. MonumentalitĂ© nĂ©oclassique Le concept d’architecture totalitaire est basĂ© sur la similitude observĂ©e entre certaines rĂ©alisations des rĂ©gimes fasciste, nazi et soviĂ©tique, tant quantitativement grande pĂ©riode de construction publique, taille des monuments que qualitatives rĂ©cupĂ©ration des Ă©lĂ©ments nĂ©oclassiques intĂ©grĂ©s aux Ă©lĂ©ments de l’architecture moderne . En effet, les rĂ©gimes totalitaires ont donnĂ© une grande importance Ă  l’architecture comme expression visible Ă  la fois de la rĂ©volution» en mouvement et des valeurs des rĂ©gimes primautĂ© de communautĂ© ou de collectivitĂ© sur l’individu, ordre, fusion autour d’un projet unique, etc. . LĂ©nine parle de 1918, Ă  une Ă©poque oĂč il n’était pas question de totalitarisme, de propagande monumentale». L’assimilation du nĂ©oclassicisme des annĂ©es 1930 aux rĂ©gimes totalitaires est critiquĂ©e par ceux qui prĂ©fĂšrent Ă©voquer un style des annĂ©es 1930». Ces derniers soulignent que les constructions contemporaines dans les pays non soumis aux rĂ©gimes totalitaires ont les mĂȘmes caractĂ©ristiques. Comme le rappelle le professeur d’architecture Jean-Louis Cohen Les rĂ©gimes autoritaires sont loin d’ĂȘtre les seuls promoteurs de monuments classiques, comme le dĂ©veloppement de la colline de Chaillot Ă  Paris, du triangle fĂ©dĂ©ral de Washington et des grands bĂątiments publics britanniques. les expositions internationales sont aussi le prĂ©texte Ă  des dĂ©monstrations d’hystĂ©rie architecturale oĂč les conservateurs sont toujours gagnants. Par exemple, les bĂątiments des bĂątiments administratifs de Washington la Cour SuprĂȘme, la National Gallery of Art, les Archives Nationales, le Jefferson Memorial et le New Deal aux Etats-Unis marquĂ© par un classicisme Ă©purĂ© dont Paul Philippe Cret ĂȘtre le thĂ©oricien Ă  partir de 1932, les bĂątiments de l’Exposition universelle de 1937 Ă  Paris en France Palais de Chaillot, Palais de Tokyo, etc. ainsi que de nombreux bĂątiments Ă  Bruxelles Stade du Centenaire, Grand Palais des Expositions du Centenaire , quartier gĂ©nĂ©ral de la Compagnie Belge des Charpentes, siĂšge de la General Insurance de Trieste, gare de Bruxelles-Central, etc., oĂč le style monumental se poursuivra aprĂšs la Seconde Guerre mondiale siĂšge de la Banque Nationale de Belgique, Galerie Ravenstein, Bruxelles Nord Gare, Palais des CongrĂšs, BibliothĂšque royale Albert Ier, Palais de la Dynastie. L’architecte nazi Albert Speer admet lui-mĂȘme dans ses mĂ©moires On a prĂ©tendu plus tard que ce style nĂ©oclassique Ă©tait la marque de l’architecture Ă©tatique des rĂ©gimes totalitaires, totalement inexacte, mais plutĂŽt la marque d’une Ă©poque, reconnaissable dans Washington , Londres ou Paris , Aussi bien que dedans Rome , Moscou ou dans notre Berlin projets. Ce style des annĂ©es 1930 est en effet la consĂ©quence de l’affirmation des États dans le domaine architectural, suite Ă  leur intervention croissante dans l’économie provoquĂ©e par la PremiĂšre Guerre mondiale et les crises Ă©conomiques et la montĂ©e du concept de planification Ă©conomique, territoriale, etc. .. C’est donc l’expression de l’Etat interventionniste, qu’il s’agisse d’un Etat-providence dĂ©mocratique ou d’un Etat totalitaire. AmbiguitĂ©s En particulier, l’architecture des rĂ©gimes totalitaires est destinĂ©e Ă  exprimer la volontĂ© de ces rĂ©gimes d’imposer la supĂ©rioritĂ© du collectif sur l’individu. Cela s’exprime par une architecture monumentale et la renaissance des valeurs architecturales grĂ©co-romaines classiques. Cependant, la rĂ©alitĂ© est plus complexe et l’architecture des rĂ©gimes totalitaires n’est pas rĂ©duite aux vols des colonnades du stade sur les films de propagande. PremiĂšrement, le modernisme et les traditions architecturales s’interpĂ©nĂ©traient dans les annĂ©es 1930. Le professeur d’architecture Bertrand Lemoine explique Ă  propos de l’Exposition universelle de 1937 Il serait trop schĂ©matique de simplement opposer classicisme et modernisme car en 1937, comme dans les annĂ©es 1930, la tendance Ă  l’intĂ©gration est assez forte entre les deux. DeuxiĂšmement, les rĂ©gimes totalitaires ont mis en Ɠuvre plusieurs styles architecturaux, successivement dans le temps ou en parallĂšle, non sans dĂ©bats, sans conflits internes ou ambiguĂŻtĂ©s. L’esthĂ©tique dans diffĂ©rents rĂ©gimes Comme indiquĂ© plus haut, les principales manifestations de ce que l’on peut appeler une esthĂ©tique totalitaire se trouvent dans les deux grands rĂ©gimes totalitaires du XXe siĂšcle, le fascisme nazi de Hitler et le communisme soviĂ©tique de Staline. La façon dont une telle esthĂ©tique est utilisĂ©e dans les deux, cependant, a des diffĂ©rences, maintenant c’est b tis et maintenant tout Ă  fait flagrant. L’esthĂ©tique nazie a cherchĂ© Ă  rejeter absolument toute rĂ©fĂ©rence aux innovations artistiques frappĂ©es par les premiĂšres avant-gardes du dĂ©but du XXe siĂšcle, qu’elles considĂ©raient comme la dĂ©rive mentale, la dĂ©bauche ou mĂȘme l’art communiste». D’autre part, l’esthĂ©tique adoptĂ©e par le rĂ©gime stalinien est venue incorporer certaines des recherches constructivistes, tout en les appliquant de maniĂšre antagoniste Ă  leurs origines. RĂ©alisme socialiste Le rĂ©alisme socialiste Ă©tait l’ensemble officiel des directives formelles, stylistiques et poĂ©tiques du Union soviĂ©tique entre les annĂ©es 1930 et la mort de Staline et le processus subsĂ©quent de dĂ©stalinisation. Le rĂ©alisme socialiste Ă©tait, plus qu’un style, une politique officielle visant Ă  adapter la production culturelle soviĂ©tique et d’autres artistes militants communistes dans le monde Ă  la rĂ©alitĂ© marxiste-lĂ©niniste en fait, stalinienne. L’architecte principal du rĂ©alisme socialiste Ă©tait Andrei Zhdanov. Contre le rĂ©alisme socialiste surgirent plusieurs critiques et dĂ©tracteurs actifs, comme Pablo Picasso, Piet Mondriaan et Clement Greenberg. Dans le contexte historique de la RĂ©volution russe, le rĂ©alisme socialiste a Ă©tĂ© consacrĂ© comme politique esthĂ©tique officielle de l’État en opposition aux diverses tendances esthĂ©tiques dĂ©nommĂ©es gĂ©nĂ©tiquement avant-gardistes russes, par la rĂ©pudiation de Staline Ă  l’aspect prĂ©tendument libĂ©rateur de l’esthĂ©tique prĂ©cĂ©dente. Les membres de l’avant-garde russe, les artistes en gĂ©nĂ©ral liĂ©s au constructivisme, Ă  l’abstractionnisme et au suprĂ©matisme, ont jouĂ© un rĂŽle important dans la premiĂšre phase de la rĂ©volution, proposant la crĂ©ation de grands ateliers d’art public. Etat dans la recherche de la libĂ©ration, individuelle et collective, des valeurs prĂ©-rĂ©volutionnaires. Avec la politique totalitaire stalinienne, ce type de positionnement artistique Ă©tait durement combattu, avec des noms associĂ©s Ă  l’art abstrait en particulier. Kasimir Malievith est considĂ©rĂ© comme le cas exemplaire interdit de poursuivre sa recherche suprĂ©matiste considĂ©rĂ© comme rĂ©volutionnaire par plusieurs critiques et savants de l’art occidental, il commence Ă  peindre uniquement des Ɠuvres figuratives et rĂ©alistes au moment de la promulgation du rĂ©alisme soviĂ©tique. MĂȘme ce poĂšte qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme la voix dominante de la rĂ©volution littĂ©raire, Vladimir Mayakovsky, fut critiquĂ© par les idĂ©ologues de l’esthĂ©tique gouvernementale, une telle pression Ă©tant considĂ©rĂ©e comme l’une des causes de son suicide par Trotsky, tandis que d’autres envisagent la possibilitĂ© d’un pouvoir politique assassiner créé par le rĂ©gime stalinien lui-mĂȘme . Pendant pratiquement toute la pĂ©riode d’existence du Union soviĂ©tique , l’avant-garde russe originale a Ă©tĂ© oubliĂ©e et peu Ă©tudiĂ©e, donnant la prioritĂ© au rĂ©alisme socialiste. Seulement avec la chute du communisme stalinien L’Europe de l’Est Un tel mouvement a-t-il commencĂ© Ă  susciter de nouveaux intĂ©rĂȘts? EsthĂ©tique nazi L’esthĂ©tique, pour le national-socialisme, Ă©tait un point central de sa politique de rĂ©organisation du monde. Pour l’idĂ©ologie de Hitler, la sociĂ©tĂ© occidentale subissait un processus de dĂ©cadence, attribuĂ© Ă  une contamination sociale qui avait comme deux facteurs principaux les Juifs ethniques et les communistes idĂ©ologiquement. Une fois les deux Ă©radiquĂ©es, la nation allemande serait purifiĂ©e et libre de remplir son rĂŽle de suprĂ©matie dans l’HumanitĂ©, selon la promesse nazie. Ainsi, la rĂ©forme du monde serait un processus de purification», de dĂ©sinfection» et d embellissement», mĂȘme si cela signifiait l’extermination physique des individus y compris les soi-disant Aryens» avec difformitĂ©s physiques et maladies mentales. . Les nazis ont Ă©galement dĂ©cidĂ© de bannir l’art moderniste produit par les avant-gardes artistiques, en particulier dans la peinture et la sculpture, en exposant leurs Ɠuvres pour l’exĂ©cution publique dans les soi-disant Expositions d’art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© ». L’esthĂ©tique nazie a Ă©tĂ© appliquĂ©e par le personnel du parti NSDAP sous la direction personnelle d’Adolf Hitler, qui Ă©tait un designer graphique et produit par la formation et la profession, et un artiste plasticien frustrĂ© dans sa jeunesse. Le principal collaborateur de Hitler dans ce domaine Ă©tait le confĂ©rencier et propagandiste Josef Goebbels. Pour les nazis, l’art devrait avoir un effet, comme la monumentalitĂ© et la grandiloquence. Il devrait aussi glorifier la puretĂ© de la race aryenne. Ainsi, les juifs dans le champ ethnique et les communistes dans le champ idĂ©ologique – les ĂȘtres, selon eux, contaminĂ©s – devraient ĂȘtre combattus. Le concept de l’art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© a cet objectif. Modernisme et totalitarisme AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale et la fin de la Belle Époque, le pessimisme a pris le dessus sur l’intelligentsia et a fait que de nombreux artistes cherchent Ă  oublier le passĂ© et Ă  construire de nouvelles valeurs Ă  partir de zĂ©ro. L’art ne pouvait pas manquer d’accompagner ce changement, et a commencĂ© Ă  chercher une nouvelle esthĂ©tique pour rompre avec ce qui s’était produit dans tous les siĂšcles prĂ©cĂ©dents. Un idĂ©al commun Ă  plusieurs artistes avant-gardistes de l’époque Ă©tait la dĂ©mocratisation de l’art, c’est-Ă -dire la production d’un genre artistique atteignant toutes les classes sociales, Ă©galement, Ă  travers des formes et des thĂšmes universels communs Ă  tous les hommes. Il y avait plusieurs artistes qui ont poursuivi cette scĂšne ». Les styles modernistes, dans leurs nuances, font presque tous partie de cette quĂȘte de l’art universel. Cependant, nous avons pu distinguer clairement deux groupes d’artistes qui cherchaient cette universalitĂ©, en fonction de leurs comportements par rapport au phĂ©nomĂšne totalitaire qui se tenait le pour», qui Ă©tait d’accord avec la rĂ©forme esthĂ©tique proposĂ©e par les nouveaux rĂ©gimes, qui ne aligner dans l’hypothĂšse des uns avec les avant-gardes, Ă  l’exception du futurisme de Marinetti, seulement dans son Ă©loge Ă  la force; et la contra », qui proposait aussi une rĂ©forme esthĂ©tique, mais justement Ă  travers la distanciation du passadisme, l’utilisation, aussi, de l’abstraction et de la rupture dĂ©finitive avec les styles antĂ©rieurs. Dans l’ensemble, cependant, les artistes apolitiques Ă©taient pratiquement inexistants Ă  l’époque. La participation de beaucoup d’entre eux Ă  la guerre civile espagnole, tant dans les Brigades de l’Internationale Socialiste que dans les forces phalangistes, en tĂ©moignait. Dans le deuxiĂšme groupe, nous avons le travail exceptionnel de Piet Mondriaan, le peintre hollandais qui a proposĂ© un vĂ©ritable plan de rĂ©forme sociale par l’esthĂ©tique. Pour lui, l’esthĂ©tique idĂ©ale et Ă©tait ce non-figuratif, composĂ© uniquement d’élĂ©ments gĂ©omĂ©triques abstraits, donc universels. En faisant des reprĂ©sentations de la rĂ©alitĂ©, l’artiste prĂ©senterait ses propres impressions de la vĂ©ritĂ©, influençant ainsi l’observateur – ce que Mondrian condamne fermement. Il justifie cette condamnation en affirmant que la figuration en particulier le rĂ©alisme suppose le prĂ©-apprentissage de certains concepts pour leur comprĂ©hension, Ă  la fois formelle et symbolique, alors que l’abstraction ne le fait pas. Pour Mondrian, si le but est l’universalisation, il ne peut y avoir de reprĂ©sentation figurative ou significative dans une Ɠuvre d’art les seuls Ă©lĂ©ments visuels qui soient Ă©galement perceptibles par tous les hommes sont les formes gĂ©omĂ©triques rĂ©guliĂšres. Dans l’aprĂšs-guerre de 1918, plusieurs tendances avant-gardistes qui ont Ă©mergĂ© Ă  la fin du siĂšcle XIX ont Ă©tĂ© affirmant et consolidant. Le modernisme n’était pas la seule avant-garde de l’époque, ni celle qui a causĂ© les plus grandes consĂ©quences au vingtiĂšme siĂšcle. Cependant, c’était l’avant-garde gagnante et, de cette façon, c’est l’histoire qui a Ă©tĂ© Ă©crite, celle du gagnant. Manifestations esthĂ©tiques totalitaires Arts graphiques Les arts graphiques, en particulier le posterismo, ont Ă©tĂ© largement utilisĂ©s dans la propagande des rĂ©gimes totalitaires, ainsi que dans la crĂ©ation d’un esthĂ©tiquement imprĂ©gnĂ© par l’idĂ©ologie officielle. Il est intĂ©ressant de noter, cependant, que l’un des principaux axes de dĂ©veloppement du design graphique au XXe siĂšcle fut l’école allemande du Bauhaus et ses disciples en particulier l’Ulm School of Form, mouvements antagonistes du totalitarisme et de la politique. liĂ©, d’une maniĂšre trĂšs gĂ©nĂ©rale, au projet social-dĂ©mocrate mondial. Le Bauhaus a mĂȘme Ă©tĂ© fermĂ© par le gouvernement nazi. De mĂȘme, dans Russie , les principaux noms du cartelisme Ă©taient liĂ©s Ă  l’avant-garde russe, tous socialistes, avec une orientation anti-totalitaire, ayant Ă©tĂ© les principaux propagandistes de la rĂ©volution et devant abandonner plus tard leurs postulats esthĂ©tiques novateurs. Dans les deux rĂ©gimes nazi et communiste, les instituts de propagande officiels ont profitĂ©, d’une maniĂšre ou d’une autre, des recherches sur la communication de masse promues par leurs rivaux. CinĂ©ma AprĂšs la peinture et la sculpture, les arts les plus produits L’Europe  , le cinĂ©ma Ă©tait la forme d’expression artistique qui souffrait le plus de l’esthĂ©tique totalitaire. Et, en mĂȘme temps, celui qui s’est le plus rĂ©pandu parmi la population, tant pour l’apprĂ©ciation esthĂ©tique que pour le caractĂšre de la communication de masse. Au cinĂ©ma, certains des principaux reprĂ©sentants de ces courants esthĂ©tiques Ă©taient le cinĂ©aste documentariste allemand Leni Riefenstahl et le rĂ©alisateur et Ă©diteur soviĂ©tique Sergei Eisenstein. Les films chinois produits aprĂšs la rĂ©volution de 1949, comme le rĂ©cent Tour Rouge, sont Ă©galement mus par l’esthĂ©tique totalitaire du rĂ©gime chinois. Dans son chef-d’Ɠuvre, Le triomphe de la volontĂ©, Leni Riefenstahl utilise de larges plans d’images de masse concentrĂ©es alternant avec des gros plans qui isolent une passion singuliĂšre» comme le remarque Susan Sontag dans son essai Fascinating Fascism» de 1986. L’intention est de transmettre le concept d’Ordnung, colonnes qui dĂ©filent en lignes rigides, jeunes avec un regard obstinĂ©. Leni Riefenstahl avait une idĂ©e exacte des ressources techniques dont il avait besoin pour saisir l’effet de la masse uniforme et ordonnĂ©e. La camĂ©ra devrait monter, l’objectif devrait capturer toute la scĂšne, et s’il n’y avait pas de grue, on serait inventĂ©. La construction du film pro-filmique l’objet qui est photographiĂ© / filmĂ© dans l’Ɠuvre de Leni fait partie du jeu idĂ©ologique totalitaire une seule vĂ©ritĂ©, un regard univoque sur l’objet. À la recherche de la vĂ©ritable apparence, les documentaires font appel Ă  une ressource discursive particuliĂšre l effet rĂ©el». AprĂšs tout, c’est juste un enregistrement de faits, comme le directeur insiste. Architecture et sculpture Les principaux reprĂ©sentants de l’esthĂ©tique nazie dans la construction et dans les arts de la forme en bĂ©ton Ă©taient Albert Speer en architecture et Arno Becker en sculpture. L’architecture des grands palais nazi-fascistes a finalement incorporĂ© des Ă©lĂ©ments stylistiques classiques, mais sa caractĂ©ristique principale Ă©tait la recherche constante d’une hauteur et d’une monumentalitĂ© si grandes qu’elles sont devenues oppressives. Les bĂątiments publics devraient, par leur grandeur par rapport Ă  l’individu, afficher l’état dans sa plĂ©nitude et sa supĂ©rioritĂ©. En gĂ©nĂ©ral, une telle production peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme Ă©clectique», car elle fait rĂ©fĂ©rence Ă  des styles actuellement en vogue, tels que l’art dĂ©co et certains revivalismes, bien que non publiĂ©s. L’esthĂ©tique totalitaire en musique L’esthĂ©tique totalitaire et militariste est inhĂ©rente Ă  certains groupes musicaux, par exemple Laibach, Joy Division, Death en juin, Haus Arafna, en partie Pink Floyd pĂ©riode de The Wall, Rammstein, Marilyn Manson, Pet Shop Boys, les rockeurs soviĂ©tiques Alice, Nautilus Pompilius etc. Dans les paroles de ces groupes et d’autres, on peut rencontrer la dure critique du totalitarisme, y compris le totalitarisme de la culture de masse occidentale. Parfois, cette critique est donnĂ©e sous une forme ironique, et il peut sembler qu’elle soutient mĂȘme un systĂšme totalitaire. Les rĂ©fĂ©rences directes ou indirectes au totalitarisme sont caractĂ©ristiques de nombreux groupes industriels, en particulier des reprĂ©sentants du style industriel martial. Le totalitarisme esthĂ©tique aujourd’hui Certains des pays qui, bien sĂ»r, produisent une culture de masse suivant les paramĂštres de l’esthĂ©tique totalitaire sont CorĂ©e du Nord , la RĂ©publique populaire de Chine et TurkmĂ©nistan . Les monuments franquistes en Espagne a commencĂ© Ă  ĂȘtre retirĂ© par la loi de mĂ©moire historique, 2007, qui stipule que les symboles du franquisme devraient ĂȘtre bannis des lieux publics. De plus, l’esthĂ©tique totalitaire est relancĂ©e dans les produits de la culture pop chaque fois que l’on veut relĂ©guer Ă  la culture des pays qui ont vĂ©cu ces rĂ©gimes dans leurs analogies avec les rĂ©gimes dĂ©mocratiques occidentaux. Par exemple, le cĂ©lĂšbre clip du groupe Pet Shop Boys pour leur rĂ©-enregistrement de la chanson Go West, reprĂ©sentant l’ArmĂ©e Rouge sous un graphisme informatique, ou la vidĂ©o d’ouverture de l’album HIStory de Michael Jackson qui utilisait l’armĂ©e bulgare pour rĂ©vĂ©ler une statue gigantesque du chanteur. Certaines productions cinĂ©matographiques qui cherchent Ă  reprĂ©senter des environnements dystopiques tels que BrĂ©sil et 1984 utilisent Ă©galement les rĂ©fĂ©rences esthĂ©tiques totalitaires dans leur composition scĂ©nographique et leur caractĂ©risation. Les critiques de l’esthĂ©tique totalitaire associent souvent leurs Ɠuvres et leurs valeurs stylistiques au concept de kitsch, associant la massification de la culture aux rĂ©gimes totalitaires dans leurs analogies avec des rĂ©gimes prĂ©tendument dĂ©mocratiques. Noam Chomsky considĂšre l’existence comme une forme de totalitarisme, basĂ© principalement sur la publicitĂ©. Chomsky dit que la propagande signifie pour la dĂ©mocratie la mĂȘme chose que le club signifie pour l’état totalitaire ». Ainsi, pour Chomsky, la massification de la culture se fait Ă  travers un artifice totalitaire servant les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et empĂȘchant la visibilitĂ© des manifestations originales de la pensĂ©e, qui inclurait toute forme d’esthĂ©tique conduisant Ă  une certaine standardisation des formes d’expression et Ă  une autre. type de totalitarisme esthĂ©tique. RĂ©alisations et projets d’architecture totalitaire nazi Allemagne Berlin Welthauptstadt Germania, nouvelle capitale du Reich proposĂ©e par l’architecte Albert Speer 1942. Seule la Neue Reichskanzlei nouvelle chancellerie» a Ă©tĂ© construite et dĂ©truite pendant le conflit. Berlin le stade olympique Berlin Le Reichsluftfahrtministerium Reich Air Ministry» abrite dĂ©sormais les bureaux du ministĂšre fĂ©dĂ©ral allemand des Finances. Nuremberg Le ReichsparteitagsgelĂ€nde. CorĂ©e du Nord Ryugyong HĂŽtel Fasciste Italie CĂŽme Maison des syndicats fascistes de Giuseppe Terragni, appartenant maintenant Ă  la Guardia di Finanza ». Rome quartier de l’Esposizione Universale di Roma ou EUR » exposition prĂ©vue en 1942, mais non tenue, y compris le Palais de la Civilisation du Travail » aussi appelĂ© ColisĂ©e » et inspirĂ© par les peintures de Chirico, le » MusĂ©e de Civilisation romaine » ou la Palais de sport . Rome Gare Termini. Nouvelles villes dans les Marais Pontins Latina , Pontinia, Sabaudia. Palais de justice Milan ou Palerme . Pologne Varsovie un gratte-ciel stalinien, le palais de la culture et de la science. RĂ©publique dĂ©mocratique allemande Berlin Est Karl-Marx-Allee, 2 km Boulevard stalinien . Roumanie Bucarest la Casa ScĂąnteii », la Palais de Parlement ou Maison du Peuple » – Casa Poporului » et Casa Radio. URSS Moscou les sept gratte-ciels staliniens. Moscou mĂ©tro formes monumentales et dĂ©coration nĂ©o-baroque. Erevan ArmĂ©nie centre-ville.
Lecandidat doit Ă©crire un dĂ©veloppement construit de longueur adaptĂ©e. Il est Ă©ventuellement demandĂ©, en complĂ©ment, de savoir maĂźtriser un autre langage : il peut s’agir d’un croquis, d’un schĂ©ma, d’une frise chronologique Exercice 3 : Mobiliser des compĂ©tences relevant de l’enseignement moral et civique (10 points) → Une problĂ©matique d’enseignement moral et
Presentation Creator Create stunning presentation online in just 3 steps. Pro Get powerful tools for managing your contents. Login Upload Download Skip this Video Loading SlideShow in 5 Seconds.. L’URSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaire PowerPoint Presentation L’URSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaire. Introduction de LĂ©nine Ă  Staline. A. LĂ©nine et la rĂ©volution. Affiche pour le 17e congrĂšs du parti communiste, 1934. Elle s’adresse aux membres du parti donc au peuple, et fait le bilan de la politique menĂ©e jusqu’en 1934. Uploaded on Feb 12, 2012 Download PresentationL’URSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaire - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - E N D - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Presentation Transcript L’URSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaireIntroduction de LĂ©nine Ă  StalineA. LĂ©nine et la rĂ©volutionAffiche pour le 17e congrĂšs du parti communiste, 1934 Elle s’adresse aux membres du parti donc au peuple, et fait le bilan de la politique menĂ©e jusqu’en affiche de propagande politique cherche Ă  faire passer un message politique. Lequel ici ? 1 Pour le comprendre, il faut dĂ©composer l’affiche en zones. Combien peut-on en distinguer ici ? 2 3LĂ©nine, imposant, qui surplombe le peuple en arme, indique la direction Ă  suivre, celle de l’avenir et du drapeau. Un slogan de LĂ©nine Tout le pouvoir au soviet », c’est-Ă -dire au peuple rĂ©voltĂ©. Un Ă©pisode de la rĂ©volution d’octobre 1917 la prise du Palais d’Hiver Ă  Petrograd. DĂ©tail 1 que voit-on ?Dans quel sens lire l’image ? D’aprĂšs l’affiche, Staline Ă©tait l’hĂ©ritier de LĂ©nine, et le continuateur de son Ɠuvre. Mais que pensait LĂ©nine de Staline ? 1. Qui sont les successeurs possibles ? Le testament » de LĂ©nine notes dictĂ©es par LĂ©nine en dĂ©cembre 1922 - janvier 1923 Le camarade Staline, devenu SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, a maintenant un Ă©norme pouvoir entre les mains et je ne suis pas certain qu’il sache user de ce pouvoir avec assez de prudence. D’autre part, le camarade Trotski, s’il est bien actuellement l’homme le plus capable, manifeste une trop grande confiance en lui et est trop attirĂ© par le cĂŽtĂ© administratif des affaires. 
 Staline est trop brutal et ce dĂ©faut, parfaitement tolĂ©rable dans notre milieu et dans les relations entre nous les communistes, ne l’est plus dans les fonctions de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour dĂ©mettre Staline de ce poste et pour nommer Ă  sa place un autre homme qui serait plus tolĂ©rant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camardes, d ’humeur moins capricieuse, etc. Ces traits peuvent sembler n’ĂȘtre qu’un infime dĂ©tail. Mais Ă  mon sens, ce n’est pas un dĂ©tail ou bien c’en est un qui peut prendre une importance dĂ©cisive. » Staline et Trotski sont les hĂ©ritiers potentiels de LĂ©nine 2. De qui LĂ©nine se mĂ©fie-t-il le plus, et pourquoi ? ‱ qui se mĂ©fie de Staline, car ‱ Depuis 1922, il est trĂšs puissant SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du PCUS; ‱ - il est brutal, intolĂ©rant, capricieux, ni loyal ni poli. 3. Conclusion de LĂ©nine ? Pour LĂ©nine, il faut dĂ©mettre Staline de son posteB. La conquĂȘte du pouvoir par StalineComment Staline fait disparaĂźtre jusqu'au souvenir de ses ennemis.... En haut Ă  gauche un clichĂ© pris en 1926 avec de gauche Ă  droite Antipov, Staline, Kirov Chvernik et Akoulev. Puis les versions successives du mĂȘme clichĂ© retouchĂ© dates non prĂ©cisĂ©es. Enfin sur la derniĂšre version il ne reste plus que Staline... Les autres disparaissent au fur et Ă  mesure des arrestations ordonnĂ©es par StalineLa compĂ©tition pour la succession de LĂ©nine aboutit Ă  la victoire de Staline qui Ă©limine tous ses adversaires et notamment Trotski qui est banni de l’URSS en 1929 assassinĂ© au Mexique en 1940 sur ordre de Staline dĂšs 1928, il se retrouve seul Ă  la tĂȘte de l’URSS Union des RĂ©publique socialistes soviĂ©tiques créée en 1922 .Le prolĂ©tariat, qui dĂ©file de gauche LĂ©nine Ă  droite Staline, est la base du rĂ©gime Staline s’appuie sur le peuple porte des banniĂšres soutenant la politique de Staline continuant celle de LĂ©nine Oui, bonjour Ă  la force magnifique du prolĂ©tariat rĂ©volutionnaire mondial ! Camarade Staline » Oui, bonjour au parti lĂ©niniste victorieux ! » DĂ©tail 3 que voit-on ? I. Une Ă©conomie contrĂŽlĂ©e par l’EtatA. Faire de l’URSS une puissance industrielle La tĂąche essentielle du plan quinquennal Ă©tait de faire passer notre pays de sa technique arriĂ©rĂ©e Ă  une technique nouvelle, moderne.... de transformer l' de pays agricole et dĂ©bile... en un pays industriel et puissant, de passer de la petite Ă©conomie rurale morcelĂ©e sur la voie de la grande Ă©conomie collectivisĂ©e, d'Ă©liminer complĂštement les Ă©lĂ©ments capitalistes et de crĂ©er une base Ă©conomique pour la construction d'une sociĂ©tĂ© socialiste... Quel Ă©tait le maillon essentiel du plan quinquennal ? C'Ă©tait l'industrie lourde. Car l'industrie lourde peut reconstruire et mettre sur pied et l'industrie dans son ensemble, et les transports, et l'agriculture. C'est donc par elle qu'il fallait commencer. » J. Staline, Doctrine de l' 1938 Quels sont les objectifs de la politique Ă©conomique de Staline ? Les objectifs de la politique Ă©conomique stalinienne sont - transformer l ’URSS en puissance industrielle, - en dĂ©veloppant d’abord l’industrie lourde; - en collectivisant et modernisant l’agriculture; Pour cela, il rompt avec la NEP Nouvelle Politique Economique qui est un retour limitĂ© au capitalisme de quel moyen atteindre ces objectifs ? Dans ce but, depuis 1928, le PCUS fixe des plans quinquennaux = tous les 5 ans 1. Qu’est-ce que le Plan ? LePlan quinquennal L ’usine de Noguinsk devait fournir une grande partie des cinquante millions de disques des phonographes annoncĂ©s au programme de 1935, soit 4 000 000, dont elle n ’a pu fournir que 1 992 000. En 1936, durant le premier trimestre, la production n’a Ă©tĂ© que de 49,8% du chiffre prĂ©vu par le plan; durant le deuxiĂšme trimestre, de 32,8% et seulement de 26% pour le troisiĂšme. » A. Gide, Retouches Ă  mon retour de l ’URSS, Gallimard, 1937. Le Plan est un texte, Ă©tabli par le PCUS pour 5 ans, qui fixe les objectifs de production que chaque entreprise nationalisĂ©e propriĂ©tĂ© de l ’État doit obligatoirement atteindre. 2. Les objectifs sont-ils atteints ? Mais les chiffres sont trop difficiles Ă  atteindre. Donc il y a des sanctions pour les ouvriers la dĂ©portation, et les rĂ©sultats de production sont truquĂ©s. MalgrĂ© cela, l’URSS devient la 2de puissance industrielle La collectivisation de l’agriculture au service de l’industrialisation Je veux parler du tournant radical opĂ©rĂ© dans le dĂ©veloppement de notre agriculture, allant de la petite Ă©conomie individuelle arriĂ©rĂ©e Ă  la grande agriculture collective avancĂ©e, au travail de la terre en commun, aux stations de machines et tracteurs, aux kolkhozes basĂ©s sur la technique moderne, enfin aux sovkhozes gĂ©ants pourvus de centaines de tracteurs et de moissonneuses-batteuses. La rĂ©alisation du parti, ici, c ’est que, dans nombre de rĂ©gions, nous avons rĂ©ussi Ă  dĂ©tourner les masses paysannes de l’ancienne voie capitaliste de dĂ©veloppement vers la voie socialiste de dĂ©veloppement, qui Ă©vince les richards capitalistes 
 afin de leur permettre de se tirer de la misĂšre et de leur asservissement au koulak, et de s ’engager sur la voie
 du travail collectif de la terre. » Staline, discours du 7 novembre 1929. 1. Qu’est-ce que la collectivisation ? La collectivisation est le passage de la propriĂ©tĂ© individuelle privĂ©e Ă  la propriĂ©tĂ© collective d’État des terres et du matĂ©riel agricole. 2. Sous quelles formes ? L’Etat encourage - la mĂ©canisation avec des stations de matĂ©riels agricoles; - la crĂ©ation de kolkhozes et de sovkhozes. Kolkhoze ferme oĂč la terre, les outils, les machines, le bĂ©tail sont mis en commun par les paysans. Sovkhoze ferme d’État oĂč les paysans sont salariĂ©s. 3. Qui s’oppose Ă  cette politique ? Les richards capitalistes » sont les koulaks paysans riches qui refusent la collectivise les terres afin - que l’Etat possĂšde les terres et donc les rĂ©coltes celles-ci sont vendues Ă  l’étranger pour financer son premier plan quinquennal -de nourrir les villes et les ouvriers qui sont le soutien du pouvoir stalinien, - d’assurer son pouvoir politique sur les paysans, jugĂ©s trop indĂ©pendants et pas assez collectivisation forcĂ©e des campagnes Terres appartenant aux nobles Avant 1917 Terres appartenant aux paysans AnnĂ©es 1930 Terres collectivisĂ©es par le kolkhoze Prairies communautaires II. La terreur stalinienneA. La mise au pas des campagnesQu’entraĂźne la collectivisation des terres ? TEXTE 1 PHOTO TEXTE 2 L’Etat mĂšne une DÉKOULAKISATION, c’est-Ă -dire la dĂ©portation au goulag ou la liquidation des koulaks = paysans aisĂ©s et en fait de tous les paysans qui rĂ©sistent Ă  la collectivisation en dĂ©truisant rĂ©coltes et outils, en abattant le bĂ©tail. Cette politique qui entraĂźne des rĂ©voltes et une chute de la production, Ă  l’origine de la grande famine de 1932-33 entre 2 et 5 millions de morts.B. La Grande Terreur4 fĂ©vrier 1938 au matin. Visite de M. A. Avinova. N. N. a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© pour la deuxiĂšme fois - cela fait deux mois qu ’il est emprisonnĂ©. Elle n’arrive pas Ă  savoir oĂč il se trouve. Outre les prisons connues, il y en a de clandestines il y en a plus de vingt par quartier. 
 14 fĂ©vrier 1938 au matin 
 Les arrestations se poursuivent - aucune accalmie. Les arrestations ne cessent pas dans les milieux militaires. L’acadĂ©mie militaire pendant un temps n’avait plus ni professeurs, ni auditeurs. » Journal de Vladimir Vernadski, in C. Groussef, Moscou 1918-1941. De l ’homme nouveau » au bonheur totalitaire., Éditions Autrement, 1993. Les procĂšs de Moscou De 1936 Ă  1938, la police politique GuĂ©pĂ©ou puis NKVD de Staline purgea le parti et l ’armĂ©e se dĂ©roulĂšrent Ă  Moscou 3 procĂšs oĂč furent, aprĂšs torture, jugĂ©s et condamnĂ©s 54 personnes. La plupart furent fusillĂ©es. Parmi elles des vĂ©tĂ©rans du parti bolchevik, compagnons de LĂ©nine, des anciens oppositionnels de diverses tendances et des agents provocateurs. Tous avouĂšrent des crimes impensables et rĂ©clamĂšrent le chĂątiment le plus sĂ©vĂšre qui leur fut gĂ©nĂ©reusement octroyĂ©. Ces procĂšs furent publics et largement couverts par la presse et les diplomates 1936 Ă  1938, lors des procĂšs de Moscou, d’anciens cadres du Parti communiste compagnons de LĂ©nine, 
 sont jugĂ©s et exĂ©cutĂ©s pour leur opposition Ă  la toute puissance de Staline. De plus , la population est surveillĂ©e en permanence par la police politique NKVD qui encourage mĂȘme la dĂ©nonciation. C. Le GoulagDes millions de personnes furent dĂ©portĂ©es dans un ensemble de camps de concentration le goulag. Construction du canal mer Baltique - mer Blanche, les opposants sont Ă©liminĂ©s. Le Parti organise leur dĂ©portation et leur enfermement dans des camps goulag pour les isoler du reste de la population. On y meurt au travail, de malnutrition, de froid, de mauvais traitements. Les droits humains sont bafouĂ©s, les libertĂ©s individuelles ne sont pas respectĂ©es. III. La dictature A. Un chef unique, un seul partiÔ Grand Staline, ĂŽ chef des peuples, Toi qui fais naĂźtre l ’homme Toi qui fĂ©condes la terre Toi qui rajeunis les siĂšcles Toi qui fais fleurir le printemps Toi qui fais vibrer les cordes musicales Tu es la fleur de mon printemps Un soleil reflĂ©tĂ© par des millions de cƓurs humains. » Rashimov, poĂšme publiĂ© dans le quotidien Pravda, 28 aoĂ»t 1936. Un ĂȘtre exceptionnel Le petit pĂšre des peuples » on peut lire GrĂące Ă  notre bien-aimĂ© Staline, nos enfants grandissent dans la joie et la prospĂ©ritĂ© » Le chef Ă  la barre du vaisseau URSS, 1939 Le guide dans les rues, 7/11/1937Staline est Ă  la tĂȘte du PCUS parti communiste de l’Union SoviĂ©tique, parti unique car tous les autres partis politiques sont interdits et Ă©liminĂ©s. Il est le vĂ©ritable maĂźtre du pays. Pour asseoir son pouvoir, il organise le culte de sa personnalitĂ©. Il apparaĂźt comme - un ĂȘtre exceptionnel - le petit pĂšre des peuples » - le chef et le guide de l’URSS Culte de la personnalitĂ© adoration d’un chef comme un dieu par les moyens de la propagande affiches, journaux, tableaux, cinĂ©ma, radio
B. L’embrigadement de la sociĂ©tĂ© Pourquoi sont-ils si enthousiastes ? me demandai-je. Ils sont pauvrement vĂȘtus. Ils ne sont mĂȘme pas bien nourris. Tous ont l’air affamĂ©s 
 Je songe Ă  la mĂ©thode communiste s ’emparer des enfants dĂšs la crĂšche, les suivre dans les jardins d’enfants puis Ă  l’école, les enrĂŽler ensuite dans les Pionniers et les jeunes komsomols. Toujours les tenir en main par une propagande incessante ! La propagande ! La propagande ! Par la TSF, le film, l ’image, l ’affiche, le manuel, elle les poursuit partout. » Walter Citrine, À la recherche de la vĂ©ritĂ© en Russie, 1937. Comment la sociĂ©tĂ© est-elle encadrĂ©e ? Les individus sont modelĂ©s dĂšs l’enfance, Ă  l’école et dans des organisations de jeunesse pour en faire de bons communistes. La population est embrigadĂ©e. La propagande utilise tous les mĂ©dias radio, cinĂ©ma, affiches, littĂ©rature, arts. Propagande Il suffit de voir les foules d ’acheteurs qui entrent dans les magasins et qui en ressortent avec des sacs pleins de produits les plus variĂ©s, avec des boites de gĂąteaux et de friandises ! Notre industrie alimentaire a Ă©tĂ© organisĂ©e de telle maniĂšre, grĂące Ă  l ’immense et gĂ©niale attention du camarade Staline, qu ’elle donne au peuple les produits les plus nourrissants, les plus hygiĂ©niques et les meilleurs. » Pravda, 2 aoĂ»t 1936 25 janvier 1938 au matin. À Moscou, les produits alimentaires manquent. InquiĂ©tude et perplexitĂ©. Il n ’y a pas toujours du beurre, du poisson, de la semoule. Le pain noir est de mauvaise qualitĂ©. Le hareng a disparu. Les mĂ©nagĂšres s ’émeuvent et se plaingnent de plus en plus. » Journal de Vladimir Vernadski Comment la presse est-elle utilisĂ©e par l’Etat ? Dans quel but ? La presse est censurĂ©e afin de contrĂŽler la vie et les pensĂ©es de tous les membres de la sociĂ©tĂ©, pour forger un homme nouveau ». D’autres exemples de propagande les parades militaires ou sportives Anniversaire de la RĂ©volution d ’Octobre Ă  Leningrad en 1938 Grande parade de la jeunesse soviĂ©tique sur la place Rouge Ă  Moscou, 1935Un exemple de propagande le stakhanovisme le mineur Stakhanov aurait extrait en un jour 14 fois plus de charbon qu’un ouvrier ordinaire afin d’encourager tous les travailleurs Ă  produire davantage pour construire plus vite la sociĂ©tĂ© communiste. La propagande est donc l’action menĂ©e sur les individus pour les convaincre d’une idĂ©e supĂ©rioritĂ© du communisme.Conclusion Le bilan de la terreur dans l ’URSS de Staline au total 10 Ă  15 millions de morts de la crĂ©ation de l ’URSS Ă  la mort de Staline en 1953QU’EST-CE QU’UN REGIME TOTALITAIRE? URSS de Staline Un chef Staline 1928-1953, petit pĂšre des peuples » Un parti le Parti communiste Un chef concentre les pouvoirs culte de sa personnalitĂ© Un parti unique Une dictature pouvoirs concentrĂ©s Affiches, cinĂ©ma, peinture, sculpture, grandes cĂ©rĂ©monies, journaux, livres 
pour former le bon communiste Utilisation de la propagande VolontĂ© de former un homme nouveau Une population embrigadĂ©e esprits contrĂŽlĂ©s -Ennemis = koulaks, opposants Ă  Staline 
 -NKVD = police politique -Goulag = camps de travail Des ennemis ou opposants poursuivis par la police politique, emprisonnĂ©s et Ă©liminĂ©s Une population surveillĂ©e Collectivisation, kolkhozes, nationalisation des entreprises, planification. Une Ă©conomie contrĂŽlĂ©e L’Etat dĂ©cide de la politique Ă©conomiqueLe drapeau rouge avec les symboles de l’URSS nĂ©e en 1922 - a la faucille = les paysans - b le marteau = les ouvriers - c sur un globe = la rĂ©volution universelle, - d des gerbes de blĂ© = la richesse - e un soleil levant = la naissance d’un nouveau monde - f l’étoile = l’ArmĂ©e Rouge Retour affiche La collectivisation vĂ©cue par les paysans en 1932 Chaque nuit, tout le monde devait tout abattre et l’on abattait tout bƓufs, moutons, porcs, mĂȘme les vaches. Celliers et hangars regorgeaient de viande. Il courait des bruits sinistres Il faut abattre, c’est plus Ă  nous ! ». Abattez vite, on va tout nous confisquez! ». Et l’on abattait. On s’empiffrait. Razmiotinov dĂ©barqua avec un groupe chez Damaskov au moment du dĂ©jeuner. Citoyen, on t’expulse de chez toi, avec confiscation de tes biens et de ton troupeau ». Damaskov se leva, jeta sa cuillĂšre Pourquoi on me fait ça! » On t’anĂ©antit comme classe » Classe des Koulaks paysans aisĂ©s MikhaĂŻl Cholokhov, Terres dĂ©chiffrĂ©s, 1932 La grande famine organisĂ©e en Ukraine en 1932-1933.
Cest cette dégénerescence de la premiÚre révolution communiste qu'il décrit allégoriquement dans La ferme des animaux . Pour s'en convaincre, il suffit de s'informer d'une façon un peu précise sur l'histoire de l'Union Soviétique entre 1917 et 1945. C'est ce que le tableau ci-dessous vous permettra de faire.
RecensĂ© Kirill Postoutenko dir., Totalitarian Communication. Hierarchies, Codes and Messages, Bielefeld, Transcript, 2010, 316 pages. La querelle, datant de la Guerre Froide, entre les partisans de l’école totalitaire et les rĂ©visionnistes a longtemps influencĂ© non seulement la vision de l’URSS, mais aussi le choix des objets d’étude. Si les premiers, qui devinrent les maĂźtres de la Kremlinologie [1], s’intĂ©ressĂšrent Ă  la propagande, les seconds investirent le champ de l’histoire sociale, de l’histoire de la vie quotidienne et mirent en valeur le rĂŽle de la sociĂ©tĂ© et des individus dans l’évolution du rĂ©gime. Ce sont les rĂ©visionnistes qui rĂ©volutionnĂšrent notre comprĂ©hension des processus de communication en URSS, en montrant comment les lettres des citoyens ordinaires participaient Ă  la politique. Les lettres Ă©taient un moyen de pratiquer une double surveillance elles permettaient au peuple d’exercer une forme de contrĂŽle encadrĂ© sur les bureaucrates, et au rĂ©gime de disposer d’informations sur ce que pensaient les citoyens. GrĂące Ă  la correspondance, les individus pouvaient prĂ©senter une plainte, une revendication ou encore accuser, de maniĂšre intĂ©ressĂ©e, un voisin d’ actions hostiles au rĂ©gime » afin, par exemple, de rĂ©cupĂ©rer une piĂšce supplĂ©mentaire dans l’appartement communautaire [2]. Les investigations portant sur les journaux intimes ouvrirent de nouveau horizons Ă©pistĂ©mologiques, donnant naissance Ă  l’histoire de la subjectivitĂ© [3]. GrĂące aux nouvelles approches, les derniers travaux sur les mĂ©dias ne se contentĂšrent pas d’examiner la propagande Ă  travers la presse, la radio et la tĂ©lĂ©vision, mais prĂȘtĂšrent une attention particuliĂšre Ă  sa perception dans la sociĂ©tĂ© [4]. Cette querelle ancienne semble dĂ©sormais dĂ©passĂ©e. Pourtant, nombreux sont encore ceux qui ne savent quels termes employer pour distinguer de façon explicite les pays comme l’URSS et l’Allemagne nazie, et les dĂ©mocraties libĂ©rales [5]. Kirill Postoutenko appose, lui, l’adjectif totalitaire » sur la couverture de cet ouvrage composĂ© de dix Ă©tudes de cas, prĂ©sentĂ©s par des sociologues, des politistes, des philologues et des historiens, lors d’un colloque organisĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Konstanz en Allemagne en 2009. Le livre traite de la communication comprise essentiellement dans le sens du discours politique et de la propagande. Son ambition n’est pas de se focaliser sur les divergences entre pays, mais de prĂ©senter des cas de communication totalitaire dans les pays dĂ©mocratiques pendant des pĂ©riodes spĂ©cifiques la France de Vichy et sous de Gaulle, les États-Unis et la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres et dans les jeunes dĂ©mocraties » la Kirghizie postsoviĂ©tique. La communication totalitaire est donc interprĂ©tĂ©e non pas comme un attribut des rĂ©gimes totalitaires », mais comme un type spĂ©cifique de communication ancrĂ© dans l’organisation politique de la sociĂ©tĂ©. Le fondement thĂ©orique de l’ouvrage se rĂ©sume Ă  l’idĂ©e que la communication est une fonction de la vie sociale n’ayant pas d’identitĂ© propre et dont l’objectif principal est de servir les membres de la sociĂ©tĂ©. Plusieurs contributions de l’ouvrage sont influencĂ©es par les thĂ©ories fonctionnalistes du sociologue allemand Niklas Luhmann dont les Ɠuvres sont beaucoup mieux connues en Allemagne qu’en France oĂč l’on s’est toujours plus intĂ©ressĂ© aux travaux de JĂŒrgen Habermas, auteur de la thĂ©orie de l’agir communicationnel, aux antipodes de la pensĂ©e de Luhmann. Ce dernier refuse le concept d’action individuelle au profit du rĂŽle des institutions qui organisent l’ordre social. Qu’est-ce qu’une telle approche peut apporter Ă  notre comprĂ©hension des processus de communication dans des rĂ©gimes politiques diffĂ©rents ? Communication et culte des dirigeants Cette approche fonctionnaliste permet d’abord d’interroger le rĂŽle de la communication dans la construction des cultes de dirigeants. Kirill Postoutenko se livre Ă  une analyse grammaticale des discours de Staline, Hitler et Roosevelt, et des matĂ©riaux de la presse Ă©voquant les dirigeants. Il arrive Ă  la conclusion que la prĂ©sence de Staline dans ses propres discours est plus discrĂšte que la prĂ©sence de Hitler ou de Roosevelt dans leurs discours. Deux rĂ©gimes s’étant livrĂ©s au culte de la personnalitĂ© ont créé deux types distincts de rĂ©fĂ©rence des leaders Ă  eux-mĂȘmes Ă©gocentrique chez Hitler, dĂ©personnalisĂ© » chez Staline. Si Staline fait peu rĂ©fĂ©rence Ă  lui, son culte est construit par son entourage. En revanche, Hitler participe lui-mĂȘme Ă  la construction de son culte. Nanni Baltzer explore la construction du culte de Mussolini dans la communication par image et par Ă©clairage des bĂątiments publics Ă  Milan Ă  l’occasion des festivitĂ©s du 28 octobre 1933. La lumiĂšre faisait partie intĂ©grante des Ă©vĂ©nements de propagande dans l’Allemagne nazie et dans l’Italie fasciste. Baltzer examine un cas unique de communication sous le fascisme mĂȘlant les registres du religieux et du politique le portrait photographique gĂ©ant de Mussolini fut accrochĂ© sur l’endroit hautement symbolique de la façade de la cathĂ©drale de Milan. La stratĂ©gie de Mussolini Ă©tait de sacraliser le fascisme. En intĂ©grant des Ă©lĂ©ments religieux Ă  sa propagande, le fascisme s’est appuyĂ© sur des actes et des images Ă  forte charge positive ancrĂ©s dans la mĂ©moire collective. La photographie monumentale devait servir Ă  crĂ©er une figure cultuelle la taille dĂ©mesurĂ©e du portrait suggĂ©rait la nature supra humaine et la grandeur du leader. Une communication totalitaire
 dans la sphĂšre publique ? Certaines contributions reprennent le dĂ©bat sur l’existence d’un espace public dans l’URSS stalinienne ou l’Allemagne nazie [6]. Pour le politiste Jean K. Chalaby, auteur du texte sur la communication publique dans les rĂ©gimes totalitaires, autoritaires et Ă©tatistes » la France gaulliste oĂč l’État reste un acteur important dans la sphĂšre publique et continue Ă  exercer un contrĂŽle sur les communications publiques, il n’y a pas Ă  proprement parler de sphĂšre publique dans les rĂ©gimes totalitaire et autoritaire, car le premier cherche Ă  changer la maniĂšre dont les gens rĂ©flĂ©chissent, tandis que, pour le second, l’essentiel est de maintenir le statu quo, rĂ©duire les individus au silence. Ceux-ci lisent la presse entre les lignes et pratiquent l’escapisme. Lorenz Erren rĂ©pond de façon affirmative Ă  la question de l’existence d’une sphĂšre publique dans les rĂ©gimes totalitaires dans son article sur le gouvernement de Staline et sur ses pratiques de communication. Il affirme que l’habilitĂ© politique de Staline consista Ă  crĂ©er un nouveau type de sphĂšre publique obơčestvennost’ en russe, lui permettant non seulement de contrĂŽler, modifier, dĂ©truire et reconstruire les relations sociales, mais aussi de prĂ©venir tout risque d’opposition sociale. Lorenz Erren cherche Ă  montrer le cĂŽtĂ© performatif de ces rĂ©unions en parlant des dĂ©clarations qui dĂ©crivent une action en mĂȘme qu’elles ont valeur d’action. Les rĂ©unions Ă©taient la scĂšne sur laquelle on apprenait Ă  parler bolchevik et Ă  agir Ă  la SoviĂ©tique. Ainsi, la production des sujets staliniens rĂ©sultait de procĂ©dures de communication. C’est Ă©galement la sphĂšre publique qui assurait le contrĂŽle mutuel horizontal [7]. Une culture mĂ©diatique ? Lorenz Erren analyse l’obơčestvennost’ comme une forme de communication entre individus physiquement prĂ©sents, ce qui permet de dresser des parallĂšles avec la communautĂ© villageoise ou la sphĂšre publique urbaine prĂ©-moderne dans laquelle il n’y avait pas, dit-il, d’objets mĂ©diateurs, de supports de communication. Il insiste ainsi sur la diffĂ©rence avec la sphĂšre publique mĂ©diatisĂ©e des dĂ©mocraties libĂ©rales qui recourent, elles, Ă  des mĂ©thodes de distanciation et de dĂ©personnalisation. Dmitri Zakharine, Jurij MuraĆĄov et Irina Wolf insistent, quant Ă  eux, sur l’importance des mĂ©dias dans les processus de communication totalitaire. Le paradoxe vient du contraste entre la pauvretĂ© informative des communications dans les États totalitaires » et le dĂ©veloppement disproportionnel des technologies mĂ©diatiques qui servaient Ă  transmettre ce maigre contenu. D’aprĂšs Jurij MuraĆĄov, le retard de la culture de l’écrit en Russie donna une impulsion supplĂ©mentaire aux nouveaux mĂ©dias qui formaient le systĂšme culturel soviĂ©tique. En mĂȘme temps, dans la culture soviĂ©tique de la fin des annĂ©es 1920 et du dĂ©but des annĂ©es 1930, la littĂ©rature Ă©tait au fondement d’un nouveau mode de communication paradoxalement orientĂ© vers l’oralitĂ©. Pour cette raison, la radio devint le mĂ©dium principal de la production littĂ©raire et de sa rĂ©ception. L’intĂ©rĂȘt soviĂ©tique pour les technologies mĂ©diatiques est confirmĂ© par l’étude de Dmitri Zakharine qui montre comment les mĂ©dias Ă©lectro-acoustiques furent utilisĂ©s pour reconfigurer le paysage sonore traditionnel russe. L’objectif de la propagande qui passait par le son Ă©tait de dĂ©mystifier les sons des cloches de l’Église orthodoxe et, Ă  l’inverse, de spiritualiser les sons industriels. Certains États postsoviĂ©tiques souffrent encore de la pauvretĂ© des mĂ©dias en information. Irina Wolf montre comment la dĂ©pendance des journaux privĂ©s » vis-Ă -vis de l’État kirghize influe sur le ton et le contenu des publications au sujet de l’organisation islamiste radicale Hizb ut-Tahrir al-Islami. En comparant les articles de la presse kirghize, britannique et allemande du dĂ©but des annĂ©es 2000, elle conclut que la façon dont on y Ă©voque l’organisation islamiste ne dĂ©pend pas du statut qu’elle possĂšde dans ces trois pays, lĂ©gal en Grande-Bretagne ou illĂ©gal en Allemagne et en Kirghizie, mais plutĂŽt de l’indĂ©pendance des mĂ©dias vis-Ă -vis des autoritĂ©s. Technique d’ingĂ©nierie sociale La propagande est une stratĂ©gie communicative et une technique d’ingĂ©nierie sociale, dans la mesure oĂč elle cherche Ă  construire et Ă  assigner des identitĂ©s. Alexander Hanisch-Wolfram compare les discours du chancelier autrichien Engelbert Dollfuß Ă  Vienne en 1933 et ceux du marĂ©chal PĂ©tain en 1941, afin de comprendre les procĂ©dĂ©s de construction des identitĂ©s collectives autrichienne et française. La mythification de certaines notions servait Ă  minimiser la variĂ©tĂ© des significations, Ă  figer le sens et ainsi Ă  renforcer le pouvoir. Selon lui, plus l’identitĂ© collective Ă©tait complexe, plus nombreux Ă©taient les aspects de la vie touchĂ©s par la propagande et plus celle-ci peut ĂȘtre qualifiĂ©e de totalitaire. John Richardson retrouve la propagande totalitaire dans le journal britannique Reality des annĂ©es 1930. Dans le contexte politique et culturel spĂ©cifique de l’époque, le fascisme italien Ă©tait prĂ©sentĂ© sous un jour favorable dans les pages de ce journal qui cherchait Ă  prĂ©server la puretĂ© » de l’identitĂ© britannique et Ă  la protĂ©ger de l’influence Ă©trangĂšre », c’est-Ă -dire juive. À son tour, Werner Binder Ă©tudie l’impact, sur l’imaginaire social, des communications Ă  propos de l’usage de la torture dans les sociĂ©tĂ©s prĂ©-modernes, totalitaires et dĂ©mocratiques. Si les autoritĂ©s soviĂ©tiques utilisaient la torture contre leur propre population, aux États-Unis, la torture Ă©tait essentiellement appliquĂ©e aux non-AmĂ©ricains. La torture et la communication sur celle-ci construisent ainsi une hiĂ©rarchie qui permet de sĂ©parer les bons citoyens des Ă©lĂ©ments hostiles. Si les capacitĂ©s de la communication politique Ă  produire un culte des dirigeants, des hiĂ©rarchies et des identitĂ©s collectives ne font pas de doute, le livre ne tranche pas la question suivante dans quelle mesure la communication est-elle capable de dĂ©stabiliser l’ordre politique et social ? En effet, dans l’ouvrage, la communication est prĂ©sentĂ©e comme un processus unilatĂ©ral faisant abstraction de la rĂ©ception par les individus. Tous les apports de l’histoire sociale, y compris de l’histoire de la subjectivitĂ©, sont ainsi ignorĂ©s. La distinction Ă©tablie entre leaders et sujets fige les sociĂ©tĂ©s examinĂ©es. Pourtant, prendre en compte les rĂ©actions individuelles Ă  la communication politique et examiner la communication Ă  plusieurs niveaux, y compris du bas vers le haut les lettres au pouvoir » ou au niveau informel, permettrait de pousser encore plus loin les comparaisons et de nuancer ce tableau des hiĂ©rarchies, codes et messages », les trois thĂšmes qui structurent le livre. Il reste Ă  espĂ©rer que le projet se poursuivra en accordant une attention aux niches semi-publiques de communication dans lesquelles des messages codĂ©s » permettaient Ă  la communication de se libĂ©rer de la contrainte du rituel et du contrĂŽle.
Lestalinisme n’est pas seulement un phĂ©nomĂšne soviĂ©tique. Ses pratiques et ses mots d’ordre se sont diffusĂ©s au-delĂ  des frontiĂšres de l’URSS. Les partis communistes occidentaux ont eu 22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 1647 En correction du devoir sur le chapitre concernant l'URSS de Staline voici les documents et surtout un exemple de paragraphe d'une vingtaine de lignes pour rĂ©pondre au sujet de type brevet. L'URSS de Staline, un rĂ©gime totalitaire AprĂšs 1924, Joseph Staline, secrĂ©taire du parti communiste soviĂ©tique, Ă©carte ses rivaux dont Trotsky et prend tout le pouvoir. Il transforme alors et jusqu'Ă  sa mort en 1953, l'URSS en une dictature totalitaire. Pour contrĂŽler la sociĂ©tĂ© et soumettre les SoviĂ©tiques, Staline se sert de la propagande. L'opinion publique est surveillĂ©e, la presse est censurĂ©e. Un culte de la personnalitĂ© est rendu Ă  Staline qui devient le Petit PĂšre des peuples ». Les artistes doivent cĂ©lĂ©brer le chef et lui rendre hommage. Les enfants apprennent des poĂšmes Ă  sa gloire. La jeunesse est d'ailleurs embrigadĂ©e, par exemple dans les Komsomols. Le contrĂŽle est aussi total sur l'Ă©conomie. La collectivisation des terres doit permettre de construire une industrie puissante. Les plans quinquennaux servent Ă  obtenir des ouvriers une production augmentĂ©e. Des hĂ©ros leur sont donnĂ©s en modĂšle comme Stakhanov. Pour briser les volontĂ©s d'opposition, Staline s'appuie sur la police politique NKVD qui peut arrĂȘter et envoyer n'importe quel citoyen au goulag des camps souvent Ă  l'Est, en SibĂ©rie oĂč des millions de SoviĂ©tiques travaillent. De cette maniĂšre Staline contrĂŽle tous les aspects de la vie des SoviĂ©tiques; l'URSS est donc bien devenue une dictature totalitaire.
Acela le rĂ©gime totalitaire, qui abolit la distinction entre privĂ© et public, ajoute la destruction de la vie privĂ©e : celle-ci est investie par les techniques modernes de communication (on ne saurait minimiser le rĂŽle de la radio dans l’Allemagne nazie et en URSS). Par ailleurs, la mĂ©fiance et la dĂ©lation gĂ©nĂ©ralisĂ©e interdisent toute relation privĂ©e, y compris Ă  l’intĂ©rieur
1. Le marxisme-lĂ©ninisme, Staline et les classes sociales Le marxisme-lĂ©ninisme est une idĂ©ologie soviĂ©tique associĂ©e Ă  l’expression du communisme dont les objectifs sont d’imposer l’égalitĂ© sociale par la rĂ©volution et mettre fin Ă  la domination des bourgeois sur les idĂ©ologie est nĂ©e de l’interprĂ©tation des idĂ©es de Marx par LĂ©nine. Staline s’appuie sur l’hĂ©ritage idĂ©ologique de son mentor LĂ©nine pour lutter contre l’ennemi intĂ©rieur, c’est-Ă -dire le bourgeois capitaliste ». Le communisme stalinien vise ainsi Ă  construire une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire sans classe sociale et Ă  produire l’Homme nouveau que Trotski dĂ©crivait comme une version amĂ©liorĂ©e », nouvelle, de l’homme ». 2. L’encadrement de la sociĂ©tĂ© Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS Ă  partir de 1929, installe un rĂ©gime totalitaire toute la sociĂ©tĂ© est contrĂŽlĂ©e. Il s’appuie sur la propagande pour renforcer son autoritĂ© sur la population. Il est ainsi prĂ©sentĂ© comme le guide du peuple Vojd » et la presse est acquise Ă  sa cause Pravda. Le parti communiste PCUS, parti politique unique, permet Ă©galement de contrĂŽler les travailleurs en s’assurant que chacun suit bien la ligne politique et idĂ©ologique dĂ©finie par le chef. Les jeunes ne sont pas Ă©pargnĂ©s les Komsomols servent ainsi Ă  encadrer la jeunesse soviĂ©tique et Ă  la modeler Ă  l’image du nouvel homme communiste chĂšre Ă  Staline. De maniĂšre Ă  Ă©touffer les critiques Ă  l’égard du rĂ©gime et Ă  maintenir la population sous le contrĂŽle du PCUS, le rĂ©gime stalinien met en place la terreur avec la police politique NKVD et les dĂ©portations vers le goulag. Sur le plan Ă©conomique, le rĂ©gime SoviĂ©tique se caractĂ©rise par un contrĂŽle total de l’économie dans le but de faire de l’URSS une grande puissance industrielle et agricole, libre et indĂ©pendante nationalisation des entreprises, plans quinquennaux, collectivisation appropriation collective des moyens de production – terres, usines et entreprises.Dans les campagnes, la collectivisation des terres se traduit par la mise en place des Kolkhozes au dĂ©triment des propriĂ©taires terriens les koulaks qui sont violemment persĂ©cutĂ©s arrestations, dĂ©portations vers des goulags ou exĂ©cutions c’est le processus de dĂ©koulakisation ». 3. La Grande Terreur PPO Entre 1937 et 1938, la Grande Terreur est organisĂ©e par Staline etl’État soviĂ©tique dans le but d’éradiquer dĂ©finitivement des Ă©lĂ©ments jugĂ©s nuisibles Ă  la nouvelle sociĂ©tĂ© communiste imaginĂ©e par Staline. Tous les opposants rĂ©els ou supposĂ©s de Staline et de sa politique sont ainsi la cible d’une rĂ©pression sans prĂ©cĂ©dent tout le monde peut ĂȘtre Grande Terreur prend la forme d’opĂ©rations secrĂštes et bureaucratiquement planifiĂ©es. Par exemple, les corps des victimes sont camouflĂ©s pour limiter la rĂ©sistance de mettre en Ɠuvre son projet d’homogĂ©nĂ©isation et de purification de la sociĂ©tĂ© socialiste, le rĂ©gime stalinien multiplie les jugements arbitraires et les condamnations sans forme de procĂšs donnant lieu Ă  des emprisonnements, des dĂ©portations dans les camps du Goulag travail forcĂ© ou mĂȘme Ă  des assassinats par le NKVD police politique.Le bilan de la Grande Terreur est dramatique 1,6 million d’individu arrĂȘtĂ©s et environ personnes 750 000 tuĂ©es. Vocabulaire Collectivisation processus de mise en commun des moyens de production terres, usines et entreprises.Communisme idĂ©ologie dont le but est de supprimer la propriĂ©tĂ© privĂ©e et d’établir l’égalitĂ© sociale entre les camps de travail forcĂ© oĂč sont envoyĂ©s les opposants au organisation de la jeunesse communiste. → lieu d’embrigadement.Kolkhoze mise en commun des terres, des outils et du bĂ©tail dans une exploitation agricole paysan aisĂ© en URSS et par extension, toute personne opposĂ©e Ă  la collectivisation des terres.NKDV police politique du rĂ©gime stalinien. SchĂ©ma Le rĂ©gime totalitaire de Staline SchĂ©ma La Grande Terreur 19378-1938

Créés à la fin des années 1950 sur le modÚle soviétique pour y enfermer les ennemis du régime communiste, ces camps de travail servent aujourd'hui à emprisonner et réduire en esclavage

Voici les sujets et corrigĂ©s d’histoire-gĂ©o et EMC pour le brevet de la voie gĂ©nĂ©rale et professionnelle Ă  tĂ©lĂ©charger en PDF. Les rĂ©sultats du Brevet Voir aussi Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris Ce vendredi 1er juillet, plus de Ă©lĂšves de troisiĂšme sĂ©rie gĂ©nĂ©rale et plus de collĂ©giens en sĂ©rie professionnelle ont passĂ© leur Ă©preuve d’histoire gĂ©ographie brevet. Celle-ci dure deux heures et compte pour 50 points. Une partie est dĂ©diĂ©e Ă  l’enseignement moral et civique. » LIRE AUSSI - Brevet de maths dĂ©couvrez le sujet et le corrigĂ© complet En gĂ©ographie, les collĂ©giens de la voie gĂ©nĂ©rale ont analysĂ© deux documents portant sur la France et l’Union europĂ©enne. Les deux exercices d’histoire portaient sur les deux guerres mondiales. Quant aux questions d’enseignement moral et civique, elles invitaient les candidats Ă  rĂ©flĂ©chir sur le rĂŽle des mĂ©dias. Les collĂ©giens de la sĂ©rie professionnelle ont Ă©tĂ© interrogĂ©s en histoire sur l’arrivĂ©e de l’Euro comme monnaie unique. Ils ont ensuite planchĂ© sur l’amĂ©nagement du territoire en gĂ©ographie et sur les opĂ©rations extĂ©rieures en enseignement moral et civique. À VOIR AUSSI - Brevet des collĂšges plainte du ministĂšre de l’ Éducation nationale aprĂšs une fuite des sujets Les collĂ©giens sont notĂ©s sur l’analyse et la comprĂ©hension de documents, l’utilisation de repĂšres historiques et gĂ©ographiques et sur la mobilisation des compĂ©tences de l’enseignement moral et civique. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en gĂ©ographie 20 points GÉOGRAPHIE - La France et l’Union europĂ©enne Document 1 La coopĂ©ration entre les États de l’Union europĂ©enne La Politique de CohĂ©sion, qui vise Ă  rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions, est la principale politique de l’Union europĂ©enne en matiĂšre territoriale. [
] L’intĂ©gration europĂ©enne passe par le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration entre les États membres. Cette coopĂ©ration prend des formes trĂšs diverses et se situe Ă  diffĂ©rents niveaux institutionnels. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, les États sont amenĂ©s Ă  coopĂ©rer autour d’une politique commune de dĂ©fense et d’accords de police Europol. En matiĂšre d’éducation, [
] c’est notamment le cas du programme Erasmus1. Toutefois, l’Union europĂ©enne promeut surtout la coopĂ©ration interrĂ©gionale, c’est-Ă -dire l’interaction directe entre rĂ©gions appartenant Ă  des pays membres diffĂ©rents autour d’un projet commun. Source EloĂŻse Libourel, GĂ©ographie de la France, 2017. Notes 1 Erasmus programme d’échanges d’étudiants entre des Ă©tablissements d’enseignement Document 2 Un exemple de coopĂ©ration transfrontaliĂšre entre la France et l’Espagne Questions Document 1 1- Quel est l’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne? 2- Quelles sont les deux Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es par le document? Document 2 3- Citez deux Ă©lĂ©ments qui favorisent les flux entre la France et l’Espagne. 4- Quels amĂ©nagements ou Ă©quipements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le cadre de la coopĂ©ration entre la France et l’Espagne? Documents 1 et 2 5- En vous appuyant sur des exemples prĂ©cis, montrez que l’Union europĂ©enne favorise aux Ă©chelles nationale, rĂ©gionale et locale, les Ă©changes et la coopĂ©ration. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques 20 points HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. DĂ©veloppement construit Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, prĂ©sentez les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime mis en place en Allemagne entre 1933 et 1945. Vous illustrerez chaque caractĂ©ristique par un exemple de votre choix. 2. Comprendre et pratiquer un autre langage ; utiliser des repĂšres Voir annexe page 7 / 7 Ă  rendre avec la copie. ‱ Exercice 3. Mobiliser des compĂ©tences relevant de l’enseignement moral et civique 10 points Situation pratique Un exemple d’éducation aux mĂ©dias Document 1 CrĂ©er un mĂ©dia par Ă©tablissement scolaire HĂ©lĂšne Paumier, professeure de français, explique l’importance pour elle d’apprendre aux Ă©lĂšves Ă  produire et Ă  publier des contenus mĂ©diatiques. C’est en produisant des contenus mĂ©diatiques qu’ils aient pour support la radio, la presse Ă©crite, la vidĂ©o ou le web qu’on devient un lecteur, un auditeur, un tĂ©lĂ©spectateur averti1. Qui a fait de la radio une fois ne l’écoute plus jamais de la mĂȘme oreille il sait qu’un microtrottoir est le rĂ©sultat d’un choix, d’un angle, que les recherches doivent ĂȘtre sĂ©rieuses, validĂ©es et que l’information se vĂ©rifie et se replace dans son contexte. Et cette leçon s’étend Ă  d’autres situations elle permet de comprendre qu’on ne doit pas, sur les rĂ©seaux sociaux, rĂ©percuter sans vĂ©rifier, s’indigner sans savoir qui parle. HĂ©lĂšne Paumier, article extrait du journal Le Monde, publiĂ© le 21 fĂ©vrier 2019. Notes 1 Averti un citoyen informĂ© qui fait preuve d’un esprit critique face Ă  l’information. Document 2 Extrait de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Article 11. La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l’Homme tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l’abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. Questions Document 1 1- Indiquez deux raisons pour lesquelles la professeure pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens. 2- Expliquez le passage soulignĂ©. Document 2 3- Nommez la valeur de la RĂ©publique Ă  laquelle fait rĂ©fĂ©rence l’article 11 de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen et prĂ©cisez par quoi elle est limitĂ©e dans ce mĂȘme article. Documents 1 et 2 4- Vous ĂȘtes membre du conseil de la vie collĂ©gienne CVC et vous avez dĂ©cidĂ© avec des camarades de crĂ©er un mĂ©dia pour le collĂšge. Vous rĂ©digez un texte expliquant ce que l’on doit respecter quand on produit ou diffuse des informations pour ce mĂ©dia, au moment oĂč les rĂ©seaux sociaux sont de plus en plus utilisĂ©s. ANNEXE À RENDRE EN FIN D’ÉPREUVE. HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. Datez les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes ci-dessous Ă  l’emplacement des pointillĂ©s prĂ©vus Ă  cet effet. a. Avec la RĂ©volution russe, les bolcheviks dirigĂ©s par LĂ©nine s’emparent du pouvoir en Russie. Un rĂ©gime fondĂ© sur les idĂ©es communistes est mis en place. Indiquez la date de cet Ă©vĂ©nement 


.. b. La DeuxiĂšme Guerre mondiale dĂ©bute par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. C’est une guerre d’anĂ©antissement au bilan trĂšs lourd plus de 50 millions de victimes. Elle se termine par la capitulation de l’Allemagne suivie de celle du Japon quelques mois plus tard. Indiquez les dates de dĂ©but et fin de la DeuxiĂšme Guerre mondiale 



 et 



. c. Le Front populaire est une union des trois partis de gauche. Cette union gagne les Ă©lections lĂ©gislatives et fait adopter des lois sociales en France. Parmi ces mesures, il y a notamment la semaine de travail de 40 heures ou encore les 14 jours de congĂ©s payĂ©s. Indiquez la date de la victoire Ă©lectorale du Front populaire 


.. 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurĂ©s adaptĂ©s, les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes prĂ©sentĂ©s Ă  la question. TĂ©lĂ©chargez le sujet d’histoire-gĂ©o en PDF Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1 Document 1 1- L’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne est de rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions» des pays membres. 2- Les Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es sont l’échelle nationale coopĂ©ration entre les pays membres de l’Union europĂ©enne et l’échelle rĂ©gionale coopĂ©ration entre les rĂ©gions de l’Union europĂ©enne Document 2 3- Les axes de communication lignes Ă  grande vitesse et les autoroutes et la libre circulation des hommes sans contrĂŽle aux frontiĂšres frontiĂšre ouverte facilitent les flux entre la France et l’Espagne 4- La coopĂ©ration entre la France et l’Espagne a par exemple abouti Ă  la construction d’un hĂŽpital transfrontalier europĂ©en, Ă  Puigcerda, d’une Ă©cole bilingue internationale au Perthus mais aussi l’amĂ©nagement d’axes routiers secondaires entre les deux pays. Documents 1 et 2 5- La construction de l’Union europĂ©enne, dĂšs son origine, a pour but de prĂ©server la paix mais aussi de favoriser la coopĂ©ration et le dĂ©veloppement des pays qui la constituent. Ainsi, Ă  l’échelle nationale, pour garantir la sĂ©curitĂ© de chaque État membre, une politique de dĂ©fense commune a Ă©tĂ© mise en place et les polices des diffĂ©rents pays coopĂšrent au sein d’Europol. La Politique de CohĂ©sion Ă©conomique, sociale et territoriale permet des projets Ă  l’échelle de toute l’Europe, comme le projet Erasmus qui est un programme d’échanges d’étudiants. A l’échelle rĂ©gionale, la coopĂ©ration entre les pays membres permet de dĂ©velopper des territoires transfrontaliers oĂč les Ă©changes Ă©conomiques et les migrations sont intenses, favorisĂ©s par l’existence de l’espace Schengen. Les frontiĂšres, ouvertes, permettent ainsi tous les jours Ă  des travailleurs frontaliers de se rendre dans le pays voisin pour travailler. A l’échelle locale, des projets europĂ©ens concrets voient le jour grĂące au soutien financier du FEDER fond europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional construction d’hĂŽpitaux, d’école, de routes. Ces amĂ©nagements encouragent les Ă©changes et sont la preuve de la coopĂ©ration europĂ©enne Ă  toutes les Ă©chelles. ‱ Exercice 2 Dans le contexte de la crise Ă©conomique qui secoue l’Allemagne dans les annĂ©es 1930, le NSDAP parti nazi rĂ©ussit Ă  s’imposer sur la scĂšne politique. Adolf Hitler, nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933, met alors progressivement en place un rĂ©gime totalitaire. Mais quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi? Nous verrons que le projet nazi est un projet totalitaire s’appuyant d’abord sur la nĂ©gation de la dĂ©mocratie et le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© , puis qu’il est Ă  la fois raciste et antisĂ©mite et enfin qu’il cherche Ă  dominer l’Europe. DĂšs les mois de fĂ©vrier 1933, Hitler met fin Ă  la dĂ©mocratie dans son pays aprĂšs l’incendie du Reichstag. Tous les partis politiques sont interdits et les libertĂ©s individuelles sont supprimĂ©es. Hitler devient le fĂŒhrer», le chef unique, Ă  la tĂȘte d’un parti unique, le parti nazi. On lui voue un vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Les opposants sont poursuivis par une police politique, la Gestapo qui les interne dans des camps comme Dachau. Ainsi, la dictature en place contrĂŽle la sociĂ©tĂ© par la terreur et la rĂ©pression. Mais il faut Ă©galement que les Allemands adhĂšrent Ă  l’idĂ©ologie nazie, c’est pourquoi ils sont littĂ©ralement embrigadĂ©s, notamment dans les Jeunesses hitlĂ©riennes et par la propagande affiches, dĂ©filĂ©s etc. Le rĂ©gime nazi repose ensuite sur une idĂ©ologie qui est raciste et antisĂ©mite. Pour Hitler, le monde est constituĂ© de diffĂ©rentes races» dont une race supĂ©rieure», la race aryenne, appelĂ©e Ă  dominer les races infĂ©rieures» Slaves, Juifs, Tziganes. C’est la raison pour laquelle les lois de Nuremberg de 1935 excluent les Juifs de la nation allemande et que des pogroms se multiplient nuit de Cristal en 1938. Enfin, le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime expansionniste qui cherche Ă  dominer l’Europe. Hitler dĂ©fend en effet la nĂ©cessitĂ© de conquĂ©rir un espace vital» vers l’Est. Pour se faire il ordonne la remilitarisation de l’Allemagne, interdite par le traitĂ© de Versailles, et signe des alliances avec l’Italie fasciste et le Japon. AprĂšs l’annexion de l’Autriche et des SudĂštes en 1938, il attaque la Pologne le 1er septembre 1939 et propulse le monde dans une nouvelle guerre mondiale. Ainsi, les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi sont d’ĂȘtre un rĂ©gime totalitaire, comme l’URSS de Staline. Cependant, Ă  l’inverse du communisme, l’idĂ©ologie nazie est raciste, antisĂ©mite et belliciste elle veut la guerre. Ce rĂ©gime Ă  l’origine de millions de morts, dont 6 millions de Juifs, victimes d’un gĂ©nocide, ne survivra pas Ă  la fin de la guerre. HISTOIRE - L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales 1. a. octobre 1917 b. 1939 et 1945 c. 1936 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurés adaptés, les trois événements ou périodes présentés à la question 1. Placer des traits avec des numĂ©ros 1, 2 pour la rĂ©volution russe 1917 et victoire du Front populaire 1936, colorier entre 1939 et 1945 et faire lĂ©gende avec Seconde Guerre mondiale. ‱ Exercice 3 Questions - Document 1 1- Ce professeur pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens car elle leur permettra de faire preuve d’un esprit critique face Ă  une information vĂ©rifier qu’elle est vraie mais aussi d’apprendre comment produire du contenu mĂ©diatique. 2- L’information se vĂ©rifie par l’étude de la source qui la produit il faut que ce soit un site institutionnel ou un mĂ©dia reconnu un journal, une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision. Les journalistes doivent eux-mĂȘmes vĂ©rifier leurs sources. De plus une information doit ĂȘtre replacĂ©e dans son contexte, c’est Ă  dire dans le temps oĂč se dĂ©roulent les Ă©vĂ©nements. Un fait peut ĂȘtre choquant ou interdit aujourd’hui mais ĂȘtre comprĂ©hensible et permis Ă  une autre Ă©poque. Document 2 3- La valeur de la RĂ©publique mentionnĂ©e dans l’article 11 est la libertĂ© et notamment la libertĂ© de la presse. Elle est limitĂ©e par la loi dans le cas oĂč elle est abusive, c’est Ă  dire qu’elle ne respecte pas la libertĂ© d’autrui droit Ă  l’image, propos diffamatoires. Documents 1 et 2 4- Le conseil de vie collĂ©gienne vous invite Ă  participer au journal du collĂšge! Venez ici prĂ©senter vos projets, racontez-y vos anecdotes et conseillez vos camarades par vos choix de lecture ou de musiques. Apprentis journalistes, rejoignez-nous! Mais attention, vous ne pourrez pas diffuser la photo d’un camarade sans lui en avoir demandĂ© l’autorisation, c’est le droit Ă  l’image, et vous ne pourrez pas non plus dire du mal d’un professeur, car il s’agirait de diffamation. Vous devez, comme apprenti journaliste, respecter un code de dĂ©ontologie ne pas diffuser de fausses informations, vĂ©rifier vos sources et toujours prĂ©senter les faits dans leur contexte. C’est Ă  vous d’observer, d’essayer d’expliquer et vous pouvez mĂȘme Ă©mettre un avis. Le journaliste n’est pas tenu Ă  la neutralitĂ©, notre journal pourra exprimer vos opinions, Ă  condition qu’elle ne heurte personne, n’appelle pas Ă  la violence, bref, Ă  condition qu’elle respecte la loi. Ce mĂ©dia ne vous permettra pas de liker» abusivement ou de tenir des propos injurieux en commentaire, qui sont aujourd’hui les flĂ©aux des rĂ©seaux sociaux, mais il vous permettra de mettre un coup de projecteur sur ce qui vous intĂ©resse vraiment. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie au brevet professionnel du vendredi 1er juillet ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en histoire et en gĂ©ographie 20 points HISTOIRE - ThĂšme - Le monde depuis 1945 Document 1 - Une du journal LibĂ©ration, 1er janvier 1999. Cette une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce la crĂ©ation officielle del’euro. Cette nouvelle monnaie sera utilisĂ©e seulement Ă  partir du 1er janvier 2002. Document 2 - Discours de M. Jacques Chirac, prĂ©sident de la RĂ©publique, 31 dĂ©cembre 2001. Mes chers compatriotes, Avec l’arrivĂ©e de l’euro, nous allons vivre dans quelques heures un moment historique 300 millions d’EuropĂ©ens partageront dĂ©sormais la mĂȘme monnaie. C’est l’Europe qui avance. C’est l’Europe qui progresse. [
] L’euro est une victoire de l’Europe. AprĂšs un siĂšcle de dĂ©chirements, de guerres, de tĂątonnements, voici que, dans la paix, l’unitĂ© et la stabilitĂ©, notre continent affirme enfin son identitĂ© et sa puissance! [
] Bien sĂ»r, il faudra Ă  chacune et Ă  chacun un temps d’adaptation pour trouver ses repĂšres, apprendre les prix, apprivoiser la nouvelle monnaie. Certains Ă©prouveront peut-ĂȘtre des difficultĂ©s. En y mettant toute la patience, l’attention et l’entraide nĂ©cessaires, vous verrez que les nouvelles habitudes ne tarderont pas Ă  venir. Mais vous le savez bien, il ne s’agit pas seulement de remplacer nos francs par des euros. L’euro, c’est une chance d’avenir supplĂ©mentaire pour la France et les Français. Et c’est aussi une nouvelle façon d’ĂȘtre en Europe, de vivre l’Europe, une Europe du quotidien qui doit devenir pleinement celle des citoyens. [
] Oh, l’euro n’est pas une fin en soi. Il signifiera, pour nous, plus de croissance, plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat, plus d’échanges. Une France plus forte. Mais il doit ĂȘtre avant tout un instrument au service de l’Europe des hommes que nous construisons. À nous maintenant d’en tirer parti! Car si l’euro est une chance, c’est aussi un dĂ©fi. Source le 3 janvier 2002 Questions Document 1 1 Quel Ă©vĂšnement historique cette une de journal prĂ©sente-t-elle? 2 La une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce  » Recopiez cette phrase sur votre copie et complĂ©tez-la Ă  l’aide d’une des propositions ci-dessous - 
 la mise en circulation des piĂšces et des billets en euros dans onze pays europĂ©ens au 1er janvier 1999. - 
 la crĂ©ation de l’euro comme monnaie officielle de onze pays europĂ©ens Ă  partir du 1er janvier 1999. - 
 la suppression des piĂšces et des billets en francs Ă  cette date du 1er janvier 1999. 3 DĂ©crivez la tenue et l’attitude du personnage prĂ©sent sur cette une. Document 2 4 Reproduisez le tableau sur votre copie et complĂ©tez-le Ă  l’aide d’informations prĂ©levĂ©es dans le document. 5 Relevez dans le texte la difficultĂ© que le passage Ă  l’euro va poser Ă  une partie de la population. Documents 1 et 2 6 Indiquez au moins trois aspects positifs que reprĂ©sente le passage Ă  l’euro d’aprĂšs ces deux documents. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques et gĂ©ographiques 20 points GEOGRAPHIE - ThĂšme - Pourquoi et comment amĂ©nager le territoire? 1 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une quinzaine de lignes et en vous appuyant sur un exemple Ă©tudiĂ© en classe, dĂ©crivez les objectifs de l’amĂ©nagement du territoire aujourd’hui en France. Pour vous aider, vous pourrez utiliser les mots et les expressions suivants inĂ©galitĂ©s territoriales, transports, services publics, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, acteurs, État, collectivitĂ©s, conflit d’usages. 14 points 2 Mobiliser des repĂšres gĂ©ographiques. 6 points - À partir de la lecture de la carte, reportez en lĂ©gende le figurĂ© correspondant aux massifs montagneux. - À partir de la lecture de la carte, indiquez en lĂ©gende Ă  quoi correspondent les ronds noirs. - Pour chaque photographie de lieu, indiquez le chiffre lui correspondant sur la carte. À RÉALISER SUR L’ANNEXE PAGE 9/9 Document 2 - Discours d’inauguration du monument par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron du 11 novembre 2019. Le chef de l’État vit avec cette part de tragique que renferme en puissance chacune de ses dĂ©cisions. Il assume au quotidien, avec la ministre et les chefs d’état-major, la duretĂ© des missions et des combats, les blessĂ©s, les morts aussi, hĂ©las. Mais il le faut. Pour la dĂ©fense de nos concitoyens. Pour la protection de nos intĂ©rĂȘts. Pour la stabilitĂ© du monde. Et parce qu’il le faut, nous continuerons, aujourd’hui comme hier, demain, encore, toujours, Ă  dĂ©fendre nos valeurs et Ă  combattre nos ennemis. La France ne cessera pas d’exercer ses responsabilitĂ©s, d’assumer la place singuliĂšre qu’elle occupe dans le concert des nations1 et de porter cette voix qui rĂ©sonne si puissamment parmi les peuples parce que, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, des Français ont consenti Ă  tout sacrifier pour la paix. [
] J’adresse aussi mes plus vives salutations et ma reconnaissance Ă  tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, sont dĂ©ployĂ©s partout oĂč nos intĂ©rĂȘts le commandent. Dans les plaines immenses et arides du Sahel, d’Afrique ou du Levant, sur les mers et dans les abysses2 des ocĂ©ans, vous ĂȘtes Ă  la fois nos sentinelles et notre bouclier. Soyezen remerciĂ©s.» 1. Concert des nations expression qui dĂ©signe l’ensemble des pays du monde qui respectent les rĂšgles diplomatiques. 2. Abysses profondeurs. Source texte du discours officiel publiĂ© sur le site de L’ElysĂ©e, le 11 novembre 2019. Questions Document 1 1 En l’honneur de qui ce monument est-il construit? 2 Recopiez et complĂ©tez le tableau ci-aprĂšs pour comprendre ce monument Document 2 3 Identifiez au moins deux missions que poursuit l’armĂ©e française Ă  l’étranger d’aprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique. 4 À l’aide des deux expressions suivantes - devoir de dĂ©fense et devoir de mĂ©moire - complĂ©tez sur votre copie les phrases suivantes ‱ Lors d’actions de commĂ©moration, on accomplit un 
 ‱ Lors d’engagements dans des missions avec l’armĂ©e française, on accomplit un
 Documents 1 et 2 5 Suite Ă  l’inauguration du monument aux morts, votre professeur vous demande de rĂ©diger un texte de quelques lignes qui explique l’importance de l’engagement des soldats en opĂ©rations extĂ©rieures. Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie professionnelle
Downloadpresentation. L’URSS de Staline, La construction d’un rĂ©gime totalitaire. Qu’est-ce qu’un rĂ©gime totalitaire ? C’est un rĂ©gime politique d’un pays dans lequel le pouvoir appartient Ă  un parti unique et Ă  un dictateur (aucune opposition n’est admise). L’État totalitaire contrĂŽle toute la vie politique, Ă©conomique
Sujet Les rĂ©gimes totalitaires en Europe Italie, fasciste, Allemagne nazie, URSS stalinienne pendant les annĂ©es 20-30 points communs et diffĂ©rences. Vous rĂ©digerez l’introduction et la conclusion ainsi que le plan dĂ©taillĂ© de cette composition Le XXe siĂšcle voit l’apparition d’un nouveau type de rĂ©gime politique qui est le totalitarisme. Les rĂ©gimes totalitaires sont au dĂ©part des dictatures avec un homme au pouvoir soutenu par un parti unique. Ainsi, pour l’Italie fasciste, Mussolini est au pouvoir de 1922 Ă  1943. En Allemagne, le parti nazi s’impose en 1933 avec Ă  sa tĂȘte Hitler de 1933 Ă  1945. Enfin en URSS, Staline parvient au pouvoir en 1928 pour y rester jusqu’en 1953. Cependant, ces rĂ©gimes dĂ©passent la simple dictature pour devenir des rĂ©gimes totalitaires. Peut-on Ă©tablir un modĂšle de rĂ©gime totalitaire ? Y’a-t-il des points communs entre ces trois rĂ©gimes ? Nous nous demanderons si il y a des circonstances favorables et communes Ă  l’apparition de ces rĂ©gimes. Puis nous tenterons de voir si on peut identifier des similitudes idĂ©ologiques. Nous terminerons notre Ă©tude sur la confrontation des pratiques totalitaires. I. Des points communs dans la mise en place des rĂ©gimes totalitaires 1. Des points communs structurels a. 3 Etats sans culture dĂ©mocratique oĂč les masses ont longtemps Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es du pouvoir - Allemagne et Russie deux empires autoritaires jusqu’à la PremiĂšre Guerre Mondiale - suffrage universel appliquĂ© pour la premiĂšre fois en Italie en 1919 b. 3 Etats Ă  la recherche d'une cohĂ©sion, d'une unitĂ© nationale - Italie unifiĂ©e en 1870 - Allemagne unifiĂ©e en 1871 - Russie un gigantesque Etat multinational Russes, Finlandais, Polonais, Roumains
 2. Des points communs conjoncturels a. 3 Etats en pleine crise politique - Division des chefs communistes Ă  la mort de LĂ©nine 1924 - IncapacitĂ© des institutions libĂ©rales et de la classe politique Ă  garantir l'ordre et la prospĂ©ritĂ© en Italie et en Allemagne b. 3 pays en pleine crise Ă©conomique et sociale - ConsĂ©quences du krach de 1929 en Allemagne inflation, chĂŽmage. - Italie agitĂ©e par les grĂšves au dĂ©but des annĂ©es 20 - URSS minĂ©e par la guerre civile famines, collectivisation forcĂ©es des terres, rĂ©voltes paysannes millions de victimes au dĂ©but des annĂ©es 20 c. 3 Etats traumatisĂ©s par la premiĂšre guerre mondiale - la persistance d'une culture de guerre - Italie affaiblie Ă©conomiquement et lĂ©sĂ©e par les traitĂ©s de paix - Allemagne humiliĂ©e par le TraitĂ© de Versailles qui a perdu son empire et qui est coupĂ©e en 2 - Guerre civile en Russie grĂšves, mutinerie Ă  partir de 1917 qui conduit Ă  l’abandon de la guerre II. Des divergences idĂ©ologiques majeures 1. Le fascisme l’idĂ©ologie de l’Etat a. L'exaltation de l'Etat b. Un nationalisme et une volontĂ© d'expansion, de domination basĂ©s sur des rĂ©fĂ©rences historiques 2. Le nazisme l’idĂ©ologie de la race a. La prĂ©dominance de la race aryenne b. Un nationalisme et une volontĂ© d'expansion, de domination basĂ©s sur des rĂ©fĂ©rences racistes 3. Le stalinisme l’idĂ©ologie de la classe a. Dictature de la classe ouvriĂšre et l'objectif de la sociĂ©tĂ© sans classe. b. IdĂ©ologie qui se veut universelle, Ă©galitaire et Ă©mancipatrice 4. Quelques points communs idĂ©ologiques ? a. Nazisme et fascisme Le rejet de la lutte des classes et anti-communisme b. Stalinisme, fascisme et nazisme la nĂ©gation de l’individu Rejet de la dĂ©mocratie La nĂ©gation de l'individu et la volontĂ© de briser la sociĂ©tĂ© civile III. Les totalitarismes se caractĂ©risent surtout par leurs pratiques 1. Un Etat centralisĂ© dominĂ© par un chef charismatique a. L’absence de pluralitĂ© politique ou la toute puissance d’un parti unique b. Un chef charismatique c. La violence comme mode de gouvernement l’élimination des ennemis du rĂ©gime 2. Une Ă©conomie encadrĂ©e a. Italie et Allemagne une intervention grandissante de l’Etat sans remettre en cause le principe de propriĂ©tĂ© privĂ©e b. en URSS Etatisation et planification 3. Le projet de l'homme nouveau a. le nivellement des consciences par la propagande b. l’encadrement de la jeunesse c. L’encadrement de l’ensemble de la sociĂ©tĂ© civile 4. Des rĂ©sistances difficiles a. Un soutien au rĂ©gime par acceptation ou conformisme. Le plus souvent rĂ©signation et adhĂ©sion se cĂŽtoient. b. des rĂ©sistances passives nombreuses c. Des rĂ©sistances actives rares et difficiles Conclusion S’il est possible d’établir des similitudes dans l’avĂšnement des rĂ©gimes totalitaires c’est sur des bases idĂ©ologiques trĂšs diffĂ©rentes que ces Etats se sont installĂ©s. La grande similitude repose sur des pratiques identiques qui tendent au mĂȘme but. En effet, les mĂ©thodes des rĂ©gimes totalitaires tendent au mĂȘme objectif donner Ă  la masse de la population une volontĂ© collective, absorber l’homme sous tous ses aspects dans le tout idĂ©ologique national, racial ou social, faire que, non seulement ses idĂ©es politiques ou son rĂŽle social, mais Ă©galement sa vie professionnelle et familiale, ses croyances, ses valeurs, ses goĂ»ts esthĂ©tiques, soient mis au service de l’idĂ©ologie d’État. Le but, qui n’a Ă©tĂ© atteint nulle part mais vers lequel ces trois rĂ©gimes ont tendu, a Ă©tĂ© d’abolir la sociĂ©tĂ© civile» en l’absorbant dans cette entreprise collective. La seconde guerre mondiale sera l’accomplissement des rĂ©gimes. Mais dans le cas de l’Italie et de l’Allemagne celle-ci entraĂźnera leur disparition. En URSS, le stalinisme sortira renforcĂ© par cette Ă©preuve.
architecture rĂ©gime totalitaire, monumentalit 1 Quand on se penche sur le sort rĂ©servĂ© aux rĂ©alisations urbanistiques, architecturales, symboliques ou dĂ©coratives des rĂ©gimes totalitaires – ou considĂ©rĂ©s comme tels aprĂšs coup – des pays communistes du XX e siĂšcle, que ces rĂ©alisations soient monumentales ou pas, on ne peut Ă©viter de constater que les

Toutes les rĂ©ponses rĂ©ponseBonjour, 1. À partir de 1924, Staline Ă©carta du pouvoir ses principaux concurrents et s’imposa Ă  la tĂȘte de l’URSS. Il mit en place un culte de la personnalitĂ© en sa faveur et se fit appeler le petit pĂšre des peuples ». Il put dĂšs lors mettre en Ɠuvre le programme des communistes. Dans le cadre de la dictature du prolĂ©tariat assurĂ©e par le parti unique le PCUS, il nationalisa les industries et collectivisa les terres. Ainsi placĂ©e sous la responsabilitĂ© de l’État, l’économie fut planifiĂ©e de façon la propagande et le contrĂŽle des mĂ©dias, il endoctrina la population et embrigada les plus jeunes en les enrĂŽlant dans des mouvements de jeunesse les ses opposants, il fit rĂ©gner la terreur par le biais d’une police politique le NKVD et l’instauration de camps de travail le Goulag.L’URSS sous Staline est ainsi devenue un État Les symboles du rĂ©gime soviĂ©tique sont l’étoile rouge symbole du communisme et le drapeau rouge de l’URSS. Ces lettres signifient Union des RĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques. Sur le drapeau figurent un marteau – symbole de la classe ouvriĂšre ou des ouvriers – et une faucille – symbole de la paysannerie. 1. Staline vient au pouvoir en 1924 il succĂšde LĂ©nine qui a lui mĂȘme crĂ©e l' URSS en 1922 . Des sont arrivĂ©e il met en place une Dictature . En 1922 LĂ©nine crĂ©e L'URSS Union des RĂ©publique Socialistes SoviĂ©tiques .A la mort de LĂ©nine , Staline prends le pouvoir . Il mets en place les kolkozes collectivisation des terres agricoles . L'Ă©tat mets en place les plans quinquennaux on dĂ©finit des objectifs a atteindre dans les cinq ans Cette politique ne fait pas l'unanimitĂ© .Beaucoup de paysans refusent cette collectivisation , ils sont alors persĂ©cutĂ©s par la police politique NKVD et envoyĂ© dans des camps de travaux forcĂ©s goulag trĂšs souvent en SibĂ©rie . TrĂšs souvent certain opposant passe devant des tribunaux truquĂ©s . Les " Grand ProcĂšs de Moscou " de 1936-1938 font plus de 1 millions de meurtres a cause de c'est procĂšs truquĂ©s .Staline mets en place un culte de la personnalitĂ© et se nomme " Petit PĂšre des Peuples " . Explications Bonjour, AprĂšs la mort de LĂ©nine, en 1924, Staline 1878 – 1953 prend le pouvoir et instaure une dictature basĂ©e sur le parti communiste, la collectivisation et la lutte des classes. Staline est un dictateur, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans ses seules mains. En rĂ©alitĂ©, il peut tout se permettre, ou Ă  peu prĂšs. DĂšs lors, il va contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique du pays. - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait .- La collectivisation des terres et leur redistribution exige des dĂ©placements massifs de populations, les victimes se comptent par centaines de milliers. - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, les plans quinquennaux, de grands projets sont menĂ©s Ă  terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - Des grands massacres sont organisĂ©s Ă  l'encontre de " suspects" au rĂ©gime qui sont froidement assassinĂ©s, " les purges de Staline " seconde moitiĂ© des annĂ©es 1930 . - Des camps de concentration, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Staline, comme les autres dictateurs, se maintient au pouvoir uniquement par la terreur qu'il inspire. - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par Staline a causĂ© la mort de millions de personnes. J'espĂšre avoir pu t'aider. Bonjour,AprĂšs la chute du tsarisme, en 1917, LĂ©nine puis Staline procĂšdent Ă  la collectivisation des moyens de productions agricoles et Ă©tatisation se poursuit au niveau des banques, de la culture, de l'enseignement, des arts, de la presseLa redistribution des terres voit l'apparition de nombreux kolkhozes fermes collectives , malgrĂ© l'opposition des koulaks paysans possĂ©dant terres et bĂ©tail et utilisant des travailleurs .Staline impose des plans quinquennaux 5 ans destinĂ©s Ă  accroĂźtre les avoir pu t'aider. Bonjour,Voici des Ă©lĂ©ments qui pourraient t' la mort de LĂ©nine, en 1924, Staline prend le pouvoir et instaure une dictature basĂ©e sur le parti communiste, la collectivisation et la lutte des classes. Staline est un dictateur, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans ses seules mains. En rĂ©alitĂ©, il peut tout se permettre, ou Ă  peu prĂšs. DĂšs lors, il va contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique du pays. - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait .- La collectivisation des terres 1929 et leur redistribution exige des dĂ©placements massifs de populations, les victimes se comptent par centaines de milliers. - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, de grands projets sont menĂ©s Ă  terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - La vie humaine n'a que peu de valeur, ce qui compte, c'est la rĂ©alisation des plans quinquennaux plans de 5 ans dans l'agriculture et l'industrie, l'affermissement et l'extension du communisme. - Des centaines de milliers de " suspects" au rĂ©gime sont froidement assassinĂ©s, " les purges de Staline ". - Des camps de concentration, d'extermination, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Staline se maintient au pouvoir uniquement par la terreur qu'il inspire - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par Staline a causĂ© la mort de millions de personnes. en fait, Staline est trĂšs semblable Ă  Hitler mais, comme il a gagnĂ© la guerre, l'Histoire s'est montrĂ©e longtemps moins sĂ©vĂšre avec lui. J'espĂšre avoir pu t'aider. bonsoir ! ahhh, les dĂ©veloppements construits. j'en ai fait un il y a peu sur le massacre des juifs et tziganes lors de la seconde guerre mondiale a partir de la fiche de pour commencer une introduction, en gros fait un titre.j'avoue, un peu la flemme d'en faire un.ensuite... ton texte, construit le en 2 grands paragraphes !dans le premier tu racontes comment staline entre au tu parles de la propagande et pourquoi c'est un rĂ©gime dans le second tu parles de la terreur, des actions de staline et sa paranoia, le nkvd des personnes assassinĂ©es et en quel je ne sais pas si c'est exactement ce qu'il te fallait, mais voilĂ  mon avis ! rĂ©gime totalitaire se caractĂ©rise par la confiscation des libertĂ©s individuelle et de tous les pouvoirs au profit d'un seul individu qui justifie son comportement au nom d'un nationalisme ou d'une idĂ©ologie. Staline et Hitler sont des dictateurs, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans leurs seules mains. En rĂ©alitĂ©, ils peuvent tout se permettre, ou Ă  peu prĂšs. DĂšs lors, ils vont contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique de leurs pays. Staline et Hitler sont des ennemis mortels car ils dĂ©fendent des idĂ©es totalement opposĂ©es, au communisme collectiviste du premier s'oppose le racisme aryen et nationaliste du second. NĂ©anmoins, pour imposer leurs vues, ils utilisent pratiquement les mĂȘmes moyens - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, de grands projets sont menĂ©s Ă  terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - Des camps de concentration, d'extermination, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Les dictateurs et leurs doctrines se maintiennent au pouvoir uniquement par la terreur qu'ils inspirent. - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par ces deux dictateurs a causĂ© la guerre et la mort de millions de personnes. J'espĂšre avoir pu t'aider. C'est le GOSPLAN, créé en fĂ©vrier 1921 Commence par une introduction ente posant ces questions "quand", "quel sujet", "oĂč" et ajoute la problĂ©matique ex Quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime totalitaire stalinien?Mets en place ton dĂ©veloppement par exemple tu peux commencer par dĂ©crire un rĂ©gime totalitaire Un rĂ©gime totalitaire est un rĂ©gime politique dans lequel un seul parti est autorisĂ© et un chef unique dirige le pays Puis tu mets quel genre de parti est ce en URSS et qui le dirige. Ajoute les lois qui font que c'est un rĂ©gime totalitaire ex suppression des libertĂ©s, etc... il y en pas mal.Termine avec une conclusion. Tu peux commencer par "pour conclure". Explications Bon pour faire simple tu doit faire une mini rĂ©daction en expliquant les point communs et les diffĂ©rances du rĂ©gime de Staline et de celui d' prof te dit que tu a une fiche mĂ©thode donc utilise la elle va t'ĂȘtre utile et relie la mĂȘme quand tu Ă©crit ton sujet sa te permĂ©tra de ne pas faire de hors sujet. Si tu a dĂ©jĂ  eu l'occasion de faire une vrai rĂ©daction alors tu doit savoir que avent tu doit faire une fiche de brouillon . Je te conseil de faire un tableau avec Ă©crit les points communs et les diffĂ©rances sa va beaucoup t'aidĂ© quand tu va rĂ©digĂ© le sujet. VOILA TOUT ET AIDE TOI DE TA LECON SA VA TE FAIRE GAGNE DES POINTS GRATIS !!! BONNE SOIREE bonsoir,avant d'entrer dans la politique, georges clĂ©menceau 1841 - 1929 a fait des Ă©tudes de mĂ©decine et de droit, il a aussi donnĂ© cours de français et d'Ă©quitation Ă  des jeunes rĂ©ponse je ne peux pas t'aider car moi nn plus je ne comprends pas ce texte 1- le camp d’auschwitz est situĂ© en pologne, Ă  une cinquantaine de kilomĂštres de cracovie. ses murs ont d'abord abritĂ© une caserne militaire, ensuite transformĂ©e en camp de concentration destinĂ© aux prisonniers politiques. je ne serrais pas repondre au autres question desoler Questions similaires Histoire

3 ComplĂ©tez la premiĂšre case du schĂ©ma suivant puis caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire stalinien dans les annĂ©es 1930 en donnant Ă  chacune des trois rubriques proposĂ©es un titre appropriĂ©. (2,5 points) 4. Citez un exemple d’adaptation lĂ©gislative Ă  l’évolution de la sociĂ©tĂ© française sous la V e RĂ©publique. (1 point)
VanGogh59 a Ă©critEt la guerre d'Espagne ? avec le lien qu'a donnĂ© historien 14, je me rends compte que Hatier fait carrĂ©ment un dossier complet Pour la guerre d'Espagne, j'y consacre un court moment Ă  l'aide d'un extrait vidĂ©o car souvent, le prof d'Arts plastiques fait Ă©tudier Guernica et cela permet aux Ă©lĂšves de mieux apprĂ©hender le tableau mais pour cette annĂ©e, je ne sais pas encore...Edit 2 heures sur un chapitre, je ne sais pas faire... C'est un de mes dĂ©fauts... mais je travaille dessus anoukis59FidĂšle du forumJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes bien l'idĂ©e, je t'avoue que maintenant je rajoute une consigne trÚÚÚÚÚÚÚÚs embĂȘtante pour eux tous les documents doivent ĂȘtre utilisĂ©s. Sinon j'en ai souvent un ou deux qui passent Ă  l'as car ils leur semblent plus ardus. anoukis59FidĂšle du forum Artysia a Ă©critJ'aime bien l'idĂ©e, je t'avoue que maintenant je rajoute une consigne trÚÚÚÚÚÚÚÚs embĂȘtante pour eux tous les documents doivent ĂȘtre utilisĂ©s. Sinon j'en ai souvent un ou deux qui passent Ă  l'as car ils leur semblent plus ardus. C'est une trĂšs bonne idĂ©e ça! Je vais rajouter cette consigne! Nous faisons le mal mais nous le faisons bien ArtysiaVĂ©nĂ©rableLes documents qui passent le plus Ă  l'as sont souvent les cartes d'ailleurs. Ils vont avoir des surprises cette annĂ©e anoukis59FidĂšle du forumPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă  vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent 1 anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont 5 Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. Salut,J'ajouterai Ă  ton travail l'idĂ©e de mettre en place des groupes diffĂ©rents expert, apprenti, dĂ©butant et pour les "faibles" soit la possibilitĂ© que les experts interviennent soit une sĂ©rie de petites questions pour les aider. Sinon ton travail est trĂšs intĂ©ressant. Sophie38FidĂšle du forumTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ  exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ?ElyasEsprit sacrĂ© Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. mC'est loin d'ĂȘtre difficile. C'est mĂȘme une nĂ©cessitĂ© sinon on envoie les Ă©lĂšves au lycĂ©e comme on envoie des agneaux Ă  la boucherie. C'est dĂšs la 6e qu'il faut les former Ă  savoir quoi chercher dans les documents pour rĂ©pondre Ă  une question globale. Cependant, certains documents demandent Ă  ĂȘtre travailler en profondeur mais lĂ  aussi il y a des techniques aussi intĂ©ressantes. Et cela demande de former les Ă©lĂšves Ă  la dĂ©marche d'analyse des Saladin04 a Ă©crit Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. Salut,J'ajouterai Ă  ton travail l'idĂ©e de mettre en place des groupes diffĂ©rents expert, apprenti, dĂ©butant et pour les "faibles" soit la possibilitĂ© que les experts interviennent soit une sĂ©rie de petites questions pour les aider. Sinon ton travail est trĂšs intĂ©ressant. C'est lĂ  qu'intervient la diffĂ©renciation. J'ai fait ce type de travail avec la mise en place de la dictature nazie. Les experts n'ont normalement pas besoin d'ĂȘtre guidĂ©s, je leur demande de rĂ©pondre au sujet comment se met en place la dictature et avec quelles consĂ©quences ? avec les documents. Point final. Les plus faibles ont les questions qui leur permettent de guider leur rĂ©flexion _________________"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les Ă©toiles" Oscar WildeElyasEsprit sacrĂ© anoukis59 a Ă©critPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă  vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent perdus. Pour pallier ce problĂšme d'analyse des carte, as-tu pensĂ© Ă  faire une sĂ©ance de travail sur document unique avec une carte ? Cela permet souvent de dĂ©clinĂ©e les du forumMerci Ă  tous pour vos remarques concernant le travail sur l'URSS de Staline. Je compte rajouter des "coups de pouce" pour guider les Ă©lĂšves les plus faibles et en effet, mettre en place des groupes "de niveau" les plus Ă  l'aise pour ce type de travail n'auront pas besoin d'aide tandis que je guiderai les plus en difficultĂ© avec par exemple un questionnaire prĂ©cis sur les docs Ă  Ă©tudier. Cajo7691 comme le dit Elyas il est important que les Ă©lĂšves se frottent seuls Ă  des documents avec une consigne globale sinon, au lycĂ©e, c'est trĂšs difficile pour eux. Mais bien sĂ»r, pour les plus faibles qui sont perdus face aux documents, il faut intervenir en leur proposant des aides qui peuvent se prĂ©senter sous la forme d'un questionnaire guidĂ©. Sinon, tu as aussi la possibilitĂ© de crĂ©er des groupes hĂ©tĂ©rogĂšnes avec au moins un Ă©lĂšve "fort" qui va servir de locomotive et impulser le travail de groupe. Tout dĂ©pend de ce que tu veux mettre en place. anoukis59FidĂšle du forum Elyas a Ă©crit anoukis59 a Ă©critPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă  vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent perdus. Pour pallier ce problĂšme d'analyse des carte, as-tu pensĂ© Ă  faire une sĂ©ance de travail sur document unique avec une carte ? Cela permet souvent de dĂ©clinĂ©e les Ă©lĂšves. Je vais essayer de faire ça cette annĂ©e. Il faut juste que je vois Ă  quel moment et avec quelle carte cela pourrait ĂȘtre le 3Salut, salut. DĂ©solĂ© de m’immiscer ainsi avec mes gros sabots et ma question, mais auriez-vous des nouvelles concernant l'EMC ? Conserve-t-on, pour le DNB, les mĂȘmes prĂ©rogatives 2015 / 2016 pour 2016 / 2017 oĂč devons-nous attendre la Toussaint pour en recevoir d'autres ? Sophie38FidĂšle du forumPerso, aucune nouvelle. Je pense qu'on nous dira dans le courant de l'annĂ©e ...anoukis59FidĂšle du forum Guigui145 a Ă©critSalut, salut. DĂ©solĂ© de m’immiscer ainsi avec mes gros sabots et ma question, mais auriez-vous des nouvelles concernant l'EMC ? Conserve-t-on, pour le DNB, les mĂȘmes prĂ©rogatives 2015 / 2016 pour 2016 / 2017 oĂč devons-nous attendre la Toussaint pour en recevoir d'autres ? Pas de nouvelle ici. Perso, sauf si directive contraire, je compte garder les mĂȘmes thĂšmes que cette annĂ©e en EMC. Comme on doit dĂ©jĂ  revoir nos autres cours je n'ai pas envie de m'infliger en plus de nouvelles prĂ©parations en EMC... anoukis59FidĂšle du forum Sophie38 a Ă©critTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ  exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ? Je trouve que ton plan se tient bien mais en mixant rĂ©gimes hitlĂ©rien et stalinien dans une seule partie, tu n'as pas peur que les Ă©lĂšves se "mĂ©langent les pinceaux"? Pour la deuxiĂšme partie sur la France du Front Populaire, j'ai compris comme toi crise Ă©conomique et sociale + crise politique avec essor des logues et des idĂ©es d'extrĂȘme droite + arrivĂ©e au pouvoir du Front Populaire = diffĂ©rence importante avec l'Allemagne qui, face Ă  la crise, sombre dans l'extrĂȘme alors qu'en France on a une rĂ©ponse dĂ©mocratique Ă  la crise et moi aussi, je garde ce que je faisais jusqu'Ă  maintenant et qui passait plutĂŽt bienUser9397Niveau 9Concernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaireanoukis59FidĂšle du forum historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire Je pense leur laisser deux heures justement car il y a beaucoup de documents et que c'est un sujet ardu 5 documents par partie en gĂ©nĂ©ral et je compte une heure pour la reprise du travail. Les "coups de pouce" seront lĂ  pour les orienter. Pour la France des annĂ©es 1930, je trouve ton idĂ©e intĂ©ressante; on pourrait imaginer de coller une reprĂ©sentation de l'affiche au milieu d'une double page du cahier et les explications des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments de l'affiche tout autour. Les Ă©lĂšves auraient alors Ă  Ă©tudier en profondeur ce document unique avec des "coups de pouce" sous la forme d'extraits vidĂ©o ou documents annexes dĂ©jĂ  prĂ©parĂ©s mais que les Ă©lĂšves iraient chercher au fur et Ă  mesure de leurs besoins. User9397Niveau 9Concernant la France, c'est un peu l'idĂ©e que j'avais, en guidant un peu plus, en utilisant les questions qui ? quand ? oĂč ? pourquoi ? comment ? consĂ©quences ? On retrouve ainsi tout ce qui est demandĂ© dans les programmes pour Ă©voquer cette France des annĂ©es du forum anoukis59 a Ă©crit Sophie38 a Ă©critTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ  exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ? Je trouve que ton plan se tient bien mais en mixant rĂ©gimes hitlĂ©rien et stalinien dans une seule partie, tu n'as pas peur que les Ă©lĂšves se "mĂ©langent les pinceaux"? Pour la deuxiĂšme partie sur la France du Front Populaire, j'ai compris comme toi crise Ă©conomique et sociale + crise politique avec essor des logues et des idĂ©es d'extrĂȘme droite + arrivĂ©e au pouvoir du Front Populaire = diffĂ©rence importante avec l'Allemagne qui, face Ă  la crise, sombre dans l'extrĂȘme alors qu'en France on a une rĂ©ponse dĂ©mocratique Ă  la crise et moi aussi, je garde ce que je faisais jusqu'Ă  maintenant et qui passait plutĂŽt bien C'est vrai, j'ai un peu peur du mĂ©lange et je n'ai jamais fait cela en 17 ans d'enseignement. Ce sera la nouveautĂ© de l'annĂ©e !!! avec plein d'autres ...Mais j'ai l'impression que le programme de RĂ©forme ne demande plus de traiter les rĂ©gimes totalitaires comme avant, mais de voir les points identiques et les spĂ©cificitĂ©s. Je vais le faire avec un tableau que je proposais les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes aux Ă©lĂšves en guise de 3 classes de 3Ăš, alors je pourrais aussi varier ...J'ai du mal Ă  vraiment comprendre ce que le programme veut que nous fassions sur les rĂ©gimes totalitaires et le manuel que nous avons choisi, le Nathan, est assez "lĂ©ger", je trouve ...Sur quel manuel travailleras-tu Anoukis59 ?Sophie38FidĂšle du forum historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire TB. Et pour moi, c'est un classique. Je ferai ici du neuf avec que du vieux cours. Par contre, mon manuel n'Ă©voque pas les ligues. Je trouve le Nathan un peu lĂ©ger sur tout ce chapitre quel manuel travaillerez-vous l'an prochain ?Sophie38FidĂšle du forum anoukis59 a Ă©crit historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire Je pense leur laisser deux heures justement car il y a beaucoup de documents et que c'est un sujet ardu 5 documents par partie en gĂ©nĂ©ral et je compte une heure pour la reprise du travail. Les "coups de pouce" seront lĂ  pour les orienter. Pour la France des annĂ©es 1930, je trouve ton idĂ©e intĂ©ressante; on pourrait imaginer de coller une reprĂ©sentation de l'affiche au milieu d'une double page du cahier et les explications des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments de l'affiche tout autour. Les Ă©lĂšves auraient alors Ă  Ă©tudier en profondeur ce document unique avec des "coups de pouce" sous la forme d'extraits vidĂ©o ou documents annexes dĂ©jĂ  prĂ©parĂ©s mais que les Ă©lĂšves iraient chercher au fur et Ă  mesure de leurs besoins. Ton idĂ©e Anoukis59 que de coller la Une de la revue du Front populaire sur une double page et de faire des recherches tout autour me sĂ©duit infiniment. Je vais y rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement, mais avant il faut que je termine ma leçon sur les totalitarismes ...anoukis59FidĂšle du forumSophie38 normalement les Ă©lĂšves auront comme manuel le nouvel Hatier. Je dis normalement car je ne suis pas certaine que les crĂ©dits soient suffisants pour renouveler les 6Ăšme, 5Ăšme, 4Ăšme et 3Ăšme. Moi je souhaitais le LSS mais mon collĂšgue ne voulait pas donc ce sera Ă  priori le hatier. De toute façon, tous les manuels ont leurs avantages et leurs inconvĂ©nients...Pour la France des annĂ©es 1930, je me demande si je ne vais pas partir de l'idĂ©e d'Historien14 et travailler autour de l'affiche citĂ©e. Fesseur ProMonarqueVous prenez pas de vacances les gens ? lecteur _________________Pourvu que ça dure... Sujets similaires[HG Programmes 2016] Le programme de 6e[HG Programmes 2016] Le programme de 5e[HG Programmes 2016] Le programme de 4e[HG Programmes 2016] Le programme de 5e[HG Programmes 2016] Le programme de 4eSauter versPermission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum
ComplĂ©tezla premiĂšre case du schĂ©ma suivant puis caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire stalinien dans les annĂ©es 1930 en donnant Ă  chacune des trois rubriques proposĂ©es un titre appropriĂ©. (2,5 points) Un chef . Collectivisation des terres - Nationalisation des entreprises - Industrialisation accĂ©lĂ©rĂ©e privilĂ©giant Vindustrie lourde et Vindustrie d'armement L'État totalitaire
ConnaĂźtre *Les mots-clĂ©sCommunisme, collectivisation des terres, planification industrielle, Kolkhozes, goulag, culte de la personnalitĂ©, propagande, police politique. *Les datesCrĂ©ation de l'URSS 1922 Mort de LĂ©nine 1924 Staline seul au pouvoir 1928La collectivisation des terres 1929 Les grands procĂšs de Moscou 1936-1938 * faut ĂȘtre capable de retracer rapidement la carriĂšre politique de Staline dont voici rapidement les grandes Ă©tapes -Compagnon de LĂ©nine, il participe Ă  la RĂ©volution d’Octobre 1917 et Ă  la guerre civile arrive au pouvoir en 1924 et Ă©limine ses principaux rivaux comme Trotsky-Il applique les idĂ©es communistes de LĂ©nine collectivisation des terres, planifications met en place une dictature politique et combat le Nazisme durant la seconde guerre mondiale aux cĂŽtĂ©s des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France partir de 1945, il s’oppose aux Etats-Unis et entraĂźne son pays dans la Guerre Froide au cours de graves crises internationales Berlin en 1948, la guerre de CorĂ©e...-Il meurt en 1953. Savoir expliquer -Pourquoi dit-on que le rĂ©gime de Staline est un rĂ©gime totalitaire ? -De quelles maniĂšres Staline met- il en application les idĂ©es communistes ? -De quelles maniĂšres Staline contrĂŽle-t-il la population soviĂ©tique ? 1 La mise en place du socialisme Staline est le premier dirigeant politique Ă  mettre en application les idĂ©es marxistes et communistes Ă©laborĂ©es Ă  la fin du 19Ăšme siĂšcle. C’est pour cette raison que la notion de collectivisation des terres est aussi importantes dans ce chapitre. Pour la premiĂšre fois au monde, dans un pays, les paysans perdent le droit de possĂ©der un champs, des outils, des troupeaux et doivent produire sur une terre qui ne leur appartient plus ce dont l’état Ă  besoin et qu’il achĂšte Ă  un prix imposĂ©. La situation n’est pas diffĂ©rente pour les industries soviĂ©tiques. Les usines ne sont plus dirigĂ©es par des patrons qui auparavant possĂ©daient les machines. DĂ©sormais, l’entreprise appartient Ă  l’état et doit produire tout ce dont le pays a besoin, selon les directives de Staline. C’est l’autre notion Ă  retenir de ce chapitre la planification industrielle. 2 Le totalitarisme stalinien A l’issue de ce chapitre, il faut donc retenir tous les Ă©lĂ©ments qui font de l’état stalinien une dictature totalitaire. Staline est l’un des premiers, plusieurs annĂ©es avant Hitler, Ă  installer dans son pays tous les moyens qui vont lui permettre de contrĂŽler la population soviĂ©tique Une intense propagande que Staline utilise pour construire ce culte de la personnalitĂ© qui le prĂ©sente comme un pĂšre pour le peuple soviĂ©tique. L’embrigadement des SoviĂ©tiques dĂšs leur plus jeune Ăąge au service du rĂ©gime Ă  travers les jeunesses communistes. La crĂ©ation d’un climat de terreur qui rĂ©duit au silence toutes les oppositions politiques, symbolisĂ© par des milliers de dĂ©portations dans les goulags, d’exĂ©cutions sommaires, de procĂšs spectaculaires. L’installation de la dictature politique avec la suppression progressive des grandes libertĂ©s, la mise en place d’une implacable censure et d’un contrĂŽle complet de tous les moyens d’expression presse, littĂ©rature, radio, cinĂ©ma... Peude rĂ©gimes sont considĂ©rĂ©s comme totalitaires dans l’Histoire, car cette appellation implique un contrĂŽle et une modification totale ou quasi-totale de la sociĂ©tĂ© (ne rĂ©pondent absolument Ă  ce critĂšre que l’Allemagne Nazie, l’U.R.S.S. de Staline et la CorĂ©e du Nord). Tout rĂ©gime totalitaire est forcĂ©ment une dictature
CorrigĂ© PremiĂšre partie Histoire 18 points + 2 points pour l’orthographe et l’expression SUJET A L’URSS DE STALINE montrez que les mĂ©thodes du regime stalinien sont totalitaires. DOCUMENT 1 Affiche de 1937 en l’honneur de Staline. DOCUMENT 2 Lettre d’un paysan au journal Notre Village, vers1930. Camarades, vous Ă©crivez dans votre journal que tous les paysans pauvres et moyennement aisĂ©s adhĂšrent volontairement au kolkhoze, mais ce n’est pas vrai. Ainsi, dans notre village, tous n’entrent pas au kolkhoze de bon grĂ©. Quand circula le registre des adhĂ©sions, 25 % seulement signĂšrent, tandis que 75 % s’abstenaient. Ils ont collectĂ© les semences par la terreur, en multipliant procĂšs verbaux et arrestations. Si quelqu’un exprimait son opposition, on le menaçait d’emprisonnement et de travail forcĂ©. Vous vous ĂȘtes trompĂ©s sur ce point, Camarades la vie collective peut exister seulement Ă  condition que la masse entiĂšre des paysans l’adopte volontairement, et non par force [
] Je vous prie de ne pas rĂ©vĂ©ler mon nom, car les gens du Parti seraient furieux. » DOCUMENT 3 Extrait d’un article de B. Souvarine, exilĂ© russe en France. On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne d’extermination accomplie par Staline Ă  l’intĂ©rieur de l’URSS depuis quelque trois ans et en particulier l’annĂ©e derniĂšre. [...] On a eu connaissance de procĂšs incomprĂ©hensibles, sanctionnĂ©s par l’exĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. [...] On s’est plus qu’étonnĂ© d’apprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l’armĂ©e, on s’accorde en URSS Ă  admettre plus de trente mille disparitions en majoritĂ© suivies d’exĂ©cutions capitales. [...] Staline a entrepris la destruction physique de deux gĂ©nĂ©rations de communistes et de socialistes. Il considĂšre leur existence comme incompatible avec son pouvoir. » Boris SOUVARINE, exilĂ© russe en France, Ă©crit dans le Figaro du 29 octobre 1938. Questions 8 points 1 – D’aprĂšs le document 1, relevez deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l’objet d’un culte de la personnalitĂ©. 1 point 2 – En quoi les documents 1 et 2 s’opposent-ils ? De quel Parti » est-il question dans le document 2 ? 3 points 3 – Qui sont les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 ? Indiquez le motif de leur Ă©limination. 3 points4 - À quoi fait allusion l’expression soulignĂ©e en caractĂšres gras dans le document 3 ? 1point PARAGRAPHE ARGUMENTĂ© 10 points À l’aide des documents et de vos connaissances, rĂ©digez un paragraphe argumentĂ© d’une vingtaine de lignes dans lequel vous montrerez que les mĂ©thodes du rĂ©gime stalinien sont totalitaires. CorrigĂ© Question 1 1 point Les deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ© sont - sa taille plus importante que celle des autres personnages - Le regard admiratif et heureux de la population qui s'Ă©lĂšve vers le "petit pĂšre des peuples". Question 2 3 points Les documents 1 et 2 s'opposent parce que dans le document 1, on voit le consentement, le bonheur et la reconnaissance du peuple Ă  l'Ă©gard de son chef, alors que dans le document 2, la lettre du paysanmentionne le refus de l'adhĂ©sion des paysans au kolkhoze contraire au consentement et les mĂ©thodes violentes utilisĂ©es rĂ©quisition des semences,arrestations.On est donc loin du consentement et du bonheur suggĂ©rĂ©s dans le document 1, qui est une affiche de propagande. - Le parti dont il est question dans le document 2 est le parti communiste. Question 3 3 points Les victimes indiquĂ©es sont les paysans document 2, les membres du parti communiste et les principaux chefs militaires document 3- Les paysans sont Ă©liminĂ©s car ils s'opposent Ă  la politique de Staline, ils refusent la Les membres du parti communiste, "vieux" bolcheviks, compagnons de LĂ©nine et les gĂ©nĂ©raux de l'armĂ©e sont considĂ©rĂ©s par Staline comme des rivaux qui pourraient entraver son pouvoir personnel, il dĂ©cide donc de les 4 1 point L'expression en caractĂšre gras du document 3 fait allusion aux grands procĂšs de Moscou de 1936 Ă  1938 procĂšs truquĂ©s au cours desquels Staline fait Ă©liminer tous ceux qui reprĂ©sentent pour lui un obstacle Ă  son pouvoir. PARAGRAPHE ARGUMENTĂ© 10 points Grille de notation sujet A CONNAISSANCES VENUES DES DOCUMENTS ET DU COURS Points Vos points Dictature un seul chef Staline, un Parti unique le Parti Communiste, Suppression des libertĂ©s individuelles, censure, population surveillĂ©e doc1 et 2 2 Population encadrĂ©e, propagande, culte de la personnalitĂ© glorification du chef doc1 1 Economie dirigĂ©e, planification impĂ©rative, collectivisation forcĂ©e des terres Ă  partir de 1929, kolkhozes les paysans qui rĂ©sistent sont Ă©liminĂ©s dĂ©koulakisation doc2 2 RĂ©pression et Ă©limination des opposants, la police politique GuĂ©pĂ©ou, NKVD fait rĂ©gner la terreur, arrestations, dĂ©portations dans les camps de travail forcĂ© du Goulag, grands procĂšs truquĂ©s de Moscou 1936-1938 2 RepĂšres dates, personnages, Ă©vĂ©nements, vocabulaire spĂ©cifique 1 TECHNIQUE DU PARAGRAPHE Phrase introductive et de conclusion 1 Plan et organisation des connaissances 1 TOTAL 10 Orthographe et expression 2 QUESTIONS 8 TOTAL 20
EnrĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, racontez la stalinisation de l’URSS et donnez les caractĂ©ristiques du rĂ©gime totalitaire. (5 points) II. TRAVAIL SUR DOCUMENT (6 points) La
Durant l'entre-deux-guerres se mettent en place en Europe des rĂ©gimes que les historiens qualifient de totalitaires ». DirigĂ©s par des dictateurs qui assoient leur pouvoir par la terreur et la propagande, ils cherchent Ă  remodeler les sociĂ©tĂ©s en fonction d'idĂ©ologies officielles. Trois principaux rĂ©gimes totalitaires Ă©mergent l'URSS de Staline, l'Italie de Mussolini et l'Allemagne d' fonctionnent les rĂ©gimes totalitaires de l'URSS stalinienne, de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie ? IL'URSS de Staline AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, la Russie de Staline est un pays dĂ©vastĂ©. Dans ce contexte politique, des idĂ©es rĂ©volutionnaires socialistes s'imposent. Elles conduisent bientĂŽt Ă  la mise en place d'un pouvoir autoritaire autour de la figure de Staline. Dans cette dictature, la terreur est un moyen d'oppression du peuple, et l'Ă©conomie est planifiĂ©e et industrialisĂ©e. ALe contexte l'URSS aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale La Russie est un pays dĂ©vastĂ© par la PremiĂšre Guerre mondiale et par la guerre civile 1917-1921, mais les Russes gardent espoir grĂące aux idĂ©es rĂ©volutionnaires de LĂ©nine. Des rĂ©formes communistes sont instaurĂ©es. En 1922, l'URSS Union des rĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques est créée. À la mort de LĂ©nine en 1924, c'est Staline qui prend brutalement le mars 1918, la Russie signe le traitĂ© de paix de Brest-Litovsk qui permet de sortir de la guerre, mais c'est le dĂ©but d'une guerre civile qui dure jusqu'en 1921. Le pays est ruinĂ©, son Ă©conomie est fragile. Des famines et des Ă©pidĂ©mies font 20 millions de morts. LĂ©nine prend alors la dĂ©cision de marquer une pause dans les rĂ©formes communistes et accorde une place limitĂ©e au capitalisme c'est la NEP Nouvelle politique Ă©conomique. Ainsi, les paysans peuvent disposer de leur production et la vendre pour leur propre compte. Un impĂŽt en nature vient remplacer les rĂ©quisitions de vivres. Les petites entreprises sont Ă  nouveau des propriĂ©tĂ©s 30 dĂ©cembre 1922, c'est la naissance de l'Union des rĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques URSS issue du traitĂ© qui rĂ©unit la RĂ©publique socialiste fĂ©dĂ©rative soviĂ©tique de Russie et les trois rĂ©publiques d'Ukraine, de BiĂ©lorussie et de Transcaucasie. Chaque rĂ©publique conserve, en thĂ©orie, son autonomie. Cependant, dans les faits, le parti communiste bolchĂ©vique en est le vĂ©ritable 1924, la mort de LĂ©nine provoque une lutte pour sa succession. En effet, dans son testament, il choisit Trotski, qu'il juge plus fiable et moins brutal que Staline. Mais Staline utilise son poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti communiste pour Ă©liminer Trotski qui est ainsi exilĂ© en 1928, puis assassinĂ© sur ordre de Staline en 1940. Staline devient alors le seul maĂźtre de l'URSS en 1928. BLa dictature stalinienne un homme, un parti Staline impose une transformation spectaculaire de l'Ă©conomie et met en place un rĂ©gime totalitaire. L'URSS passe alors du rĂȘve communiste Ă  un gouvernement avec un seul parti au pouvoir, le parti communiste. DirigĂ© par Staline, le parti communiste est soutenu par une intense URSS, le gouvernement assure vouloir construire une sociĂ©tĂ© idĂ©ale sans classes. Seul parti autorisĂ©, le parti communiste est considĂ©rĂ© comme le plus Ă  mĂȘme de mettre cette utopie en place. Dans les annĂ©es 1930, il rassemble environ 3,5 millions de militants. Les populations civiles, rĂ©duites au rang de masses », sont rigoureusement encadrĂ©es. L'appareil d'État est nouvelle constitution promulguĂ©e en 1936 Ă©numĂšre les droits et les libertĂ©s des citoyens. Elle est dĂ©finie comme la plus dĂ©mocratique du monde » et s'appuie sur le suffrage universel et secret. DerriĂšre ces apparences trompeuses, la rĂ©alitĂ© est plus dure seuls les candidats autorisĂ©s par le parti peuvent se prĂ©senter aux Ă©lections ; les grandes libertĂ©s presse, rĂ©union, expression, etc. ne sont pas respectĂ©es ; la supĂ©rioritĂ© du peuple russe sur les autres peuples de l'URSS est rĂ©affirmĂ©e. Le Parti communiste soviĂ©tique est entiĂšrement au service du pouvoir personnel de Staline et devient un vĂ©ritable instrument de sa politique Ă  tous les niveaux. Staline devient le premier secrĂ©taire en 1922, puis son seul maĂźtre aprĂšs l'Ă©limination de Trotski et de ses partisans en 1927. Il ordonne les premiĂšres grandes purges en 1933 emprisonnements, procĂšs rapides et assassinats des membres du parti considĂ©rĂ©s comme des opposants. 22 % des membres du parti sont expulsĂ©s. Staline s'entoure d'un personnel docile et soumis qui lui laisse la totalitĂ© du pouvoir, mĂȘme s'il se prĂ©sente toujours comme l'hĂ©ritier du marxisme-lĂ©ninisme. À partir de 1934, la Grande Terreur Ă©limine la majoritĂ© des membres qui ont adhĂ©rĂ© au parti avant propagande et les artistes cĂ©lĂšbrent le culte de Staline et l'idĂ©ologie communiste. Ce culte de la personnalitĂ©, propre aux rĂ©gimes totalitaires en gĂ©nĂ©ral, est relayĂ© par la presse, la radio, le cinĂ©ma, et les affiches Ă  la gloire de celui qui se prĂ©sente comme le petit pĂšre des peuples ». PoĂšme composĂ© en 1939 Ă  l'occasion du 60e anniversaire de Staline, et paru dans La Pravda, journal quotidien du Parti communiste d'Union soviĂ©tique. CLa terreur Ă©rigĂ©e en moyen de gouvernement Le gouvernement utilise la terreur pour rĂ©gner. Les mesures politiques rĂ©pressives sont trĂšs violentes. Trois grandes pĂ©riodes de rĂ©pression peuvent ĂȘtre distinguĂ©es la rĂ©pression contre les bourgeois dĂšs 1929, la rĂ©pression contre les cadres de l'État et du parti, et enfin la rĂ©pression touchant l'ensemble de la terreur stalinienne vise quatre catĂ©gories de la population les vieux compagnons » de LĂ©nine considĂ©rĂ©s comme des ennemis potentiels ; les cadres locaux parti, État ; la sociĂ©tĂ© civile ; les minoritĂ©s ethniques. Trois grandes Ă©tapes rĂ©pressives, qui touchent plus ou moins chacune de ces populations, peuvent ĂȘtre un premier temps, dĂšs 1929, la rĂ©pression s'abat sur les groupes sociaux hostiles », les bourgeois. Cette rĂ©pression touche aussi massivement la sociĂ©tĂ© rurale les koulaks et tous ceux qui s'opposent Ă  la collectivisation suppression de la propriĂ©tĂ© privĂ©e individuelle au profit de la collectivitĂ©, et ceux assimilĂ©s Ă  des koulaks sont attaquĂ©s. Entre 1930 et 1931, environ 30 000 personnes sont exĂ©cutĂ©es et 380 000 familles dĂ©portĂ©es, c'est-Ă -dire 1,8 million d'individus. On parle de un second temps, la rĂ©pression touche les cadres de l'État et du parti. Elle a pour objectif d'empĂȘcher que des cadres s'imposent contre l'État centralisateur. L'administration est particuliĂšrement touchĂ©e de 1928 Ă  1933, 305 500 ingĂ©nieurs et fonctionnaires sont Ă©liminĂ©s et remplacĂ©s par une nouvelle intelligentsia. Le parti communiste est Ă©galement touchĂ© entre 1933 et 1935, le tiers des cadres locaux sont exclus. L'Ă©limination de tous les opposants atteint son paroxysme lors de la Grande Terreur qui sĂ©vit de 1937 Ă  de Kirov en 1934, dont le commanditaire est Staline lui-mĂȘme, dĂ©clenche la purge contre tous les opposants staliniens. Kirov dirige le parti communiste Ă  LĂ©ningrad, il Ă©tait considĂ©rĂ© comme le dauphin et le rival de Staline. Les semaines qui suivent l'assassinat, des milliers d'habitants sont dĂ©portĂ©s et plus d'une centaine de terroristes » sont exĂ©cutĂ©s. Entre 1936 et 1938 ont lieu les procĂšs de Moscou des milliers de membres du parti sont exĂ©cutĂ©s Ă  la suite de procĂšs un troisiĂšme temps, la rĂ©pression touche l'ensemble de la sociĂ©tĂ©. La police politique NKVD devient un rouage du gouvernement. La Constitution de 1936 encourage la dĂ©lation. À partir de 1935, appartenir Ă  une minoritĂ© ethnique devient suffisant pour ĂȘtre arrĂȘtĂ©. Aux exĂ©cutions s'ajoutent les dĂ©portations, individuelles ou familiales. Les opposants au rĂ©gime sont envoyĂ©s massivement au Goulag camp de travail. TraquĂ©s par le NKVD, ils sont internĂ©s dans des camps situĂ©s en SibĂ©rie et au Kazakhstan. Ces camps sont gĂ©rĂ©s par l'administration centrale des camps », créée en 1934. Les conditions de vie effroyables et les mauvais traitements expliquent l'explosion du taux de mortalitĂ©. 15 millions de SoviĂ©tiques ont Ă©tĂ© victimes du rĂ©gime stalinien entre 1930 et 1953. DUne Ă©conomie dirigĂ©e par l'État planification et industrialisation L'Ă©conomie est dirigĂ©e par l'État. Staline dĂ©cide de rompre avec la NEP initiĂ©e par LĂ©nine. Il renforce le contrĂŽle de l'État sur l'Ă©conomie en nationalisant les derniĂšres entreprises privĂ©es, c'est la collectivisation totale. La planification est renforcĂ©e Ă  partir de 1929, les plans quinquennaux imposent des normes impĂ©ratives de production dans tous les secteurs de l' les campagnes, la collectivisation totale est dĂ©cidĂ©e dĂšs 1929. Les paysans sont regroupĂ©s dans des coopĂ©ratives, les kolkhozes, dans lesquelles la terre et les moyens de production sont mis en commun. Certains deviennent des salariĂ©s dans de grandes fermes d'État, les sovkhozes. Tous doivent livrer pour des prix dĂ©risoires leurs rĂ©coltes Ă  l'État qui les revend Ă  des prix plus Ă©levĂ©s pour financer l'industrialisation, sa vĂ©ritable prioritĂ©. Bilan du premier plan quinquennalStaline donne la prioritĂ© Ă  l'industrie lourde charbon, sidĂ©rurgie, armement, etc.. Il fait construire de gigantesques complexes industriels qui servent autant la propagande du rĂ©gime que le dĂ©veloppement de la production. Le stakhanovisme devient la norme. Ce terme est créé Ă  partir du nom de l'ouvrier Stakhanov, pour dĂ©signer l'effort pour battre les records de production. Cet ouvrier avait multipliĂ© par quatorze la norme journaliĂšre d'extraction du charbon. V. Moukhina, L'Ouvrier et la Kolkhozienne, 1937 IILe fascisme italien En 1919, Mussolini crĂ©e le parti des Faisceaux italiens de combat », un parti fasciste. Une violente dictature politique est bientĂŽt mise en place. Des mesures caractĂ©ristiques du fascisme sont bientĂŽt instaurĂ©es propagande, grands travaux, restriction des libertĂ©s, etc. ALa naissance d'un parti fasciste En 1919, Ă  Milan, le Duce, Benito Mussolini, crĂ©e les Faisceaux italiens de combat ». DĂšs 1920, Mussolini est suivi par une partie de la population et, en 1921, son mouvement devient le Parti national Ă  ses dĂ©buts de seulement 300 membres, le programme Faisceaux italiens de combat » est confus les revendications des Chemises noires membres du parti mĂȘlent critique du capitalisme, pacifisme et anarchisme. Il s'agit avant tout de rassembler les mĂ©contents de l' partir de 1920, les milieux industriels et militaires conservateurs commencent Ă  suivre Mussolini et son mouvement. Les Faisceaux incarnent alors l'ordre dans un pays agitĂ© par des mouvements rĂ©volutionnaires. Les squadre militants fascistes organisent des expĂ©ditions punitives contre ceux considĂ©rĂ©s comme des fauteurs de troubles partis de gauche, syndicats, etc.. En 1921, le mouvement devient le Parti national fasciste PNF qui a pour programme l'instauration d'un État fort et la dĂ©fense de l'ordre social. L'individu disparaĂźt, soumis Ă  l'État auquel il doit une obĂ©issance sans faille et Ă  un chef qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le fascisme est aussi nationaliste il s'agit de restaurer la grandeur et la puissance associĂ©es Ă  l'ancien Empire romain, par une conquĂȘte oĂč toute violence devient morale ». Le Fascisme doctrine, institutions BLa mise en place d'une dictature politique Mussolini devient chef du gouvernement en octobre 1922, Ă  la suite de la marche sur Rome » de 30 000 Chemises noires. Un mois plus tard, il obtient les pleins pouvoirs du Parlement et peut alors mettre sa dictature en place. Le rĂ©gime ne cesse de se durcir, de nombreuses mesures portent atteinte aux libertĂ©s fondamentales et des assassinats politiques ont 1925 et 1926, de nombreuses lois dites fascistissimes » entrent en vigueur. Elles font du PNF le parti unique, suppriment les libertĂ©s fondamentales, concentrent entre les mains de Mussolini tous les pouvoirs. La monarchie est maintenue Ă  titre 1929, les accords du Latran reconnaissent le pouvoir temporel du pape sur la CitĂ© du Vatican et lui accordent des indemnitĂ©s pour ses pertes territoriales de 1870. La lĂ©gitimitĂ© du rĂ©gime en sort renforcĂ©e et il ne cessera de se durcir, en particulier entre 1936 et 1939 suppression de la Chambre des dĂ©putĂ©s ; police secrĂšte ; dĂ©crets antisĂ©mites. Photographie montrant le dĂ©filĂ© des Chemises noires dans Rome en octobre 1922 Des assassinats politiques ont lieu. Ainsi, le dĂ©putĂ© socialiste Matteotti est assassinĂ© en 1924. CLes caractĂ©ristiques de l'Italie fasciste Le nouveau gouvernement entreprend une sĂ©rie de mesures qui transforment l'Italie politique nataliste, mesures Ă©conomiques visant Ă  l'autosuffisance, grands travaux et propagande sont mis en premiĂšre dĂ©cision pour promouvoir la grandeur du nouvel État est la mise en place d'une politique nataliste. En effet, une population nombreuse et une natalitĂ© forte sont la garantie d'un État prospĂšre et vigoureux. Dans un mĂȘme temps, l'Ă©migration est contrĂŽlĂ©e et les colonies africaines Libye, Éthiopie sont mises Ă  est mise en place, son but est l'autosuffisance nationale. L'État encadre strictement les rendements agricoles et industriels permettant de couvrir 100 % des besoins du pays en grands travaux sont lancĂ©s on construit des autoroutes et on embellit la capitale. La propagande et l'Ă©ducation permettent de contrĂŽler les esprits et de façonner un homme nouveau ». Croire, obĂ©ir, combattre » sont les nouvelles valeurs. Les Fils de la louve ou encore les Petites Italiennes encadrent la jeunesse dans des organisations formatĂ©es. La propagande touche toutes les catĂ©gories de la population et toutes les tranches d'Ăąge radio, cinĂ©ma, affiche, presse et art participent au culte de l'homme nouveau. La soumission des individus est moins poussĂ©e sous le fascisme italien que sous les rĂ©gimes stalinien et hitlĂ©rien. Un contre-pouvoir reste en place le roi, qui rĂ©voquera Mussolini en 1943 ; l'Église catholique, prĂ©sente dans les organisations de jeunesse. AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, l'Allemagne est humiliĂ©e et ruinĂ©e. Dans les annĂ©es 1930, Hitler, Ă  la tĂȘte du NSDAP, monte rapidement au pouvoir. La sociĂ©tĂ© allemande est embrigadĂ©e et encadrĂ©e par un pouvoir fort et totalitaire. Ce nouveau rĂ©gime se caractĂ©rise par un antisĂ©mitisme fort racisme envers les Juifs. Les Juifs sont trĂšs vite persĂ©cutĂ©s. AL'avĂšnement fulgurant du rĂ©gime hitlĂ©rien En Allemagne, pays durement touchĂ© par la crise Ă©conomique de 1929, l'avĂšnement du rĂ©gime hitlĂ©rien est trĂšs rapide. En quelques annĂ©es, Hitler et son parti, le NSDAP, instaurent un rĂ©gime autoritaire et Allemagne, la crise Ă©conomique de 1929 dĂ©stabilise la rĂ©publique de Weimar. Dans les esprits nationalistes, la rĂ©publique de Weimar est associĂ©e Ă  la dĂ©faite de la PremiĂšre Guerre mondiale et au traitĂ© de Versailles, humiliant pour les Allemands. L'arrivĂ©e au pouvoir des nazis est trĂšs rapide le 30 janvier 1933, Hitler est appelĂ© Ă  la chancellerie par le prĂ©sident Hindenburg. DĂ©bute alors la mise au pas » Gleichschaltung de l'Allemagne. Les libertĂ©s fondamentales sont suspendues et le Reichstag est incendiĂ© dans la nuit du 27 au 28 fĂ©vrier parti communiste sert de bouc Ă©missaire et est alors dĂ©clarĂ© hors la loi. Le NSDAP devient l'unique parti autorisĂ©. Hitler s'affirme et, dans la nuit du 30 juin 1934 la Nuit des longs couteaux, il Ă©limine les chefs de la Sturmabteilung les SA, organisation paramilitaire du NSDAP, qui exigent une rĂ©volution sociale. Il est alors seul au pouvoir avec ses partisans. L'État est organisĂ© selon le FĂŒhrerprinzip, c'est-Ă -dire le pouvoir suprĂȘme du chef. Hitler fascine les foules et en profite pour centraliser l'ensemble des pouvoirs entre ses mains. Comme en URSS et en Italie, la violence fait partie intĂ©grante des mĂ©thodes du rĂ©gime pour se consolider Les SS de Himmler haut dignitaire du parti nazi font rĂ©gner la terreur. La police secrĂšte, la Gestapo, banalise le recours Ă  la torture et au meurtre. Les opposants sont systĂ©matiquement pourchassĂ©s et peuvent ĂȘtre envoyĂ©s dans des camps de concentration. Le premier camp de concentration ouvre Ă  Dachau en 1933. BUne sociĂ©tĂ© embrigadĂ©e et encadrĂ©e Sous Hitler, l'Ă©conomie est dirigĂ©e par l'État, des travaux sont entrepris et le rĂ©armement du pays commence l'Allemagne doit paraĂźtre grande. La sociĂ©tĂ© est strictement encadrĂ©e et embrigadĂ©e, la propagande est utilisĂ©e et la culture est est dirigĂ©e par l'État qui vise l'autarcie. L'autarcie est encouragĂ©e comme dans l'Italie fasciste le IIIe Reich État allemand sous Hitler doit se suffire Ă  lui-mĂȘme. Le chĂŽmage diminue de façon spectaculaire, ce qui permet au parti nazi de s'attirer le soutien d'une grande partie de la population. L'Allemagne passe de 5,5 millions de chĂŽmeurs en 1932 Ă  moins de 500 000 en 1938. DĂšs 1933, Hitler lance un programme de grands travaux orientĂ© vers la mise en place d'un rĂ©seau routier moderne. À partir de 1934, il entreprend le rĂ©armement du pays afin de prĂ©parer la guerre. Hitler veut Ă©tendre son pouvoir et promet aux Allemands un grand population est strictement encadrĂ©e. La jeunesse est embrigadĂ©e dans la Hitlerjugend. Chaque Ă©tape de la vie est contrĂŽlĂ©e loisir, travail, etc.. Goebbels, ministre de la propagande hitlĂ©rienne, gĂšre la communication via les mĂ©dias disponibles, utilisant surtout la radio. Il organise de grands Ă©vĂ©nements-spectacles Ă  la gloire du FĂŒhrer. La culture est considĂ©rĂ©e comme dangereuse on Ă©tablit des listes de livres prohibĂ©s et on organise des autodafĂ©s. L'art moderne, jugĂ© dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » est remplacĂ© par un art officiel promouvant les valeurs nazies. La nouvelle devise du pays est Ein Reich, Ein Volk, Ein FĂŒhrer », Un Empire, un Peuple, un Chef ». CUn rĂ©gime raciste et antisĂ©mite Le rĂ©gime nazi est raciste pour les nazis, il existe diffĂ©rentes races parmi les humains. Pour Hitler, seule la race aryenne, race des seigneurs », est digne de dominer le monde. Il considĂšre les Juifs comme une race infĂ©rieure. De nombreuses lois contre les Juifs sont instaurĂ©es dĂšs l'arrivĂ©e au pouvoir d'Hitler, et la communautĂ© juive est Mein Kampf, Hitler dĂ©veloppe ses thĂ©ories racistes en Ă©tablissant une hiĂ©rarchie entre les races dites supĂ©rieures » Germains » ou Aryens » et infĂ©rieures » Slaves, Noirs et surtout Juifs. Cette haine de l'autre est entretenue par les nazis dans leur dĂ©sir de conquĂȘte de l' espace vital » allemand. Hitler lĂ©gitime ainsi l'extension de l'Allemagne vers l'est aux dĂ©pens des Slaves et des populations juives. L'antisĂ©mitisme devient une politique d'État Ă  partir de 1933 et les Juifs sont progressivement exclus de la sociĂ©tĂ© allemande. En 1935, les lois de Nuremberg leur enlĂšvent tous droits civiques, interdisent les mariages entre Juifs et Aryens, ainsi que l'accĂšs des Juifs aux lieux 9 au 10 novembre 1938, la Nuit de cristal Kristallnacht laisse libre cours Ă  un dĂ©chaĂźnement de violence extrĂȘme envers les Juifs en Allemagne, en Autriche annexĂ©e par les Allemands et dans la rĂ©gion des SudĂštes occupĂ©e par les troupes allemandes. Cet Ă©vĂ©nement tire son nom des dĂ©bris de verre retrouvĂ©s dans les rues aprĂšs le vandalisme et les destructions de commerces, synagogues et foyers juifs. Le bilan de la Nuit de cristal est d'environ 100 morts et 30 000 dĂ©portations dans des camps de fonctionnaires du parti nazi, les membres de la SA et les Jeunesses hitlĂ©riennes saccagent, pillent, frappent, tuent et arrĂȘtent en masse des milliers de Juifs sans justification. C'est la premiĂšre fois que cela se produit Ă  cette Ă©chelle. C'est le dĂ©but d'une accĂ©lĂ©ration des persĂ©cutions. Le gouvernement allemand ne veut pas assumer le coĂ»t des dĂ©gradations et accuse les Juifs eux-mĂȘmes de la responsabilitĂ© de la Nuit de cristal. Les Juifs allemands doivent payer une amende d'un milliard de Reichsmarks soit 400 millions de dollars au taux de change de 1938. L'État confisque Ă©galement toutes les indemnisations des assurances qui auraient dĂ» ĂȘtre versĂ©es aux Juifs, dont les habitations ou les Ă©tablissements avaient Ă©tĂ© pillĂ©s ou dĂ©truits.

LesrĂ©gimes totalitaires des annĂ©es 30 : l’Allemagne nazie. Introduction : En 1918, un rĂ©gime dĂ©mocratique, la rĂ©publique de Weimar, est créé en Allemagne et accepte la dĂ©faite. 15 ans plus tard, le pays est dirigĂ© par le dictateur Adolf Hitler. 1. Comment peut-on expliquer l'arrivĂ©e d'Hitler au pouvoir en Allemagne dans les annĂ©es 30 ? Une dĂ©mocratie mal-aimĂ©e : DĂšs 1918, la

Cet article[1] essaie de dresser un panorama sur le dĂ©veloppement et la place de la pensĂ©e politique d’Arendt, tout autant en soulignant les craintes qui l’animent qu’en la positionnant vis-Ă -vis des principales figures de la pensĂ©e politique occidentale. L’objet est de donner au lecteur un aperçu du continent cachĂ© de pensĂ©e » selon l’heureuse image de Margaret Canovan qui sous-tend les diffĂ©rentes Ă©tapes de l’itinĂ©raire de Hannah Arendt comme penseur politique et de montrer comment les diffĂ©rentes piĂšces s’assemblent en une rĂ©flexion soutenue et profonde sur la nature de la politique, sur le domaine public et sur les forces qui menacent constamment de transformer la vie moderne en une nouvelle forme de barbarie. [1] Traduction libre » de l’article de Dana Villa dans The Cambridge Companion to Hannah Arendt », 2000, Cambridge University Press Les Origines du Totalitarisme Les Origines du Totalitarisme est Ă©crit, simplement, pour commencer ce qu’Arendt appelle le dialogue interminable » avec une forme de politique nouvelle et horrible, qui ne peut ĂȘtre comprise Ă  partir de prĂ©cĂ©dents historiques ou en utilisant des catĂ©gories sociales scientifiques homogĂ©nĂ©isantes. C’est dans ce livre qu’Arendt commence Ă  se dĂ©battre avec le problĂšme du mal politique –le mal comme politique –à une Ă©chelle Ă©norme et jusqu’ici inimaginable. Elle est convaincue, trĂšs tĂŽt, que les rĂ©gimes nazis et staliniens reprĂ©sentent une forme de gouvernement totalement nouvelle» ne ressemblant Ă  aucune des catĂ©gories construites par Aristote ou Montesquieu ; forme entiĂšrement construite sur la terreur et la fiction idĂ©ologique et vouĂ©e Ă  un mouvement destructeur perpĂ©tuel. Arendt estime que c’est une grave erreur de considĂ©rer les rĂ©gimes totalitaires comme des versions actuelles des tyrannies d’autrefois, qui utilisaient la terreur simplement comme un instrument prĂ©cieux pour prendre et garder le pouvoir. Aussi, lorsqu’Arendt passe en revue les rĂ©gimes totalitaires et leurs institutions centrales », les camps de concentration et d’extermination, insiste-t-elle sur combien peu rationnelle est leur stratĂ©gie de terreur. Ce ne sont pas les ennemis du rĂ©gime dĂ©jĂ  Ă©liminĂ©s lors de la prise du pouvoir par le totalitarisme, mais une population totalement innocente juifs, gitans, homosexuels, intellectuels, handicapĂ©s qui est tuĂ©e une fois le rĂ©gime en place. Cette extermination de catĂ©gories entiĂšres d’innocents a lieu en accord avec une supposĂ©e Loi de la nature ou de l’Histoire, qui rĂ©duit tout le dĂ©veloppement historique Ă  une guerre entre races ou classes. Pour Arendt, la terreur n’est pas un moyen mais l’essence mĂȘme des rĂ©gimes totalitaires. Cela soulĂšve deux questions. PremiĂšrement, comment un rĂ©gime dont l’essence mĂȘme est la terreur a-t-il pu prendre le pouvoir ? Sur quoi se basait sa puissance d’attraction sur les masses ? DeuxiĂšmement, comme se fait-il que ce soit la culture europĂ©enne, la culture occidentale qui ait donnĂ© naissance Ă  ces expĂ©riences pathologiques de ce qu’Arendt appelle la domination totale » ? Pour Arendt la puissance d’attraction du totalitarisme se situe dans son idĂ©ologie. Pour des millions de personne brutalement dĂ©racinĂ©es de leur place usuelle dans l’ordre social par la Guerre Mondiale, la Grande DĂ©pression et la RĂ©volution, la notion qu’une simple idĂ©e puisse, Ă  travers sa logique inhĂ©rente », rĂ©vĂ©ler les mystĂšres de l’ensemble du processus historique –les secrets du passĂ©, les mĂ©andres du prĂ©sent et les incertitudes du futur –est extrĂȘmement rĂ©confortante[1]. Une fois acceptĂ©s les prĂ©mices de l’idĂ©ologie –c'est-Ă -dire, l’idĂ©e que toute l’histoire est l’histoire de la lutte des classes Marxisme ou le dĂ©veloppement naturel rĂ©sultant du combat entre les races Nazisme, chaque action du rĂ©gime peut logiquement ĂȘtre dĂ©duite » et justifiĂ©e en termes de Loi » de l’Histoire ou de la Nature. L’idĂ©e de la lutte des classes entraine logiquement celle de l’existence de classes agonisantes » qui seront bientĂŽt emportĂ©es dans les poubelles de l’histoire et qui peuvent y ĂȘtre aidĂ©es, de mĂȘme que la conception, par les nazis, du combat des races et des cultures entraine l’idĂ©e de races inaptes » que leur infĂ©rioritĂ© conduit Ă  l’extinction dans la lutte Darwinienne pour la vie et la domination. L’affirmation sans complexe de l’idĂ©ologie totalitaire Ă  la fois dans sa forme marxiste et national-socialiste est que la logique de son idĂ©e animatrice centrale reflĂšte la logique mĂȘme du processus historique ou naturel. Les rĂ©gimes totalitaires peuvent alors affirmer une autoritĂ© qui transcende toutes les lois simplement humaines et tous les accords que ces rĂ©gimes traitent avec un mĂ©pris Ă  peine dĂ©guisĂ©, une autoritĂ© directement dĂ©rivĂ©e des lois du mouvement » qui gouvernent le processus naturel ou historique[2]. La certitude acquise avec la possession apparente d’une telle clĂ© de l’histoire » nous aide Ă  comprendre la puissance d’attraction du totalitarisme. Mais qu’en est-il de la seconde question ? Comment se fait-il que ce soit l’Europe, la maison des LumiĂšres et des Droits de l’Homme, qui ait donnĂ© naissance Ă  une forme de politique aussi brutalement meurtriĂšre que le totalitarisme ? La rĂ©ponse d’Arendt Ă  cette question est complexe et comporte de multiples facettes ; tout rĂ©sumĂ© risquerait de la simplifier au point de la dĂ©former. Nous pouvons cependant noter qu’Arendt voit l’histoire de l’Europe moderne comme, dans une large part, celle d’une sĂ©rie de pathologies, avec le totalitarisme comme pathologie culminante »[3]. Les totalitarismes nazis et soviĂ©tiques ne sont pas des aberrations nĂ©es de dysfonctionnements spĂ©cifiques des caractĂšres ou des politiques des nations ; ils sont plutĂŽt des phĂ©nomĂšnes rendus possibles par une constellation particuliĂšre d’évĂšnements et de tendances dans l’histoire et la culture de l’Europe moderne. Dominant, parmi ces Ă©lĂ©ments, l’impĂ©rialisme du XIXe siĂšcle, avec sa focalisation sur l’expansion pour l’expansion et l’accumulation illimitĂ©e de richesses. Cette poursuite sans limite de la richesse et de l’empire Ă©branla les structures auto-limitantes de l’État-nation et prĂ©figura la poursuite totalitaire de la conquĂȘte globale. De plus, aux yeux d’Arendt, cela reprĂ©sente le triomphe du bourgeois qui convoite la richesse et le pouvoir Ă  n’importe quel prix sur le citoyen qui se sent concernĂ© par le domaine public et la prĂ©servation des droits et des libertĂ©s. En dissolvant les frontiĂšres stables du monde public, de façon Ă  s’étendre et Ă  gagner de plus en plus, l’impĂ©rialisme prĂ©para la venue de mouvements politiques qui n’étaient plus concernĂ©s par le souci d’un monde public stable et limitĂ©, mais par la conquĂȘte et l’auto-affirmation d’une identitĂ© nationale ethnique ou raciale. L’impĂ©rialisme mit aussi les europĂ©ens en contact avec les populations aborigĂšnes, ce qui –vu Ă  travers le prisme des prĂ©jugĂ©s et d’une pseudoscience raciste, eut pour effet d’accentuer le sentiment europĂ©en de supĂ©rioritĂ© raciale. Racisme et impĂ©rialisme furent les conditions sine qua non du totalitarisme. Afin de comprendre le lien, Arendt nous entraine dans l’esprit d’un raciste europĂ©en rencontrant pour la premiĂšre fois une culture primitive », non blanche. Son premier exemple est le colon boer de l’Afrique du sud, qui dĂ©veloppa une puissante idĂ©ologie raciste Ă  partir de sa confrontation initiale avec un groupe d’ĂȘtres humains dont la soumission Ă  la nature et l’apparent manque de civilisation les faisait sembler Ă  peine plus Ă©voluĂ©s que des animaux. Pour les Boers, la Race apportait une explication de fortune Ă  l’existence ces ĂȘtres qu’aucun homme appartenant Ă  l’Europe ou au monde civilisĂ© ne pouvait comprendre et dont l’humanitĂ© apparaissait si terrifiante et si humiliante aux yeux des immigrants qu’ils ne pouvaient imaginer appartenir plus longtemps au mĂȘme genre humain[4]». La politique meurtriĂšre des Boers envers les Africains fut parmi les atrocitĂ©s les plus abominables de l’époque impĂ©rialiste, mais ne fut guĂšre unique quant Ă  ses prĂ©jugĂ©s racistes. L’expansion impĂ©rialiste de l’Europe encouragea la crĂ©ation d’un monde moral articulĂ© principalement non selon les lois, les institutions et les droits, mais plutĂŽt selon la distinction entre un groupe racial et un autre. CombinĂ© avec la montĂ©e de ce qu’Arendt appelle le nationalisme tribal » dans l’Europe centrale et l’Europe de l’Est, l’impĂ©rialisme garantissait plus ou moins que les catĂ©gories raciales et ethniques pour l’identitĂ© des groupes opposĂ©es Ă  la catĂ©gorie lĂ©gale de citoyen deviendraient la rĂ©alitĂ© morale fondamentale pour un nombre Ă©norme d’europĂ©ens, et les lentilles Ă  travers lesquelles ils percevraient le monde et ceux qui Ă©taient diffĂ©rents d’eux. Que de telles catĂ©gories fussent bientĂŽt utilisĂ©es contre des europĂ©ens fut une autre consĂ©quence de l’épistĂ©mologie morale secrĂ©tĂ©e par la politique identitaire nouvellement façonnĂ©e par l’impĂ©rialisme occidental et le nationalisme. Dans la vision d’Arendt, impĂ©rialisme et racisme furent des Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires mais pas suffisants dans la constellation d’évĂšnements et de tendances qui suscitĂšrent le totalitarisme. Une condition supplĂ©mentaire essentielle fut la dĂ©lĂ©gitimation des institutions politiques en place aux yeux de millions de gens ordinaire Ă  travers l’Europe. La premiĂšre Ă  blĂąmer pour cette dĂ©lĂ©gitimation est la bourgeoisie continentale, qui exploita honteusement les institutions publiques pour la poursuite d’intĂ©rĂȘts Ă©conomiques privĂ©s ou de classe. Exclue et aliĂ©nĂ©e par la politique des États-nations en dĂ©veloppement pendant le XVIIIe et le dĂ©but du XIXe siĂšcle, la bourgeoisie se trouva Ă©mancipĂ©e politiquement et renforcĂ©e par l’impĂ©rialisme de la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle, libre de manipuler les instruments publics dans sa poursuite d’une plus grande richesse et d’un plus grand pouvoir. Le rĂ©sultat fut une attĂ©nuation complĂšte de l’idĂ©e de citoyennetĂ©, et un cynisme envahissant Ă  l’égard des institutions publiques. Ce cynisme trouva son expression la plus claire dans ce qu’Arendt appelle l’alliance entre la populace mob et l’élite », une convergence politiquement importante entre des intellectuels et les mouvements extrĂ©mistes de gauche et de droite nĂ©s dans la rue ». Ces groupes Ă©taient unis par leur mĂ©pris partagĂ© de la politique parlementaire et le manque patent de sincĂ©ritĂ© de l’appel des bourgeois Ă  l’intĂ©rĂȘt public ». Pour Arendt, le totalitarisme ne s’est donc pas dĂ©veloppĂ© Ă  partir de courants idĂ©ologiquement et philosophiquement troubles du XIXe siĂšcle ou de tout autre. Il a, plutĂŽt, Ă©tĂ© rendu possible par le dĂ©clin de l’État-nation, la mise en Ɠuvre de pratiques concrĂštes de domination justifiĂ©es par le racisme par les impĂ©rialistes europĂ©ens, et par le fait que trĂšs grands nombres de personnes ont Ă©tĂ© isolĂ©es et rendues vulnĂ©rables par des Ă©vĂšnements traumatisants au plan social et Ă©conomique. Ces personnes –les masses » par opposition Ă  la populace » ou Ă  l’élite » –se sont tournĂ©es vers les mouvements totalitaires du fait de leur dĂ©connexion de leurs semblables, du monde et de la responsabilitĂ© de citoyen. Cette dĂ©connexion les inclina Ă  trouver le confort dans l’idĂ©ologie totalitaire et le sentiment d’avoir un but Ă  travers l’activisme simpliste qu’elle demandait. Tout cela malgrĂ© les assauts conduits par les mouvements totalitaires contre la nature et la dignitĂ© humaine au nom de la crĂ©ation d’un homme nouveau ». [1] Arendt, OT, [2] Arendt, OT, Cf. Hannah Arendt “What is Authority ? in Arendt, BPF, [3] See George Kateb, Hannah Arendt Politics, Conscience, Evil Totowa, NJ Rowman and Allanheld, 1983, [4] OT, page 451 Du totalitarisme Ă  la tradition L’analyse menĂ©e par Arendt de la nature et des conditions de dĂ©veloppement du totalitarisme la conduisit Ă  tirer des conclusions fortement Ă©tayĂ©es sur les dangers de la vie moderne et les moyens de les Ă©viter ou de les contenir. En tout premier lieu, la dynamique de destruction des rĂ©gimes totalitaires lui fit accorder la plus haute valeur Ă  la structure relativement permanente, créée par les lois et les institutions, d’un domaine public stable. Comme Hobbes et en accord avec la tradition moderne de la pensĂ©e politique, Arendt considĂšre la sociĂ©tĂ© politique comme artificielle plutĂŽt que naturelle, comme quelque chose créée et prĂ©servĂ©e par les ĂȘtres humains contre les menaces de la nature et leurs propres tendances destructrices. Il y a, de ce fait, une dimension significativement conservatrice dans la pensĂ©e d’Arendt, qui met l’accent Ă  la fois sur la fragilitĂ© et le caractĂšre artificiel » de la vie civilisĂ©e, et sur l’impĂ©ratif associĂ© de prĂ©server ou de prendre soin du monde ». Ses peurs, concernant la façon dont ce monde soigneusement construit pourrait ĂȘtre englouti par les forces d’un barbarisme culturel ou dĂ©vastĂ© par l’intensification capitalistique des rythmes de production et de consommation, la conduisirent Ă  surveiller anxieusement la sociĂ©tĂ© moderne. Sa critique culturelle se focalisa sur les forces qui minent notre passion pour la structure artificielle, se tenant entre l’homme et la nature, et qui rend la vie civilisĂ©e et l’expression tangible de la libertĂ© humaine possibles. L’hybris politique du totalitarisme Ă©tait seulement une dĂ©rive parmi d’autres. Arendt dans The Human Condition sera amenĂ©e Ă  citer la tendance moderne Ă  faire de la politique une servante de l’économie comme une autre. Parce qu’une fois que la sphĂšre politique est simplement perçue comme l’appareil administratif et protecteur requis par le domaine Ă©conomique le foyer national », elle perd tout droit Ă  la dignitĂ©. Elle perd aussi son caractĂšre de premiĂšre arĂšne oĂč les ĂȘtres humains tentent de partager leur monde, le maintenant et le prĂ©servant contre une mer de forces naturelles ou quasi-naturelles destructrices. Le fait que ce ne soit pas une peur thĂ©orique ou simplement abstraite est visible dans la maniĂšre dont les activitĂ©s de production et de consommation, initialement relĂ©guĂ©es dans le domaine privĂ© ou familial, ont commencĂ© Ă  dominer la vie des citoyens ordinaires et les prĂ©occupations des leaders politiques et des faiseurs de politiques tout autour du globe. De plus en plus, la sphĂšre Ă©conomique absorbe toutes les autres. Cela nous amĂšne Ă  un autre thĂšme persistant dans l’Ɠuvre d’Arendt, celui qui est nĂ© aussi de son analyse du totalitarisme. Dans Les Origines du Totalitarisme, Arendt attire, de façon rĂ©pĂ©tĂ©e, l’attention du lecteur sur les coĂ»ts dĂ©vastateurs engendrĂ©s par l’abandon des responsabilitĂ©s civiques et du soin du monde public –les droits, les libertĂ©s et les institutions –à d’autres. De son point de vue, le dĂ©veloppement d’une attitude Ă©gocentrique ou bourgeoise vis-Ă -vis de la vie publique contribue Ă©normĂ©ment Ă  rendre le totalitarisme possible. LĂ  oĂč la vie civique est devenue une farce, on peut compter sur les forces de la barbarie culturelle pour remplir le vide. N’importe qu’elle minoritĂ© qui se retire de la vie civique ou accepte l’exil politique imposĂ© par la majoritĂ© risque de perdre non seulement ses droits civiques mais tout le reste. Tel fut le destin de la communautĂ© juive europĂ©enne, et une grande partie des Origines du Totalitarisme et de l’Ɠuvre ultĂ©rieure d’Arendt est consacrĂ©e Ă  souligner les dangers de ce qu’elle appelle l’aliĂ©nation du monde ». Enfin, Les Origines du Totalitarisme, laissĂšrent Arendt avec un puzzle qui influencera ses explorations futures. L’ouvrage initial, nĂ© de sa propre expĂ©rience comme rĂ©fugiĂ©e de la terreur nazie, a largement Ă©tĂ© Ă©crit avec le cas de l’Allemagne en tĂȘte. Cependant Arendt entendait appliquer son analyse tout aussi bien au totalitarisme soviĂ©tique. Elle Ă©tait cependant tout Ă  fait consciente de l’inadĂ©quation de son traitement du stalinisme. De plus, elle Ă©tait troublĂ©e par le fait qu’alors que le Nazisme Ă©tait une idĂ©ologie nĂ©e dans la rue » qui reprĂ©sentait une rupture radicale avec la tradition occidentale de la pensĂ©e politique, la gĂ©nĂ©alogie du Marxisme soviĂ©tique pouvait ĂȘtre associĂ©e Ă  l’Ɠuvre imposante de Karl Marx, philosophe allemand idĂ©aliste, et Ă  celle des philosophes français de l’Âge des LumiĂšres. Comment Ă©tait-il possible que ce fĂ»t un corpus de pensĂ©e avec un tel pedigree intellectuel qui avait su exprimer les espoirs humanitaires les plus forts de la gauche europĂ©enne, qui pĂ»t avoir servi de base Ă  une idĂ©ologie totalitaire fondĂ©e sur le dĂ©ni de la libertĂ© et de la dignitĂ© humaine ? Arendt commença Ă  suspecter que la pensĂ©e de Marx ne pouvait ĂȘtre si facilement isolĂ©e de sa dĂ©formation stalinienne. En 1951, alors qu’elle Ă©tait sur le point de finir Les Origines du Totalitarisme, elle proposa donc Ă  la fondation Guggenheim un projet sur les Ă©lĂ©ments de totalitarisme dans le Marxisme» pour rechercher ce lien. Arendt ne termina jamais son livre sur Marx. Dans sa proposition Ă  Guggenheim elle nota que accuser le Marxisme de totalitarisme revient Ă  accuser la tradition occidentale elle-mĂȘme de conduire nĂ©cessairement Ă  cette forme nouvelle et monstrueuse de gouvernement ». Alors que des gĂ©nĂ©alogies intellectuelles linĂ©aires du type HĂ©gĂ©lien n’ont jamais fait partie de son fonds de commerce, Arendt trouva que sa recherche sur Marx la conduisit Ă  reconsidĂ©rer en profondeur la tradition occidentale de la philosophie politique. S’il y avait cependant des Ă©lĂ©ments de totalitarisme dans le Marxisme », ils devaient ĂȘtre trouvĂ©es dans les idĂ©es centrales et l’appareil de concepts de base de Marx ; dans, par exemple, sa conception de la libertĂ© comme produit de la nĂ©cessitĂ© historique ; dans l’idĂ©e que l’espĂšce humaine fait l’histoire », d’abord de façon inconsciente puis plus tard avec volontĂ© et intention ; dans sa conception que la violence est accoucheuse de l’histoire » ; dans sa conception de l’action politique rĂ©volutionnaire qui, comme le processus de fabrication, consiste en un travail violent sur un matĂ©riau brut pour crĂ©er quelque chose de nouveau ; et, pour finir, dans sa prĂ©fĂ©rence pour les sujets collectifs –comme le prolĂ©tariat » et l’espĂšce humaine » –qui agissent en accord avec les supposĂ©s intĂ©rĂȘts de classe ou d’espĂšce. Le plus elle rĂ©flĂ©chissait sur Marx, le plus Arendt en vint Ă  la conclusion qu’il n’était pas du tout un ami de la libertĂ© humaine, et que ses idĂ©es et catĂ©gories fondamentales avaient gommĂ© les bases phĂ©nomĂ©nologiques de la plupart des expĂ©riences de politique de base comme le dĂ©bat entre divers Ă©gaux. Le choc rĂ©el, pour Arendt, fut cependant que Marx Ă©tait loin d’ĂȘtre seul Ă  cet Ă©gard. Le plus elle se plongeait dans les profondeurs de la tradition occidentale de la philosophie politique, le plus elle devenait convaincue que l’antipolitique » exprimĂ© dans la pensĂ©e de Marx avait des racines qui allaient jusqu’à Platon et Aristote. C’est, en d’autres termes, au commencement mĂȘme de la tradition occidentale de pensĂ©e politique qu’un cadre conceptuel hostile Ă  la participation populaire, Ă  la diversitĂ© humaine qu’Arendt traduit par pluralitĂ© » et au dĂ©bat entre Ă©gaux a Ă©tĂ© tracĂ©. Ce cadre a fourni l’architecture conceptuelle de base de la pensĂ©e occidentale avec des consĂ©quences Ă©normes sur notre façon de penser l’action politique, la libertĂ©, le jugement, et par-dessus tout, la relation entre la pensĂ©e et l’action. Avec ces prĂ©occupations Ă  l’esprit, le travail d’Arendt du milieu Ă  la fin des annĂ©es 1950 tenta une rĂ©orientation fondamentale de la thĂ©orie politique. Cette rĂ©orientation comporte deux moments. En premier lieu une lecture critique ou dĂ©constructrice » des penseurs canoniques » de Platon Ă  Marx, lecture visant Ă  rĂ©vĂ©ler les sources de l’hostilitĂ© de la tradition envers la pluralitĂ©, l’opinion et la politique du dĂ©bat et de la dĂ©libĂ©ration entre Ă©gaux. Ensuite, la tentative de fournir une description phĂ©nomĂ©nologique de base de la vie active vita activa, le mieux pour faire la distinction entre la capacitĂ© humaine pour les discours et l’action politique et des activitĂ©s liĂ©es Ă  la nĂ©cessitĂ© naturelle comme le travail dont le but est la subsistance ou au besoin de crĂ©er, Ă  travers l’Ɠuvre ou la fabrication, les choses durables qui constituent la dimension physique, objective de l’artifice humain ». Ces deux moments sont Ă©troitement reliĂ©s, puisqu’Arendt pensait que la tradition occidentale avait progressivement regroupĂ© ces composantes distinctes de la vie active travail, Ɠuvre et action, crĂ©ant alors un rĂ©seau de concepts qui distordirent fondamentalement l’expĂ©rience politique et la comprĂ©hension que nous en avons. Plus troublant, ces concepts eurent tendance Ă  produire une horreur morale chaque fois qu’ils furent appliquĂ©s de façon programmĂ©e au domaine des affaires humaines. Repenser l’action politique et le domaine public The Human Condition 1958 et les essais rassemblĂ©s dans Between Past and Future 1961 sont les rĂ©sultats de ce projet et marquent l’émergence d’Arendt comme un penseur politique d’un niveau et d’une profondeur vraiment stupĂ©fiants. On peut dire sans risques que ces livres, avec On Revolution 1963, constituent son legs le plus durable en thĂ©orie politique. Le lecteur les approchant pour la premiĂšre fois les trouvera, cependant, quelque peu dĂ©routants. Des thĂšmes centraux, comme la nature de la justice, sont Ă  peine abordĂ©s. A la place, l’énergie premiĂšre d’Arendt est focalisĂ©e sur la distinction entre les expĂ©riences fondamentales et les conditions prĂ©alables du domaine public ou politique par rapport aux autres sphĂšres de la vie Ă©conomique, sociale, personnelle, religieuse, etc.. Dans The Human Condition, en particulier, Arendt semble obsĂ©dĂ©e par la dĂ©marcation spĂ©cifique du politique par rapport aux autres sphĂšres. Arendt fut convaincu par son analyse du totalitarisme que beaucoup dans le monde moderne Ă©taient impatients de renoncer Ă  leur libertĂ© civique et leur responsabilitĂ©, se libĂ©rant par lĂ -mĂȘme du fardeau » de l’action indĂ©pendante et du jugement. Le dĂ©veloppement de mouvements totalitaires fut l’expression la plus spectaculaire de cette tendance, mais cette tendance peut aussi ĂȘtre identifiĂ©e dans les sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques libĂ©rales comme les États-Unis et dans la bureaucratie croissante des États-providence de l’Europe. Si une majoritĂ© des personnes dans un État donnĂ© pensent Ă  la libertĂ© politique essentiellement comme d’ĂȘtre libĂ©rĂ© de la politique comme aux États-Unis ou considĂšre la politique comme l’administration centralisĂ©e des besoins vitaux comme dans les États-providence europĂ©ens, alors le domaine public et sa libertĂ© caractĂ©ristique sont certains d’ĂȘtre en pĂ©ril. Bien entendu, l’histoire de la thĂ©orie politique peut difficilement ĂȘtre tenue responsable de la croissance de l’apolitique repli sur le domaine privĂ© » ou de la conversion en clients recevant des bĂ©nĂ©fices et des droits de l’État. NĂ©anmoins la tendance de la tradition d’interprĂ©ter les phĂ©nomĂšnes politiques selon les modĂšles hiĂ©rarchiques dĂ©rivĂ©s de la famille patriarcale ou du domaine de la production concoure, avec la montĂ©e du capitalisme et d’autres dĂ©veloppements sociaux, Ă  amoindrir tout ce qu’il peut rester d’autonomie politique dans la vie moderne. En effet, alors que les prĂ©occupations Ă©conomiques ont commencĂ© Ă  dominer la sphĂšre politique au XIXe et au XXe siĂšcle, il est devenu de plus en plus difficile de maintenir l’idĂ©e mĂȘme d’un domaine public relativement autonome, caractĂ©risĂ© par le dĂ©bat et la dĂ©libĂ©ration de citoyens passionnĂ©s. Arendt affronte cette difficultĂ© frontalement dans The Human Condition et Between Past and Future, remettant en cause chaque fois nos idĂ©es reçues sur ce qu’est la politique et ce qu’elle devrait ĂȘtre. Sa mĂ©thode n’est pas de dessiner un modĂšle de la politique authentique ou d’émettre autoritairement une sĂ©rie de dĂ©finitions mĂȘme si des critiques l’ont accusĂ© de ces deux fautes. C’est plutĂŽt de mettre Ă  jour et de rĂ©vĂ©ler ce qui a Ă©tĂ© doublement cachĂ© par l’expĂ©rience contemporaines et les catĂ©gories dont nous avons hĂ©ritĂ©es. D’oĂč les nombreuses rĂ©fĂ©rences d’Arendt Ă  la politique des anciennes citĂ©s grecques, en particulier Ă  l’AthĂšnes dĂ©mocratique. Elle fait appel Ă  l’expĂ©rience politique des citĂ©s grecques du Ve siĂšcle avant JĂ©sus Christ non parce qu’elle pense que la politique des Grecs anciens Ă©tait exempte en quoi que ce soit de violence brutale et de coercition systĂ©matique des femmes, des esclaves et d’autres ce n’était d’évidence pas le cas. Elle se tourne vers les Grecs, et AthĂšnes en particulier, plutĂŽt pour la simple raison que la premiĂšre floraison de la dĂ©mocratie fut parmi les plus Ă©clatantes et les plus intenses. La vie politique athĂ©nienne Ă©tait faite de paroles et d’opinions, donnait une place centrale Ă  la pluralitĂ© humaine et Ă  l’égalitĂ© entre les citoyens pour les Grecs les adultes mĂąles chefs de famille. La politique de l’AthĂšnes dĂ©mocratique, transformĂ©e par Arendt en une sorte d’idĂ©al type », reprĂ©sente l’expĂ©rience politique de base avant la distorsion ou pire, l’oubli dont elle souffrit de la part d’une tradition philosophique hostile. Le plus important parmi ces expĂ©riences fondamentales est la distinction claire entre les domaines privĂ© et public, une distinction que les citoyens athĂ©niens expĂ©rimentaient chaque fois qu’ils quittaient le foyer familial pour prendre part Ă  une assemblĂ©e ou parler dans l’agora. D’aprĂšs Arendt les Grecs identifiaient le foyer familial ou oikos avec des prĂ©occupations concernant la reproduction matĂ©rielle ou biologique. C’était la part de la vie humaine oĂč la nĂ©cessitĂ© exerçait son influence et oĂč la coercition –sous la forme de la domination du propriĂ©taire mĂąle sur sa famille et ses esclaves –était Ă  la fois inĂ©vitable et lĂ©gitime. Le domaine public reprĂ©sentĂ© par l’assemblĂ©e et l’agora Ă©tait, par ailleurs, celui de la libertĂ©. C’était un espace lĂ©galement institutionnalisĂ© et articulĂ© dans lequel des citoyens Ă©gaux se rencontraient pour la dĂ©libĂ©ration, le dĂ©bat, et les dĂ©cisions sur les affaires communes. C’était, de plus, l’espace oĂč quelqu’un acquĂ©rait une identitĂ© un moi public en plus et distinct du moi privĂ© du foyer. En mettant en Ă©vidence ces qualitĂ©s, Arendt n’est pas en train d’approuver la maniĂšre dont les Grecs structuraient leur domaine privĂ©. Elle souligne plutĂŽt la diffĂ©rence entre la sphĂšre politique la sphĂšre de l’égalitĂ© civique et de la libertĂ© et la sphĂšre Ă©conomique ou le domaine du foyer la sphĂšre de la hiĂ©rarchie, de la nĂ©cessitĂ© et de la coercition. Nous, modernes, avons perdu la clartĂ© de cette distinction Ă  cause de ce qu’Arendt appelle la montĂ©e du social » et la pĂ©nĂ©tration dans la vie publique des prĂ©occupations domestiques c'est-Ă -dire Ă©conomiques et administratives. Mais nous avons perdu cette distinction Ă  cause des philosophes en commençant par Platon qui a créé de fausses analogies entre les domaines politique et domestique, le mieux pour rendre plus naturelle la politique hiĂ©rarchisĂ©e et autoritaire Ă  ceux qui avaient Ă©tĂ© Ă©duquĂ©s dans une comprĂ©hension dĂ©mocratique de l’égalitĂ© civique. Pour rĂ©sumer la pensĂ©e d’Arendt le plus nous pensons le domaine public en termes de subsistance et de reproduction matĂ©rielle, le plus nous sommes prĂȘts Ă  accepter la hiĂ©rarchie en lieu et place de l’égalitĂ© civique ; le plus nous sommes prĂȘts Ă  percevoir un gouvernement par les Ă©lites de n’importe qu’elle sorte comme la quintessence de l’activitĂ© politique. La conclusion d’Arendt est que, Ă  strictement parler, gouverner n’a rien Ă  voir avec la politique authentique, puisque cela dĂ©truit l’égalitĂ© civique –l’égalitĂ© des droits et la participation, l’isonomie –c'est-Ă -dire la marque de relations politiques et d’un domaine public dĂ©mocratique. L’image de la sphĂšre publique qu’Arendt extrait des Grecs est extrĂȘmement sĂ©duisante et, pour ses critiques au moins, particuliĂšrement utopique. C’est l’image d’un espace public dans leq uel dĂ©bat et dĂ©libĂ©rations font ressortir les diffĂ©rents angles de vue sur une affaire ou un problĂšme, grĂące ux diffĂ©rentes perspectives individuelles que des citoyens ont sur le mĂȘme objet ». En effet, d’aprĂšs Arendt, la rĂ©alitĂ© mĂȘme du domaine public Ă©merge seulement Ă  travers l’échange vigoureux de paroles et d’opinions Ă©manant de perspectives multiples et diverses. LĂ  oĂč un tel Ă©change manque –ou lĂ  oĂč le manque d’intĂ©rĂȘt empĂȘche les individus d’articuler leurs opinions, leur ce qu’il m’apparaĂźt Ă  moi » –il ne peut y avoir de notion vivante d’une rĂ©alitĂ© publique. La politique ainsi conçue est Ă©videmment sujette Ă  toutes les limitations du jugement humain et toutes les ambigĂŒitĂ©s et ironies de l’action politique. Arendt ne se lassa jamais d’insister sur comment l’action politique – le partage de mots et d’actes » –invariablement emmĂȘle les acteurs politiques dans un rĂ©seau d’autres ĂȘtres agissant, avec le rĂ©sultat que n’importe qu’elle action crĂ©e des consĂ©quences imprĂ©vues et parfois illimitĂ©es et atteint rarement son but initial. Dans le cĂ©lĂšbre chapitre sur l’action de The Human Condition, elle insiste sur la faiblesse, le caractĂšre illimitĂ©, et l’imprĂ©visibilitĂ© » de l’action politique et du domaine des affaires humaines en gĂ©nĂ©ral. Cette insistance sur la contingence de l’action politique peut renforcer notre sentiment que la politique st un fardeau dĂ©plaisant, pris en charge uniquement par des individus hyper-responsables ou malheureusement trompĂ©s. Cependant, Arendt cĂ©lĂšbre cette contingence mĂȘme, voyant en elle de façon quasi-existentialiste une expression authentique de la tangibilitĂ© de la libertĂ© » que l’acteur expĂ©rimente chaque fois qu’il ou elle initie une nouvelle et imprĂ©visible sĂ©quence d’évĂšnements dans le domaine public. C’est Ă  travers des mots et des actes tout Ă  fait imprĂ©visibles que l’individu acteur non seulement dĂ©voile une identitĂ© publique unique, mais illumine le monde politique et moral partagĂ© par les citoyens. Il est conforme Ă  la grande tradition de l’occident de suivre cette ligne de pensĂ©e d’accuser la libertĂ© de prendre l’homme au piĂšge de la nĂ©cessitĂ©, de condamner l’action parce que ses rĂ©sultats tombent dans un filet prĂ©dĂ©terminĂ© de relations, entrainant invariablement avec eux l’agent qui semble aliĂ©ner sa libertĂ© dans l’instant qu’il en fait usage. On ne trouve apparemment de salut contre cette sorte de libertĂ© que dans le non agir, dans l’abstention totale du domaine des affaires humaines, seul moyen pour la personne de sauvegarder sa souverainetĂ© et son intĂ©gritĂ© »[1]. Arendt se rĂ©fĂšre au vieil adage de la philosophie et du christianisme qui recommande de se retirer du monde pour poursuivre soit une sagesse hors du temps, soit le salut personnel. Mais la rĂ©ponse de la philosophie au monde rude et sans pitiĂ© » de la politique dĂ©mocratique n’est pas simplement de conseiller le retrait dans la solitude de la pensĂ©e. Au contraire, avec la philosophie des Grecs anciens commence un effort important pour redĂ©finir l’action politique et la libertĂ© de façon Ă  ce que ces phĂ©nomĂšnes puissent ĂȘtre amenĂ©s Ă  un contrĂŽle rationnel et une direction hiĂ©rarchisĂ©e. Le premier pas dans cette reconceptualisation fut le façonnement de l’action politique d’aprĂšs ces activitĂ©s humaines dans lesquelles une bonne dose de contrĂŽle ou de maĂźtrise est, de fait, possible. Arendt crĂ©dite Platon de cette modĂ©lisation de l’action d’aprĂšs les lignes suggĂ©rĂ©es par le processus de fabrication. En imaginant l’organisation politique Ă  l’image d’un objet fabriquĂ©, Platon fut capable d’affirmer de façon plausible que la sagesse politique n’avait rien Ă  voir avec l’échange d’opinions entre pairs mais Ă©tait, en fait, une forme de connaissance d’expertise spĂ©cialisĂ©e, comme celle possĂ©dĂ©e par un sculpteur ou un mĂ©decin. En consĂ©quence l’expert » moral doit gouverner dans le domaine des affaires humaines, tandis que ceux ne disposant pas de cette connaissance doivent simplement obĂ©ir. Alors que la proposition de Platon dĂ©pendait, peut-ĂȘtre de maniĂšre douteuse pour nous, de sa thĂ©orie sur la transcendance des IdĂ©es, pour les versions ultĂ©rieures de ce qu’Arendt appelle la substitution traditionnelle du faire Ă  l’agir » ce n’est plus le cas. Nous trouvons un remarquable accord entre les penseurs politiques de l’Ouest sur le fait que l’action politique est, au mieux, un moyen par lequel une finalitĂ© extrapolitique –que ce soit le salut, la prĂ©servation de la vie, la protection de la propriĂ©tĂ©, ou l’auto-affirmation du peuple Volk –est assurĂ©e. MĂȘme Aristote, Ă  qui nous devons la distinction entre action praxis et fabrication poesis, voyait la politique essentiellement comme les moyens par lesquels une Ă©lite inculque une certaine idĂ©e de la vertu chez les citoyens ordinaires et les jeunes. Presque comme un seul homme, les philosophes politiques occidentaux sont passĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de la signification existentielle de l’action politique elle-mĂȘme, la capacitĂ© Ă©tonnante de dĂ©bat et de dĂ©libĂ©ration entre divers Ă©gaux pour produire une signification et doter la vie humaine d’un sens dont autrement elle manquerait. C’est cet Ă©chec qu’Arendt prend comme clĂ© pour ses propres rĂ©flexions sur la nature et le sens de la politique et du domaine public. Elle ne vise rien de moins que de fournir une apprĂ©ciation philosophique de l’action politique dans l’économie globale de l’existence humaine. Mener Ă  bien cette tĂąche requiert que la thĂ©orie politique retrouve certaines distinctions clĂ©s et les expĂ©riences sur lesquelles elles sont basĂ©es qui ont Ă©tĂ© perdues ou obscurcies par la tradition. Cela requiert aussi de repenser des concepts politiques centraux comme l’action, la libertĂ©, l’autoritĂ©, le jugement et le pouvoir puisque chacun de ces concepts a Ă©tĂ© dĂ©fini d’une façon largement instrumentale et donc antipolitique par une tradition hostile Ă  la pluralitĂ© humaine et aux incertitudes qui lui sont associĂ©es. The Human Condition et Between Past and Future sont dĂ©diĂ©s ce projet de repensĂ©e ainsi que On Revolution et le long essai On Violence 1970. The Human Condition exploite la poĂ©sie, le théùtre et la philosophie des Grecs anciens pour montrer, comment dans sa comprĂ©hension originale, l’action politique Ă©tait vue comme l’opposĂ© mĂȘme de la violence, de la coercition ou du gouvernement. C’était, dans la restitution d’Arendt, le partage des mots et des actes » par des Ă©gaux divers, dont l’agir ensemble », gĂ©nĂ©rait un pouvoir tout Ă  fait diffĂ©rent de la capacitĂ© Ă©nergĂ©tique Ă  imposer la volontĂ© d’un seul » que nous identifions gĂ©nĂ©ralement avec le pouvoir politique. La parole et la persuasion politiques entre Ă©gaux sont valables non seulement pour ce que cela permet par exemple la fondation et la prĂ©servation d’une citĂ© mais aussi pour le plaisir que cal procure for its own sake. De mĂȘme que l’exĂ©cution de l’action initiale dans un espace public des apparences », l’action politique manifeste la capacitĂ© de l’acteur pour la libertĂ©, dĂ©montre l’égalitĂ© avec ses pairs, et rĂ©vĂšle son identitĂ© unique, son moi public », de myriades de façons imprĂ©visibles. Arendt prolonge sa repensĂ©e des concepts fondamentaux dans On Revolution, son Ă©tude la plus complĂšte sur l’action politique moderne et la nature de la politique constitutionnelle. Travaillant contre les interprĂ©tations dominantes, libĂ©rale et marxiste, des rĂ©volutions françaises et amĂ©ricaines, elle dĂ©fend que la signification de la rĂ©volution moderne n’est pas la tentative courageuse mais vaine de vaincre la pauvretĂ© la question sociale » responsable selon elle de l’échec de la RĂ©volution Française ou l’établissement d’un gouvernement autolimitĂ© vu typiquement comme le grand rĂ©sultat de la RĂ©volution AmĂ©ricaine. Ce que les rĂ©volutions modernes ont plutĂŽt dĂ©montrĂ©, c’est comment des individus agissant ensemble avec un objectif commun peuvent crĂ©er un nouvel espace tangible de libertĂ© dans le monde, ne reposant sur rien de plus que la puissance implicite de leurs propres promesses et accords mutuels. Ce moment fondateur –la constitutio libertatis –fut un Ă©vĂšnement qui se produisit aprĂšs la lutte violente de libĂ©ration de l’oppression, lutte identifiĂ©e Ă  tort selon Arendt avec la rĂ©volution. La rĂ©volution, conçue correctement, se produisait dans le mĂȘme temps que la crĂ©ation d’un ensemble d’institutions politiques rĂ©publicaines. Ces institutions faisaient plus que limiter l’étendue du pouvoir politique par un systĂšme de contrĂŽle mutuel Checks and Balances ce qui rendait l’idĂ©e du centralisme soviĂ©tique anachronique. Elles dĂ©limitaient ainsi un nouvel espace pour la libertĂ© publique qui accroissait, en principe, les possibilitĂ©s de participation des citoyens ordinaires. D’aprĂšs Arendt la RĂ©volution Française n’a pas rĂ©ussi Ă  constituer un tel espace pour l’égalitĂ© civique et la libertĂ©, puisque son Ă©nergie principale Ă©tait dirigĂ©e vers l’amĂ©lioration des conditions de vie des masses souffrantes plutĂŽt que vers l’institution et la protection des droits civils et politiques. La RĂ©volution AmĂ©ricaine, cependant, fut capable d’effectuer la constitutio libertatis, grĂące Ă  l’adoption de la Constitution et l’accord de tous –fondateurs et citoyens ensemble –de la respecter. On Revolution marque un moment significatif dans la pensĂ©e politique d’Arendt, une progression presqu’aussi grande que son passage de l’analyse d’une nouvelle forme de gouvernement » le totalitarisme Ă  la considĂ©ration des phĂ©nomĂšnes fondamentaux de la politique. Son interprĂ©tation du moment rĂ©volutionnaire » contrecarre de façon trĂšs imagĂ©e l’expression donnĂ©e dans The Human Condition que la vĂ©ritable politique est une chose d’un passĂ© distant Grecs ou Romains. La mĂ©moire de la libertĂ©, de l’agir ensemble, l’agir de concert » s’avĂšre ĂȘtre beaucoup plus rĂ©cente. De plus le type de mots et d’actes » qui peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s de vĂ©ritable politique selon Arendt prend une tournure rĂ©solument moderne. Achille ne sert plus de symbole poĂ©tique de l’acteur politique par excellence, comme quelqu’un capable de crĂ©er sa propre histoire de vie en exĂ©cutant un seul acte hors du commun. Les nouveaux acteurs politiques servant de modĂšle sont les pĂšres fondateurs amĂ©ricains, dont les dĂ©bats et les dĂ©libĂ©rations concernant l’écriture et l’adoption de la Constitution sont prĂ©sentĂ©s par Arendt comme, en tout point, aussi exemplaires que ceux rencontrĂ©s chez HomĂšre ou Thucydide. Ce rĂ©sumĂ© peut faire rĂ©sonner On Revolution comme la cĂ©lĂ©bration sans critique des PĂšres Fondateurs » par une Ă©migrĂ©e reconnaissante. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Aussi admirative soit-elle des PĂšres Fondateurs, Arendt ne regarda jamais la RĂ©volution AmĂ©ricaine que comme, au mieux, un succĂšs partiel. Partiel parce que les pĂšres fondateurs n’ont pas rĂ©ussi Ă  crĂ©er un espace institutionnel qui permettrait au citoyen de devenir un participant du gouvernement ». L’ingĂ©nieux et nouveau systĂšme de gouvernement » inventĂ© par la Constitution, bien qu’extrĂȘmement efficace pour Ă©quilibre chacun des pouvoirs par un autre, rĂ©duisit l’importance de la participation politique de la base qui avait caractĂ©risĂ© la vie dans les communes et circonscriptions coloniales. C’est pour cette raison qu’Arendt ressuscite la proposition de Thomas Jefferson d’un systĂšme de circonscription » de conseils de citoyens locaux faisant le lien avec la crĂ©ation spontanĂ©e de conseils de travailleurs et de soldats qui accompagna le dĂ©but de la rĂ©volution de 1905 en Russie et de 1918 en Allemagne. Sa prĂ©occupation Ă©tait de trouver les moyens de revivifier l’amour du bonheur public », un amour qui avait animĂ© les hommes de l’action rĂ©volutionnaire » du XVIIIĂšme siĂšcle. Cependant tandis qu’Arendt cĂ©lĂšbre le bonheur public » qui vient d’ĂȘtre un participant du gouvernement », elle ne pense pas vraiment que l’engagement et la participation politiques en tant que tels soient nĂ©cessairement dignes d’éloge. Au contraire sauf si ces activitĂ©s sont entreprises dans un bon esprit, avec le souci du monde public et le respect pour les activitĂ©s de dĂ©bat et de dĂ©libĂ©ration, elles peuvent trĂšs bien devenir le vĂ©hicule de passions et d’intĂ©rĂȘts antipolitiques. La force principale de On Revolution est donc de nous faire douter qu’une rĂ©forme sociale radicale qualifie un authentique projet politique et de nous rendre suspicieux par rapport Ă  la passion sans mĂ©lange de faire le bien une passion qui a animĂ© beaucoup de politiques radicales des XIXĂšme et XXĂšme siĂšcles. Une des plus troublantes suggestions D’Arendt est que la politique animĂ©e par l’émotion et la compassion ou par les critiques sĂ©vĂšres d’une morale absolue est sure d’ĂȘtre impatiente avec le projet mĂ»rement rĂ©flĂ©chi de discussion et de compromis, prĂ©fĂ©rant Ă  la place l’action directe et souvent violente pour remĂ©dier aux maux de la sociĂ©tĂ©. De lĂ  vient sa suggestion encore plus troublante qu’une moralitĂ© appropriĂ©e doit venir de l’activitĂ© politique elle-mĂȘme plutĂŽt que d’ĂȘtre imposĂ©e de l’extĂ©rieur. En dĂ©pit de la cĂ©lĂ©bration par Arendt de l’action politique locale faite dans un bon esprit, elle ne peut ĂȘtre rĂ©ellement associĂ©e avec les avocats de la dĂ©mocratie directe » ou radicale. Son expĂ©rience du totalitarisme la conduisit Ă  insister trĂšs fortement sur l’importance d’institutions temporelles et d’un cadre lĂ©gal. Seulement lĂ  oĂč l’artifice mondain » a Ă©tĂ© Ă©tayĂ© par le type d’institutions créées par les PĂšres Fondateurs la libertĂ© politique peut survivre. Donc, alors qu’Arendt voit dans la RĂ©volution amĂ©ricaine le trĂ©sor perdu » d’une culture politique qui a gĂ©nĂ©ralement prĂ©fĂ©rĂ© assimiler la libertĂ© avec la poursuite du bonheur privĂ©, elle n’en blĂąme pour autant la constitution. Elle sait trop bien que la rĂ©volution permanente » est la forme de politique la plus destructrice et la plus vaine. Cette insistance sur le cadre institutionnel fournissant une maison » pour la libertĂ© dans le monde suggĂšre que Margaret Canovan a raison de situer la pensĂ©e politique D’Arendt dans la tradition rĂ©publicaine classique. Cette tradition qui commence de façon ambiguĂ« avec Aristote et inclut CicĂ©ron, Machiavel, Harrington, Montesquieu et Rousseau accorde une trĂšs grande importance Ă  la citoyennetĂ© active, la vertu civique, le gouvernement de la loi et l’égalitĂ© politique. Ce furent les ingrĂ©dients essentiels pour prĂ©server la rĂ©publique de la corruption interne et des menaces externes. Mais alors que Machiavel, Harrington et Rousseau mettent l’accent sur le type de vertu civique et de patriotisme trouvĂ© chez le citoyen soldat » prĂȘt Ă  sacrifier sa vie pour la prĂ©servation de la libertĂ© et de l’égalitĂ© rĂ©publicaines, Arendt insiste plus sur l’identification faite par Aristote de la citoyennetĂ© au jugement et Ă  l’autoritĂ©, et sur l’insistance de Montesquieu sur le fait que les lois de la rĂ©publique Ă©tablissent non seulement des frontiĂšres entre public et privĂ© et donc les limites Ă  l’action, mais aussi des relations rapports entre citoyens. Cela n’est pas surprenant, Ă©tant donnĂ©e l’insistance d’Arendt sur la pluralitĂ© humaine et le partage d’opinions diverses comme une condition sine qua non de toute politique digne de ce nom. Son expĂ©rience de la tentative du totalitarisme de crĂ©er un homme de dimension gigantesque » Ă  partir d’individus pluriels et uniques la rendit totalement septique vis-Ă -vis de tout essai d’inculquer un sens univoque du bien public chez les citoyens. D’un autre cĂŽtĂ© Arendt est vraiment d’accord avec Machiavel et de façon gĂ©nĂ©rale avec le courant dominant de la tradition rĂ©publicaine classique sur le fait que les ilots de libertĂ© » que les ĂȘtres humains ont Ă©tĂ© capables d’établir Ă  travers l’action conjointe ont Ă©tĂ© peu nombreux et Ă©loignĂ©s entre eux, et sont entourĂ©s par une mer de forces sociales et politiques hostiles. La chose publique » res publica est en constant d’ĂȘtre submergĂ©e, soit par les ennemis Ă  l’extĂ©rieur de la libertĂ©, ou par les citoyens oublieux des joies et des responsabilitĂ©s du bonheur public ». La derniĂšre possibilitĂ©, conclut Arendt avec regret, fut le destin de la RĂ©volution amĂ©ricaine, puisque des gĂ©nĂ©rations d’AmĂ©ricains –privĂ©s d’un espace institutionnel oĂč expĂ©rimenter le bonheur public » et les joies du dĂ©bat public, de la dĂ©libĂ©ration et de la dĂ©cision –en sont venues Ă  dĂ©finir la poursuite du bonheur » de façon croissante en termes privĂ©s et matĂ©rialistes. Pour Arendt la perte de l’esprit rĂ©volutionnaire » apparaĂźt comme une Ă©volution dangereuse, peut-ĂȘtre mĂȘme fatale, pour la santĂ© de la RĂ©publique. La rencontre d’Arendt, Ă  son procĂšs de JĂ©rusalem, avec un Adolf Eichmann incapable de penser » la mena Ă  rĂ©flĂ©chir longuement sur la possibilitĂ© que notre capacitĂ© de penser –par un dialogue interne avec nous-mĂȘmes –pouvait ĂȘtre cruciale pour notre capacitĂ© Ă  rendre des jugements politiques et moraux et pour nous prĂ©server de la complexitĂ© avec le mal politique. Dans son essai de 1971, PensĂ©e et ConsidĂ©rations morales, elle pose le problĂšme ainsi Est-ce que la question du bien ou du mal, notre facultĂ© pour distinguer le juste du faux, pourrait ĂȘtre connectĂ©e avec notre capacitĂ© Ă  penser ? ...Est-ce que l’activitĂ© de penser en tant que telle ...fait partie des conditions qui empĂȘche de faire le mal ou mĂȘme conditionne » contre lui ? ». La rencontre d’Arendt avec Eichmann la conduisit Ă  se focaliser de façon croissante sur les activitĂ©s de la pensĂ©e et du jugement en tant qu’elles sont reliĂ©es avec la politique. Mais ce serait un tort de conclure qu’Arendt, ayant dĂ©diĂ© une grande Ă©nergie intellectuelle et passion Ă  l’action politique, saisit l’importance de ces activitĂ©s rĂ©flexives seulement tardivement. Comme Richard Bernstein le suggĂšre, la pensĂ©e et le jugement peuvent ĂȘtre perçus comme des thĂšmes persistants de sa pensĂ©e politique. Cette prĂ©occupation anime son analyse des idĂ©ologies qui tuent la pensĂ©e dans Les Origines du Totalitarisme et ses rĂ©flexions sur le problĂšme de comprendre et de juger proprement un phĂ©nomĂšne sans prĂ©cĂ©dent et initialement incomprĂ©hensible comme le totalitarisme dans Les Origines du Totalitarisme et l’essai de 1953, ComprĂ©hension et Politique. Son intĂ©rĂȘt pour le jugement est dĂ©veloppĂ© ailleurs dans ses considĂ©rations sur les liens entre opinions, faits, dĂ©libĂ©ration et jugement des annĂ©es 1960 La crise de la culture 1960 et VĂ©ritĂ© et Politique 1967. La Il reçoit son articulation la plus extensive mais non dĂ©finitive dans ses lectures sur La Philosophie Politique de Kant publiĂ©es aprĂšs sa mort sĂ©lectionnĂ©es Ă  partir d’un sĂ©minaire donnĂ© en 1970 et dans les deux volumes de La Vie de l’Esprit 1976. Le troisiĂšme volume de ce dernier ouvrage –sur le jugement –est restĂ© non Ă©crit du fait de la mort de Hannah Arendt Ă  l’ñge de 69 ans en 1975. Cependant en dĂ©pit de la prĂ©sence de cet intĂ©rĂȘt depuis le tout dĂ©but de son travail thĂ©orique, il apparait effectivement un changement significatif dans l’exigence de la pensĂ©e de Hannah Arendt Ă  la fi des annĂ©es 1960 et au dĂ©but des annĂ©es 1970. Elle semble passer de l’élucidation de la nature et de la signification de l’action politique Ă  une considĂ©ration du rĂŽle que la pensĂ©e, la volontĂ© et le jugement jouent, non seulement dans nos vies morale et politique, mais comme des facultĂ©s indĂ©pendantes qui constituent La Vie de l’Esprit. Beaucoup a Ă©tĂ© dit sur cette progression dans les Ă©crits universitaires sur Arendt. Il semble que la thĂ©oricienne prééminente de la vita activa a conclu sa vie en rĂ©engageant la vita contemplativa et son premier amour », la philosophie –cette fois-ci sans dĂ©noncer son caractĂšre antipolitique ». Le fait que l’intĂ©rĂȘt d’Arendt pour la facultĂ© de jugement de l’acteur politique dans les essais de 1960 se dĂ©place sur celle du spectateur dĂ©tachĂ© dans ses lectures sur Kant de 970 tend Ă  donner du crĂ©dit Ă  cette vision. Nous passons d’une analyse des modes de pensĂ©e et de jugement appropriĂ©s pour les citoyens engagĂ©s dans le dĂ©bat et la dĂ©libĂ©ration Ă  une analyse du pouvoir rĂ©dempteur des jugements rendus rĂ©trospectivement par le poĂšte ou l’historien. Le dernier type de jugement aide Ă  nous rĂ©concilier avec la rĂ©alitĂ© », mĂȘme quand –en particulier quand –la rĂ©alitĂ© est horrible et au-delĂ  de toute comprĂ©hension. Je ne veux pas rentrer dans le dĂ©bat pour savoir si Arendt a une ou deux thĂ©ories du jugement. Non que je pense qu’il soit plausible de suggĂ©rer qu’Arendt en soit venue Ă  abandonner son exigence sur ce que Jerome Kohn appelle la prioritĂ© du politique » en faveur d’une forme sĂ©culaire de thĂ©odicĂ©e. Il est mieux, je pense, de voir cette phase de l’Ɠuvre d’Arendt comme une tentative de penser Ă  travers la tension entre la vie du citoyen et la vie de l’esprit. A de nombreux Ă©gards, cette tension occupa la pensĂ©e d’Arendt Ă  travers sa carriĂšre intellectuelle, trouvant une expression notable dans ses rĂ©flexions sur l’hostilitĂ© des philosophes et penseurs Ă  la bios politikos, et sa description touchante de Socrate comme le premier, et peut-ĂȘtre le dernier, citoyen philosophe. Qu’arrive-t-il Ă  cette tension entre la vie de l’action et la vie de l’esprit dans le dernier ouvrage d’Arendt ? Si elle n’abandonne pas simplement l’action pour la pensĂ©e, tente-t-elle, peut-ĂȘtre de rĂ©soudre ou dĂ©passer la tension entre ces deux activitĂ©s ? Il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© par certains que le troisiĂšme volume de La Vie de l’Esprit, consacrĂ© au jugement, aurait fournit une telle synthĂšse, une formulation finale, en forme de couronnement, dans laquelle action et pensĂ©e auraient reçu chacun leur du et auraient Ă©tĂ© rĂ©conciliĂ©s dans l’activitĂ© de juger. Le jugement, d’aprĂšs Arendt, est la facultĂ© qui ramĂšne sur terre la pensĂ©e –solitaire, abstraite et tournĂ©e vers les invisibles » –la rendant manifeste dans le monde des apparences ». D’oĂč sa caractĂ©risation du jugement comme le sous-produit » de la pensĂ©e dans PensĂ©e et ConsidĂ©rations morales. Alors qu’Arendt combat catĂ©goriquement les idĂ©es HĂ©gelo-marxistes de l’unitĂ© de la thĂ©orie et de la pratique », son dernier ouvrage cependant offre la suggestion tentante que le jugement est le lien manquant entre la pensĂ©e et l’action. Il est tentant de conclure qu’Arendt, Ă  la fin de sa vie, dĂ©passa la distinction forte et sans compromis entre penser et agir qui constitue, pour l’essentiel, l’architecture de son Ɠuvre antĂ©rieure. Sa description phĂ©nomĂ©nologique de l’activitĂ© de penser dans la Vie de l’Esprit insiste sur son caractĂšre solitaire, le fait que penser demande un retrait du monde ». la pensĂ©e, Ă  son niveau le plus profond –la pensĂ©e philosophique –est, d’aprĂšs Arendt, toujours engagĂ©e dans une guerre interne » avec le sens commun le sixiĂšme sens » qui nous installe dans un monde des apparences partagĂ© avec les autres. C’est un processus sans fin, une quĂȘte ouverte pour comprendre, qui ne produit ni savoir ni sagesse pratique. De ce fait tous les penseurs authentiques cultivent une aliĂ©nation du monde –ils prennent la couleur du mort » –pour mieux prolonger leur expĂ©rience initiale d’étonnement devant l’existence, un Ă©tat de pathos de l’ñme qui comme Platon nous le rappelle se situe Ă  l’origine mĂȘme de la philosophie. Bien entendu, Arendt ne nie pas qu’il existe d’autres modes de pensĂ©e, non philosophiques, qui sont cruciaux Ă  la fois pour l’agent qui agit et qui juge. La pensĂ©e reprĂ©sentative » –la capacitĂ© de penser Ă  la place de quelqu’un d’autre –est spĂ©cifiquement dĂ©crite comme un mode de pensĂ©e politique qui facilite le prononcĂ© de jugements valides. De la mĂȘme maniĂšre, le dialogue de moi avec moi-mĂȘme » qui constitue la pensĂ©e a pour effet d’introduire une sorte de pluralitĂ© au sein du moi. Cette pluralitĂ© se situe Ă  la racine de la conscience elle-mĂȘme, lui permettant d’ĂȘtre plus que la simple intĂ©riorisation des normes sociales ou des croyances. Nous devons, cependant, voir ces modes, appropriĂ©s au niveau moral, de rĂ©flexion comme des formes de la pensĂ©e ordinaire » que nous sommes en droit d’attendre de chaque adulte. D’oĂč le choc d’Arendt –et le notre –quand nous rencontrons la pure absence de pensĂ©e » de quelqu’un comme Eichmann, dont la conscience » Ă©tait presque entiĂšrement dĂ©finie par sa situation et ses devoirs et qui le conduisit donc, avec enthousiasme, Ă  commettre les crimes les plus inimaginables. L’apprĂ©ciation d’Arendt sur les horreurs permises par la croyance idĂ©ologique, combinĂ©e avec son expĂ©rience d’individus qui, comme Eichmann, Ă©choue Ă  penser et donc Ă  juger, la conduisit Ă  plaider constamment pour la capacitĂ© Ă  avoir une pensĂ©e et un jugement indĂ©pendants personnels. Elle plaide pour cette capacitĂ© mĂȘme quand elle menace de dissoudre les vertus morales d’une culture ou quand elle place ceux qui jugent en dĂ©calage, non seulement avec la majoritĂ©, mais aussi avec le goĂ»t moral » de son Ă©poque. Ce n’est pas pour rien qu’elle pose Socrate comme le modĂšle » du penseur dont la capacitĂ© Ă  saper les coutumes et les conventions conduit Ă  une amĂ©lioration du jugement moral. Parce que c’est seulement en dĂ©veloppant la capacitĂ© Ă  penser indĂ©pendamment et par soi-mĂȘme » que l’individu peut espĂ©rer Ă©viter la catastrophe morale dans des situations oĂč tout le monde est emportĂ© » par une vague de conviction et d’enthousiasme mal placĂ©e. Nous voyons comment Arendt Ă©quilibre son appel de The Human Condition Ă  un sens de la communautĂ© » renforcĂ© avec une forte apprĂ©ciation de l’indĂ©pendance morale et intellectuelle, une apprĂ©ciation morale du point de vue des parias ». Dans La Vie de l’Esprit, cependant, Arendt ne s’intĂ©resse pas Ă  la pensĂ©e engagĂ©e ou politique, mais Ă  ce qui faute d’un meilleur terme peut ĂȘtre appelĂ© la pensĂ©e extraordinaire » ou philosophique. En fait, sa derniĂšre Ɠuvre insiste de façon aussi catĂ©gorique que The Human Condition sur le fait que cette activitĂ© est dans la plus grande tension possible non seulement avec la vie du citoyen, mais avec l’existence mondaine en gĂ©nĂ©ral. De fait, alors qu’elle avait le plus grand respect possible pour des penseurs extraordinaires » de Platon Ă  Heidegger, elle continua Ă  se mĂ©fier d’eux. Seul Socrate, de son point de vue, fut capable de pratiquer Ă  la fois la pensĂ©e ordinaire et la pensĂ©e extraordinaire sans sacrifier l’une Ă  l’autre. Cela suggĂšre-t-il qu’il existe une sorte de stagnation dans la pensĂ© d’Arendt, une absence de volontĂ© tĂȘtue de modifier ses trop strictes dĂ©finitions et oppositions ? Il n’y a pas de doute que dans certains cas –par exemple sa distinction entre le politique et le social ou le public et le privĂ© –Arendt fut trop rigide pour son propre bien. Pour ce qui concerne la distinction entre la vie de l’esprit et la vie du citoyen ce n’est, cependant, pas le cas. En mettant au centre de sa rĂ©flexion sur la politique et la tradition cette opposition, Arendt est loin de dire que la vie du citoyen est ou devrait ĂȘtre sans esprit ». Ses appels rĂ©pĂ©tĂ©s au dĂ©bat, Ă  la dĂ©libĂ©ration, au jugement et sa perspective sur la formation de l’opinion mettent en avant les capacitĂ©s rationnelles et morales des citoyens ordinaires. Son intention fut, plutĂŽt, de nous rappeler qu’il ne peut y avoir de synthĂšse facile entre ces deux modes de vie opposĂ©s. Entre la vie du citoyen et celle du philosophe le choix est inĂ©vitablement tragique. ConfrontĂ©e Ă  ce choix, ne biaisa jamais. Elle fut un penseur, mais un penseur qui de façon constante et rĂ©solue mit son poids du cĂŽtĂ© de la vie politique, de la vie civique, animĂ©e par le goĂ»t pour la chose publique, le souci du monde » et une indĂ©pendance de jugement. HantĂ©e par l’échec de beaucoup Ă  rĂ©sister au dĂ©veloppement du totalitarisme et suspicieuse par rapport Ă  la tradition philosophique dont la quĂȘte de la sagesse conduisit Ă  dĂ©valuer, Ă  la fois, la politique et la pluralitĂ© humaine, elle consacra ses considĂ©rables talents intellectuels Ă  rĂ©vĂ©ler le sens insoupçonnĂ© d’une vie consacrĂ©e Ă  la prĂ©servation active de la libertĂ© mondaine. LerĂ©gime soviĂ©tique procĂšde Ă  l’éliminqtion des Koulaks et Ă  la collectivisation des terres. C)Le rĂ©gime totalitaire stalinien Le rĂ©gime devient totalitaire avec la « grande terreur » : Staline

La Guerre Civile espagnole s’achĂšve en 1939 et donne lieu Ă  la dictature du gĂ©nĂ©ral Francisco Franco. Triomphe du fascisme, du catholicisme le plus conservateur et de l’armĂ©e, le rĂ©gime franquiste se dĂ©finit comme Ă©tant totalitaire mais Ă©galement pragmatique, puisque cette dictature perdure pendant prĂšs de quarante ans, tĂ©moignant de sa capacitĂ© Ă  s’adapter au fil du temps. Elle illustre les idĂ©aux de son chef nationalisme, patriotisme, catholicisme, mais Ă©volue, et laisse d’ailleurs places Ă  diffĂ©rentes pĂ©riodes bien dĂ©limitĂ©es de l’Histoire espagnole. Les bases et fondements du Franquisme NĂ© Ă  l’issue de la Guerre civile, l’Etat franquiste se caractĂ©rise par un autoritarisme extrĂȘme, oĂč tous les pouvoirs sont concentrĂ©s entre les mains de son leader unique, aux traits antidĂ©mocratiques avec une rĂ©pression forte. Les statuts autonomes des diffĂ©rentes rĂ©gions espagnoles sont ainsi abolis, afin d’unir et centraliser l’Etat, reflet au niveau Ă©tatique de la concentration et unicitĂ© des pouvoirs que l’on retrouve dans la figure du chef unique, mais Ă©galement son dĂ©sir de patriotisme. C’est sans surprise que l’on retrouve une trĂšs rigide censure, souvent propre aux dictatures, quant aux moyens de communication, d’ailleurs dĂ©tournĂ©s pour devenir outils de propagande franquiste. Trois grands piliers permettent au Franquisme de perdurer pendant de longues dĂ©cennies l’armĂ©e, le parti unique et l’Eglise catholique. En effet, de nombreux ministres et membres du gouvernement sont des militaires de carriĂšre, tandis que le parti unique, la Falange Espagnole Traditionaliste et des JONS FET et des JONS dote le rĂ©gime de ses bases idĂ©ologiques. L’Eglise contrĂŽle la quasi-totalitĂ© du systĂšme Ă©ducatif et transmet ses valeurs dans la sociĂ©tĂ© espagnole. Les diffĂ©rentes classes sociales rĂ©agissent de trois façons Ă  la dictature le soutien, la passivitĂ© et le rejet. Les Ă©lites Ă©conomiques rĂ©cupĂ©rant le pouvoir Ă©conomique, social et politique perdu pendant la Second RĂ©publique apportent Ă©videmment leur soutien au nouveau rĂ©gime, qui peut Ă©galement compter sur les propriĂ©taires agricoles du nord de l’Espagne. Une partie importante des classes populaires s’oppose elle au rĂ©gime, s’estimant perdante de la Guerre Civile. Cependant, la peur et la rĂ©pression ainsi que la pauvretĂ© et la misĂšre caractĂ©risant une grande partie de la dictature font que la majoritĂ© des classes populaires optent pour une attitude de passivitĂ© politique. La culture dans l’Espagne de Franco Comme dans beaucoup d’autres rĂ©gimes dictatoriaux, la censure affecte de façon importante les activitĂ©s intellectuelles et donc a de forts Ă©chos sur la culture. Si les moyens de communications sont fortement atteints, le cinĂ©ma et le théùtre le sont Ă©galement et sont ainsi victimes d’une double censure. Le rĂ©gime a une influence trĂšs forte sur la scolaritĂ© et l’éducation, avec des rĂ©formes concernant les programmes de Bachillerato, l’équivalent du baccalaurĂ©at espagnol, mais Ă©galement au niveau supĂ©rieur Ă  l’UniversitĂ©. On peut cependant noter qu’en 1970 est promulguĂ©e la loi gĂ©nĂ©rale d’Education du Ministre Villar PalasĂ­ qui rĂ©forme tout le systĂšme Ă©ducatif de façon radicale et rend la scolarisation obligatoire jusqu’à 14 ans. L’autarcie franquiste 1939-1951 La premiĂšre pĂ©riode du rĂ©gime franquiste se dĂ©finit par l’autarcie, caractĂ©risĂ©e par une tendance Ă  l’autosuffisance Ă©conomique, une politique antilibĂ©rale et anticommuniste, et surtout le rationnement. Ainsi, au niveau agricole, la politique se concentre dans la rĂ©cupĂ©ration de la production et les terres expropriĂ©es durant la Seconde RĂ©publique et la Guerre Civile sont rendues Ă  leurs anciens propriĂ©taires. Des organismes tels que le Service National du BlĂ© Servicio Nacional del Trigo qui permettent la commercialisation et la vente des produits agricoles. Le rĂ©gime agit au niveau industriel, notamment avec la promulgation de lois propres Ă  une Ă©conomie de guerre promouvant l’autosuffisance et le dĂ©veloppement des industries d’armement en 1939, et la crĂ©ation de l’Institut National de l’Industrie en 1941 pour la crĂ©ation d’industries basiques et essentielles. Si la dictature prĂ©tend se moderniser, elle fait cependant face Ă  de nombreuses difficultĂ©s suite Ă  un dĂ©faut de matiĂšres primaires et un manque de structures indispensables Ă  l’industrialisation. La libĂ©ralisation du rĂ©gime 1950-1975 Si l’Espagne est d’abord Ă©loignĂ©e du plan Marshall, qui a permis la reconstruction de nombreux pays d’Europe Ă  la fin de la Seconde Guerre Mondiale, son isolement international prend fin quand le pays intĂšgre l’ONU en 1955. En 1957, un nouveau gouvernement est d’ailleurs formĂ©, dont se distinguent Carrero Blanco et Laureano LĂłpez RodĂł afin de se diriger vers une modernisation Ă©conomique qui va permettre un dĂ©veloppement important lors des annĂ©es 1960. Cette dĂ©cennie se caractĂ©rise ainsi par un dĂ©veloppement spectaculaire de l’économie espagnole avec un processus trĂšs rapide de transformation et de modernisation. C’est d’ailleurs, entre autres, cette Ă©volution qui a permis au rĂ©gime de Franco de perdurer jusqu’à 1975. Des mesures libĂ©ralisatrices sont entreprises sous le nouveau gouvernement, menĂ©es par les ministres Alberto Ullastres et Mariano Navarro Rubio, qui prĂ©parent le Plan de Stabilisation de 1959. Les objectifs sont clairs trouver un Ă©quilibre de l’économie au niveau interne mais Ă©galement externe. Les Plans de DĂ©veloppement permettent au pays de vivre une croissance extraordinaire dans les annĂ©es 60. Le Premier Plan de 1964 Ă  1967 donne lieu Ă  des rĂ©sultats positifs puisque le PNB augmente. Pourtant, la stabilitĂ© n’est pas atteinte et le secteur public n’adhĂšre DeuxiĂšme Plan de 1968 Ă  1971 prĂ©voit une croissance amoindrie par rapport au plan antĂ©rieur qui est cependant TroisiĂšme Plan de 1972 Ă  1975 ne prĂ©sente pas de nouveautĂ©s quant aux deux prĂ©cĂ©dents, ce qui n’empĂȘche pas d’atteindre de hauts taux de croissance. La chute du rĂ©gime La fin de la dictature voit croĂźtre la majeure prĂ©occupation de Franco, qui est celle d’assurer la continuitĂ© de son rĂ©gime aprĂšs sa mort. Cependant, d’un autre cĂŽtĂ©, l’opposition croĂźt de plus en plus, notamment grĂące aux Ă©tudiants, les groupuscules terroristes mais Ă©galement le retour et la crĂ©ation de partis politiques. En 1973 le chef du gouvernement, Carrero Blanco, meurt dans un attentat organisĂ© par le groupe basque ETA, ce qui coĂŻncide avec le dĂ©but du dĂ©clin du rĂ©gime franquiste. Franco dĂ©cide alors de nommer comme successeur Arias Navarro, remplaçant Carrero Blanco. Ce nouveau chef de gouvernement fait cependant l’erreur de rĂ©aliser des concessions entre l’ouverture du rĂ©gime et la continuitĂ©, donnant lieu Ă  une double opposition. La situation de tension politique, Ă©conomique et sociĂ©tale, ainsi que l’opposition croissante au gouvernement font qu’à la mort de Franco en 1975 s’initie alors une pĂ©riode de transition vers la dĂ©mocratie, qui met fin au rĂ©gime dictatorial. Michel Marie-Juliette

Ilfait construire de gigantesques complexes industriels qui servent autant la propagande du rĂ©gime que le dĂ©veloppement de la production. Le stakhanovisme devient la norme. Ce hirondelle52 Bonne annĂ©e!En 2022, le rĂ©gime autoritaire stalinien n'est pas Ă©radiquĂ©, mĂȘme s'il est moins violent, mais ses principes restent en place, avec un dĂ©veloppement de la propriĂ©tĂ© privĂ©e , les nationalisations , l'explosion de l'Union SoviĂ©tique , les techniques d'influence mondiale ont changĂ©, et se veulent plus sournoises, mais la censure, le contrĂŽle des individus est toujours aussi intense ,et il est renforcĂ© par les nouvelles technologies, dans l'indiffĂ©rence des pays europĂ©ens. 0 votes Thanks 0 Lespoints communs des rĂ©gimes totalitaires. Des dictatures qui s'incarnent dans l'obĂ©issance absolue Ă  un chef suprĂȘme. Des sociĂ©tĂ©s soumises, encadrĂ©es, endoctrinĂ©es et dirigĂ©es. Des rĂ©gimes de Terreur et d'oppression : une violence d'État. Les spĂ©cificitĂ©s idĂ©ologiques des rĂ©gimes totalitaires. En Union soviĂ©tique, le
Annales gratuites Brevet SĂ©rie CollĂšge L'URSS, un rĂ©gime totalitaire Le sujet 2001 - Brevet SĂ©rie CollĂšge - Histoire - GĂ©ographie - Etude de documents LE SUJET L'UNION SOVIETIQUE DE STALINE UN REGIME TOTALITAIRE. DOCUMENT 1 Affiche de 1937 en l'honneur de Staline. DOCUMENT 2 Lettre d'un paysan au journal Notre Village, vers1930. "Camarades, vous Ă©crivez dans votre journal que tous les paysans pauvres et moyennement aisĂ©s adhĂšrent volontairement au kolkhoze, mais ce n'est pas vrai. Ainsi, dans notre village, tous n'entrent pas au kolkhoze de bon grĂ©. Quand circula le registre des adhĂ©sions, 25 % seulement signĂšrent, tandis que 75 % s'abstenaient. Ils ont collectĂ© les semences par la terreur, en multipliant procĂšs-verbaux et arrestations. Si quelqu'un exprimait son opposition, on le menaçait d'emprisonnement et de travail forcĂ©. Vous vous ĂȘtes trompĂ©s sur ce point, Camarades la vie collective peut exister seulement Ă  condition que la masse entiĂšre des paysans l'adopte volontairement, et non par force [...] Je vous prie de ne pas rĂ©vĂ©ler mon nom, car les gens du Parti seraient furieux." DOCUMENT 3 Extrait d'un article de B. Souvarine, exilĂ© russe en France. "On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne d'extermination accomplie par Staline Ă  l'intĂ©rieur de l'URSS depuis quelque trois ans et en particulier l'annĂ©e derniĂšre. [...] On a eu connaissance de procĂšs incomprĂ©hensibles, sanctionnĂ©s par l'exĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. [...] On s'est plus qu'Ă©tonnĂ© d'apprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l'armĂ©e, on s'accorde en URSS Ă  admettre plus de trente mille disparitions en majoritĂ© suivies d'exĂ©cutions capitales. [...] Staline a entrepris la destruction physique de deux gĂ©nĂ©rations de communistes et de socialistes. Il considĂšre leur existence comme incompatible avec son pouvoir." Boris SOUVARINE, exilĂ© russe en France, Ă©crit dans le Figaro du 29 octobre 1938. QUESTIONS 8 points 1 - D'aprĂšs le document 1, relevez deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ©. 2 - En quoi les documents 1 et 2 s'opposent-ils ? De quel "Parti" est-il question dans le document 2 ? 3 - Qui sont les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 ? Indiquez le motif de leur Ă©limination. A quoi fait allusion l'expression en caractĂšres gras dans le document 3 ? PARAGRAPHE ARGUMENTE 10 points A l'aide des documents et de vos connaissances, rĂ©digez un paragraphe argumentĂ© d'une vingtaine de lignes dans lequel vous montrerez que les mĂ©thodes du rĂ©gime stalinien sont totalitaires. LE CORRIGÉ I - ANALYSE DU SUJET Le sujet correspond Ă  la premiĂšre partie du programme " 1914-1945 guerres, dĂ©mocratie, totalitarisme", chapitre deux "L'URSS Ă  l'Ă©poque de Staline". Ce sujet, en apparence facile, prĂ©sente en fait une difficultĂ©. Son intitulĂ© "L'Union soviĂ©tique de Staline un rĂ©gime totalitaire" invite le candidat Ă  dĂ©finir la notion de totalitarisme et Ă  en dĂ©velopper les diffĂ©rents aspects, politiques, Ă©conomiques et sociaux. Mais les documents comme l'intitulĂ© du paragraphe argumentĂ© sont axĂ©s sur les mĂ©thodes du rĂ©gime plus que sur le totalitarisme en tant que tel. Les trois documents qui illustrent le sujet portent donc essentiellement sur les mĂ©thodes du rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique. Ces trois documents sont de facture classique et se retrouvent dans la plupart des manuels. Les questions les concernant sont assez simples. II - LES CONNAISSANCES ESSENTIELLES A - REPONSES AUX QUESTIONS Question 1 Les deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ© sont - Sa prĂ©sence le seul homme de l'affiche parmi les femmes soviĂ©tiques et sa taille plus importante que celle des autres personnages ; - Le regard admiratif et heureux des femmes qui s'Ă©lĂšve vers le "petit pĂšre des peuples". Question 2 - Les documents 1 et 2 s'opposent parce que dans le document 1, on voit le consentement, le bonheur et la reconnaissance du peuple Ă  l'Ă©gard de son chef, alors que dans le document 2, la lettre du paysan mentionne le refus de l'adhĂ©sion des paysans au kolkhoze contrainte au consentement et les mĂ©thodes violentes utilisĂ©es rĂ©quisition des semences, arrestations. On est donc loin du consensus et du bonheur qui "Ă©manent" du document 1. - Le parti dont il est question dans le document 2 est le parti communiste. Question 3 - Les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 sont les paysans document 2, les membres du parti communiste et les principaux chefs militaires; - Le motif de leur Ă©limination est la rivalitĂ©, la concurrence qu'ils pourraient reprĂ©senter pour Staline, pour son pouvoir; - l'expression en caractĂšre gras du document 3 fait allusion aux grands procĂšs de Moscou de 1936 Ă  1938 qui sont l'un des repĂšres chronologiques du programme. B - Paragraphe argumentĂ© Dans une courte phrase introductive du sujet, il Ă©tait bon de donner quelques Ă©lĂ©ments bibliographiques sur Staline chef du parti communiste, puis chef incontestĂ© de l'Etat Ă  partir de 1928 aprĂšs l'Ă©limination des principaux opposants rĂ©els ou supposĂ©s ; il dirigera l'URSS jusqu'Ă  sa mort en 1953. Il fallait ensuite Ă©voquer les aspects du totalitarisme stalinien mentionnĂ©s par les documents et les mĂ©thodes pour les imposer. Dans le domaine Ă©conomique, l'Ă©conomie est collectivisĂ©e Ă  partir de 1928 avec, dans l'agriculture la crĂ©ation des kolkhozes et des sovkhozes. La mĂ©thode utilisĂ©e est la terreur. Les opposants Ă©taient arrĂȘtĂ©s et emprisonnĂ©s document 2, dĂ©portĂ©s dans les camps de travail du goulag, ou fusillĂ©s. On pouvait prĂ©ciser ici que tous ces dĂ©portĂ©s ont constituĂ© une main-d'Ɠuvre inĂ©puisable et gratuite pour les grands chantiers industriels de l'Oural ou de la SibĂ©rie. Le document 3 permettait d'aborder le contrĂŽle dictatorial de la sociĂ©tĂ© par le parti et la police politique, contrĂŽle qui touchait tous les SoviĂ©tiques, y compris ceux situĂ©s au sommet de l'Ă©chelle politique ou militaire. Staline Ă©tait le seul maĂźtre du pouvoir et le parti communiste, le seul parti autorisĂ© ses dirigeants n'Ă©taient pas Ă  l'abri de la paranoĂŻa du "maĂźtre". Aucune opposition n'Ă©tait donc tolĂ©rĂ©e. Le document 1 mettait en relief l'embrigadement de la sociĂ©tĂ© par la propagande, le but de cette propagande Ă©tant la glorification du chef culte de la personnalitĂ©. A cette fin, les artistes et les intellectuels ont Ă©tĂ© mis au pas et ont dĂ» se soumettre aux directives de Staline et du Parti. En consĂ©quence, sous la direction absolue de Staline, le pays a Ă©tĂ© soumis Ă  un rĂ©gime totalitaire. 2022 Copyright France-examen - Reproduction sur support Ă©lectronique interdite
A La mise en place de l'URSS. Créée en 1922 par LĂ©nine, l’URSS est un rĂ©gime totalitaire disposant d’une police politique (la Tcheka) pour soumettre les opposants au pouvoir, et d’une armĂ©e (ArmĂ©e Rouge) pour Ă©tendre le territoire russe. LĂ©nine met en place une nouvelle politique Ă©conomique (NEP) et instaure la nationalisation
Ce que je sais, ce que j'ai appris Mots que je comprends et que je sais utiliser pour dĂ©montrer mes idĂ©es Vocabulaire de l'introduction Ancien RĂ©gime Monarchie absolue de droit divin – lever les impĂŽts – battre monnaie – sacrilĂšge – sacre – pouvoir thaumaturgique SociĂ©tĂ© d’ordres – clergĂ© – noblesse – tiers-Ă©tat – exemption fiscale – bourgeoisie Vocabulaire des Ă©vĂšnements Serment du jeu de paume abolition – assemblĂ©e nationale – sĂ©paration des pouvoirs – pouvoir exĂ©cutif – pouvoir lĂ©gislatif – pouvoir judiciaire – Ă©lection – reprĂ©sentants Abolition des privilĂšges droits seigneuriaux – privilĂšges – justice seigneuriale – dĂźme – exemption fiscale – droit – libertĂ© – Ă©galitĂ© – justice – propriĂ©tĂ© La RĂ©publique RĂ©publique La Terreur Terreur – patrie en danger – coalition – insurrection – rĂ©volte – levĂ©e en masse – service militaire obligatoire L’Empire coup d’Etat – Consulat – Empire – rĂ©gime hĂ©rĂ©ditaire – rĂ©gime autoritaire Vocabulaire des transformations Politique souverainetĂ© nationale – constitution – sĂ©paration des pouvoirs – pouvoir exĂ©cutif – pouvoir lĂ©gislatif – pouvoir judiciaire – Ă©lection – suffrage censitaire – suffrage universel – plĂ©biscite – monarchie constitutionnelle – RĂ©publique – Empire – parti politique Unification service militaire / conscription – code pĂ©nal – code civil – dĂ©partement – prĂ©fet SociĂ©tĂ© impĂŽt – emploi public – mĂ©rite – mariage civil Économie corporation – libre-concurrence – poids et mesures – douane – droit de grĂšve – livret ouvrier Culture libertĂ© religieuse – concordat – lycĂ©e – baccalaurĂ©at Localisation dans le temps - je sais dater prĂ©cisĂ©ment ces Ă©vĂšnements La RĂ©volution française – 1789-1799 Serment du jeu de Paume – 20 juin 1789 Grande Peur – juillet et aoĂ»t 1789 Abolition des privilĂšges – nuit du 4 au 5 aoĂ»t 1789 DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen – aoĂ»t 1789 Proclamation de la premiĂšre rĂ©publique – 21 septembre 1792 La Terreur – septembre 1793 – juillet 1794 Consulat et empire 1799-1815 NapolĂ©on Ier, empereur des Français – dĂ©cembre 1804 ÉvĂšnements - je sais les contextualiser et je sais Ă©voquer leur portĂ©e Serment du jeu de Paume – 20 juin 1789 Abolition des privilĂšges – nuit du 4 au 5 aoĂ»t 1789 Proclamation de la premiĂšre rĂ©publique – 21 septembre 1792 La Terreur – septembre 1793 – juillet 1794 NapolĂ©on Ier, empereur des Français – dĂ©cembre 1804 Transformation - je sais nommer et dĂ©crire avec un vocabulaire prĂ©cis les grandes transformations apportĂ©es par la RĂ©volution Transformations politiques Transformations Ă©conomiques Transformations sociales Transformations culturelles Ce que je sais faire, ce que j'ai appris 1 Analyser et comprendre un document PrĂ©senter un document - ceci doit maintenant ĂȘtre parfaitement maitrisĂ© Extraire les informations d'un texte Souligner les passages clĂ© Reformuler ces passages Etre capable de citer les passages utiles dans vos rĂ©ponses Confronter les informations du texte Ă  ses connaissances Partir du document et apporter vos connaissances LE DOCUMENT DOIT TOUJOURS ETRE PRESENT. 2 Pratiquer diffĂ©rents langages PrĂ©senter un document Nature Auteur Source Date Contexte RĂ©diger un texte structurĂ© Un paragraphe = une idĂ©e Dans chaque paragraphe Formulation de l'idĂ©e Explication de l'idĂ©e Un ou deux exemples dĂ©veloppĂ©s Utilisez des mots de liaison RĂ©diger une introduction en 3 parties DĂ©finition des mots clĂ© du sujet et prĂ©senter le contexte. Annonce de la problĂ©matique / la question Ă  laquelle vous allez rĂ©pondre. Annonce du plan du texte - ATTENTION pas plus de 3 parties Dans une premiĂšre partie, nous Ă©voquerons... Dans une seconde partie, nous envisagerons... Dans une troisiĂšme partie, nous aborderons Pour m'entrainer RĂ©diger une introduction en 3 paries Sujet n°1 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit et argumentĂ©, montrez que l'annĂ©e 1789 marqua la fin de l'Ancien RĂ©gime. Sujet n°2 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit et argumentĂ©, montrez que la France hĂ©sita entre diffĂ©rents rĂ©gimes politiques entre 1789 et 1804. Sujet n°3 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit et argumentĂ©, exposez les transformations apportĂ©es par la RĂ©volution et l’Empire Ă  la politique et Ă  la sociĂ©tĂ© française. Analyser un texte Document n°1 - Extrait de la constitution du 3 septembre 1791 " La souverainetĂ© est une, indivisible, inaliĂ©nable et imprescriptible. Elle appartient Ă  la Nation; aucune section du peuple, ni aucun individu, ne peut s'en attribuer l'exercice. Art. 3 - Le pouvoir lĂ©gislatif est dĂ©lĂ©guĂ© Ă  une AssemblĂ©e nationale composĂ©e de reprĂ©sentants temporaires, librement Ă©lus par le peuple, pour ĂȘtre exercĂ© par elle. Art. 4 - Le gouvernement est monarchique, le pouvoir exĂ©cutif est dĂ©lĂ©guĂ© au roi, pour ĂȘtre exercĂ© sous son autoritĂ©, par des ministres. " 1 PrĂ©senter le document. 2 En quoi ce texte, marque-t-il la fin de la monarchie absolue de droit divin ? Document n°2 - Extrait du dĂ©cret sur la levĂ©e en masse 23 aoĂ»t 1793 "DĂšs ce moment jusqu'Ă  celui oĂč les ennemis auront Ă©tĂ© chassĂ©s du territoire de la RĂ©publique, tous les Français sont en Ă©tat de rĂ©quisition permanente pour le service des armĂ©es. Les jeunes gens iront au combat; les hommes mariĂ©s forgeront les armes et transporteront les subsistances; les femmes feront des tentes, des habits et serviront dans les hĂŽpitaux; les enfants mettront le vieux linge en charpie; les vieillards se feront porter sur les places publiques pour exciter le courage des guerriers, prĂȘcher la haine des rois et l'unitĂ© de la RĂ©publique." 1 PrĂ©senter le document. 2 A quels ennemis, le texte fait-il rĂ©fĂ©rence ? 3 Qu'est-ce que la levĂ©e en masse ?
\n \n \ndéveloppement construit sur le régime totalitaire stalinien
Pendantla guerre civile (1918-1920), quand le régime luttait pour sa survie, Lénine avait lancé le slogan de l'"autodétermination des peuples". Il avait compris qu'il fallait miser sur le

Carte mentaleÉlargissez votre recherche dans UniversalisLe projet stalinienLe projet stalinien rappelle, Ă  certains Ă©gards, celui de Pierre le Grand un projet volontariste de dĂ©veloppement accĂ©lĂ©rĂ© sans premier objectif fixĂ© par Staline et son groupe, Ă  la fin des annĂ©es 1920, est de faire de l' une grande puissance industrielle et militaire. La Russie a toujours Ă©tĂ© battue Ă  cause de son retard, expliqua Staline dans un discours cĂ©lĂšbre 4 fĂ©vrier 1931. Nous retardons de cinquante Ă  cent ans sur les pays avancĂ©s. Nous devons parcourir cette distance en dix ans. Ou nous le ferons ou nous serons broyĂ©s. »D'oĂč tirer le capital indispensable au financement de cette industrialisation accĂ©lĂ©rĂ©e ? D'une surexploitation des ouvriers, dont le salaire rĂ©el baisse de moitiĂ© au cours du Ier plan quinquennal 1928-1933. De prĂ©lĂšvements massifs, Ă  des prix dĂ©risoires, de la production agricole. L'exportation de produits agricoles financera l'achat, Ă  l'Ă©tranger, de biens d'Ă©quipement et de technologies indispensables Ă  l'industrialisation. Cette accumulation socialiste primitive » suppose, naturellement, que les mĂ©canismes du marchĂ©, qui fonctionnaient vaille que vaille sous la aient Ă©tĂ© au prĂ©alable cassĂ©s, et que les paysans aient Ă©tĂ© regroupĂ©s dans des par Staline comme un processus de transformation socialiste de l'agriculture », la collectivisation des campagnes, lancĂ©e au dĂ©but de 1930, prend l'allure d'une vĂ©ritable guerre antipaysanne, face Ă  la rĂ©sistance du monde rural qui voit dans cette politique une tentative de rĂ©instaurer un second servage ». Plus de deux millions et demi de paysans dĂ©portĂ©s ; six millions de paysans morts de faim lors de la grande famine de 1932-1933, directement imputable Ă  la dĂ©sorganisation du cycle productif consĂ©cutive Ă  la collectivisation ainsi qu'aux prĂ©lĂšvements dĂ©mesurĂ©s sur les premiĂšres rĂ©coltes des kolkhozes ; des centaines de milliers de paysans morts en dĂ©portation ; des centaines de milliers arrĂȘtĂ©s et envoyĂ©s dans les camps de travail du Goulag – ces quelques chiffres donnent la mesure de cette guerre antipaysanne inavouĂ©e, Ă©voquĂ©e tout au plus comme une campagne visant Ă  liquider les koulaks en tant que classe ». En quelques annĂ©es, la rĂ©sistance de la paysannerie est brisĂ©e la police politique recensa 13 700 Ă©meutes et manifestations de masse » en 1930, 2 800 en 1931, 2 400 en 1932, moins de 300 en 1933 ; le pourcentage des foyers collectivisĂ©s, sous la pression, dĂ©passe, en 1935, 90 p. 100. Cette annĂ©e-lĂ , l'État prĂ©lĂšve directement plus de 45 p. 100 de la production agricole, soit proportionnellement trois fois plus qu'en 1928, malgrĂ© une baisse significative des productions de l'agriculture — 15 p. 100 et de l'Ă©levage — 40 p. 100.Cette extorsion de la production agricole, au prix de disettes et d'une grande famine, permet d'approvisionner Ă  bas prix la population urbaine et contribue au succĂšs d'un certain modĂšle de dĂ©veloppement industriel, fondĂ© sur un trĂšs gros effort d'investissement rĂ©alisĂ© aux dĂ©pens de l'amĂ©lioration du niveau de vie de la population, et sur une course Ă  la production obtenue Ă  la suite d'une trĂšs forte pression productiviste Ă  caractĂšre rĂ©pressif. PrioritĂ© absolue est accordĂ©e Ă  l'exploitation de matiĂšres premiĂšres et de sources d'Ă©nergie, Ă  la production de biens d'Ă©quipement plutĂŽt qu'Ă  la production de biens de consommation. En dix ans, l' se dote d'une puissante industrie lourde et d'une industrie de guerre, qui contribueront de maniĂšre dĂ©cisive Ă  la victoire militaire des armĂ©es soviĂ©tiques dans la deuxiĂšme phase 1943-1945 de la Seconde Guerre grande force de Staline est d'ĂȘtre parvenu Ă  incarner, pour les communistes mais aussi pour de larges fractions de la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique, une certaine idĂ©e de la modernisation d'un pays encore majoritairement paysan et agricole Ă  la fin des annĂ©es 2 3 4 5 
pour nos abonnĂ©s, l’article se compose de 10 pagesAfficher les 7 mĂ©dias de l'articleÉcrit par directeur de recherche au CNRSClassificationHistoirePersonnages historiquesPersonnages historiques, 1920-1945HistoireHistoire chronologieHistoire, xxe s. et xxie et Europe de l'EstHistoireHistoire par rĂ©gions et paysHistoire de l'Europe centrale et orientaleRussie, histoireAutres rĂ©fĂ©rences STALINE JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI dit 1879-1953 » est Ă©galement traitĂ© dans LE JEUNE STALINE S. Sebag MontefioreÉcrit par Nicolas WERTH ‱ 1 090 motsAprĂšs le succĂšs mondial de Staline la cour du Tsar rouge, le journaliste britannique, romancier et prĂ©sentateur de tĂ©lĂ©vision Simon Sebag Montefiore s'est attaquĂ© Ă  la jeunesse du futur dictateur dans Le Jeune Staline Calmann-LĂ©vy, Paris, 2008. DĂšs l'introduction, l'auteur annonce son parti pris de narrer par le menu la vie intime et secrĂšte » de [
] Lire la suiteANTISÉMITISMEÉcrit par Esther BENBASSA ‱ 12 226 mots ‱ 9 mĂ©dias Dans le chapitre L'Europe de l'Est » [
] AprĂšs la guerre, pour la premiĂšre fois de leur histoire en Europe de l'Est, des juifs accĂšdent au pouvoir politique. Dans ces rĂ©gions dĂ©truites par la guerre et sous domination soviĂ©tique, avec une partie importante de ses nouveaux cadres dirigeants issue de la rĂ©sistance juive, les conditions Ă©taient rĂ©unies pour nourrir largement l'antisĂ©mitisme populaire. L'opposition anticommuniste, encore rep [
] Lire la suiteANTONOV-OVSEÏENKO VLADIMIR ALEXANDROVITCH 1884-1938Écrit par Claudie WEILL ‱ 418 mots Fils d'officier, Antonov-OvseĂŻenko entre Ă  l'Ă©cole des cadets de Voroneje. Il quitte l'armĂ©e, adhĂšre dĂšs 1901 au mouvement rĂ©volutionnaire et se rapproche des mencheviks en 1903. Lors de la rĂ©volution de 1905, il est l'un des experts militaires de la social-dĂ©mocratie russe. Il essaye de soulever deux rĂ©giments d'infanterie en Pologne, mais Ă©choue. Il acquiert ainsi une expĂ©rience certaine de l'ag [
] Lire la suiteBERIA LAVRENTI PAVLOVITCH 1899-1953Écrit par Georges HAUPT ‱ 273 mots Tout-puissant chef de la police soviĂ©tique, Lavrenti Pavlovitch Beria a Ă©tĂ© pendant de longues annĂ©es le bras droit de Staline. NĂ© en GĂ©orgie dans une famille de paysans, Beria adhĂšre au Parti communiste en 1917 Ă  Bakou, oĂč il obtient son diplĂŽme d'architecte en 1919. En 1921, il entre dans la TchĂ©ka qui devient GuĂ©pĂ©ou l'annĂ©e suivante et travaille en TransbaĂŻkalie et en GĂ©orgie jusqu'en 1931 ; i [
] Lire la suiteBLÜCHER VASSILI KONSTANTINOVITCH 1890-1938Écrit par Michel HOANG ‱ 786 mots Issu d'un milieu de paysans, BlĂŒcher, qui exerce de multiples petits mĂ©tiers, est emprisonnĂ© de 1910 Ă  1913, vraisemblablement pour incitation Ă  la grĂšve. La Grande Guerre en fait un officier mobilisĂ© dans l'armĂ©e du front sud-ouest. HospitalisĂ© entre 1915 et 1916, il reprend bientĂŽt du service comme volontaire et commande un dĂ©tachement de gardes rouges dans la rĂ©gion de l'Oural. Faisant preuve d [
] Lire la suiteBOLCHEVISMEÉcrit par Georges HAUPT ‱ 7 569 mots ‱ 7 mĂ©dias Dans le chapitre Le bolchevisme au pouvoir » [
] La rĂ©volution de 1917 marqua le grand tournant de l'histoire du bolchevisme. Et d'abord, elle le fit connaĂźtre, aussi bien en Russie que dans le monde entier. Pour les masses populaires russes soulevĂ©es, le mot de bolchevisme prend la valeur d'un drapeau, d'un emblĂšme [...]. Au mot de bolchevisme » on associe une notion de force, au mot de menchevisme » une notion de faiblesse » Berdiaev. [
] Lire la suiteBOUKHARINE NICOLAS IVANOVITCH 1888-1938Écrit par Pierre FRANK ‱ 1 673 mots ‱ 1 mĂ©dia Dans le chapitre À la droite du parti » [
] Vers la fin de l'annĂ©e 1920, face aux difficultĂ©s nĂ©es notamment du problĂšme paysan, on assiste chez Boukharine au dĂ©but d'une Ă©volution. À cette Ă©poque aussi, il se prononce pour des mĂ©thodes de direction plus rigoureuses ; il appuie Trotski contre LĂ©nine dans la discussion sur la question syndicale il prĂ©conise entre autres une mobilisation pour la production », par l'intermĂ©diaire des synd [
] Lire la suiteBOULGAKOV MIKHAÏL AFANASSIÉVITCH 1891-1940Écrit par Françoise FLAMANT ‱ 2 770 mots Dans le chapitre Une Ɠuvre surveillĂ©e, censurĂ©e, ensevelie » [
] NĂ© Ă  Kiev, Boulgakov y mĂšne jusqu'en 1916 une vie non exempte de chagrins la mort de son pĂšre en 1907 et de soucis des amours contrariĂ©es, un premier mariage alors qu'il est encore Ă©tudiant, mais rĂ©trospectivement idĂ©alisĂ©e. Le cadre familial, provincial et cultivĂ©, de cette vie lui convient, ainsi que le rĂ©gime tsariste dont s'accommode fort bien l'intelligentsia enseignante et mĂ©dicale, d'or [
] Lire la suiteCHINE, histoire, de 1949 Ă  nos joursÉcrit par Jean-Philippe BÉJA, François GODEMENT ‱ 19 155 mots ‱ 14 mĂ©dias Dans le chapitre Mao Zedong Ă  Moscou » [
] SoviĂ©tiques et communistes chinois avaient un passĂ© chargĂ© Ă  apurer. La lourdeur, et en mĂȘme temps les volte-face et les maladresses, de Staline et des bolcheviks dans la conduite des affaires chinoises de 1920 Ă  1929 aprĂšs cette date, ils perdirent tout contrĂŽle du Parti communiste chinois, les exigences diplomatiques de la construction du socialisme dans un seul pays » par l'Union soviĂ©tique [
] Lire la suiteCHOSTAKOVITCH DMITRI 1906-1975Écrit par AndrĂ© LISCHKE ‱ 2 822 mots ‱ 1 mĂ©dia Dans le chapitre AprĂšs Staline » [
] L'annĂ©e 1953 voit la disparition simultanĂ©e de Prokofiev et de Staline, morts tous deux le 5 mars. Elle est Ă©galement marquĂ©e par une des symphonies les plus importantes de Chostakovitch, la Symphonie n o 10 op. 93 ; son violent second mouvement Allegro serait une Ă©vocation de Staline, tandis que dans le suivant, Allegretto , apparaĂźt un motif de quatre notes – rĂ©, mi bĂ©mol, do, si – corre [
] Lire la suiteVoir aussiCOLLECTIVISATIONDÉPORTATIONS & TRANSFÈREMENTS DE POPULATIONSFAMINESHISTOIRE ÉCONOMIQUEKOLKHOZPOLITIQUE ÉCONOMIQUEPOLITIQUE INDUSTRIELLERÉPRESSIONLes derniers Ă©vĂ©nements7 avril 2010 Russie – Pologne. CommĂ©moration des victimes de Katyn Le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue polonais Donald Tusk participent, dans la forĂȘt de Katyn, dans l'ouest de la Russie, Ă  une cĂ©rĂ©monie commune sans prĂ©cĂ©dent organisĂ©e Ă  l'occasion du soixante-dixiĂšme anniversaire de l'assassinat de vingt-deux mille officiers polonais par les SoviĂ©tiques, en ce mĂȘme lieu, sur ordre de Staline. [
] Lire la suite16 juillet 2001 Russie – Chine. Signature d'un traitĂ© d'amitiĂ© et de coopĂ©ration Le prĂ©sident russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Jiang Zemin, en visite en Russie, signent, Ă  Moscou, un traitĂ© d'amitiĂ© et de coopĂ©ration pour vingt ans, le premier du genre depuis le texte signĂ© par Staline et Mao en fĂ©vrier 1950. Le traitĂ© illustre le nouvel ordre international » que Moscou et PĂ©kin appellent de leurs vƓux; il prĂ©voit la rĂ©solution des diffĂ©rends bilatĂ©raux par des moyens exclusivement pacifiques, ainsi que le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration Ă©conomique et militaro-technique ». [
] Lire la suite1er-29 fĂ©vrier 2000 Russie. Chute de Grozny et poursuite des combats et des exactions Le 23, jour anniversaire de la dĂ©portation des TchĂ©tchĂšnes par Staline, en 1944, MĂ©decins du monde, seule organisation non gouvernementale prĂ©sente en TchĂ©tchĂ©nie, publie un rapport accablant pour les troupes russes sur la situation des droits de l'homme dans la RĂ©publique autonome. Le 28, AndreĂŻ Babitski, rĂ©apparu au Daghestan, est inculpĂ© d' usage de faux documents » et ramenĂ© Ă  Moscou. [
] Lire la suite8-20 juillet 1994 CorĂ©e du Nord. Mort du prĂ©sident Kim Il-sung ProtĂ©gĂ© de Staline dont les troupes occupent le nord de la CorĂ©e en 1945, Kim Il-sung, combattant de la rĂ©sistance antijaponaise, devient Premier ministre en 1948 et accĂšde Ă  la prĂ©sidence du Parti du travail en 1949. AprĂšs la guerre avec la CorĂ©e du Sud, il conforte son pouvoir un moment Ă©branlĂ© par la vague de dĂ©stalinisation et Ă©limine ses adversaires. [
] Lire la suiteRecevez les offres exclusives Universalis

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