Lecandidat doit Ă©crire un dĂ©veloppement construit de longueur adaptĂ©e. Il est Ă©ventuellement demandĂ©, en complĂ©ment, de savoir maĂźtriser un autre langage : il peut sâagir dâun croquis, dâun schĂ©ma, dâune frise chronologique Exercice 3 : Mobiliser des compĂ©tences relevant de lâenseignement moral et civique (10 points) â Une problĂ©matique dâenseignement moral etPresentation Creator Create stunning presentation online in just 3 steps. Pro Get powerful tools for managing your contents. Login Upload Download Skip this Video Loading SlideShow in 5 Seconds.. LâURSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaire PowerPoint Presentation LâURSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaire. Introduction de LĂ©nine Ă Staline. A. LĂ©nine et la rĂ©volution. Affiche pour le 17e congrĂšs du parti communiste, 1934. Elle sâadresse aux membres du parti donc au peuple, et fait le bilan de la politique menĂ©e jusquâen 1934. Uploaded on Feb 12, 2012 Download PresentationLâURSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaire - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - E N D - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Presentation Transcript LâURSS DE STALINE 1929-1941 un rĂ©gime totalitaireIntroduction de LĂ©nine Ă StalineA. LĂ©nine et la rĂ©volutionAffiche pour le 17e congrĂšs du parti communiste, 1934 Elle sâadresse aux membres du parti donc au peuple, et fait le bilan de la politique menĂ©e jusquâen affiche de propagande politique cherche Ă faire passer un message politique. Lequel ici ? 1 Pour le comprendre, il faut dĂ©composer lâaffiche en zones. Combien peut-on en distinguer ici ? 2 3LĂ©nine, imposant, qui surplombe le peuple en arme, indique la direction Ă suivre, celle de lâavenir et du drapeau. Un slogan de LĂ©nine Tout le pouvoir au soviet », câest-Ă -dire au peuple rĂ©voltĂ©. Un Ă©pisode de la rĂ©volution dâoctobre 1917 la prise du Palais dâHiver Ă Petrograd. DĂ©tail 1 que voit-on ?Dans quel sens lire lâimage ? DâaprĂšs lâaffiche, Staline Ă©tait lâhĂ©ritier de LĂ©nine, et le continuateur de son Ćuvre. Mais que pensait LĂ©nine de Staline ? 1. Qui sont les successeurs possibles ? Le testament » de LĂ©nine notes dictĂ©es par LĂ©nine en dĂ©cembre 1922 - janvier 1923 Le camarade Staline, devenu SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, a maintenant un Ă©norme pouvoir entre les mains et je ne suis pas certain quâil sache user de ce pouvoir avec assez de prudence. Dâautre part, le camarade Trotski, sâil est bien actuellement lâhomme le plus capable, manifeste une trop grande confiance en lui et est trop attirĂ© par le cĂŽtĂ© administratif des affaires. ⊠Staline est trop brutal et ce dĂ©faut, parfaitement tolĂ©rable dans notre milieu et dans les relations entre nous les communistes, ne lâest plus dans les fonctions de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Je propose donc aux camarades dâĂ©tudier un moyen pour dĂ©mettre Staline de ce poste et pour nommer Ă sa place un autre homme qui serait plus tolĂ©rant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camardes, d âhumeur moins capricieuse, etc. Ces traits peuvent sembler nâĂȘtre quâun infime dĂ©tail. Mais Ă mon sens, ce nâest pas un dĂ©tail ou bien câen est un qui peut prendre une importance dĂ©cisive. » Staline et Trotski sont les hĂ©ritiers potentiels de LĂ©nine 2. De qui LĂ©nine se mĂ©fie-t-il le plus, et pourquoi ? âą qui se mĂ©fie de Staline, car âą Depuis 1922, il est trĂšs puissant SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du PCUS; âą - il est brutal, intolĂ©rant, capricieux, ni loyal ni poli. 3. Conclusion de LĂ©nine ? Pour LĂ©nine, il faut dĂ©mettre Staline de son posteB. La conquĂȘte du pouvoir par StalineComment Staline fait disparaĂźtre jusqu'au souvenir de ses ennemis.... En haut Ă gauche un clichĂ© pris en 1926 avec de gauche Ă droite Antipov, Staline, Kirov Chvernik et Akoulev. Puis les versions successives du mĂȘme clichĂ© retouchĂ© dates non prĂ©cisĂ©es. Enfin sur la derniĂšre version il ne reste plus que Staline... Les autres disparaissent au fur et Ă mesure des arrestations ordonnĂ©es par StalineLa compĂ©tition pour la succession de LĂ©nine aboutit Ă la victoire de Staline qui Ă©limine tous ses adversaires et notamment Trotski qui est banni de lâURSS en 1929 assassinĂ© au Mexique en 1940 sur ordre de Staline dĂšs 1928, il se retrouve seul Ă la tĂȘte de lâURSS Union des RĂ©publique socialistes soviĂ©tiques créée en 1922 .Le prolĂ©tariat, qui dĂ©file de gauche LĂ©nine Ă droite Staline, est la base du rĂ©gime Staline sâappuie sur le peuple porte des banniĂšres soutenant la politique de Staline continuant celle de LĂ©nine Oui, bonjour Ă la force magnifique du prolĂ©tariat rĂ©volutionnaire mondial ! Camarade Staline » Oui, bonjour au parti lĂ©niniste victorieux ! » DĂ©tail 3 que voit-on ? I. Une Ă©conomie contrĂŽlĂ©e par lâEtatA. Faire de lâURSS une puissance industrielle La tĂąche essentielle du plan quinquennal Ă©tait de faire passer notre pays de sa technique arriĂ©rĂ©e Ă une technique nouvelle, moderne.... de transformer l' de pays agricole et dĂ©bile... en un pays industriel et puissant, de passer de la petite Ă©conomie rurale morcelĂ©e sur la voie de la grande Ă©conomie collectivisĂ©e, d'Ă©liminer complĂštement les Ă©lĂ©ments capitalistes et de crĂ©er une base Ă©conomique pour la construction d'une sociĂ©tĂ© socialiste... Quel Ă©tait le maillon essentiel du plan quinquennal ? C'Ă©tait l'industrie lourde. Car l'industrie lourde peut reconstruire et mettre sur pied et l'industrie dans son ensemble, et les transports, et l'agriculture. C'est donc par elle qu'il fallait commencer. » J. Staline, Doctrine de l' 1938 Quels sont les objectifs de la politique Ă©conomique de Staline ? Les objectifs de la politique Ă©conomique stalinienne sont - transformer l âURSS en puissance industrielle, - en dĂ©veloppant dâabord lâindustrie lourde; - en collectivisant et modernisant lâagriculture; Pour cela, il rompt avec la NEP Nouvelle Politique Economique qui est un retour limitĂ© au capitalisme de quel moyen atteindre ces objectifs ? Dans ce but, depuis 1928, le PCUS fixe des plans quinquennaux = tous les 5 ans 1. Quâest-ce que le Plan ? LePlan quinquennal L âusine de Noguinsk devait fournir une grande partie des cinquante millions de disques des phonographes annoncĂ©s au programme de 1935, soit 4 000 000, dont elle n âa pu fournir que 1 992 000. En 1936, durant le premier trimestre, la production nâa Ă©tĂ© que de 49,8% du chiffre prĂ©vu par le plan; durant le deuxiĂšme trimestre, de 32,8% et seulement de 26% pour le troisiĂšme. » A. Gide, Retouches Ă mon retour de l âURSS, Gallimard, 1937. Le Plan est un texte, Ă©tabli par le PCUS pour 5 ans, qui fixe les objectifs de production que chaque entreprise nationalisĂ©e propriĂ©tĂ© de l âĂtat doit obligatoirement atteindre. 2. Les objectifs sont-ils atteints ? Mais les chiffres sont trop difficiles Ă atteindre. Donc il y a des sanctions pour les ouvriers la dĂ©portation, et les rĂ©sultats de production sont truquĂ©s. MalgrĂ© cela, lâURSS devient la 2de puissance industrielle La collectivisation de lâagriculture au service de lâindustrialisation Je veux parler du tournant radical opĂ©rĂ© dans le dĂ©veloppement de notre agriculture, allant de la petite Ă©conomie individuelle arriĂ©rĂ©e Ă la grande agriculture collective avancĂ©e, au travail de la terre en commun, aux stations de machines et tracteurs, aux kolkhozes basĂ©s sur la technique moderne, enfin aux sovkhozes gĂ©ants pourvus de centaines de tracteurs et de moissonneuses-batteuses. La rĂ©alisation du parti, ici, c âest que, dans nombre de rĂ©gions, nous avons rĂ©ussi Ă dĂ©tourner les masses paysannes de lâancienne voie capitaliste de dĂ©veloppement vers la voie socialiste de dĂ©veloppement, qui Ă©vince les richards capitalistes ⊠afin de leur permettre de se tirer de la misĂšre et de leur asservissement au koulak, et de s âengager sur la voie⊠du travail collectif de la terre. » Staline, discours du 7 novembre 1929. 1. Quâest-ce que la collectivisation ? La collectivisation est le passage de la propriĂ©tĂ© individuelle privĂ©e Ă la propriĂ©tĂ© collective dâĂtat des terres et du matĂ©riel agricole. 2. Sous quelles formes ? LâEtat encourage - la mĂ©canisation avec des stations de matĂ©riels agricoles; - la crĂ©ation de kolkhozes et de sovkhozes. Kolkhoze ferme oĂč la terre, les outils, les machines, le bĂ©tail sont mis en commun par les paysans. Sovkhoze ferme dâĂtat oĂč les paysans sont salariĂ©s. 3. Qui sâoppose Ă cette politique ? Les richards capitalistes » sont les koulaks paysans riches qui refusent la collectivise les terres afin - que lâEtat possĂšde les terres et donc les rĂ©coltes celles-ci sont vendues Ă lâĂ©tranger pour financer son premier plan quinquennal -de nourrir les villes et les ouvriers qui sont le soutien du pouvoir stalinien, - dâassurer son pouvoir politique sur les paysans, jugĂ©s trop indĂ©pendants et pas assez collectivisation forcĂ©e des campagnes Terres appartenant aux nobles Avant 1917 Terres appartenant aux paysans AnnĂ©es 1930 Terres collectivisĂ©es par le kolkhoze Prairies communautaires II. La terreur stalinienneA. La mise au pas des campagnesQuâentraĂźne la collectivisation des terres ? TEXTE 1 PHOTO TEXTE 2 LâEtat mĂšne une DĂKOULAKISATION, câest-Ă -dire la dĂ©portation au goulag ou la liquidation des koulaks = paysans aisĂ©s et en fait de tous les paysans qui rĂ©sistent Ă la collectivisation en dĂ©truisant rĂ©coltes et outils, en abattant le bĂ©tail. Cette politique qui entraĂźne des rĂ©voltes et une chute de la production, Ă lâorigine de la grande famine de 1932-33 entre 2 et 5 millions de morts.B. La Grande Terreur4 fĂ©vrier 1938 au matin. Visite de M. A. Avinova. N. N. a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© pour la deuxiĂšme fois - cela fait deux mois qu âil est emprisonnĂ©. Elle nâarrive pas Ă savoir oĂč il se trouve. Outre les prisons connues, il y en a de clandestines il y en a plus de vingt par quartier. ⊠14 fĂ©vrier 1938 au matin ⊠Les arrestations se poursuivent - aucune accalmie. Les arrestations ne cessent pas dans les milieux militaires. LâacadĂ©mie militaire pendant un temps nâavait plus ni professeurs, ni auditeurs. » Journal de Vladimir Vernadski, in C. Groussef, Moscou 1918-1941. De l âhomme nouveau » au bonheur totalitaire., Ăditions Autrement, 1993. Les procĂšs de Moscou De 1936 Ă 1938, la police politique GuĂ©pĂ©ou puis NKVD de Staline purgea le parti et l âarmĂ©e se dĂ©roulĂšrent Ă Moscou 3 procĂšs oĂč furent, aprĂšs torture, jugĂ©s et condamnĂ©s 54 personnes. La plupart furent fusillĂ©es. Parmi elles des vĂ©tĂ©rans du parti bolchevik, compagnons de LĂ©nine, des anciens oppositionnels de diverses tendances et des agents provocateurs. Tous avouĂšrent des crimes impensables et rĂ©clamĂšrent le chĂątiment le plus sĂ©vĂšre qui leur fut gĂ©nĂ©reusement octroyĂ©. Ces procĂšs furent publics et largement couverts par la presse et les diplomates 1936 Ă 1938, lors des procĂšs de Moscou, dâanciens cadres du Parti communiste compagnons de LĂ©nine, ⊠sont jugĂ©s et exĂ©cutĂ©s pour leur opposition Ă la toute puissance de Staline. De plus , la population est surveillĂ©e en permanence par la police politique NKVD qui encourage mĂȘme la dĂ©nonciation. C. Le GoulagDes millions de personnes furent dĂ©portĂ©es dans un ensemble de camps de concentration le goulag. Construction du canal mer Baltique - mer Blanche, les opposants sont Ă©liminĂ©s. Le Parti organise leur dĂ©portation et leur enfermement dans des camps goulag pour les isoler du reste de la population. On y meurt au travail, de malnutrition, de froid, de mauvais traitements. Les droits humains sont bafouĂ©s, les libertĂ©s individuelles ne sont pas respectĂ©es. III. La dictature A. Un chef unique, un seul partiĂ Grand Staline, ĂŽ chef des peuples, Toi qui fais naĂźtre l âhomme Toi qui fĂ©condes la terre Toi qui rajeunis les siĂšcles Toi qui fais fleurir le printemps Toi qui fais vibrer les cordes musicales Tu es la fleur de mon printemps Un soleil reflĂ©tĂ© par des millions de cĆurs humains. » Rashimov, poĂšme publiĂ© dans le quotidien Pravda, 28 aoĂ»t 1936. Un ĂȘtre exceptionnel Le petit pĂšre des peuples » on peut lire GrĂące Ă notre bien-aimĂ© Staline, nos enfants grandissent dans la joie et la prospĂ©ritĂ© » Le chef Ă la barre du vaisseau URSS, 1939 Le guide dans les rues, 7/11/1937Staline est Ă la tĂȘte du PCUS parti communiste de lâUnion SoviĂ©tique, parti unique car tous les autres partis politiques sont interdits et Ă©liminĂ©s. Il est le vĂ©ritable maĂźtre du pays. Pour asseoir son pouvoir, il organise le culte de sa personnalitĂ©. Il apparaĂźt comme - un ĂȘtre exceptionnel - le petit pĂšre des peuples » - le chef et le guide de lâURSS Culte de la personnalitĂ© adoration dâun chef comme un dieu par les moyens de la propagande affiches, journaux, tableaux, cinĂ©ma, radioâŠB. Lâembrigadement de la sociĂ©tĂ© Pourquoi sont-ils si enthousiastes ? me demandai-je. Ils sont pauvrement vĂȘtus. Ils ne sont mĂȘme pas bien nourris. Tous ont lâair affamĂ©s ⊠Je songe Ă la mĂ©thode communiste s âemparer des enfants dĂšs la crĂšche, les suivre dans les jardins dâenfants puis Ă lâĂ©cole, les enrĂŽler ensuite dans les Pionniers et les jeunes komsomols. Toujours les tenir en main par une propagande incessante ! La propagande ! La propagande ! Par la TSF, le film, l âimage, l âaffiche, le manuel, elle les poursuit partout. » Walter Citrine, Ă la recherche de la vĂ©ritĂ© en Russie, 1937. Comment la sociĂ©tĂ© est-elle encadrĂ©e ? Les individus sont modelĂ©s dĂšs lâenfance, Ă lâĂ©cole et dans des organisations de jeunesse pour en faire de bons communistes. La population est embrigadĂ©e. La propagande utilise tous les mĂ©dias radio, cinĂ©ma, affiches, littĂ©rature, arts. Propagande Il suffit de voir les foules d âacheteurs qui entrent dans les magasins et qui en ressortent avec des sacs pleins de produits les plus variĂ©s, avec des boites de gĂąteaux et de friandises ! Notre industrie alimentaire a Ă©tĂ© organisĂ©e de telle maniĂšre, grĂące Ă l âimmense et gĂ©niale attention du camarade Staline, qu âelle donne au peuple les produits les plus nourrissants, les plus hygiĂ©niques et les meilleurs. » Pravda, 2 aoĂ»t 1936 25 janvier 1938 au matin. Ă Moscou, les produits alimentaires manquent. InquiĂ©tude et perplexitĂ©. Il n ây a pas toujours du beurre, du poisson, de la semoule. Le pain noir est de mauvaise qualitĂ©. Le hareng a disparu. Les mĂ©nagĂšres s âĂ©meuvent et se plaingnent de plus en plus. » Journal de Vladimir Vernadski Comment la presse est-elle utilisĂ©e par lâEtat ? Dans quel but ? La presse est censurĂ©e afin de contrĂŽler la vie et les pensĂ©es de tous les membres de la sociĂ©tĂ©, pour forger un homme nouveau ». Dâautres exemples de propagande les parades militaires ou sportives Anniversaire de la RĂ©volution d âOctobre Ă Leningrad en 1938 Grande parade de la jeunesse soviĂ©tique sur la place Rouge Ă Moscou, 1935Un exemple de propagande le stakhanovisme le mineur Stakhanov aurait extrait en un jour 14 fois plus de charbon quâun ouvrier ordinaire afin dâencourager tous les travailleurs Ă produire davantage pour construire plus vite la sociĂ©tĂ© communiste. La propagande est donc lâaction menĂ©e sur les individus pour les convaincre dâune idĂ©e supĂ©rioritĂ© du communisme.Conclusion Le bilan de la terreur dans l âURSS de Staline au total 10 Ă 15 millions de morts de la crĂ©ation de l âURSS Ă la mort de Staline en 1953QUâEST-CE QUâUN REGIME TOTALITAIRE? URSS de Staline Un chef Staline 1928-1953, petit pĂšre des peuples » Un parti le Parti communiste Un chef concentre les pouvoirs culte de sa personnalitĂ© Un parti unique Une dictature pouvoirs concentrĂ©s Affiches, cinĂ©ma, peinture, sculpture, grandes cĂ©rĂ©monies, journaux, livres âŠpour former le bon communiste Utilisation de la propagande VolontĂ© de former un homme nouveau Une population embrigadĂ©e esprits contrĂŽlĂ©s -Ennemis = koulaks, opposants Ă Staline ⊠-NKVD = police politique -Goulag = camps de travail Des ennemis ou opposants poursuivis par la police politique, emprisonnĂ©s et Ă©liminĂ©s Une population surveillĂ©e Collectivisation, kolkhozes, nationalisation des entreprises, planification. Une Ă©conomie contrĂŽlĂ©e LâEtat dĂ©cide de la politique Ă©conomiqueLe drapeau rouge avec les symboles de lâURSS nĂ©e en 1922 - a la faucille = les paysans - b le marteau = les ouvriers - c sur un globe = la rĂ©volution universelle, - d des gerbes de blĂ© = la richesse - e un soleil levant = la naissance dâun nouveau monde - f lâĂ©toile = lâArmĂ©e Rouge Retour affiche La collectivisation vĂ©cue par les paysans en 1932 Chaque nuit, tout le monde devait tout abattre et lâon abattait tout bĆufs, moutons, porcs, mĂȘme les vaches. Celliers et hangars regorgeaient de viande. Il courait des bruits sinistres Il faut abattre, câest plus Ă nous ! ». Abattez vite, on va tout nous confisquez! ». Et lâon abattait. On sâempiffrait. Razmiotinov dĂ©barqua avec un groupe chez Damaskov au moment du dĂ©jeuner. Citoyen, on tâexpulse de chez toi, avec confiscation de tes biens et de ton troupeau ». Damaskov se leva, jeta sa cuillĂšre Pourquoi on me fait ça! » On tâanĂ©antit comme classe » Classe des Koulaks paysans aisĂ©s MikhaĂŻl Cholokhov, Terres dĂ©chiffrĂ©s, 1932 La grande famine organisĂ©e en Ukraine en 1932-1933.
Acela le rĂ©gime totalitaire, qui abolit la distinction entre privĂ© et public, ajoute la destruction de la vie privĂ©e : celle-ci est investie par les techniques modernes de communication (on ne saurait minimiser le rĂŽle de la radio dans lâAllemagne nazie et en URSS). Par ailleurs, la mĂ©fiance et la dĂ©lation gĂ©nĂ©ralisĂ©e interdisent toute relation privĂ©e, y compris Ă lâintĂ©rieur
1. Le marxisme-lĂ©ninisme, Staline et les classes sociales Le marxisme-lĂ©ninisme est une idĂ©ologie soviĂ©tique associĂ©e Ă lâexpression du communisme dont les objectifs sont dâimposer lâĂ©galitĂ© sociale par la rĂ©volution et mettre fin Ă la domination des bourgeois sur les idĂ©ologie est nĂ©e de lâinterprĂ©tation des idĂ©es de Marx par LĂ©nine. Staline sâappuie sur lâhĂ©ritage idĂ©ologique de son mentor LĂ©nine pour lutter contre lâennemi intĂ©rieur, câest-Ă -dire le bourgeois capitaliste ». Le communisme stalinien vise ainsi Ă construire une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire sans classe sociale et Ă produire lâHomme nouveau que Trotski dĂ©crivait comme une version amĂ©liorĂ©e », nouvelle, de lâhomme ». 2. Lâencadrement de la sociĂ©tĂ© Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS Ă partir de 1929, installe un rĂ©gime totalitaire toute la sociĂ©tĂ© est contrĂŽlĂ©e. Il sâappuie sur la propagande pour renforcer son autoritĂ© sur la population. Il est ainsi prĂ©sentĂ© comme le guide du peuple Vojd » et la presse est acquise Ă sa cause Pravda. Le parti communiste PCUS, parti politique unique, permet Ă©galement de contrĂŽler les travailleurs en sâassurant que chacun suit bien la ligne politique et idĂ©ologique dĂ©finie par le chef. Les jeunes ne sont pas Ă©pargnĂ©s les Komsomols servent ainsi Ă encadrer la jeunesse soviĂ©tique et Ă la modeler Ă lâimage du nouvel homme communiste chĂšre Ă Staline. De maniĂšre Ă Ă©touffer les critiques Ă lâĂ©gard du rĂ©gime et Ă maintenir la population sous le contrĂŽle du PCUS, le rĂ©gime stalinien met en place la terreur avec la police politique NKVD et les dĂ©portations vers le goulag. Sur le plan Ă©conomique, le rĂ©gime SoviĂ©tique se caractĂ©rise par un contrĂŽle total de lâĂ©conomie dans le but de faire de lâURSS une grande puissance industrielle et agricole, libre et indĂ©pendante nationalisation des entreprises, plans quinquennaux, collectivisation appropriation collective des moyens de production â terres, usines et entreprises.Dans les campagnes, la collectivisation des terres se traduit par la mise en place des Kolkhozes au dĂ©triment des propriĂ©taires terriens les koulaks qui sont violemment persĂ©cutĂ©s arrestations, dĂ©portations vers des goulags ou exĂ©cutions câest le processus de dĂ©koulakisation ». 3. La Grande Terreur PPO Entre 1937 et 1938, la Grande Terreur est organisĂ©e par Staline etlâĂtat soviĂ©tique dans le but dâĂ©radiquer dĂ©finitivement des Ă©lĂ©ments jugĂ©s nuisibles Ă la nouvelle sociĂ©tĂ© communiste imaginĂ©e par Staline. Tous les opposants rĂ©els ou supposĂ©s de Staline et de sa politique sont ainsi la cible dâune rĂ©pression sans prĂ©cĂ©dent tout le monde peut ĂȘtre Grande Terreur prend la forme dâopĂ©rations secrĂštes et bureaucratiquement planifiĂ©es. Par exemple, les corps des victimes sont camouflĂ©s pour limiter la rĂ©sistance de mettre en Ćuvre son projet dâhomogĂ©nĂ©isation et de purification de la sociĂ©tĂ© socialiste, le rĂ©gime stalinien multiplie les jugements arbitraires et les condamnations sans forme de procĂšs donnant lieu Ă des emprisonnements, des dĂ©portations dans les camps du Goulag travail forcĂ© ou mĂȘme Ă des assassinats par le NKVD police politique.Le bilan de la Grande Terreur est dramatique 1,6 million dâindividu arrĂȘtĂ©s et environ personnes 750 000 tuĂ©es. Vocabulaire Collectivisation processus de mise en commun des moyens de production terres, usines et entreprises.Communisme idĂ©ologie dont le but est de supprimer la propriĂ©tĂ© privĂ©e et dâĂ©tablir lâĂ©galitĂ© sociale entre les camps de travail forcĂ© oĂč sont envoyĂ©s les opposants au organisation de la jeunesse communiste. â lieu dâembrigadement.Kolkhoze mise en commun des terres, des outils et du bĂ©tail dans une exploitation agricole paysan aisĂ© en URSS et par extension, toute personne opposĂ©e Ă la collectivisation des terres.NKDV police politique du rĂ©gime stalinien. SchĂ©ma Le rĂ©gime totalitaire de Staline SchĂ©ma La Grande Terreur 19378-1938
Créés à la fin des années 1950 sur le modÚle soviétique pour y enfermer les ennemis du régime communiste, ces camps de travail servent aujourd'hui à emprisonner et réduire en esclavage
Voici les sujets et corrigĂ©s dâhistoire-gĂ©o et EMC pour le brevet de la voie gĂ©nĂ©rale et professionnelle Ă tĂ©lĂ©charger en PDF. Les rĂ©sultats du Brevet Voir aussi Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris Ce vendredi 1er juillet, plus de Ă©lĂšves de troisiĂšme sĂ©rie gĂ©nĂ©rale et plus de collĂ©giens en sĂ©rie professionnelle ont passĂ© leur Ă©preuve dâhistoire gĂ©ographie brevet. Celle-ci dure deux heures et compte pour 50 points. Une partie est dĂ©diĂ©e Ă lâenseignement moral et civique. » LIRE AUSSI - Brevet de maths dĂ©couvrez le sujet et le corrigĂ© complet En gĂ©ographie, les collĂ©giens de la voie gĂ©nĂ©rale ont analysĂ© deux documents portant sur la France et lâUnion europĂ©enne. Les deux exercices dâhistoire portaient sur les deux guerres mondiales. Quant aux questions dâenseignement moral et civique, elles invitaient les candidats Ă rĂ©flĂ©chir sur le rĂŽle des mĂ©dias. Les collĂ©giens de la sĂ©rie professionnelle ont Ă©tĂ© interrogĂ©s en histoire sur lâarrivĂ©e de lâEuro comme monnaie unique. Ils ont ensuite planchĂ© sur lâamĂ©nagement du territoire en gĂ©ographie et sur les opĂ©rations extĂ©rieures en enseignement moral et civique. Ă VOIR AUSSI - Brevet des collĂšges plainte du ministĂšre de lâ Ăducation nationale aprĂšs une fuite des sujets Les collĂ©giens sont notĂ©s sur lâanalyse et la comprĂ©hension de documents, lâutilisation de repĂšres historiques et gĂ©ographiques et sur la mobilisation des compĂ©tences de lâenseignement moral et civique. Le sujet dâhistoire-gĂ©ographie voie gĂ©nĂ©rale âą Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en gĂ©ographie 20 points GĂOGRAPHIE - La France et lâUnion europĂ©enne Document 1 La coopĂ©ration entre les Ătats de lâUnion europĂ©enne La Politique de CohĂ©sion, qui vise Ă rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions, est la principale politique de lâUnion europĂ©enne en matiĂšre territoriale. [âŠ] LâintĂ©gration europĂ©enne passe par le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration entre les Ătats membres. Cette coopĂ©ration prend des formes trĂšs diverses et se situe Ă diffĂ©rents niveaux institutionnels. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, les Ătats sont amenĂ©s Ă coopĂ©rer autour dâune politique commune de dĂ©fense et dâaccords de police Europol. En matiĂšre dâĂ©ducation, [âŠ] câest notamment le cas du programme Erasmus1. Toutefois, lâUnion europĂ©enne promeut surtout la coopĂ©ration interrĂ©gionale, câest-Ă -dire lâinteraction directe entre rĂ©gions appartenant Ă des pays membres diffĂ©rents autour dâun projet commun. Source EloĂŻse Libourel, GĂ©ographie de la France, 2017. Notes 1 Erasmus programme dâĂ©changes dâĂ©tudiants entre des Ă©tablissements dâenseignement Document 2 Un exemple de coopĂ©ration transfrontaliĂšre entre la France et lâEspagne Questions Document 1 1- Quel est lâobjectif de la Politique de CohĂ©sion de lâUnion europĂ©enne? 2- Quelles sont les deux Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es par le document? Document 2 3- Citez deux Ă©lĂ©ments qui favorisent les flux entre la France et lâEspagne. 4- Quels amĂ©nagements ou Ă©quipements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le cadre de la coopĂ©ration entre la France et lâEspagne? Documents 1 et 2 5- En vous appuyant sur des exemples prĂ©cis, montrez que lâUnion europĂ©enne favorise aux Ă©chelles nationale, rĂ©gionale et locale, les Ă©changes et la coopĂ©ration. âą Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques 20 points HISTOIRE - LâEurope, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. DĂ©veloppement construit Sous la forme dâun dĂ©veloppement construit dâune vingtaine de lignes, prĂ©sentez les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime mis en place en Allemagne entre 1933 et 1945. Vous illustrerez chaque caractĂ©ristique par un exemple de votre choix. 2. Comprendre et pratiquer un autre langage ; utiliser des repĂšres Voir annexe page 7 / 7 Ă rendre avec la copie. âą Exercice 3. Mobiliser des compĂ©tences relevant de lâenseignement moral et civique 10 points Situation pratique Un exemple dâĂ©ducation aux mĂ©dias Document 1 CrĂ©er un mĂ©dia par Ă©tablissement scolaire HĂ©lĂšne Paumier, professeure de français, explique lâimportance pour elle dâapprendre aux Ă©lĂšves Ă produire et Ă publier des contenus mĂ©diatiques. Câest en produisant des contenus mĂ©diatiques quâils aient pour support la radio, la presse Ă©crite, la vidĂ©o ou le web quâon devient un lecteur, un auditeur, un tĂ©lĂ©spectateur averti1. Qui a fait de la radio une fois ne lâĂ©coute plus jamais de la mĂȘme oreille il sait quâun microtrottoir est le rĂ©sultat dâun choix, dâun angle, que les recherches doivent ĂȘtre sĂ©rieuses, validĂ©es et que lâinformation se vĂ©rifie et se replace dans son contexte. Et cette leçon sâĂ©tend Ă dâautres situations elle permet de comprendre quâon ne doit pas, sur les rĂ©seaux sociaux, rĂ©percuter sans vĂ©rifier, sâindigner sans savoir qui parle. HĂ©lĂšne Paumier, article extrait du journal Le Monde, publiĂ© le 21 fĂ©vrier 2019. Notes 1 Averti un citoyen informĂ© qui fait preuve dâun esprit critique face Ă lâinformation. Document 2 Extrait de la DĂ©claration des droits de lâHomme et du Citoyen de 1789. Article 11. La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de lâHomme tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă rĂ©pondre de lâabus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. Questions Document 1 1- Indiquez deux raisons pour lesquelles la professeure pense quâune Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens. 2- Expliquez le passage soulignĂ©. Document 2 3- Nommez la valeur de la RĂ©publique Ă laquelle fait rĂ©fĂ©rence lâarticle 11 de la DĂ©claration des droits de lâHomme et du Citoyen et prĂ©cisez par quoi elle est limitĂ©e dans ce mĂȘme article. Documents 1 et 2 4- Vous ĂȘtes membre du conseil de la vie collĂ©gienne CVC et vous avez dĂ©cidĂ© avec des camarades de crĂ©er un mĂ©dia pour le collĂšge. Vous rĂ©digez un texte expliquant ce que lâon doit respecter quand on produit ou diffuse des informations pour ce mĂ©dia, au moment oĂč les rĂ©seaux sociaux sont de plus en plus utilisĂ©s. ANNEXE Ă RENDRE EN FIN DâĂPREUVE. HISTOIRE - LâEurope, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. Datez les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes ci-dessous Ă lâemplacement des pointillĂ©s prĂ©vus Ă cet effet. a. Avec la RĂ©volution russe, les bolcheviks dirigĂ©s par LĂ©nine sâemparent du pouvoir en Russie. Un rĂ©gime fondĂ© sur les idĂ©es communistes est mis en place. Indiquez la date de cet Ă©vĂ©nement âŠâŠâŠ.. b. La DeuxiĂšme Guerre mondiale dĂ©bute par lâinvasion de la Pologne par lâAllemagne. Câest une guerre dâanĂ©antissement au bilan trĂšs lourd plus de 50 millions de victimes. Elle se termine par la capitulation de lâAllemagne suivie de celle du Japon quelques mois plus tard. Indiquez les dates de dĂ©but et fin de la DeuxiĂšme Guerre mondiale âŠâŠâŠâŠ et âŠâŠâŠâŠ. c. Le Front populaire est une union des trois partis de gauche. Cette union gagne les Ă©lections lĂ©gislatives et fait adopter des lois sociales en France. Parmi ces mesures, il y a notamment la semaine de travail de 40 heures ou encore les 14 jours de congĂ©s payĂ©s. Indiquez la date de la victoire Ă©lectorale du Front populaire âŠâŠâŠ.. 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurĂ©s adaptĂ©s, les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes prĂ©sentĂ©s Ă la question. TĂ©lĂ©chargez le sujet dâhistoire-gĂ©o en PDF Le corrigĂ© dâhistoire-gĂ©o au brevet voie gĂ©nĂ©rale âą Exercice 1 Document 1 1- Lâobjectif de la Politique de CohĂ©sion de lâUnion europĂ©enne est de rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions» des pays membres. 2- Les Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es sont lâĂ©chelle nationale coopĂ©ration entre les pays membres de lâUnion europĂ©enne et lâĂ©chelle rĂ©gionale coopĂ©ration entre les rĂ©gions de lâUnion europĂ©enne Document 2 3- Les axes de communication lignes Ă grande vitesse et les autoroutes et la libre circulation des hommes sans contrĂŽle aux frontiĂšres frontiĂšre ouverte facilitent les flux entre la France et lâEspagne 4- La coopĂ©ration entre la France et lâEspagne a par exemple abouti Ă la construction dâun hĂŽpital transfrontalier europĂ©en, Ă Puigcerda, dâune Ă©cole bilingue internationale au Perthus mais aussi lâamĂ©nagement dâaxes routiers secondaires entre les deux pays. Documents 1 et 2 5- La construction de lâUnion europĂ©enne, dĂšs son origine, a pour but de prĂ©server la paix mais aussi de favoriser la coopĂ©ration et le dĂ©veloppement des pays qui la constituent. Ainsi, Ă lâĂ©chelle nationale, pour garantir la sĂ©curitĂ© de chaque Ătat membre, une politique de dĂ©fense commune a Ă©tĂ© mise en place et les polices des diffĂ©rents pays coopĂšrent au sein dâEuropol. La Politique de CohĂ©sion Ă©conomique, sociale et territoriale permet des projets Ă lâĂ©chelle de toute lâEurope, comme le projet Erasmus qui est un programme dâĂ©changes dâĂ©tudiants. A lâĂ©chelle rĂ©gionale, la coopĂ©ration entre les pays membres permet de dĂ©velopper des territoires transfrontaliers oĂč les Ă©changes Ă©conomiques et les migrations sont intenses, favorisĂ©s par lâexistence de lâespace Schengen. Les frontiĂšres, ouvertes, permettent ainsi tous les jours Ă des travailleurs frontaliers de se rendre dans le pays voisin pour travailler. A lâĂ©chelle locale, des projets europĂ©ens concrets voient le jour grĂące au soutien financier du FEDER fond europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional construction dâhĂŽpitaux, dâĂ©cole, de routes. Ces amĂ©nagements encouragent les Ă©changes et sont la preuve de la coopĂ©ration europĂ©enne Ă toutes les Ă©chelles. âą Exercice 2 Dans le contexte de la crise Ă©conomique qui secoue lâAllemagne dans les annĂ©es 1930, le NSDAP parti nazi rĂ©ussit Ă sâimposer sur la scĂšne politique. Adolf Hitler, nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933, met alors progressivement en place un rĂ©gime totalitaire. Mais quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi? Nous verrons que le projet nazi est un projet totalitaire sâappuyant dâabord sur la nĂ©gation de la dĂ©mocratie et le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© , puis quâil est Ă la fois raciste et antisĂ©mite et enfin quâil cherche Ă dominer lâEurope. DĂšs les mois de fĂ©vrier 1933, Hitler met fin Ă la dĂ©mocratie dans son pays aprĂšs lâincendie du Reichstag. Tous les partis politiques sont interdits et les libertĂ©s individuelles sont supprimĂ©es. Hitler devient le fĂŒhrer», le chef unique, Ă la tĂȘte dâun parti unique, le parti nazi. On lui voue un vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Les opposants sont poursuivis par une police politique, la Gestapo qui les interne dans des camps comme Dachau. Ainsi, la dictature en place contrĂŽle la sociĂ©tĂ© par la terreur et la rĂ©pression. Mais il faut Ă©galement que les Allemands adhĂšrent Ă lâidĂ©ologie nazie, câest pourquoi ils sont littĂ©ralement embrigadĂ©s, notamment dans les Jeunesses hitlĂ©riennes et par la propagande affiches, dĂ©filĂ©s etc. Le rĂ©gime nazi repose ensuite sur une idĂ©ologie qui est raciste et antisĂ©mite. Pour Hitler, le monde est constituĂ© de diffĂ©rentes races» dont une race supĂ©rieure», la race aryenne, appelĂ©e Ă dominer les races infĂ©rieures» Slaves, Juifs, Tziganes. Câest la raison pour laquelle les lois de Nuremberg de 1935 excluent les Juifs de la nation allemande et que des pogroms se multiplient nuit de Cristal en 1938. Enfin, le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime expansionniste qui cherche Ă dominer lâEurope. Hitler dĂ©fend en effet la nĂ©cessitĂ© de conquĂ©rir un espace vital» vers lâEst. Pour se faire il ordonne la remilitarisation de lâAllemagne, interdite par le traitĂ© de Versailles, et signe des alliances avec lâItalie fasciste et le Japon. AprĂšs lâannexion de lâAutriche et des SudĂštes en 1938, il attaque la Pologne le 1er septembre 1939 et propulse le monde dans une nouvelle guerre mondiale. Ainsi, les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi sont dâĂȘtre un rĂ©gime totalitaire, comme lâURSS de Staline. Cependant, Ă lâinverse du communisme, lâidĂ©ologie nazie est raciste, antisĂ©mite et belliciste elle veut la guerre. Ce rĂ©gime Ă lâorigine de millions de morts, dont 6 millions de Juifs, victimes dâun gĂ©nocide, ne survivra pas Ă la fin de la guerre. HISTOIRE - LâEurope, un theÌaÌtre majeur des guerres totales 1. a. octobre 1917 b. 1939 et 1945 c. 1936 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figureÌs adapteÌs, les trois eÌveÌnements ou peÌriodes preÌsenteÌs aÌ la question 1. Placer des traits avec des numĂ©ros 1, 2 pour la rĂ©volution russe 1917 et victoire du Front populaire 1936, colorier entre 1939 et 1945 et faire lĂ©gende avec Seconde Guerre mondiale. âą Exercice 3 Questions - Document 1 1- Ce professeur pense quâune Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens car elle leur permettra de faire preuve dâun esprit critique face Ă une information vĂ©rifier quâelle est vraie mais aussi dâapprendre comment produire du contenu mĂ©diatique. 2- Lâinformation se vĂ©rifie par lâĂ©tude de la source qui la produit il faut que ce soit un site institutionnel ou un mĂ©dia reconnu un journal, une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision. Les journalistes doivent eux-mĂȘmes vĂ©rifier leurs sources. De plus une information doit ĂȘtre replacĂ©e dans son contexte, câest Ă dire dans le temps oĂč se dĂ©roulent les Ă©vĂ©nements. Un fait peut ĂȘtre choquant ou interdit aujourdâhui mais ĂȘtre comprĂ©hensible et permis Ă une autre Ă©poque. Document 2 3- La valeur de la RĂ©publique mentionnĂ©e dans lâarticle 11 est la libertĂ© et notamment la libertĂ© de la presse. Elle est limitĂ©e par la loi dans le cas oĂč elle est abusive, câest Ă dire quâelle ne respecte pas la libertĂ© dâautrui droit Ă lâimage, propos diffamatoires. Documents 1 et 2 4- Le conseil de vie collĂ©gienne vous invite Ă participer au journal du collĂšge! Venez ici prĂ©senter vos projets, racontez-y vos anecdotes et conseillez vos camarades par vos choix de lecture ou de musiques. Apprentis journalistes, rejoignez-nous! Mais attention, vous ne pourrez pas diffuser la photo dâun camarade sans lui en avoir demandĂ© lâautorisation, câest le droit Ă lâimage, et vous ne pourrez pas non plus dire du mal dâun professeur, car il sâagirait de diffamation. Vous devez, comme apprenti journaliste, respecter un code de dĂ©ontologie ne pas diffuser de fausses informations, vĂ©rifier vos sources et toujours prĂ©senter les faits dans leur contexte. Câest Ă vous dâobserver, dâessayer dâexpliquer et vous pouvez mĂȘme Ă©mettre un avis. Le journaliste nâest pas tenu Ă la neutralitĂ©, notre journal pourra exprimer vos opinions, Ă condition quâelle ne heurte personne, nâappelle pas Ă la violence, bref, Ă condition quâelle respecte la loi. Ce mĂ©dia ne vous permettra pas de liker» abusivement ou de tenir des propos injurieux en commentaire, qui sont aujourdâhui les flĂ©aux des rĂ©seaux sociaux, mais il vous permettra de mettre un coup de projecteur sur ce qui vous intĂ©resse vraiment. Le sujet dâhistoire-gĂ©ographie au brevet professionnel du vendredi 1er juillet âą Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en histoire et en gĂ©ographie 20 points HISTOIRE - ThĂšme - Le monde depuis 1945 Document 1 - Une du journal LibĂ©ration, 1er janvier 1999. Cette une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce la crĂ©ation officielle delâeuro. Cette nouvelle monnaie sera utilisĂ©e seulement Ă partir du 1er janvier 2002. Document 2 - Discours de M. Jacques Chirac, prĂ©sident de la RĂ©publique, 31 dĂ©cembre 2001. Mes chers compatriotes, Avec lâarrivĂ©e de lâeuro, nous allons vivre dans quelques heures un moment historique 300 millions dâEuropĂ©ens partageront dĂ©sormais la mĂȘme monnaie. Câest lâEurope qui avance. Câest lâEurope qui progresse. [âŠ] Lâeuro est une victoire de lâEurope. AprĂšs un siĂšcle de dĂ©chirements, de guerres, de tĂątonnements, voici que, dans la paix, lâunitĂ© et la stabilitĂ©, notre continent affirme enfin son identitĂ© et sa puissance! [âŠ] Bien sĂ»r, il faudra Ă chacune et Ă chacun un temps dâadaptation pour trouver ses repĂšres, apprendre les prix, apprivoiser la nouvelle monnaie. Certains Ă©prouveront peut-ĂȘtre des difficultĂ©s. En y mettant toute la patience, lâattention et lâentraide nĂ©cessaires, vous verrez que les nouvelles habitudes ne tarderont pas Ă venir. Mais vous le savez bien, il ne sâagit pas seulement de remplacer nos francs par des euros. Lâeuro, câest une chance dâavenir supplĂ©mentaire pour la France et les Français. Et câest aussi une nouvelle façon dâĂȘtre en Europe, de vivre lâEurope, une Europe du quotidien qui doit devenir pleinement celle des citoyens. [âŠ] Oh, lâeuro nâest pas une fin en soi. Il signifiera, pour nous, plus de croissance, plus dâemplois, plus de pouvoir dâachat, plus dâĂ©changes. Une France plus forte. Mais il doit ĂȘtre avant tout un instrument au service de lâEurope des hommes que nous construisons. Ă nous maintenant dâen tirer parti! Car si lâeuro est une chance, câest aussi un dĂ©fi. Source le 3 janvier 2002 Questions Document 1 1 Quel Ă©vĂšnement historique cette une de journal prĂ©sente-t-elle? 2 La une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce âŠÂ» Recopiez cette phrase sur votre copie et complĂ©tez-la Ă lâaide dâune des propositions ci-dessous - ⊠la mise en circulation des piĂšces et des billets en euros dans onze pays europĂ©ens au 1er janvier 1999. - ⊠la crĂ©ation de lâeuro comme monnaie officielle de onze pays europĂ©ens Ă partir du 1er janvier 1999. - ⊠la suppression des piĂšces et des billets en francs Ă cette date du 1er janvier 1999. 3 DĂ©crivez la tenue et lâattitude du personnage prĂ©sent sur cette une. Document 2 4 Reproduisez le tableau sur votre copie et complĂ©tez-le Ă lâaide dâinformations prĂ©levĂ©es dans le document. 5 Relevez dans le texte la difficultĂ© que le passage Ă lâeuro va poser Ă une partie de la population. Documents 1 et 2 6 Indiquez au moins trois aspects positifs que reprĂ©sente le passage Ă lâeuro dâaprĂšs ces deux documents. âą Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques et gĂ©ographiques 20 points GEOGRAPHIE - ThĂšme - Pourquoi et comment amĂ©nager le territoire? 1 Sous la forme dâun dĂ©veloppement construit dâune quinzaine de lignes et en vous appuyant sur un exemple Ă©tudiĂ© en classe, dĂ©crivez les objectifs de lâamĂ©nagement du territoire aujourdâhui en France. Pour vous aider, vous pourrez utiliser les mots et les expressions suivants inĂ©galitĂ©s territoriales, transports, services publics, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, acteurs, Ătat, collectivitĂ©s, conflit dâusages. 14 points 2 Mobiliser des repĂšres gĂ©ographiques. 6 points - Ă partir de la lecture de la carte, reportez en lĂ©gende le figurĂ© correspondant aux massifs montagneux. - Ă partir de la lecture de la carte, indiquez en lĂ©gende Ă quoi correspondent les ronds noirs. - Pour chaque photographie de lieu, indiquez le chiffre lui correspondant sur la carte. Ă RĂALISER SUR LâANNEXE PAGE 9/9 Document 2 - Discours dâinauguration du monument par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron du 11 novembre 2019. Le chef de lâĂtat vit avec cette part de tragique que renferme en puissance chacune de ses dĂ©cisions. Il assume au quotidien, avec la ministre et les chefs dâĂ©tat-major, la duretĂ© des missions et des combats, les blessĂ©s, les morts aussi, hĂ©las. Mais il le faut. Pour la dĂ©fense de nos concitoyens. Pour la protection de nos intĂ©rĂȘts. Pour la stabilitĂ© du monde. Et parce quâil le faut, nous continuerons, aujourdâhui comme hier, demain, encore, toujours, Ă dĂ©fendre nos valeurs et Ă combattre nos ennemis. La France ne cessera pas dâexercer ses responsabilitĂ©s, dâassumer la place singuliĂšre quâelle occupe dans le concert des nations1 et de porter cette voix qui rĂ©sonne si puissamment parmi les peuples parce que, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, des Français ont consenti Ă tout sacrifier pour la paix. [âŠ] Jâadresse aussi mes plus vives salutations et ma reconnaissance Ă tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, sont dĂ©ployĂ©s partout oĂč nos intĂ©rĂȘts le commandent. Dans les plaines immenses et arides du Sahel, dâAfrique ou du Levant, sur les mers et dans les abysses2 des ocĂ©ans, vous ĂȘtes Ă la fois nos sentinelles et notre bouclier. Soyezen remerciĂ©s.» 1. Concert des nations expression qui dĂ©signe lâensemble des pays du monde qui respectent les rĂšgles diplomatiques. 2. Abysses profondeurs. Source texte du discours officiel publiĂ© sur le site de LâElysĂ©e, le 11 novembre 2019. Questions Document 1 1 En lâhonneur de qui ce monument est-il construit? 2 Recopiez et complĂ©tez le tableau ci-aprĂšs pour comprendre ce monument Document 2 3 Identifiez au moins deux missions que poursuit lâarmĂ©e française Ă lâĂ©tranger dâaprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique. 4 Ă lâaide des deux expressions suivantes - devoir de dĂ©fense et devoir de mĂ©moire - complĂ©tez sur votre copie les phrases suivantes âą Lors dâactions de commĂ©moration, on accomplit un ⊠⹠Lors dâengagements dans des missions avec lâarmĂ©e française, on accomplit un⊠Documents 1 et 2 5 Suite Ă lâinauguration du monument aux morts, votre professeur vous demande de rĂ©diger un texte de quelques lignes qui explique lâimportance de lâengagement des soldats en opĂ©rations extĂ©rieures. Le corrigĂ© dâhistoire-gĂ©o au brevet voie professionnelle
Toutes les rĂ©ponses rĂ©ponseBonjour, 1. Ă partir de 1924, Staline Ă©carta du pouvoir ses principaux concurrents et sâimposa Ă la tĂȘte de lâURSS. Il mit en place un culte de la personnalitĂ© en sa faveur et se fit appeler le petit pĂšre des peuples ». Il put dĂšs lors mettre en Ćuvre le programme des communistes. Dans le cadre de la dictature du prolĂ©tariat assurĂ©e par le parti unique le PCUS, il nationalisa les industries et collectivisa les terres. Ainsi placĂ©e sous la responsabilitĂ© de lâĂtat, lâĂ©conomie fut planifiĂ©e de façon la propagande et le contrĂŽle des mĂ©dias, il endoctrina la population et embrigada les plus jeunes en les enrĂŽlant dans des mouvements de jeunesse les ses opposants, il fit rĂ©gner la terreur par le biais dâune police politique le NKVD et lâinstauration de camps de travail le Goulag.LâURSS sous Staline est ainsi devenue un Ătat Les symboles du rĂ©gime soviĂ©tique sont lâĂ©toile rouge symbole du communisme et le drapeau rouge de lâURSS. Ces lettres signifient Union des RĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques. Sur le drapeau figurent un marteau â symbole de la classe ouvriĂšre ou des ouvriers â et une faucille â symbole de la paysannerie. 1. Staline vient au pouvoir en 1924 il succĂšde LĂ©nine qui a lui mĂȘme crĂ©e l' URSS en 1922 . Des sont arrivĂ©e il met en place une Dictature . En 1922 LĂ©nine crĂ©e L'URSS Union des RĂ©publique Socialistes SoviĂ©tiques .A la mort de LĂ©nine , Staline prends le pouvoir . Il mets en place les kolkozes collectivisation des terres agricoles . L'Ă©tat mets en place les plans quinquennaux on dĂ©finit des objectifs a atteindre dans les cinq ans Cette politique ne fait pas l'unanimitĂ© .Beaucoup de paysans refusent cette collectivisation , ils sont alors persĂ©cutĂ©s par la police politique NKVD et envoyĂ© dans des camps de travaux forcĂ©s goulag trĂšs souvent en SibĂ©rie . TrĂšs souvent certain opposant passe devant des tribunaux truquĂ©s . Les " Grand ProcĂšs de Moscou " de 1936-1938 font plus de 1 millions de meurtres a cause de c'est procĂšs truquĂ©s .Staline mets en place un culte de la personnalitĂ© et se nomme " Petit PĂšre des Peuples " . Explications Bonjour, AprĂšs la mort de LĂ©nine, en 1924, Staline 1878 â 1953 prend le pouvoir et instaure une dictature basĂ©e sur le parti communiste, la collectivisation et la lutte des classes. Staline est un dictateur, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans ses seules mains. En rĂ©alitĂ©, il peut tout se permettre, ou Ă peu prĂšs. DĂšs lors, il va contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique du pays. - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait .- La collectivisation des terres et leur redistribution exige des dĂ©placements massifs de populations, les victimes se comptent par centaines de milliers. - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, les plans quinquennaux, de grands projets sont menĂ©s Ă terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - Des grands massacres sont organisĂ©s Ă l'encontre de " suspects" au rĂ©gime qui sont froidement assassinĂ©s, " les purges de Staline " seconde moitiĂ© des annĂ©es 1930 . - Des camps de concentration, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Staline, comme les autres dictateurs, se maintient au pouvoir uniquement par la terreur qu'il inspire. - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par Staline a causĂ© la mort de millions de personnes. J'espĂšre avoir pu t'aider. Bonjour,AprĂšs la chute du tsarisme, en 1917, LĂ©nine puis Staline procĂšdent Ă la collectivisation des moyens de productions agricoles et Ă©tatisation se poursuit au niveau des banques, de la culture, de l'enseignement, des arts, de la presseLa redistribution des terres voit l'apparition de nombreux kolkhozes fermes collectives , malgrĂ© l'opposition des koulaks paysans possĂ©dant terres et bĂ©tail et utilisant des travailleurs .Staline impose des plans quinquennaux 5 ans destinĂ©s Ă accroĂźtre les avoir pu t'aider. Bonjour,Voici des Ă©lĂ©ments qui pourraient t' la mort de LĂ©nine, en 1924, Staline prend le pouvoir et instaure une dictature basĂ©e sur le parti communiste, la collectivisation et la lutte des classes. Staline est un dictateur, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans ses seules mains. En rĂ©alitĂ©, il peut tout se permettre, ou Ă peu prĂšs. DĂšs lors, il va contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique du pays. - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait .- La collectivisation des terres 1929 et leur redistribution exige des dĂ©placements massifs de populations, les victimes se comptent par centaines de milliers. - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, de grands projets sont menĂ©s Ă terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - La vie humaine n'a que peu de valeur, ce qui compte, c'est la rĂ©alisation des plans quinquennaux plans de 5 ans dans l'agriculture et l'industrie, l'affermissement et l'extension du communisme. - Des centaines de milliers de " suspects" au rĂ©gime sont froidement assassinĂ©s, " les purges de Staline ". - Des camps de concentration, d'extermination, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Staline se maintient au pouvoir uniquement par la terreur qu'il inspire - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par Staline a causĂ© la mort de millions de personnes. en fait, Staline est trĂšs semblable Ă Hitler mais, comme il a gagnĂ© la guerre, l'Histoire s'est montrĂ©e longtemps moins sĂ©vĂšre avec lui. J'espĂšre avoir pu t'aider. bonsoir ! ahhh, les dĂ©veloppements construits. j'en ai fait un il y a peu sur le massacre des juifs et tziganes lors de la seconde guerre mondiale a partir de la fiche de pour commencer une introduction, en gros fait un titre.j'avoue, un peu la flemme d'en faire un.ensuite... ton texte, construit le en 2 grands paragraphes !dans le premier tu racontes comment staline entre au tu parles de la propagande et pourquoi c'est un rĂ©gime dans le second tu parles de la terreur, des actions de staline et sa paranoia, le nkvd des personnes assassinĂ©es et en quel je ne sais pas si c'est exactement ce qu'il te fallait, mais voilĂ mon avis ! rĂ©gime totalitaire se caractĂ©rise par la confiscation des libertĂ©s individuelle et de tous les pouvoirs au profit d'un seul individu qui justifie son comportement au nom d'un nationalisme ou d'une idĂ©ologie. Staline et Hitler sont des dictateurs, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans leurs seules mains. En rĂ©alitĂ©, ils peuvent tout se permettre, ou Ă peu prĂšs. DĂšs lors, ils vont contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique de leurs pays. Staline et Hitler sont des ennemis mortels car ils dĂ©fendent des idĂ©es totalement opposĂ©es, au communisme collectiviste du premier s'oppose le racisme aryen et nationaliste du second. NĂ©anmoins, pour imposer leurs vues, ils utilisent pratiquement les mĂȘmes moyens - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, de grands projets sont menĂ©s Ă terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - Des camps de concentration, d'extermination, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Les dictateurs et leurs doctrines se maintiennent au pouvoir uniquement par la terreur qu'ils inspirent. - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par ces deux dictateurs a causĂ© la guerre et la mort de millions de personnes. J'espĂšre avoir pu t'aider. C'est le GOSPLAN, créé en fĂ©vrier 1921 Commence par une introduction ente posant ces questions "quand", "quel sujet", "oĂč" et ajoute la problĂ©matique ex Quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime totalitaire stalinien?Mets en place ton dĂ©veloppement par exemple tu peux commencer par dĂ©crire un rĂ©gime totalitaire Un rĂ©gime totalitaire est un rĂ©gime politique dans lequel un seul parti est autorisĂ© et un chef unique dirige le pays Puis tu mets quel genre de parti est ce en URSS et qui le dirige. Ajoute les lois qui font que c'est un rĂ©gime totalitaire ex suppression des libertĂ©s, etc... il y en pas mal.Termine avec une conclusion. Tu peux commencer par "pour conclure". Explications Bon pour faire simple tu doit faire une mini rĂ©daction en expliquant les point communs et les diffĂ©rances du rĂ©gime de Staline et de celui d' prof te dit que tu a une fiche mĂ©thode donc utilise la elle va t'ĂȘtre utile et relie la mĂȘme quand tu Ă©crit ton sujet sa te permĂ©tra de ne pas faire de hors sujet. Si tu a dĂ©jĂ eu l'occasion de faire une vrai rĂ©daction alors tu doit savoir que avent tu doit faire une fiche de brouillon . Je te conseil de faire un tableau avec Ă©crit les points communs et les diffĂ©rances sa va beaucoup t'aidĂ© quand tu va rĂ©digĂ© le sujet. VOILA TOUT ET AIDE TOI DE TA LECON SA VA TE FAIRE GAGNE DES POINTS GRATIS !!! BONNE SOIREE bonsoir,avant d'entrer dans la politique, georges clĂ©menceau 1841 - 1929 a fait des Ă©tudes de mĂ©decine et de droit, il a aussi donnĂ© cours de français et d'Ă©quitation Ă des jeunes rĂ©ponse je ne peux pas t'aider car moi nn plus je ne comprends pas ce texte 1- le camp dâauschwitz est situĂ© en pologne, Ă une cinquantaine de kilomĂštres de cracovie. ses murs ont d'abord abritĂ© une caserne militaire, ensuite transformĂ©e en camp de concentration destinĂ© aux prisonniers politiques. je ne serrais pas repondre au autres question desoler Questions similaires Histoire
3 ComplĂ©tez la premiĂšre case du schĂ©ma suivant puis caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire stalinien dans les annĂ©es 1930 en donnant Ă chacune des trois rubriques proposĂ©es un titre appropriĂ©. (2,5 points) 4. Citez un exemple dâadaptation lĂ©gislative Ă lâĂ©volution de la sociĂ©tĂ© française sous la V e RĂ©publique. (1 point)
VanGogh59 a Ă©critEt la guerre d'Espagne ? avec le lien qu'a donnĂ© historien 14, je me rends compte que Hatier fait carrĂ©ment un dossier complet Pour la guerre d'Espagne, j'y consacre un court moment Ă l'aide d'un extrait vidĂ©o car souvent, le prof d'Arts plastiques fait Ă©tudier Guernica et cela permet aux Ă©lĂšves de mieux apprĂ©hender le tableau mais pour cette annĂ©e, je ne sais pas encore...Edit 2 heures sur un chapitre, je ne sais pas faire... C'est un de mes dĂ©fauts... mais je travaille dessus anoukis59FidĂšle du forumJe fais de nouveau appel Ă vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes bien l'idĂ©e, je t'avoue que maintenant je rajoute une consigne trÚÚÚÚÚÚÚÚs embĂȘtante pour eux tous les documents doivent ĂȘtre utilisĂ©s. Sinon j'en ai souvent un ou deux qui passent Ă l'as car ils leur semblent plus ardus. anoukis59FidĂšle du forum Artysia a Ă©critJ'aime bien l'idĂ©e, je t'avoue que maintenant je rajoute une consigne trÚÚÚÚÚÚÚÚs embĂȘtante pour eux tous les documents doivent ĂȘtre utilisĂ©s. Sinon j'en ai souvent un ou deux qui passent Ă l'as car ils leur semblent plus ardus. C'est une trĂšs bonne idĂ©e ça! Je vais rajouter cette consigne! Nous faisons le mal mais nous le faisons bien ArtysiaVĂ©nĂ©rableLes documents qui passent le plus Ă l'as sont souvent les cartes d'ailleurs. Ils vont avoir des surprises cette annĂ©e anoukis59FidĂšle du forumPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent 1 anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont 5 Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. Salut,J'ajouterai Ă ton travail l'idĂ©e de mettre en place des groupes diffĂ©rents expert, apprenti, dĂ©butant et pour les "faibles" soit la possibilitĂ© que les experts interviennent soit une sĂ©rie de petites questions pour les aider. Sinon ton travail est trĂšs intĂ©ressant. Sophie38FidĂšle du forumTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ?ElyasEsprit sacrĂ© Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. mC'est loin d'ĂȘtre difficile. C'est mĂȘme une nĂ©cessitĂ© sinon on envoie les Ă©lĂšves au lycĂ©e comme on envoie des agneaux Ă la boucherie. C'est dĂšs la 6e qu'il faut les former Ă savoir quoi chercher dans les documents pour rĂ©pondre Ă une question globale. Cependant, certains documents demandent Ă ĂȘtre travailler en profondeur mais lĂ aussi il y a des techniques aussi intĂ©ressantes. Et cela demande de former les Ă©lĂšves Ă la dĂ©marche d'analyse des Saladin04 a Ă©crit Cajo7691 a Ă©crit anoukis59 a Ă©critJe fais de nouveau appel Ă vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe ou par binĂŽme. Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun des diffĂ©rents textes produits. Les documents sont prĂ©sentĂ©s tels quels ? Sans questions ? Je trouve ça plutĂŽt difficile pour un Ă©lĂšve de 3e, sauf si des questions prĂ©cises sur les documents lui permettent d'extraire les bonnes informations, qui seront ensuite rĂ©utilisĂ©es dans le dĂ©veloppement construit. Hormis cette rĂ©serve, les sujets et les documents sont OK. Salut,J'ajouterai Ă ton travail l'idĂ©e de mettre en place des groupes diffĂ©rents expert, apprenti, dĂ©butant et pour les "faibles" soit la possibilitĂ© que les experts interviennent soit une sĂ©rie de petites questions pour les aider. Sinon ton travail est trĂšs intĂ©ressant. C'est lĂ qu'intervient la diffĂ©renciation. J'ai fait ce type de travail avec la mise en place de la dictature nazie. Les experts n'ont normalement pas besoin d'ĂȘtre guidĂ©s, je leur demande de rĂ©pondre au sujet comment se met en place la dictature et avec quelles consĂ©quences ? avec les documents. Point final. Les plus faibles ont les questions qui leur permettent de guider leur rĂ©flexion _________________"Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les Ă©toiles" Oscar WildeElyasEsprit sacrĂ© anoukis59 a Ă©critPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent perdus. Pour pallier ce problĂšme d'analyse des carte, as-tu pensĂ© Ă faire une sĂ©ance de travail sur document unique avec une carte ? Cela permet souvent de dĂ©clinĂ©e les du forumMerci Ă tous pour vos remarques concernant le travail sur l'URSS de Staline. Je compte rajouter des "coups de pouce" pour guider les Ă©lĂšves les plus faibles et en effet, mettre en place des groupes "de niveau" les plus Ă l'aise pour ce type de travail n'auront pas besoin d'aide tandis que je guiderai les plus en difficultĂ© avec par exemple un questionnaire prĂ©cis sur les docs Ă Ă©tudier. Cajo7691 comme le dit Elyas il est important que les Ă©lĂšves se frottent seuls Ă des documents avec une consigne globale sinon, au lycĂ©e, c'est trĂšs difficile pour eux. Mais bien sĂ»r, pour les plus faibles qui sont perdus face aux documents, il faut intervenir en leur proposant des aides qui peuvent se prĂ©senter sous la forme d'un questionnaire guidĂ©. Sinon, tu as aussi la possibilitĂ© de crĂ©er des groupes hĂ©tĂ©rogĂšnes avec au moins un Ă©lĂšve "fort" qui va servir de locomotive et impulser le travail de groupe. Tout dĂ©pend de ce que tu veux mettre en place. anoukis59FidĂšle du forum Elyas a Ă©crit anoukis59 a Ă©critPar rapport au travail que je propose sur l'URSS de Staline, est-ce que les consignes des diffĂ©rentes parties sont claires et comprĂ©hensibles? Les cartes, les Ă©lĂšves ont beaucoup de mal Ă vraiment les analyser en profondeur. Ils se contentent souvent de relever quelques Ă©lĂ©ments parfois mĂȘme des dĂ©tails et c'est tout. Quand il n'y a pas du tout d'autres documents, ils sont souvent perdus. Pour pallier ce problĂšme d'analyse des carte, as-tu pensĂ© Ă faire une sĂ©ance de travail sur document unique avec une carte ? Cela permet souvent de dĂ©clinĂ©e les Ă©lĂšves. Je vais essayer de faire ça cette annĂ©e. Il faut juste que je vois Ă quel moment et avec quelle carte cela pourrait ĂȘtre le 3Salut, salut. DĂ©solĂ© de mâimmiscer ainsi avec mes gros sabots et ma question, mais auriez-vous des nouvelles concernant l'EMC ? Conserve-t-on, pour le DNB, les mĂȘmes prĂ©rogatives 2015 / 2016 pour 2016 / 2017 oĂč devons-nous attendre la Toussaint pour en recevoir d'autres ? Sophie38FidĂšle du forumPerso, aucune nouvelle. Je pense qu'on nous dira dans le courant de l'annĂ©e ...anoukis59FidĂšle du forum Guigui145 a Ă©critSalut, salut. DĂ©solĂ© de mâimmiscer ainsi avec mes gros sabots et ma question, mais auriez-vous des nouvelles concernant l'EMC ? Conserve-t-on, pour le DNB, les mĂȘmes prĂ©rogatives 2015 / 2016 pour 2016 / 2017 oĂč devons-nous attendre la Toussaint pour en recevoir d'autres ? Pas de nouvelle ici. Perso, sauf si directive contraire, je compte garder les mĂȘmes thĂšmes que cette annĂ©e en EMC. Comme on doit dĂ©jĂ revoir nos autres cours je n'ai pas envie de m'infliger en plus de nouvelles prĂ©parations en EMC... anoukis59FidĂšle du forum Sophie38 a Ă©critTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ? Je trouve que ton plan se tient bien mais en mixant rĂ©gimes hitlĂ©rien et stalinien dans une seule partie, tu n'as pas peur que les Ă©lĂšves se "mĂ©langent les pinceaux"? Pour la deuxiĂšme partie sur la France du Front Populaire, j'ai compris comme toi crise Ă©conomique et sociale + crise politique avec essor des logues et des idĂ©es d'extrĂȘme droite + arrivĂ©e au pouvoir du Front Populaire = diffĂ©rence importante avec l'Allemagne qui, face Ă la crise, sombre dans l'extrĂȘme alors qu'en France on a une rĂ©ponse dĂ©mocratique Ă la crise et moi aussi, je garde ce que je faisais jusqu'Ă maintenant et qui passait plutĂŽt bienUser9397Niveau 9Concernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaireanoukis59FidĂšle du forum historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire Je pense leur laisser deux heures justement car il y a beaucoup de documents et que c'est un sujet ardu 5 documents par partie en gĂ©nĂ©ral et je compte une heure pour la reprise du travail. Les "coups de pouce" seront lĂ pour les orienter. Pour la France des annĂ©es 1930, je trouve ton idĂ©e intĂ©ressante; on pourrait imaginer de coller une reprĂ©sentation de l'affiche au milieu d'une double page du cahier et les explications des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments de l'affiche tout autour. Les Ă©lĂšves auraient alors Ă Ă©tudier en profondeur ce document unique avec des "coups de pouce" sous la forme d'extraits vidĂ©o ou documents annexes dĂ©jĂ prĂ©parĂ©s mais que les Ă©lĂšves iraient chercher au fur et Ă mesure de leurs besoins. User9397Niveau 9Concernant la France, c'est un peu l'idĂ©e que j'avais, en guidant un peu plus, en utilisant les questions qui ? quand ? oĂč ? pourquoi ? comment ? consĂ©quences ? On retrouve ainsi tout ce qui est demandĂ© dans les programmes pour Ă©voquer cette France des annĂ©es du forum anoukis59 a Ă©crit Sophie38 a Ă©critTon travail est intĂ©ressant Anoukis59. Personnellement, j'ai toujours des problĂšmes pour ne pas du tout guider les Ă©lĂšves. IL faut que je m'y essaye ce chapitre 2, j'ai imaginĂ© 2 leçons - L1 les rĂ©gimes totalitaires en URSS et en AllemagneI°/ La naissance des rĂ©gimes totalitaires. Pour l'URSS, cours dialoguĂ© et pas de travail sur les compĂ©tences !! J'en ai prĂ©vu beaucoup sur la 1Ăšre GM. Pour l'Allemagne, exo avec compĂ©tence analyser et comprendre un documentII°/ Les caractĂ©ristiques des rĂ©gimes totalitaires. CompĂ©tences travaillĂ©es coopĂ©rer et mutualiser + pratiquer diffĂ©rents langages langage divisĂ©e en 2 Ă©quipes une travaille sur le totalitarisme soviĂ©tique, l'autre sur le totalitarisme allemand. Plusieurs groupes par Ă©quipe. Objectifs avec docs livre + ajoutĂ©s, trouver les principales caractĂ©ristiques des totalitarismes avec leurs spĂ©cificitĂ©s, les expliquer et les illustrer avec un ou plusieurs exemples prĂ©cis. ElĂšves prĂ©sentent leur recherche de groupe sous la forme qu'ils veulent mais il y aura passages oraux, donc il faut que cela soit lisible et clair de loin. Passages oraux = mise en commun du groupe classe sous forme de tableau synthĂ©tique ou carte mentale = TE de la leçonDu coup, je me demande puisque j'ai plusieurs groupes par Ă©quipe, est-ce que je n'utiliserai pas ton idĂ©e Anoukis59 un groupe sur une caractĂ©ristique du totalitarisme ??? A rĂ©flĂ©chir ... en tout cas, dans mon livre, c'est lĂ©ger, trĂšs lĂ©ger ce chapitre NathanL2 En France, la dĂ©mocratie rĂ©sisteJe n'y ai pas encore trop rĂ©flĂ©chi, mais dans mon esprit, il faut montrer les crises Ă©co, sociales qui dĂ©bouchent sur une crise politique avec la montĂ©e des ligues, puis le sursaut de la gauche avec le Front populaire et ses avancĂ©es pense reprendre ce que je faisais dĂ©jĂ exercice avec docs intĂ©grĂ©s et questions pensez-vous ? Je trouve que ton plan se tient bien mais en mixant rĂ©gimes hitlĂ©rien et stalinien dans une seule partie, tu n'as pas peur que les Ă©lĂšves se "mĂ©langent les pinceaux"? Pour la deuxiĂšme partie sur la France du Front Populaire, j'ai compris comme toi crise Ă©conomique et sociale + crise politique avec essor des logues et des idĂ©es d'extrĂȘme droite + arrivĂ©e au pouvoir du Front Populaire = diffĂ©rence importante avec l'Allemagne qui, face Ă la crise, sombre dans l'extrĂȘme alors qu'en France on a une rĂ©ponse dĂ©mocratique Ă la crise et moi aussi, je garde ce que je faisais jusqu'Ă maintenant et qui passait plutĂŽt bien C'est vrai, j'ai un peu peur du mĂ©lange et je n'ai jamais fait cela en 17 ans d'enseignement. Ce sera la nouveautĂ© de l'annĂ©e !!! avec plein d'autres ...Mais j'ai l'impression que le programme de RĂ©forme ne demande plus de traiter les rĂ©gimes totalitaires comme avant, mais de voir les points identiques et les spĂ©cificitĂ©s. Je vais le faire avec un tableau que je proposais les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes aux Ă©lĂšves en guise de 3 classes de 3Ăš, alors je pourrais aussi varier ...J'ai du mal Ă vraiment comprendre ce que le programme veut que nous fassions sur les rĂ©gimes totalitaires et le manuel que nous avons choisi, le Nathan, est assez "lĂ©ger", je trouve ...Sur quel manuel travailleras-tu Anoukis59 ?Sophie38FidĂšle du forum historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire TB. Et pour moi, c'est un classique. Je ferai ici du neuf avec que du vieux cours. Par contre, mon manuel n'Ă©voque pas les ligues. Je trouve le Nathan un peu lĂ©ger sur tout ce chapitre quel manuel travaillerez-vous l'an prochain ?Sophie38FidĂšle du forum anoukis59 a Ă©crit historien14 a Ă©critConcernant ton travail sur l'URSS, Anoukis59, tes Ă©lĂšves ont combien de temps pour mener le travail ? N'y a-t-il pas beaucoup de documents mĂȘme s'ils sont en binĂŽmes ? Pour la France des annĂ©es 1930, j'envisage d'utiliser cette affiche pour comprendre le contexte de l'Ă©poque j'ai compris comme vous pour la crise Ă©conomique, sociale, la question des ligues et ce que propose le Front Populaire Je pense leur laisser deux heures justement car il y a beaucoup de documents et que c'est un sujet ardu 5 documents par partie en gĂ©nĂ©ral et je compte une heure pour la reprise du travail. Les "coups de pouce" seront lĂ pour les orienter. Pour la France des annĂ©es 1930, je trouve ton idĂ©e intĂ©ressante; on pourrait imaginer de coller une reprĂ©sentation de l'affiche au milieu d'une double page du cahier et les explications des diffĂ©rents Ă©lĂ©ments de l'affiche tout autour. Les Ă©lĂšves auraient alors Ă Ă©tudier en profondeur ce document unique avec des "coups de pouce" sous la forme d'extraits vidĂ©o ou documents annexes dĂ©jĂ prĂ©parĂ©s mais que les Ă©lĂšves iraient chercher au fur et Ă mesure de leurs besoins. Ton idĂ©e Anoukis59 que de coller la Une de la revue du Front populaire sur une double page et de faire des recherches tout autour me sĂ©duit infiniment. Je vais y rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement, mais avant il faut que je termine ma leçon sur les totalitarismes ...anoukis59FidĂšle du forumSophie38 normalement les Ă©lĂšves auront comme manuel le nouvel Hatier. Je dis normalement car je ne suis pas certaine que les crĂ©dits soient suffisants pour renouveler les 6Ăšme, 5Ăšme, 4Ăšme et 3Ăšme. Moi je souhaitais le LSS mais mon collĂšgue ne voulait pas donc ce sera Ă priori le hatier. De toute façon, tous les manuels ont leurs avantages et leurs inconvĂ©nients...Pour la France des annĂ©es 1930, je me demande si je ne vais pas partir de l'idĂ©e d'Historien14 et travailler autour de l'affiche citĂ©e. Fesseur ProMonarqueVous prenez pas de vacances les gens ? lecteur _________________Pourvu que ça dure... Sujets similaires[HG Programmes 2016] Le programme de 6e[HG Programmes 2016] Le programme de 5e[HG Programmes 2016] Le programme de 4e[HG Programmes 2016] Le programme de 5e[HG Programmes 2016] Le programme de 4eSauter versPermission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum
ComplĂ©tezla premiĂšre case du schĂ©ma suivant puis caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire stalinien dans les annĂ©es 1930 en donnant Ă chacune des trois rubriques proposĂ©es un titre appropriĂ©. (2,5 points) Un chef . Collectivisation des terres - Nationalisation des entreprises - Industrialisation accĂ©lĂ©rĂ©e privilĂ©giant Vindustrie lourde et Vindustrie d'armement L'Ătat totalitaireConnaĂźtre *Les mots-clĂ©sCommunisme, collectivisation des terres, planification industrielle, Kolkhozes, goulag, culte de la personnalitĂ©, propagande, police politique. *Les datesCrĂ©ation de l'URSS 1922 Mort de LĂ©nine 1924 Staline seul au pouvoir 1928La collectivisation des terres 1929 Les grands procĂšs de Moscou 1936-1938 * faut ĂȘtre capable de retracer rapidement la carriĂšre politique de Staline dont voici rapidement les grandes Ă©tapes -Compagnon de LĂ©nine, il participe Ă la RĂ©volution dâOctobre 1917 et Ă la guerre civile arrive au pouvoir en 1924 et Ă©limine ses principaux rivaux comme Trotsky-Il applique les idĂ©es communistes de LĂ©nine collectivisation des terres, planifications met en place une dictature politique et combat le Nazisme durant la seconde guerre mondiale aux cĂŽtĂ©s des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France partir de 1945, il sâoppose aux Etats-Unis et entraĂźne son pays dans la Guerre Froide au cours de graves crises internationales Berlin en 1948, la guerre de CorĂ©e...-Il meurt en 1953. Savoir expliquer -Pourquoi dit-on que le rĂ©gime de Staline est un rĂ©gime totalitaire ? -De quelles maniĂšres Staline met- il en application les idĂ©es communistes ? -De quelles maniĂšres Staline contrĂŽle-t-il la population soviĂ©tique ? 1 La mise en place du socialisme Staline est le premier dirigeant politique Ă mettre en application les idĂ©es marxistes et communistes Ă©laborĂ©es Ă la fin du 19Ăšme siĂšcle. Câest pour cette raison que la notion de collectivisation des terres est aussi importantes dans ce chapitre. Pour la premiĂšre fois au monde, dans un pays, les paysans perdent le droit de possĂ©der un champs, des outils, des troupeaux et doivent produire sur une terre qui ne leur appartient plus ce dont lâĂ©tat Ă besoin et quâil achĂšte Ă un prix imposĂ©. La situation nâest pas diffĂ©rente pour les industries soviĂ©tiques. Les usines ne sont plus dirigĂ©es par des patrons qui auparavant possĂ©daient les machines. DĂ©sormais, lâentreprise appartient Ă lâĂ©tat et doit produire tout ce dont le pays a besoin, selon les directives de Staline. Câest lâautre notion Ă retenir de ce chapitre la planification industrielle. 2 Le totalitarisme stalinien A lâissue de ce chapitre, il faut donc retenir tous les Ă©lĂ©ments qui font de lâĂ©tat stalinien une dictature totalitaire. Staline est lâun des premiers, plusieurs annĂ©es avant Hitler, Ă installer dans son pays tous les moyens qui vont lui permettre de contrĂŽler la population soviĂ©tique Une intense propagande que Staline utilise pour construire ce culte de la personnalitĂ© qui le prĂ©sente comme un pĂšre pour le peuple soviĂ©tique. Lâembrigadement des SoviĂ©tiques dĂšs leur plus jeune Ăąge au service du rĂ©gime Ă travers les jeunesses communistes. La crĂ©ation dâun climat de terreur qui rĂ©duit au silence toutes les oppositions politiques, symbolisĂ© par des milliers de dĂ©portations dans les goulags, dâexĂ©cutions sommaires, de procĂšs spectaculaires. Lâinstallation de la dictature politique avec la suppression progressive des grandes libertĂ©s, la mise en place dâune implacable censure et dâun contrĂŽle complet de tous les moyens dâexpression presse, littĂ©rature, radio, cinĂ©ma... Peude rĂ©gimes sont considĂ©rĂ©s comme totalitaires dans lâHistoire, car cette appellation implique un contrĂŽle et une modification totale ou quasi-totale de la sociĂ©tĂ© (ne rĂ©pondent absolument Ă ce critĂšre que lâAllemagne Nazie, lâU.R.S.S. de Staline et la CorĂ©e du Nord). Tout rĂ©gime totalitaire est forcĂ©ment une dictature
CorrigĂ© PremiĂšre partie Histoire 18 points + 2 points pour lâorthographe et lâexpression SUJET A LâURSS DE STALINE montrez que les mĂ©thodes du regime stalinien sont totalitaires. DOCUMENT 1 Affiche de 1937 en lâhonneur de Staline. DOCUMENT 2 Lettre dâun paysan au journal Notre Village, vers1930. Camarades, vous Ă©crivez dans votre journal que tous les paysans pauvres et moyennement aisĂ©s adhĂšrent volontairement au kolkhoze, mais ce nâest pas vrai. Ainsi, dans notre village, tous nâentrent pas au kolkhoze de bon grĂ©. Quand circula le registre des adhĂ©sions, 25 % seulement signĂšrent, tandis que 75 % sâabstenaient. Ils ont collectĂ© les semences par la terreur, en multipliant procĂšs verbaux et arrestations. Si quelquâun exprimait son opposition, on le menaçait dâemprisonnement et de travail forcĂ©. Vous vous ĂȘtes trompĂ©s sur ce point, Camarades la vie collective peut exister seulement Ă condition que la masse entiĂšre des paysans lâadopte volontairement, et non par force [âŠ] Je vous prie de ne pas rĂ©vĂ©ler mon nom, car les gens du Parti seraient furieux. » DOCUMENT 3 Extrait dâun article de B. Souvarine, exilĂ© russe en France. On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne dâextermination accomplie par Staline Ă lâintĂ©rieur de lâURSS depuis quelque trois ans et en particulier lâannĂ©e derniĂšre. [...] On a eu connaissance de procĂšs incomprĂ©hensibles, sanctionnĂ©s par lâexĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. [...] On sâest plus quâĂ©tonnĂ© dâapprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour lâarmĂ©e, on sâaccorde en URSS Ă admettre plus de trente mille disparitions en majoritĂ© suivies dâexĂ©cutions capitales. [...] Staline a entrepris la destruction physique de deux gĂ©nĂ©rations de communistes et de socialistes. Il considĂšre leur existence comme incompatible avec son pouvoir. » Boris SOUVARINE, exilĂ© russe en France, Ă©crit dans le Figaro du 29 octobre 1938. Questions 8 points 1 â DâaprĂšs le document 1, relevez deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est lâobjet dâun culte de la personnalitĂ©. 1 point 2 â En quoi les documents 1 et 2 sâopposent-ils ? De quel Parti » est-il question dans le document 2 ? 3 points 3 â Qui sont les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 ? Indiquez le motif de leur Ă©limination. 3 points4 - Ă quoi fait allusion lâexpression soulignĂ©e en caractĂšres gras dans le document 3 ? 1point PARAGRAPHE ARGUMENTĂ© 10 points Ă lâaide des documents et de vos connaissances, rĂ©digez un paragraphe argumentĂ© dâune vingtaine de lignes dans lequel vous montrerez que les mĂ©thodes du rĂ©gime stalinien sont totalitaires. CorrigĂ© Question 1 1 point Les deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ© sont - sa taille plus importante que celle des autres personnages - Le regard admiratif et heureux de la population qui s'Ă©lĂšve vers le "petit pĂšre des peuples". Question 2 3 points Les documents 1 et 2 s'opposent parce que dans le document 1, on voit le consentement, le bonheur et la reconnaissance du peuple Ă l'Ă©gard de son chef, alors que dans le document 2, la lettre du paysanmentionne le refus de l'adhĂ©sion des paysans au kolkhoze contraire au consentement et les mĂ©thodes violentes utilisĂ©es rĂ©quisition des semences,arrestations.On est donc loin du consentement et du bonheur suggĂ©rĂ©s dans le document 1, qui est une affiche de propagande. - Le parti dont il est question dans le document 2 est le parti communiste. Question 3 3 points Les victimes indiquĂ©es sont les paysans document 2, les membres du parti communiste et les principaux chefs militaires document 3- Les paysans sont Ă©liminĂ©s car ils s'opposent Ă la politique de Staline, ils refusent la Les membres du parti communiste, "vieux" bolcheviks, compagnons de LĂ©nine et les gĂ©nĂ©raux de l'armĂ©e sont considĂ©rĂ©s par Staline comme des rivaux qui pourraient entraver son pouvoir personnel, il dĂ©cide donc de les 4 1 point L'expression en caractĂšre gras du document 3 fait allusion aux grands procĂšs de Moscou de 1936 Ă 1938 procĂšs truquĂ©s au cours desquels Staline fait Ă©liminer tous ceux qui reprĂ©sentent pour lui un obstacle Ă son pouvoir. PARAGRAPHE ARGUMENTĂ© 10 points Grille de notation sujet A CONNAISSANCES VENUES DES DOCUMENTS ET DU COURS Points Vos points Dictature un seul chef Staline, un Parti unique le Parti Communiste, Suppression des libertĂ©s individuelles, censure, population surveillĂ©e doc1 et 2 2 Population encadrĂ©e, propagande, culte de la personnalitĂ© glorification du chef doc1 1 Economie dirigĂ©e, planification impĂ©rative, collectivisation forcĂ©e des terres Ă partir de 1929, kolkhozes les paysans qui rĂ©sistent sont Ă©liminĂ©s dĂ©koulakisation doc2 2 RĂ©pression et Ă©limination des opposants, la police politique GuĂ©pĂ©ou, NKVD fait rĂ©gner la terreur, arrestations, dĂ©portations dans les camps de travail forcĂ© du Goulag, grands procĂšs truquĂ©s de Moscou 1936-1938 2 RepĂšres dates, personnages, Ă©vĂ©nements, vocabulaire spĂ©cifique 1 TECHNIQUE DU PARAGRAPHE Phrase introductive et de conclusion 1 Plan et organisation des connaissances 1 TOTAL 10 Orthographe et expression 2 QUESTIONS 8 TOTAL 20
EnrĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, racontez la stalinisation de lâURSS et donnez les caractĂ©ristiques du rĂ©gime totalitaire. (5 points) II. TRAVAIL SUR DOCUMENT (6 points) LaDurant l'entre-deux-guerres se mettent en place en Europe des rĂ©gimes que les historiens qualifient de totalitaires ». DirigĂ©s par des dictateurs qui assoient leur pouvoir par la terreur et la propagande, ils cherchent Ă remodeler les sociĂ©tĂ©s en fonction d'idĂ©ologies officielles. Trois principaux rĂ©gimes totalitaires Ă©mergent l'URSS de Staline, l'Italie de Mussolini et l'Allemagne d' fonctionnent les rĂ©gimes totalitaires de l'URSS stalinienne, de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie ? IL'URSS de Staline AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, la Russie de Staline est un pays dĂ©vastĂ©. Dans ce contexte politique, des idĂ©es rĂ©volutionnaires socialistes s'imposent. Elles conduisent bientĂŽt Ă la mise en place d'un pouvoir autoritaire autour de la figure de Staline. Dans cette dictature, la terreur est un moyen d'oppression du peuple, et l'Ă©conomie est planifiĂ©e et industrialisĂ©e. ALe contexte l'URSS aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale La Russie est un pays dĂ©vastĂ© par la PremiĂšre Guerre mondiale et par la guerre civile 1917-1921, mais les Russes gardent espoir grĂące aux idĂ©es rĂ©volutionnaires de LĂ©nine. Des rĂ©formes communistes sont instaurĂ©es. En 1922, l'URSS Union des rĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques est créée. Ă la mort de LĂ©nine en 1924, c'est Staline qui prend brutalement le mars 1918, la Russie signe le traitĂ© de paix de Brest-Litovsk qui permet de sortir de la guerre, mais c'est le dĂ©but d'une guerre civile qui dure jusqu'en 1921. Le pays est ruinĂ©, son Ă©conomie est fragile. Des famines et des Ă©pidĂ©mies font 20 millions de morts. LĂ©nine prend alors la dĂ©cision de marquer une pause dans les rĂ©formes communistes et accorde une place limitĂ©e au capitalisme c'est la NEP Nouvelle politique Ă©conomique. Ainsi, les paysans peuvent disposer de leur production et la vendre pour leur propre compte. Un impĂŽt en nature vient remplacer les rĂ©quisitions de vivres. Les petites entreprises sont Ă nouveau des propriĂ©tĂ©s 30 dĂ©cembre 1922, c'est la naissance de l'Union des rĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques URSS issue du traitĂ© qui rĂ©unit la RĂ©publique socialiste fĂ©dĂ©rative soviĂ©tique de Russie et les trois rĂ©publiques d'Ukraine, de BiĂ©lorussie et de Transcaucasie. Chaque rĂ©publique conserve, en thĂ©orie, son autonomie. Cependant, dans les faits, le parti communiste bolchĂ©vique en est le vĂ©ritable 1924, la mort de LĂ©nine provoque une lutte pour sa succession. En effet, dans son testament, il choisit Trotski, qu'il juge plus fiable et moins brutal que Staline. Mais Staline utilise son poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti communiste pour Ă©liminer Trotski qui est ainsi exilĂ© en 1928, puis assassinĂ© sur ordre de Staline en 1940. Staline devient alors le seul maĂźtre de l'URSS en 1928. BLa dictature stalinienne un homme, un parti Staline impose une transformation spectaculaire de l'Ă©conomie et met en place un rĂ©gime totalitaire. L'URSS passe alors du rĂȘve communiste Ă un gouvernement avec un seul parti au pouvoir, le parti communiste. DirigĂ© par Staline, le parti communiste est soutenu par une intense URSS, le gouvernement assure vouloir construire une sociĂ©tĂ© idĂ©ale sans classes. Seul parti autorisĂ©, le parti communiste est considĂ©rĂ© comme le plus Ă mĂȘme de mettre cette utopie en place. Dans les annĂ©es 1930, il rassemble environ 3,5 millions de militants. Les populations civiles, rĂ©duites au rang de masses », sont rigoureusement encadrĂ©es. L'appareil d'Ătat est nouvelle constitution promulguĂ©e en 1936 Ă©numĂšre les droits et les libertĂ©s des citoyens. Elle est dĂ©finie comme la plus dĂ©mocratique du monde » et s'appuie sur le suffrage universel et secret. DerriĂšre ces apparences trompeuses, la rĂ©alitĂ© est plus dure seuls les candidats autorisĂ©s par le parti peuvent se prĂ©senter aux Ă©lections ; les grandes libertĂ©s presse, rĂ©union, expression, etc. ne sont pas respectĂ©es ; la supĂ©rioritĂ© du peuple russe sur les autres peuples de l'URSS est rĂ©affirmĂ©e. Le Parti communiste soviĂ©tique est entiĂšrement au service du pouvoir personnel de Staline et devient un vĂ©ritable instrument de sa politique Ă tous les niveaux. Staline devient le premier secrĂ©taire en 1922, puis son seul maĂźtre aprĂšs l'Ă©limination de Trotski et de ses partisans en 1927. Il ordonne les premiĂšres grandes purges en 1933 emprisonnements, procĂšs rapides et assassinats des membres du parti considĂ©rĂ©s comme des opposants. 22 % des membres du parti sont expulsĂ©s. Staline s'entoure d'un personnel docile et soumis qui lui laisse la totalitĂ© du pouvoir, mĂȘme s'il se prĂ©sente toujours comme l'hĂ©ritier du marxisme-lĂ©ninisme. Ă partir de 1934, la Grande Terreur Ă©limine la majoritĂ© des membres qui ont adhĂ©rĂ© au parti avant propagande et les artistes cĂ©lĂšbrent le culte de Staline et l'idĂ©ologie communiste. Ce culte de la personnalitĂ©, propre aux rĂ©gimes totalitaires en gĂ©nĂ©ral, est relayĂ© par la presse, la radio, le cinĂ©ma, et les affiches Ă la gloire de celui qui se prĂ©sente comme le petit pĂšre des peuples ». PoĂšme composĂ© en 1939 Ă l'occasion du 60e anniversaire de Staline, et paru dans La Pravda, journal quotidien du Parti communiste d'Union soviĂ©tique. CLa terreur Ă©rigĂ©e en moyen de gouvernement Le gouvernement utilise la terreur pour rĂ©gner. Les mesures politiques rĂ©pressives sont trĂšs violentes. Trois grandes pĂ©riodes de rĂ©pression peuvent ĂȘtre distinguĂ©es la rĂ©pression contre les bourgeois dĂšs 1929, la rĂ©pression contre les cadres de l'Ătat et du parti, et enfin la rĂ©pression touchant l'ensemble de la terreur stalinienne vise quatre catĂ©gories de la population les vieux compagnons » de LĂ©nine considĂ©rĂ©s comme des ennemis potentiels ; les cadres locaux parti, Ătat ; la sociĂ©tĂ© civile ; les minoritĂ©s ethniques. Trois grandes Ă©tapes rĂ©pressives, qui touchent plus ou moins chacune de ces populations, peuvent ĂȘtre un premier temps, dĂšs 1929, la rĂ©pression s'abat sur les groupes sociaux hostiles », les bourgeois. Cette rĂ©pression touche aussi massivement la sociĂ©tĂ© rurale les koulaks et tous ceux qui s'opposent Ă la collectivisation suppression de la propriĂ©tĂ© privĂ©e individuelle au profit de la collectivitĂ©, et ceux assimilĂ©s Ă des koulaks sont attaquĂ©s. Entre 1930 et 1931, environ 30 000 personnes sont exĂ©cutĂ©es et 380 000 familles dĂ©portĂ©es, c'est-Ă -dire 1,8 million d'individus. On parle de un second temps, la rĂ©pression touche les cadres de l'Ătat et du parti. Elle a pour objectif d'empĂȘcher que des cadres s'imposent contre l'Ătat centralisateur. L'administration est particuliĂšrement touchĂ©e de 1928 Ă 1933, 305 500 ingĂ©nieurs et fonctionnaires sont Ă©liminĂ©s et remplacĂ©s par une nouvelle intelligentsia. Le parti communiste est Ă©galement touchĂ© entre 1933 et 1935, le tiers des cadres locaux sont exclus. L'Ă©limination de tous les opposants atteint son paroxysme lors de la Grande Terreur qui sĂ©vit de 1937 Ă de Kirov en 1934, dont le commanditaire est Staline lui-mĂȘme, dĂ©clenche la purge contre tous les opposants staliniens. Kirov dirige le parti communiste Ă LĂ©ningrad, il Ă©tait considĂ©rĂ© comme le dauphin et le rival de Staline. Les semaines qui suivent l'assassinat, des milliers d'habitants sont dĂ©portĂ©s et plus d'une centaine de terroristes » sont exĂ©cutĂ©s. Entre 1936 et 1938 ont lieu les procĂšs de Moscou des milliers de membres du parti sont exĂ©cutĂ©s Ă la suite de procĂšs un troisiĂšme temps, la rĂ©pression touche l'ensemble de la sociĂ©tĂ©. La police politique NKVD devient un rouage du gouvernement. La Constitution de 1936 encourage la dĂ©lation. Ă partir de 1935, appartenir Ă une minoritĂ© ethnique devient suffisant pour ĂȘtre arrĂȘtĂ©. Aux exĂ©cutions s'ajoutent les dĂ©portations, individuelles ou familiales. Les opposants au rĂ©gime sont envoyĂ©s massivement au Goulag camp de travail. TraquĂ©s par le NKVD, ils sont internĂ©s dans des camps situĂ©s en SibĂ©rie et au Kazakhstan. Ces camps sont gĂ©rĂ©s par l'administration centrale des camps », créée en 1934. Les conditions de vie effroyables et les mauvais traitements expliquent l'explosion du taux de mortalitĂ©. 15 millions de SoviĂ©tiques ont Ă©tĂ© victimes du rĂ©gime stalinien entre 1930 et 1953. DUne Ă©conomie dirigĂ©e par l'Ătat planification et industrialisation L'Ă©conomie est dirigĂ©e par l'Ătat. Staline dĂ©cide de rompre avec la NEP initiĂ©e par LĂ©nine. Il renforce le contrĂŽle de l'Ătat sur l'Ă©conomie en nationalisant les derniĂšres entreprises privĂ©es, c'est la collectivisation totale. La planification est renforcĂ©e Ă partir de 1929, les plans quinquennaux imposent des normes impĂ©ratives de production dans tous les secteurs de l' les campagnes, la collectivisation totale est dĂ©cidĂ©e dĂšs 1929. Les paysans sont regroupĂ©s dans des coopĂ©ratives, les kolkhozes, dans lesquelles la terre et les moyens de production sont mis en commun. Certains deviennent des salariĂ©s dans de grandes fermes d'Ătat, les sovkhozes. Tous doivent livrer pour des prix dĂ©risoires leurs rĂ©coltes Ă l'Ătat qui les revend Ă des prix plus Ă©levĂ©s pour financer l'industrialisation, sa vĂ©ritable prioritĂ©. Bilan du premier plan quinquennalStaline donne la prioritĂ© Ă l'industrie lourde charbon, sidĂ©rurgie, armement, etc.. Il fait construire de gigantesques complexes industriels qui servent autant la propagande du rĂ©gime que le dĂ©veloppement de la production. Le stakhanovisme devient la norme. Ce terme est créé Ă partir du nom de l'ouvrier Stakhanov, pour dĂ©signer l'effort pour battre les records de production. Cet ouvrier avait multipliĂ© par quatorze la norme journaliĂšre d'extraction du charbon. V. Moukhina, L'Ouvrier et la Kolkhozienne, 1937 IILe fascisme italien En 1919, Mussolini crĂ©e le parti des Faisceaux italiens de combat », un parti fasciste. Une violente dictature politique est bientĂŽt mise en place. Des mesures caractĂ©ristiques du fascisme sont bientĂŽt instaurĂ©es propagande, grands travaux, restriction des libertĂ©s, etc. ALa naissance d'un parti fasciste En 1919, Ă Milan, le Duce, Benito Mussolini, crĂ©e les Faisceaux italiens de combat ». DĂšs 1920, Mussolini est suivi par une partie de la population et, en 1921, son mouvement devient le Parti national Ă ses dĂ©buts de seulement 300 membres, le programme Faisceaux italiens de combat » est confus les revendications des Chemises noires membres du parti mĂȘlent critique du capitalisme, pacifisme et anarchisme. Il s'agit avant tout de rassembler les mĂ©contents de l' partir de 1920, les milieux industriels et militaires conservateurs commencent Ă suivre Mussolini et son mouvement. Les Faisceaux incarnent alors l'ordre dans un pays agitĂ© par des mouvements rĂ©volutionnaires. Les squadre militants fascistes organisent des expĂ©ditions punitives contre ceux considĂ©rĂ©s comme des fauteurs de troubles partis de gauche, syndicats, etc.. En 1921, le mouvement devient le Parti national fasciste PNF qui a pour programme l'instauration d'un Ătat fort et la dĂ©fense de l'ordre social. L'individu disparaĂźt, soumis Ă l'Ătat auquel il doit une obĂ©issance sans faille et Ă un chef qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Le fascisme est aussi nationaliste il s'agit de restaurer la grandeur et la puissance associĂ©es Ă l'ancien Empire romain, par une conquĂȘte oĂč toute violence devient morale ». Le Fascisme doctrine, institutions BLa mise en place d'une dictature politique Mussolini devient chef du gouvernement en octobre 1922, Ă la suite de la marche sur Rome » de 30 000 Chemises noires. Un mois plus tard, il obtient les pleins pouvoirs du Parlement et peut alors mettre sa dictature en place. Le rĂ©gime ne cesse de se durcir, de nombreuses mesures portent atteinte aux libertĂ©s fondamentales et des assassinats politiques ont 1925 et 1926, de nombreuses lois dites fascistissimes » entrent en vigueur. Elles font du PNF le parti unique, suppriment les libertĂ©s fondamentales, concentrent entre les mains de Mussolini tous les pouvoirs. La monarchie est maintenue Ă titre 1929, les accords du Latran reconnaissent le pouvoir temporel du pape sur la CitĂ© du Vatican et lui accordent des indemnitĂ©s pour ses pertes territoriales de 1870. La lĂ©gitimitĂ© du rĂ©gime en sort renforcĂ©e et il ne cessera de se durcir, en particulier entre 1936 et 1939 suppression de la Chambre des dĂ©putĂ©s ; police secrĂšte ; dĂ©crets antisĂ©mites. Photographie montrant le dĂ©filĂ© des Chemises noires dans Rome en octobre 1922 Des assassinats politiques ont lieu. Ainsi, le dĂ©putĂ© socialiste Matteotti est assassinĂ© en 1924. CLes caractĂ©ristiques de l'Italie fasciste Le nouveau gouvernement entreprend une sĂ©rie de mesures qui transforment l'Italie politique nataliste, mesures Ă©conomiques visant Ă l'autosuffisance, grands travaux et propagande sont mis en premiĂšre dĂ©cision pour promouvoir la grandeur du nouvel Ătat est la mise en place d'une politique nataliste. En effet, une population nombreuse et une natalitĂ© forte sont la garantie d'un Ătat prospĂšre et vigoureux. Dans un mĂȘme temps, l'Ă©migration est contrĂŽlĂ©e et les colonies africaines Libye, Ăthiopie sont mises Ă est mise en place, son but est l'autosuffisance nationale. L'Ătat encadre strictement les rendements agricoles et industriels permettant de couvrir 100 % des besoins du pays en grands travaux sont lancĂ©s on construit des autoroutes et on embellit la capitale. La propagande et l'Ă©ducation permettent de contrĂŽler les esprits et de façonner un homme nouveau ». Croire, obĂ©ir, combattre » sont les nouvelles valeurs. Les Fils de la louve ou encore les Petites Italiennes encadrent la jeunesse dans des organisations formatĂ©es. La propagande touche toutes les catĂ©gories de la population et toutes les tranches d'Ăąge radio, cinĂ©ma, affiche, presse et art participent au culte de l'homme nouveau. La soumission des individus est moins poussĂ©e sous le fascisme italien que sous les rĂ©gimes stalinien et hitlĂ©rien. Un contre-pouvoir reste en place le roi, qui rĂ©voquera Mussolini en 1943 ; l'Ăglise catholique, prĂ©sente dans les organisations de jeunesse. AprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale, l'Allemagne est humiliĂ©e et ruinĂ©e. Dans les annĂ©es 1930, Hitler, Ă la tĂȘte du NSDAP, monte rapidement au pouvoir. La sociĂ©tĂ© allemande est embrigadĂ©e et encadrĂ©e par un pouvoir fort et totalitaire. Ce nouveau rĂ©gime se caractĂ©rise par un antisĂ©mitisme fort racisme envers les Juifs. Les Juifs sont trĂšs vite persĂ©cutĂ©s. AL'avĂšnement fulgurant du rĂ©gime hitlĂ©rien En Allemagne, pays durement touchĂ© par la crise Ă©conomique de 1929, l'avĂšnement du rĂ©gime hitlĂ©rien est trĂšs rapide. En quelques annĂ©es, Hitler et son parti, le NSDAP, instaurent un rĂ©gime autoritaire et Allemagne, la crise Ă©conomique de 1929 dĂ©stabilise la rĂ©publique de Weimar. Dans les esprits nationalistes, la rĂ©publique de Weimar est associĂ©e Ă la dĂ©faite de la PremiĂšre Guerre mondiale et au traitĂ© de Versailles, humiliant pour les Allemands. L'arrivĂ©e au pouvoir des nazis est trĂšs rapide le 30 janvier 1933, Hitler est appelĂ© Ă la chancellerie par le prĂ©sident Hindenburg. DĂ©bute alors la mise au pas » Gleichschaltung de l'Allemagne. Les libertĂ©s fondamentales sont suspendues et le Reichstag est incendiĂ© dans la nuit du 27 au 28 fĂ©vrier parti communiste sert de bouc Ă©missaire et est alors dĂ©clarĂ© hors la loi. Le NSDAP devient l'unique parti autorisĂ©. Hitler s'affirme et, dans la nuit du 30 juin 1934 la Nuit des longs couteaux, il Ă©limine les chefs de la Sturmabteilung les SA, organisation paramilitaire du NSDAP, qui exigent une rĂ©volution sociale. Il est alors seul au pouvoir avec ses partisans. L'Ătat est organisĂ© selon le FĂŒhrerprinzip, c'est-Ă -dire le pouvoir suprĂȘme du chef. Hitler fascine les foules et en profite pour centraliser l'ensemble des pouvoirs entre ses mains. Comme en URSS et en Italie, la violence fait partie intĂ©grante des mĂ©thodes du rĂ©gime pour se consolider Les SS de Himmler haut dignitaire du parti nazi font rĂ©gner la terreur. La police secrĂšte, la Gestapo, banalise le recours Ă la torture et au meurtre. Les opposants sont systĂ©matiquement pourchassĂ©s et peuvent ĂȘtre envoyĂ©s dans des camps de concentration. Le premier camp de concentration ouvre Ă Dachau en 1933. BUne sociĂ©tĂ© embrigadĂ©e et encadrĂ©e Sous Hitler, l'Ă©conomie est dirigĂ©e par l'Ătat, des travaux sont entrepris et le rĂ©armement du pays commence l'Allemagne doit paraĂźtre grande. La sociĂ©tĂ© est strictement encadrĂ©e et embrigadĂ©e, la propagande est utilisĂ©e et la culture est est dirigĂ©e par l'Ătat qui vise l'autarcie. L'autarcie est encouragĂ©e comme dans l'Italie fasciste le IIIe Reich Ătat allemand sous Hitler doit se suffire Ă lui-mĂȘme. Le chĂŽmage diminue de façon spectaculaire, ce qui permet au parti nazi de s'attirer le soutien d'une grande partie de la population. L'Allemagne passe de 5,5 millions de chĂŽmeurs en 1932 Ă moins de 500 000 en 1938. DĂšs 1933, Hitler lance un programme de grands travaux orientĂ© vers la mise en place d'un rĂ©seau routier moderne. Ă partir de 1934, il entreprend le rĂ©armement du pays afin de prĂ©parer la guerre. Hitler veut Ă©tendre son pouvoir et promet aux Allemands un grand population est strictement encadrĂ©e. La jeunesse est embrigadĂ©e dans la Hitlerjugend. Chaque Ă©tape de la vie est contrĂŽlĂ©e loisir, travail, etc.. Goebbels, ministre de la propagande hitlĂ©rienne, gĂšre la communication via les mĂ©dias disponibles, utilisant surtout la radio. Il organise de grands Ă©vĂ©nements-spectacles Ă la gloire du FĂŒhrer. La culture est considĂ©rĂ©e comme dangereuse on Ă©tablit des listes de livres prohibĂ©s et on organise des autodafĂ©s. L'art moderne, jugĂ© dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » est remplacĂ© par un art officiel promouvant les valeurs nazies. La nouvelle devise du pays est Ein Reich, Ein Volk, Ein FĂŒhrer », Un Empire, un Peuple, un Chef ». CUn rĂ©gime raciste et antisĂ©mite Le rĂ©gime nazi est raciste pour les nazis, il existe diffĂ©rentes races parmi les humains. Pour Hitler, seule la race aryenne, race des seigneurs », est digne de dominer le monde. Il considĂšre les Juifs comme une race infĂ©rieure. De nombreuses lois contre les Juifs sont instaurĂ©es dĂšs l'arrivĂ©e au pouvoir d'Hitler, et la communautĂ© juive est Mein Kampf, Hitler dĂ©veloppe ses thĂ©ories racistes en Ă©tablissant une hiĂ©rarchie entre les races dites supĂ©rieures » Germains » ou Aryens » et infĂ©rieures » Slaves, Noirs et surtout Juifs. Cette haine de l'autre est entretenue par les nazis dans leur dĂ©sir de conquĂȘte de l' espace vital » allemand. Hitler lĂ©gitime ainsi l'extension de l'Allemagne vers l'est aux dĂ©pens des Slaves et des populations juives. L'antisĂ©mitisme devient une politique d'Ătat Ă partir de 1933 et les Juifs sont progressivement exclus de la sociĂ©tĂ© allemande. En 1935, les lois de Nuremberg leur enlĂšvent tous droits civiques, interdisent les mariages entre Juifs et Aryens, ainsi que l'accĂšs des Juifs aux lieux 9 au 10 novembre 1938, la Nuit de cristal Kristallnacht laisse libre cours Ă un dĂ©chaĂźnement de violence extrĂȘme envers les Juifs en Allemagne, en Autriche annexĂ©e par les Allemands et dans la rĂ©gion des SudĂštes occupĂ©e par les troupes allemandes. Cet Ă©vĂ©nement tire son nom des dĂ©bris de verre retrouvĂ©s dans les rues aprĂšs le vandalisme et les destructions de commerces, synagogues et foyers juifs. Le bilan de la Nuit de cristal est d'environ 100 morts et 30 000 dĂ©portations dans des camps de fonctionnaires du parti nazi, les membres de la SA et les Jeunesses hitlĂ©riennes saccagent, pillent, frappent, tuent et arrĂȘtent en masse des milliers de Juifs sans justification. C'est la premiĂšre fois que cela se produit Ă cette Ă©chelle. C'est le dĂ©but d'une accĂ©lĂ©ration des persĂ©cutions. Le gouvernement allemand ne veut pas assumer le coĂ»t des dĂ©gradations et accuse les Juifs eux-mĂȘmes de la responsabilitĂ© de la Nuit de cristal. Les Juifs allemands doivent payer une amende d'un milliard de Reichsmarks soit 400 millions de dollars au taux de change de 1938. L'Ătat confisque Ă©galement toutes les indemnisations des assurances qui auraient dĂ» ĂȘtre versĂ©es aux Juifs, dont les habitations ou les Ă©tablissements avaient Ă©tĂ© pillĂ©s ou dĂ©truits.
LesrĂ©gimes totalitaires des annĂ©es 30 : lâAllemagne nazie. Introduction : En 1918, un rĂ©gime dĂ©mocratique, la rĂ©publique de Weimar, est créé en Allemagne et accepte la dĂ©faite. 15 ans plus tard, le pays est dirigĂ© par le dictateur Adolf Hitler. 1. Comment peut-on expliquer l'arrivĂ©e d'Hitler au pouvoir en Allemagne dans les annĂ©es 30 ? Une dĂ©mocratie mal-aimĂ©e : DĂšs 1918, la
Cet article[1] essaie de dresser un panorama sur le dĂ©veloppement et la place de la pensĂ©e politique dâArendt, tout autant en soulignant les craintes qui lâaniment quâen la positionnant vis-Ă -vis des principales figures de la pensĂ©e politique occidentale. Lâobjet est de donner au lecteur un aperçu du continent cachĂ© de pensĂ©e » selon lâheureuse image de Margaret Canovan qui sous-tend les diffĂ©rentes Ă©tapes de lâitinĂ©raire de Hannah Arendt comme penseur politique et de montrer comment les diffĂ©rentes piĂšces sâassemblent en une rĂ©flexion soutenue et profonde sur la nature de la politique, sur le domaine public et sur les forces qui menacent constamment de transformer la vie moderne en une nouvelle forme de barbarie. [1] Traduction libre » de lâarticle de Dana Villa dans The Cambridge Companion to Hannah Arendt », 2000, Cambridge University Press Les Origines du Totalitarisme Les Origines du Totalitarisme est Ă©crit, simplement, pour commencer ce quâArendt appelle le dialogue interminable » avec une forme de politique nouvelle et horrible, qui ne peut ĂȘtre comprise Ă partir de prĂ©cĂ©dents historiques ou en utilisant des catĂ©gories sociales scientifiques homogĂ©nĂ©isantes. Câest dans ce livre quâArendt commence Ă se dĂ©battre avec le problĂšme du mal politique âle mal comme politique âĂ une Ă©chelle Ă©norme et jusquâici inimaginable. Elle est convaincue, trĂšs tĂŽt, que les rĂ©gimes nazis et staliniens reprĂ©sentent une forme de gouvernement totalement nouvelle» ne ressemblant Ă aucune des catĂ©gories construites par Aristote ou Montesquieu ; forme entiĂšrement construite sur la terreur et la fiction idĂ©ologique et vouĂ©e Ă un mouvement destructeur perpĂ©tuel. Arendt estime que câest une grave erreur de considĂ©rer les rĂ©gimes totalitaires comme des versions actuelles des tyrannies dâautrefois, qui utilisaient la terreur simplement comme un instrument prĂ©cieux pour prendre et garder le pouvoir. Aussi, lorsquâArendt passe en revue les rĂ©gimes totalitaires et leurs institutions centrales », les camps de concentration et dâextermination, insiste-t-elle sur combien peu rationnelle est leur stratĂ©gie de terreur. Ce ne sont pas les ennemis du rĂ©gime dĂ©jĂ Ă©liminĂ©s lors de la prise du pouvoir par le totalitarisme, mais une population totalement innocente juifs, gitans, homosexuels, intellectuels, handicapĂ©s qui est tuĂ©e une fois le rĂ©gime en place. Cette extermination de catĂ©gories entiĂšres dâinnocents a lieu en accord avec une supposĂ©e Loi de la nature ou de lâHistoire, qui rĂ©duit tout le dĂ©veloppement historique Ă une guerre entre races ou classes. Pour Arendt, la terreur nâest pas un moyen mais lâessence mĂȘme des rĂ©gimes totalitaires. Cela soulĂšve deux questions. PremiĂšrement, comment un rĂ©gime dont lâessence mĂȘme est la terreur a-t-il pu prendre le pouvoir ? Sur quoi se basait sa puissance dâattraction sur les masses ? DeuxiĂšmement, comme se fait-il que ce soit la culture europĂ©enne, la culture occidentale qui ait donnĂ© naissance Ă ces expĂ©riences pathologiques de ce quâArendt appelle la domination totale » ? Pour Arendt la puissance dâattraction du totalitarisme se situe dans son idĂ©ologie. Pour des millions de personne brutalement dĂ©racinĂ©es de leur place usuelle dans lâordre social par la Guerre Mondiale, la Grande DĂ©pression et la RĂ©volution, la notion quâune simple idĂ©e puisse, Ă travers sa logique inhĂ©rente », rĂ©vĂ©ler les mystĂšres de lâensemble du processus historique âles secrets du passĂ©, les mĂ©andres du prĂ©sent et les incertitudes du futur âest extrĂȘmement rĂ©confortante[1]. Une fois acceptĂ©s les prĂ©mices de lâidĂ©ologie âc'est-Ă -dire, lâidĂ©e que toute lâhistoire est lâhistoire de la lutte des classes Marxisme ou le dĂ©veloppement naturel rĂ©sultant du combat entre les races Nazisme, chaque action du rĂ©gime peut logiquement ĂȘtre dĂ©duite » et justifiĂ©e en termes de Loi » de lâHistoire ou de la Nature. LâidĂ©e de la lutte des classes entraine logiquement celle de lâexistence de classes agonisantes » qui seront bientĂŽt emportĂ©es dans les poubelles de lâhistoire et qui peuvent y ĂȘtre aidĂ©es, de mĂȘme que la conception, par les nazis, du combat des races et des cultures entraine lâidĂ©e de races inaptes » que leur infĂ©rioritĂ© conduit Ă lâextinction dans la lutte Darwinienne pour la vie et la domination. Lâaffirmation sans complexe de lâidĂ©ologie totalitaire Ă la fois dans sa forme marxiste et national-socialiste est que la logique de son idĂ©e animatrice centrale reflĂšte la logique mĂȘme du processus historique ou naturel. Les rĂ©gimes totalitaires peuvent alors affirmer une autoritĂ© qui transcende toutes les lois simplement humaines et tous les accords que ces rĂ©gimes traitent avec un mĂ©pris Ă peine dĂ©guisĂ©, une autoritĂ© directement dĂ©rivĂ©e des lois du mouvement » qui gouvernent le processus naturel ou historique[2]. La certitude acquise avec la possession apparente dâune telle clĂ© de lâhistoire » nous aide Ă comprendre la puissance dâattraction du totalitarisme. Mais quâen est-il de la seconde question ? Comment se fait-il que ce soit lâEurope, la maison des LumiĂšres et des Droits de lâHomme, qui ait donnĂ© naissance Ă une forme de politique aussi brutalement meurtriĂšre que le totalitarisme ? La rĂ©ponse dâArendt Ă cette question est complexe et comporte de multiples facettes ; tout rĂ©sumĂ© risquerait de la simplifier au point de la dĂ©former. Nous pouvons cependant noter quâArendt voit lâhistoire de lâEurope moderne comme, dans une large part, celle dâune sĂ©rie de pathologies, avec le totalitarisme comme pathologie culminante »[3]. Les totalitarismes nazis et soviĂ©tiques ne sont pas des aberrations nĂ©es de dysfonctionnements spĂ©cifiques des caractĂšres ou des politiques des nations ; ils sont plutĂŽt des phĂ©nomĂšnes rendus possibles par une constellation particuliĂšre dâĂ©vĂšnements et de tendances dans lâhistoire et la culture de lâEurope moderne. Dominant, parmi ces Ă©lĂ©ments, lâimpĂ©rialisme du XIXe siĂšcle, avec sa focalisation sur lâexpansion pour lâexpansion et lâaccumulation illimitĂ©e de richesses. Cette poursuite sans limite de la richesse et de lâempire Ă©branla les structures auto-limitantes de lâĂtat-nation et prĂ©figura la poursuite totalitaire de la conquĂȘte globale. De plus, aux yeux dâArendt, cela reprĂ©sente le triomphe du bourgeois qui convoite la richesse et le pouvoir Ă nâimporte quel prix sur le citoyen qui se sent concernĂ© par le domaine public et la prĂ©servation des droits et des libertĂ©s. En dissolvant les frontiĂšres stables du monde public, de façon Ă sâĂ©tendre et Ă gagner de plus en plus, lâimpĂ©rialisme prĂ©para la venue de mouvements politiques qui nâĂ©taient plus concernĂ©s par le souci dâun monde public stable et limitĂ©, mais par la conquĂȘte et lâauto-affirmation dâune identitĂ© nationale ethnique ou raciale. LâimpĂ©rialisme mit aussi les europĂ©ens en contact avec les populations aborigĂšnes, ce qui âvu Ă travers le prisme des prĂ©jugĂ©s et dâune pseudoscience raciste, eut pour effet dâaccentuer le sentiment europĂ©en de supĂ©rioritĂ© raciale. Racisme et impĂ©rialisme furent les conditions sine qua non du totalitarisme. Afin de comprendre le lien, Arendt nous entraine dans lâesprit dâun raciste europĂ©en rencontrant pour la premiĂšre fois une culture primitive », non blanche. Son premier exemple est le colon boer de lâAfrique du sud, qui dĂ©veloppa une puissante idĂ©ologie raciste Ă partir de sa confrontation initiale avec un groupe dâĂȘtres humains dont la soumission Ă la nature et lâapparent manque de civilisation les faisait sembler Ă peine plus Ă©voluĂ©s que des animaux. Pour les Boers, la Race apportait une explication de fortune Ă lâexistence ces ĂȘtres quâaucun homme appartenant Ă lâEurope ou au monde civilisĂ© ne pouvait comprendre et dont lâhumanitĂ© apparaissait si terrifiante et si humiliante aux yeux des immigrants quâils ne pouvaient imaginer appartenir plus longtemps au mĂȘme genre humain[4]». La politique meurtriĂšre des Boers envers les Africains fut parmi les atrocitĂ©s les plus abominables de lâĂ©poque impĂ©rialiste, mais ne fut guĂšre unique quant Ă ses prĂ©jugĂ©s racistes. Lâexpansion impĂ©rialiste de lâEurope encouragea la crĂ©ation dâun monde moral articulĂ© principalement non selon les lois, les institutions et les droits, mais plutĂŽt selon la distinction entre un groupe racial et un autre. CombinĂ© avec la montĂ©e de ce quâArendt appelle le nationalisme tribal » dans lâEurope centrale et lâEurope de lâEst, lâimpĂ©rialisme garantissait plus ou moins que les catĂ©gories raciales et ethniques pour lâidentitĂ© des groupes opposĂ©es Ă la catĂ©gorie lĂ©gale de citoyen deviendraient la rĂ©alitĂ© morale fondamentale pour un nombre Ă©norme dâeuropĂ©ens, et les lentilles Ă travers lesquelles ils percevraient le monde et ceux qui Ă©taient diffĂ©rents dâeux. Que de telles catĂ©gories fussent bientĂŽt utilisĂ©es contre des europĂ©ens fut une autre consĂ©quence de lâĂ©pistĂ©mologie morale secrĂ©tĂ©e par la politique identitaire nouvellement façonnĂ©e par lâimpĂ©rialisme occidental et le nationalisme. Dans la vision dâArendt, impĂ©rialisme et racisme furent des Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires mais pas suffisants dans la constellation dâĂ©vĂšnements et de tendances qui suscitĂšrent le totalitarisme. Une condition supplĂ©mentaire essentielle fut la dĂ©lĂ©gitimation des institutions politiques en place aux yeux de millions de gens ordinaire Ă travers lâEurope. La premiĂšre Ă blĂąmer pour cette dĂ©lĂ©gitimation est la bourgeoisie continentale, qui exploita honteusement les institutions publiques pour la poursuite dâintĂ©rĂȘts Ă©conomiques privĂ©s ou de classe. Exclue et aliĂ©nĂ©e par la politique des Ătats-nations en dĂ©veloppement pendant le XVIIIe et le dĂ©but du XIXe siĂšcle, la bourgeoisie se trouva Ă©mancipĂ©e politiquement et renforcĂ©e par lâimpĂ©rialisme de la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle, libre de manipuler les instruments publics dans sa poursuite dâune plus grande richesse et dâun plus grand pouvoir. Le rĂ©sultat fut une attĂ©nuation complĂšte de lâidĂ©e de citoyennetĂ©, et un cynisme envahissant Ă lâĂ©gard des institutions publiques. Ce cynisme trouva son expression la plus claire dans ce quâArendt appelle lâalliance entre la populace mob et lâĂ©lite », une convergence politiquement importante entre des intellectuels et les mouvements extrĂ©mistes de gauche et de droite nĂ©s dans la rue ». Ces groupes Ă©taient unis par leur mĂ©pris partagĂ© de la politique parlementaire et le manque patent de sincĂ©ritĂ© de lâappel des bourgeois Ă lâintĂ©rĂȘt public ». Pour Arendt, le totalitarisme ne sâest donc pas dĂ©veloppĂ© Ă partir de courants idĂ©ologiquement et philosophiquement troubles du XIXe siĂšcle ou de tout autre. Il a, plutĂŽt, Ă©tĂ© rendu possible par le dĂ©clin de lâĂtat-nation, la mise en Ćuvre de pratiques concrĂštes de domination justifiĂ©es par le racisme par les impĂ©rialistes europĂ©ens, et par le fait que trĂšs grands nombres de personnes ont Ă©tĂ© isolĂ©es et rendues vulnĂ©rables par des Ă©vĂšnements traumatisants au plan social et Ă©conomique. Ces personnes âles masses » par opposition Ă la populace » ou Ă lâĂ©lite » âse sont tournĂ©es vers les mouvements totalitaires du fait de leur dĂ©connexion de leurs semblables, du monde et de la responsabilitĂ© de citoyen. Cette dĂ©connexion les inclina Ă trouver le confort dans lâidĂ©ologie totalitaire et le sentiment dâavoir un but Ă travers lâactivisme simpliste quâelle demandait. Tout cela malgrĂ© les assauts conduits par les mouvements totalitaires contre la nature et la dignitĂ© humaine au nom de la crĂ©ation dâun homme nouveau ». [1] Arendt, OT, [2] Arendt, OT, Cf. Hannah Arendt âWhat is Authority ? in Arendt, BPF, [3] See George Kateb, Hannah Arendt Politics, Conscience, Evil Totowa, NJ Rowman and Allanheld, 1983, [4] OT, page 451 Du totalitarisme Ă la tradition Lâanalyse menĂ©e par Arendt de la nature et des conditions de dĂ©veloppement du totalitarisme la conduisit Ă tirer des conclusions fortement Ă©tayĂ©es sur les dangers de la vie moderne et les moyens de les Ă©viter ou de les contenir. En tout premier lieu, la dynamique de destruction des rĂ©gimes totalitaires lui fit accorder la plus haute valeur Ă la structure relativement permanente, créée par les lois et les institutions, dâun domaine public stable. Comme Hobbes et en accord avec la tradition moderne de la pensĂ©e politique, Arendt considĂšre la sociĂ©tĂ© politique comme artificielle plutĂŽt que naturelle, comme quelque chose créée et prĂ©servĂ©e par les ĂȘtres humains contre les menaces de la nature et leurs propres tendances destructrices. Il y a, de ce fait, une dimension significativement conservatrice dans la pensĂ©e dâArendt, qui met lâaccent Ă la fois sur la fragilitĂ© et le caractĂšre artificiel » de la vie civilisĂ©e, et sur lâimpĂ©ratif associĂ© de prĂ©server ou de prendre soin du monde ». Ses peurs, concernant la façon dont ce monde soigneusement construit pourrait ĂȘtre englouti par les forces dâun barbarisme culturel ou dĂ©vastĂ© par lâintensification capitalistique des rythmes de production et de consommation, la conduisirent Ă surveiller anxieusement la sociĂ©tĂ© moderne. Sa critique culturelle se focalisa sur les forces qui minent notre passion pour la structure artificielle, se tenant entre lâhomme et la nature, et qui rend la vie civilisĂ©e et lâexpression tangible de la libertĂ© humaine possibles. Lâhybris politique du totalitarisme Ă©tait seulement une dĂ©rive parmi dâautres. Arendt dans The Human Condition sera amenĂ©e Ă citer la tendance moderne Ă faire de la politique une servante de lâĂ©conomie comme une autre. Parce quâune fois que la sphĂšre politique est simplement perçue comme lâappareil administratif et protecteur requis par le domaine Ă©conomique le foyer national », elle perd tout droit Ă la dignitĂ©. Elle perd aussi son caractĂšre de premiĂšre arĂšne oĂč les ĂȘtres humains tentent de partager leur monde, le maintenant et le prĂ©servant contre une mer de forces naturelles ou quasi-naturelles destructrices. Le fait que ce ne soit pas une peur thĂ©orique ou simplement abstraite est visible dans la maniĂšre dont les activitĂ©s de production et de consommation, initialement relĂ©guĂ©es dans le domaine privĂ© ou familial, ont commencĂ© Ă dominer la vie des citoyens ordinaires et les prĂ©occupations des leaders politiques et des faiseurs de politiques tout autour du globe. De plus en plus, la sphĂšre Ă©conomique absorbe toutes les autres. Cela nous amĂšne Ă un autre thĂšme persistant dans lâĆuvre dâArendt, celui qui est nĂ© aussi de son analyse du totalitarisme. Dans Les Origines du Totalitarisme, Arendt attire, de façon rĂ©pĂ©tĂ©e, lâattention du lecteur sur les coĂ»ts dĂ©vastateurs engendrĂ©s par lâabandon des responsabilitĂ©s civiques et du soin du monde public âles droits, les libertĂ©s et les institutions âĂ dâautres. De son point de vue, le dĂ©veloppement dâune attitude Ă©gocentrique ou bourgeoise vis-Ă -vis de la vie publique contribue Ă©normĂ©ment Ă rendre le totalitarisme possible. LĂ oĂč la vie civique est devenue une farce, on peut compter sur les forces de la barbarie culturelle pour remplir le vide. Nâimporte quâelle minoritĂ© qui se retire de la vie civique ou accepte lâexil politique imposĂ© par la majoritĂ© risque de perdre non seulement ses droits civiques mais tout le reste. Tel fut le destin de la communautĂ© juive europĂ©enne, et une grande partie des Origines du Totalitarisme et de lâĆuvre ultĂ©rieure dâArendt est consacrĂ©e Ă souligner les dangers de ce quâelle appelle lâaliĂ©nation du monde ». Enfin, Les Origines du Totalitarisme, laissĂšrent Arendt avec un puzzle qui influencera ses explorations futures. Lâouvrage initial, nĂ© de sa propre expĂ©rience comme rĂ©fugiĂ©e de la terreur nazie, a largement Ă©tĂ© Ă©crit avec le cas de lâAllemagne en tĂȘte. Cependant Arendt entendait appliquer son analyse tout aussi bien au totalitarisme soviĂ©tique. Elle Ă©tait cependant tout Ă fait consciente de lâinadĂ©quation de son traitement du stalinisme. De plus, elle Ă©tait troublĂ©e par le fait quâalors que le Nazisme Ă©tait une idĂ©ologie nĂ©e dans la rue » qui reprĂ©sentait une rupture radicale avec la tradition occidentale de la pensĂ©e politique, la gĂ©nĂ©alogie du Marxisme soviĂ©tique pouvait ĂȘtre associĂ©e Ă lâĆuvre imposante de Karl Marx, philosophe allemand idĂ©aliste, et Ă celle des philosophes français de lâĂge des LumiĂšres. Comment Ă©tait-il possible que ce fĂ»t un corpus de pensĂ©e avec un tel pedigree intellectuel qui avait su exprimer les espoirs humanitaires les plus forts de la gauche europĂ©enne, qui pĂ»t avoir servi de base Ă une idĂ©ologie totalitaire fondĂ©e sur le dĂ©ni de la libertĂ© et de la dignitĂ© humaine ? Arendt commença Ă suspecter que la pensĂ©e de Marx ne pouvait ĂȘtre si facilement isolĂ©e de sa dĂ©formation stalinienne. En 1951, alors quâelle Ă©tait sur le point de finir Les Origines du Totalitarisme, elle proposa donc Ă la fondation Guggenheim un projet sur les Ă©lĂ©ments de totalitarisme dans le Marxisme» pour rechercher ce lien. Arendt ne termina jamais son livre sur Marx. Dans sa proposition Ă Guggenheim elle nota que accuser le Marxisme de totalitarisme revient Ă accuser la tradition occidentale elle-mĂȘme de conduire nĂ©cessairement Ă cette forme nouvelle et monstrueuse de gouvernement ». Alors que des gĂ©nĂ©alogies intellectuelles linĂ©aires du type HĂ©gĂ©lien nâont jamais fait partie de son fonds de commerce, Arendt trouva que sa recherche sur Marx la conduisit Ă reconsidĂ©rer en profondeur la tradition occidentale de la philosophie politique. Sâil y avait cependant des Ă©lĂ©ments de totalitarisme dans le Marxisme », ils devaient ĂȘtre trouvĂ©es dans les idĂ©es centrales et lâappareil de concepts de base de Marx ; dans, par exemple, sa conception de la libertĂ© comme produit de la nĂ©cessitĂ© historique ; dans lâidĂ©e que lâespĂšce humaine fait lâhistoire », dâabord de façon inconsciente puis plus tard avec volontĂ© et intention ; dans sa conception que la violence est accoucheuse de lâhistoire » ; dans sa conception de lâaction politique rĂ©volutionnaire qui, comme le processus de fabrication, consiste en un travail violent sur un matĂ©riau brut pour crĂ©er quelque chose de nouveau ; et, pour finir, dans sa prĂ©fĂ©rence pour les sujets collectifs âcomme le prolĂ©tariat » et lâespĂšce humaine » âqui agissent en accord avec les supposĂ©s intĂ©rĂȘts de classe ou dâespĂšce. Le plus elle rĂ©flĂ©chissait sur Marx, le plus Arendt en vint Ă la conclusion quâil nâĂ©tait pas du tout un ami de la libertĂ© humaine, et que ses idĂ©es et catĂ©gories fondamentales avaient gommĂ© les bases phĂ©nomĂ©nologiques de la plupart des expĂ©riences de politique de base comme le dĂ©bat entre divers Ă©gaux. Le choc rĂ©el, pour Arendt, fut cependant que Marx Ă©tait loin dâĂȘtre seul Ă cet Ă©gard. Le plus elle se plongeait dans les profondeurs de la tradition occidentale de la philosophie politique, le plus elle devenait convaincue que lâantipolitique » exprimĂ© dans la pensĂ©e de Marx avait des racines qui allaient jusquâĂ Platon et Aristote. Câest, en dâautres termes, au commencement mĂȘme de la tradition occidentale de pensĂ©e politique quâun cadre conceptuel hostile Ă la participation populaire, Ă la diversitĂ© humaine quâArendt traduit par pluralitĂ© » et au dĂ©bat entre Ă©gaux a Ă©tĂ© tracĂ©. Ce cadre a fourni lâarchitecture conceptuelle de base de la pensĂ©e occidentale avec des consĂ©quences Ă©normes sur notre façon de penser lâaction politique, la libertĂ©, le jugement, et par-dessus tout, la relation entre la pensĂ©e et lâaction. Avec ces prĂ©occupations Ă lâesprit, le travail dâArendt du milieu Ă la fin des annĂ©es 1950 tenta une rĂ©orientation fondamentale de la thĂ©orie politique. Cette rĂ©orientation comporte deux moments. En premier lieu une lecture critique ou dĂ©constructrice » des penseurs canoniques » de Platon Ă Marx, lecture visant Ă rĂ©vĂ©ler les sources de lâhostilitĂ© de la tradition envers la pluralitĂ©, lâopinion et la politique du dĂ©bat et de la dĂ©libĂ©ration entre Ă©gaux. Ensuite, la tentative de fournir une description phĂ©nomĂ©nologique de base de la vie active vita activa, le mieux pour faire la distinction entre la capacitĂ© humaine pour les discours et lâaction politique et des activitĂ©s liĂ©es Ă la nĂ©cessitĂ© naturelle comme le travail dont le but est la subsistance ou au besoin de crĂ©er, Ă travers lâĆuvre ou la fabrication, les choses durables qui constituent la dimension physique, objective de lâartifice humain ». Ces deux moments sont Ă©troitement reliĂ©s, puisquâArendt pensait que la tradition occidentale avait progressivement regroupĂ© ces composantes distinctes de la vie active travail, Ćuvre et action, crĂ©ant alors un rĂ©seau de concepts qui distordirent fondamentalement lâexpĂ©rience politique et la comprĂ©hension que nous en avons. Plus troublant, ces concepts eurent tendance Ă produire une horreur morale chaque fois quâils furent appliquĂ©s de façon programmĂ©e au domaine des affaires humaines. Repenser lâaction politique et le domaine public The Human Condition 1958 et les essais rassemblĂ©s dans Between Past and Future 1961 sont les rĂ©sultats de ce projet et marquent lâĂ©mergence dâArendt comme un penseur politique dâun niveau et dâune profondeur vraiment stupĂ©fiants. On peut dire sans risques que ces livres, avec On Revolution 1963, constituent son legs le plus durable en thĂ©orie politique. Le lecteur les approchant pour la premiĂšre fois les trouvera, cependant, quelque peu dĂ©routants. Des thĂšmes centraux, comme la nature de la justice, sont Ă peine abordĂ©s. A la place, lâĂ©nergie premiĂšre dâArendt est focalisĂ©e sur la distinction entre les expĂ©riences fondamentales et les conditions prĂ©alables du domaine public ou politique par rapport aux autres sphĂšres de la vie Ă©conomique, sociale, personnelle, religieuse, etc.. Dans The Human Condition, en particulier, Arendt semble obsĂ©dĂ©e par la dĂ©marcation spĂ©cifique du politique par rapport aux autres sphĂšres. Arendt fut convaincu par son analyse du totalitarisme que beaucoup dans le monde moderne Ă©taient impatients de renoncer Ă leur libertĂ© civique et leur responsabilitĂ©, se libĂ©rant par lĂ -mĂȘme du fardeau » de lâaction indĂ©pendante et du jugement. Le dĂ©veloppement de mouvements totalitaires fut lâexpression la plus spectaculaire de cette tendance, mais cette tendance peut aussi ĂȘtre identifiĂ©e dans les sociĂ©tĂ©s dĂ©mocratiques libĂ©rales comme les Ătats-Unis et dans la bureaucratie croissante des Ătats-providence de lâEurope. Si une majoritĂ© des personnes dans un Ătat donnĂ© pensent Ă la libertĂ© politique essentiellement comme dâĂȘtre libĂ©rĂ© de la politique comme aux Ătats-Unis ou considĂšre la politique comme lâadministration centralisĂ©e des besoins vitaux comme dans les Ătats-providence europĂ©ens, alors le domaine public et sa libertĂ© caractĂ©ristique sont certains dâĂȘtre en pĂ©ril. Bien entendu, lâhistoire de la thĂ©orie politique peut difficilement ĂȘtre tenue responsable de la croissance de lâapolitique repli sur le domaine privĂ© » ou de la conversion en clients recevant des bĂ©nĂ©fices et des droits de lâĂtat. NĂ©anmoins la tendance de la tradition dâinterprĂ©ter les phĂ©nomĂšnes politiques selon les modĂšles hiĂ©rarchiques dĂ©rivĂ©s de la famille patriarcale ou du domaine de la production concoure, avec la montĂ©e du capitalisme et dâautres dĂ©veloppements sociaux, Ă amoindrir tout ce quâil peut rester dâautonomie politique dans la vie moderne. En effet, alors que les prĂ©occupations Ă©conomiques ont commencĂ© Ă dominer la sphĂšre politique au XIXe et au XXe siĂšcle, il est devenu de plus en plus difficile de maintenir lâidĂ©e mĂȘme dâun domaine public relativement autonome, caractĂ©risĂ© par le dĂ©bat et la dĂ©libĂ©ration de citoyens passionnĂ©s. Arendt affronte cette difficultĂ© frontalement dans The Human Condition et Between Past and Future, remettant en cause chaque fois nos idĂ©es reçues sur ce quâest la politique et ce quâelle devrait ĂȘtre. Sa mĂ©thode nâest pas de dessiner un modĂšle de la politique authentique ou dâĂ©mettre autoritairement une sĂ©rie de dĂ©finitions mĂȘme si des critiques lâont accusĂ© de ces deux fautes. Câest plutĂŽt de mettre Ă jour et de rĂ©vĂ©ler ce qui a Ă©tĂ© doublement cachĂ© par lâexpĂ©rience contemporaines et les catĂ©gories dont nous avons hĂ©ritĂ©es. DâoĂč les nombreuses rĂ©fĂ©rences dâArendt Ă la politique des anciennes citĂ©s grecques, en particulier Ă lâAthĂšnes dĂ©mocratique. Elle fait appel Ă lâexpĂ©rience politique des citĂ©s grecques du Ve siĂšcle avant JĂ©sus Christ non parce quâelle pense que la politique des Grecs anciens Ă©tait exempte en quoi que ce soit de violence brutale et de coercition systĂ©matique des femmes, des esclaves et dâautres ce nâĂ©tait dâĂ©vidence pas le cas. Elle se tourne vers les Grecs, et AthĂšnes en particulier, plutĂŽt pour la simple raison que la premiĂšre floraison de la dĂ©mocratie fut parmi les plus Ă©clatantes et les plus intenses. La vie politique athĂ©nienne Ă©tait faite de paroles et dâopinions, donnait une place centrale Ă la pluralitĂ© humaine et Ă lâĂ©galitĂ© entre les citoyens pour les Grecs les adultes mĂąles chefs de famille. La politique de lâAthĂšnes dĂ©mocratique, transformĂ©e par Arendt en une sorte dâidĂ©al type », reprĂ©sente lâexpĂ©rience politique de base avant la distorsion ou pire, lâoubli dont elle souffrit de la part dâune tradition philosophique hostile. Le plus important parmi ces expĂ©riences fondamentales est la distinction claire entre les domaines privĂ© et public, une distinction que les citoyens athĂ©niens expĂ©rimentaient chaque fois quâils quittaient le foyer familial pour prendre part Ă une assemblĂ©e ou parler dans lâagora. DâaprĂšs Arendt les Grecs identifiaient le foyer familial ou oikos avec des prĂ©occupations concernant la reproduction matĂ©rielle ou biologique. CâĂ©tait la part de la vie humaine oĂč la nĂ©cessitĂ© exerçait son influence et oĂč la coercition âsous la forme de la domination du propriĂ©taire mĂąle sur sa famille et ses esclaves âĂ©tait Ă la fois inĂ©vitable et lĂ©gitime. Le domaine public reprĂ©sentĂ© par lâassemblĂ©e et lâagora Ă©tait, par ailleurs, celui de la libertĂ©. CâĂ©tait un espace lĂ©galement institutionnalisĂ© et articulĂ© dans lequel des citoyens Ă©gaux se rencontraient pour la dĂ©libĂ©ration, le dĂ©bat, et les dĂ©cisions sur les affaires communes. CâĂ©tait, de plus, lâespace oĂč quelquâun acquĂ©rait une identitĂ© un moi public en plus et distinct du moi privĂ© du foyer. En mettant en Ă©vidence ces qualitĂ©s, Arendt nâest pas en train dâapprouver la maniĂšre dont les Grecs structuraient leur domaine privĂ©. Elle souligne plutĂŽt la diffĂ©rence entre la sphĂšre politique la sphĂšre de lâĂ©galitĂ© civique et de la libertĂ© et la sphĂšre Ă©conomique ou le domaine du foyer la sphĂšre de la hiĂ©rarchie, de la nĂ©cessitĂ© et de la coercition. Nous, modernes, avons perdu la clartĂ© de cette distinction Ă cause de ce quâArendt appelle la montĂ©e du social » et la pĂ©nĂ©tration dans la vie publique des prĂ©occupations domestiques c'est-Ă -dire Ă©conomiques et administratives. Mais nous avons perdu cette distinction Ă cause des philosophes en commençant par Platon qui a créé de fausses analogies entre les domaines politique et domestique, le mieux pour rendre plus naturelle la politique hiĂ©rarchisĂ©e et autoritaire Ă ceux qui avaient Ă©tĂ© Ă©duquĂ©s dans une comprĂ©hension dĂ©mocratique de lâĂ©galitĂ© civique. Pour rĂ©sumer la pensĂ©e dâArendt le plus nous pensons le domaine public en termes de subsistance et de reproduction matĂ©rielle, le plus nous sommes prĂȘts Ă accepter la hiĂ©rarchie en lieu et place de lâĂ©galitĂ© civique ; le plus nous sommes prĂȘts Ă percevoir un gouvernement par les Ă©lites de nâimporte quâelle sorte comme la quintessence de lâactivitĂ© politique. La conclusion dâArendt est que, Ă strictement parler, gouverner nâa rien Ă voir avec la politique authentique, puisque cela dĂ©truit lâĂ©galitĂ© civique âlâĂ©galitĂ© des droits et la participation, lâisonomie âc'est-Ă -dire la marque de relations politiques et dâun domaine public dĂ©mocratique. Lâimage de la sphĂšre publique quâArendt extrait des Grecs est extrĂȘmement sĂ©duisante et, pour ses critiques au moins, particuliĂšrement utopique. Câest lâimage dâun espace public dans leq uel dĂ©bat et dĂ©libĂ©rations font ressortir les diffĂ©rents angles de vue sur une affaire ou un problĂšme, grĂące ux diffĂ©rentes perspectives individuelles que des citoyens ont sur le mĂȘme objet ». En effet, dâaprĂšs Arendt, la rĂ©alitĂ© mĂȘme du domaine public Ă©merge seulement Ă travers lâĂ©change vigoureux de paroles et dâopinions Ă©manant de perspectives multiples et diverses. LĂ oĂč un tel Ă©change manque âou lĂ oĂč le manque dâintĂ©rĂȘt empĂȘche les individus dâarticuler leurs opinions, leur ce quâil mâapparaĂźt Ă moi » âil ne peut y avoir de notion vivante dâune rĂ©alitĂ© publique. La politique ainsi conçue est Ă©videmment sujette Ă toutes les limitations du jugement humain et toutes les ambigĂŒitĂ©s et ironies de lâaction politique. Arendt ne se lassa jamais dâinsister sur comment lâaction politique â le partage de mots et dâactes » âinvariablement emmĂȘle les acteurs politiques dans un rĂ©seau dâautres ĂȘtres agissant, avec le rĂ©sultat que nâimporte quâelle action crĂ©e des consĂ©quences imprĂ©vues et parfois illimitĂ©es et atteint rarement son but initial. Dans le cĂ©lĂšbre chapitre sur lâaction de The Human Condition, elle insiste sur la faiblesse, le caractĂšre illimitĂ©, et lâimprĂ©visibilitĂ© » de lâaction politique et du domaine des affaires humaines en gĂ©nĂ©ral. Cette insistance sur la contingence de lâaction politique peut renforcer notre sentiment que la politique st un fardeau dĂ©plaisant, pris en charge uniquement par des individus hyper-responsables ou malheureusement trompĂ©s. Cependant, Arendt cĂ©lĂšbre cette contingence mĂȘme, voyant en elle de façon quasi-existentialiste une expression authentique de la tangibilitĂ© de la libertĂ© » que lâacteur expĂ©rimente chaque fois quâil ou elle initie une nouvelle et imprĂ©visible sĂ©quence dâĂ©vĂšnements dans le domaine public. Câest Ă travers des mots et des actes tout Ă fait imprĂ©visibles que lâindividu acteur non seulement dĂ©voile une identitĂ© publique unique, mais illumine le monde politique et moral partagĂ© par les citoyens. Il est conforme Ă la grande tradition de lâoccident de suivre cette ligne de pensĂ©e dâaccuser la libertĂ© de prendre lâhomme au piĂšge de la nĂ©cessitĂ©, de condamner lâaction parce que ses rĂ©sultats tombent dans un filet prĂ©dĂ©terminĂ© de relations, entrainant invariablement avec eux lâagent qui semble aliĂ©ner sa libertĂ© dans lâinstant quâil en fait usage. On ne trouve apparemment de salut contre cette sorte de libertĂ© que dans le non agir, dans lâabstention totale du domaine des affaires humaines, seul moyen pour la personne de sauvegarder sa souverainetĂ© et son intĂ©gritĂ© »[1]. Arendt se rĂ©fĂšre au vieil adage de la philosophie et du christianisme qui recommande de se retirer du monde pour poursuivre soit une sagesse hors du temps, soit le salut personnel. Mais la rĂ©ponse de la philosophie au monde rude et sans pitiĂ© » de la politique dĂ©mocratique nâest pas simplement de conseiller le retrait dans la solitude de la pensĂ©e. Au contraire, avec la philosophie des Grecs anciens commence un effort important pour redĂ©finir lâaction politique et la libertĂ© de façon Ă ce que ces phĂ©nomĂšnes puissent ĂȘtre amenĂ©s Ă un contrĂŽle rationnel et une direction hiĂ©rarchisĂ©e. Le premier pas dans cette reconceptualisation fut le façonnement de lâaction politique dâaprĂšs ces activitĂ©s humaines dans lesquelles une bonne dose de contrĂŽle ou de maĂźtrise est, de fait, possible. Arendt crĂ©dite Platon de cette modĂ©lisation de lâaction dâaprĂšs les lignes suggĂ©rĂ©es par le processus de fabrication. En imaginant lâorganisation politique Ă lâimage dâun objet fabriquĂ©, Platon fut capable dâaffirmer de façon plausible que la sagesse politique nâavait rien Ă voir avec lâĂ©change dâopinions entre pairs mais Ă©tait, en fait, une forme de connaissance dâexpertise spĂ©cialisĂ©e, comme celle possĂ©dĂ©e par un sculpteur ou un mĂ©decin. En consĂ©quence lâexpert » moral doit gouverner dans le domaine des affaires humaines, tandis que ceux ne disposant pas de cette connaissance doivent simplement obĂ©ir. Alors que la proposition de Platon dĂ©pendait, peut-ĂȘtre de maniĂšre douteuse pour nous, de sa thĂ©orie sur la transcendance des IdĂ©es, pour les versions ultĂ©rieures de ce quâArendt appelle la substitution traditionnelle du faire Ă lâagir » ce nâest plus le cas. Nous trouvons un remarquable accord entre les penseurs politiques de lâOuest sur le fait que lâaction politique est, au mieux, un moyen par lequel une finalitĂ© extrapolitique âque ce soit le salut, la prĂ©servation de la vie, la protection de la propriĂ©tĂ©, ou lâauto-affirmation du peuple Volk âest assurĂ©e. MĂȘme Aristote, Ă qui nous devons la distinction entre action praxis et fabrication poesis, voyait la politique essentiellement comme les moyens par lesquels une Ă©lite inculque une certaine idĂ©e de la vertu chez les citoyens ordinaires et les jeunes. Presque comme un seul homme, les philosophes politiques occidentaux sont passĂ©s Ă cĂŽtĂ© de la signification existentielle de lâaction politique elle-mĂȘme, la capacitĂ© Ă©tonnante de dĂ©bat et de dĂ©libĂ©ration entre divers Ă©gaux pour produire une signification et doter la vie humaine dâun sens dont autrement elle manquerait. Câest cet Ă©chec quâArendt prend comme clĂ© pour ses propres rĂ©flexions sur la nature et le sens de la politique et du domaine public. Elle ne vise rien de moins que de fournir une apprĂ©ciation philosophique de lâaction politique dans lâĂ©conomie globale de lâexistence humaine. Mener Ă bien cette tĂąche requiert que la thĂ©orie politique retrouve certaines distinctions clĂ©s et les expĂ©riences sur lesquelles elles sont basĂ©es qui ont Ă©tĂ© perdues ou obscurcies par la tradition. Cela requiert aussi de repenser des concepts politiques centraux comme lâaction, la libertĂ©, lâautoritĂ©, le jugement et le pouvoir puisque chacun de ces concepts a Ă©tĂ© dĂ©fini dâune façon largement instrumentale et donc antipolitique par une tradition hostile Ă la pluralitĂ© humaine et aux incertitudes qui lui sont associĂ©es. The Human Condition et Between Past and Future sont dĂ©diĂ©s ce projet de repensĂ©e ainsi que On Revolution et le long essai On Violence 1970. The Human Condition exploite la poĂ©sie, le théùtre et la philosophie des Grecs anciens pour montrer, comment dans sa comprĂ©hension originale, lâaction politique Ă©tait vue comme lâopposĂ© mĂȘme de la violence, de la coercition ou du gouvernement. CâĂ©tait, dans la restitution dâArendt, le partage des mots et des actes » par des Ă©gaux divers, dont lâagir ensemble », gĂ©nĂ©rait un pouvoir tout Ă fait diffĂ©rent de la capacitĂ© Ă©nergĂ©tique Ă imposer la volontĂ© dâun seul » que nous identifions gĂ©nĂ©ralement avec le pouvoir politique. La parole et la persuasion politiques entre Ă©gaux sont valables non seulement pour ce que cela permet par exemple la fondation et la prĂ©servation dâune citĂ© mais aussi pour le plaisir que cal procure for its own sake. De mĂȘme que lâexĂ©cution de lâaction initiale dans un espace public des apparences », lâaction politique manifeste la capacitĂ© de lâacteur pour la libertĂ©, dĂ©montre lâĂ©galitĂ© avec ses pairs, et rĂ©vĂšle son identitĂ© unique, son moi public », de myriades de façons imprĂ©visibles. Arendt prolonge sa repensĂ©e des concepts fondamentaux dans On Revolution, son Ă©tude la plus complĂšte sur lâaction politique moderne et la nature de la politique constitutionnelle. Travaillant contre les interprĂ©tations dominantes, libĂ©rale et marxiste, des rĂ©volutions françaises et amĂ©ricaines, elle dĂ©fend que la signification de la rĂ©volution moderne nâest pas la tentative courageuse mais vaine de vaincre la pauvretĂ© la question sociale » responsable selon elle de lâĂ©chec de la RĂ©volution Française ou lâĂ©tablissement dâun gouvernement autolimitĂ© vu typiquement comme le grand rĂ©sultat de la RĂ©volution AmĂ©ricaine. Ce que les rĂ©volutions modernes ont plutĂŽt dĂ©montrĂ©, câest comment des individus agissant ensemble avec un objectif commun peuvent crĂ©er un nouvel espace tangible de libertĂ© dans le monde, ne reposant sur rien de plus que la puissance implicite de leurs propres promesses et accords mutuels. Ce moment fondateur âla constitutio libertatis âfut un Ă©vĂšnement qui se produisit aprĂšs la lutte violente de libĂ©ration de lâoppression, lutte identifiĂ©e Ă tort selon Arendt avec la rĂ©volution. La rĂ©volution, conçue correctement, se produisait dans le mĂȘme temps que la crĂ©ation dâun ensemble dâinstitutions politiques rĂ©publicaines. Ces institutions faisaient plus que limiter lâĂ©tendue du pouvoir politique par un systĂšme de contrĂŽle mutuel Checks and Balances ce qui rendait lâidĂ©e du centralisme soviĂ©tique anachronique. Elles dĂ©limitaient ainsi un nouvel espace pour la libertĂ© publique qui accroissait, en principe, les possibilitĂ©s de participation des citoyens ordinaires. DâaprĂšs Arendt la RĂ©volution Française nâa pas rĂ©ussi Ă constituer un tel espace pour lâĂ©galitĂ© civique et la libertĂ©, puisque son Ă©nergie principale Ă©tait dirigĂ©e vers lâamĂ©lioration des conditions de vie des masses souffrantes plutĂŽt que vers lâinstitution et la protection des droits civils et politiques. La RĂ©volution AmĂ©ricaine, cependant, fut capable dâeffectuer la constitutio libertatis, grĂące Ă lâadoption de la Constitution et lâaccord de tous âfondateurs et citoyens ensemble âde la respecter. On Revolution marque un moment significatif dans la pensĂ©e politique dâArendt, une progression presquâaussi grande que son passage de lâanalyse dâune nouvelle forme de gouvernement » le totalitarisme Ă la considĂ©ration des phĂ©nomĂšnes fondamentaux de la politique. Son interprĂ©tation du moment rĂ©volutionnaire » contrecarre de façon trĂšs imagĂ©e lâexpression donnĂ©e dans The Human Condition que la vĂ©ritable politique est une chose dâun passĂ© distant Grecs ou Romains. La mĂ©moire de la libertĂ©, de lâagir ensemble, lâagir de concert » sâavĂšre ĂȘtre beaucoup plus rĂ©cente. De plus le type de mots et dâactes » qui peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s de vĂ©ritable politique selon Arendt prend une tournure rĂ©solument moderne. Achille ne sert plus de symbole poĂ©tique de lâacteur politique par excellence, comme quelquâun capable de crĂ©er sa propre histoire de vie en exĂ©cutant un seul acte hors du commun. Les nouveaux acteurs politiques servant de modĂšle sont les pĂšres fondateurs amĂ©ricains, dont les dĂ©bats et les dĂ©libĂ©rations concernant lâĂ©criture et lâadoption de la Constitution sont prĂ©sentĂ©s par Arendt comme, en tout point, aussi exemplaires que ceux rencontrĂ©s chez HomĂšre ou Thucydide. Ce rĂ©sumĂ© peut faire rĂ©sonner On Revolution comme la cĂ©lĂ©bration sans critique des PĂšres Fondateurs » par une Ă©migrĂ©e reconnaissante. Mais ce nâest pas vraiment le cas. Aussi admirative soit-elle des PĂšres Fondateurs, Arendt ne regarda jamais la RĂ©volution AmĂ©ricaine que comme, au mieux, un succĂšs partiel. Partiel parce que les pĂšres fondateurs nâont pas rĂ©ussi Ă crĂ©er un espace institutionnel qui permettrait au citoyen de devenir un participant du gouvernement ». LâingĂ©nieux et nouveau systĂšme de gouvernement » inventĂ© par la Constitution, bien quâextrĂȘmement efficace pour Ă©quilibre chacun des pouvoirs par un autre, rĂ©duisit lâimportance de la participation politique de la base qui avait caractĂ©risĂ© la vie dans les communes et circonscriptions coloniales. Câest pour cette raison quâArendt ressuscite la proposition de Thomas Jefferson dâun systĂšme de circonscription » de conseils de citoyens locaux faisant le lien avec la crĂ©ation spontanĂ©e de conseils de travailleurs et de soldats qui accompagna le dĂ©but de la rĂ©volution de 1905 en Russie et de 1918 en Allemagne. Sa prĂ©occupation Ă©tait de trouver les moyens de revivifier lâamour du bonheur public », un amour qui avait animĂ© les hommes de lâaction rĂ©volutionnaire » du XVIIIĂšme siĂšcle. Cependant tandis quâArendt cĂ©lĂšbre le bonheur public » qui vient dâĂȘtre un participant du gouvernement », elle ne pense pas vraiment que lâengagement et la participation politiques en tant que tels soient nĂ©cessairement dignes dâĂ©loge. Au contraire sauf si ces activitĂ©s sont entreprises dans un bon esprit, avec le souci du monde public et le respect pour les activitĂ©s de dĂ©bat et de dĂ©libĂ©ration, elles peuvent trĂšs bien devenir le vĂ©hicule de passions et dâintĂ©rĂȘts antipolitiques. La force principale de On Revolution est donc de nous faire douter quâune rĂ©forme sociale radicale qualifie un authentique projet politique et de nous rendre suspicieux par rapport Ă la passion sans mĂ©lange de faire le bien une passion qui a animĂ© beaucoup de politiques radicales des XIXĂšme et XXĂšme siĂšcles. Une des plus troublantes suggestions DâArendt est que la politique animĂ©e par lâĂ©motion et la compassion ou par les critiques sĂ©vĂšres dâune morale absolue est sure dâĂȘtre impatiente avec le projet mĂ»rement rĂ©flĂ©chi de discussion et de compromis, prĂ©fĂ©rant Ă la place lâaction directe et souvent violente pour remĂ©dier aux maux de la sociĂ©tĂ©. De lĂ vient sa suggestion encore plus troublante quâune moralitĂ© appropriĂ©e doit venir de lâactivitĂ© politique elle-mĂȘme plutĂŽt que dâĂȘtre imposĂ©e de lâextĂ©rieur. En dĂ©pit de la cĂ©lĂ©bration par Arendt de lâaction politique locale faite dans un bon esprit, elle ne peut ĂȘtre rĂ©ellement associĂ©e avec les avocats de la dĂ©mocratie directe » ou radicale. Son expĂ©rience du totalitarisme la conduisit Ă insister trĂšs fortement sur lâimportance dâinstitutions temporelles et dâun cadre lĂ©gal. Seulement lĂ oĂč lâartifice mondain » a Ă©tĂ© Ă©tayĂ© par le type dâinstitutions créées par les PĂšres Fondateurs la libertĂ© politique peut survivre. Donc, alors quâArendt voit dans la RĂ©volution amĂ©ricaine le trĂ©sor perdu » dâune culture politique qui a gĂ©nĂ©ralement prĂ©fĂ©rĂ© assimiler la libertĂ© avec la poursuite du bonheur privĂ©, elle nâen blĂąme pour autant la constitution. Elle sait trop bien que la rĂ©volution permanente » est la forme de politique la plus destructrice et la plus vaine. Cette insistance sur le cadre institutionnel fournissant une maison » pour la libertĂ© dans le monde suggĂšre que Margaret Canovan a raison de situer la pensĂ©e politique DâArendt dans la tradition rĂ©publicaine classique. Cette tradition qui commence de façon ambiguĂ« avec Aristote et inclut CicĂ©ron, Machiavel, Harrington, Montesquieu et Rousseau accorde une trĂšs grande importance Ă la citoyennetĂ© active, la vertu civique, le gouvernement de la loi et lâĂ©galitĂ© politique. Ce furent les ingrĂ©dients essentiels pour prĂ©server la rĂ©publique de la corruption interne et des menaces externes. Mais alors que Machiavel, Harrington et Rousseau mettent lâaccent sur le type de vertu civique et de patriotisme trouvĂ© chez le citoyen soldat » prĂȘt Ă sacrifier sa vie pour la prĂ©servation de la libertĂ© et de lâĂ©galitĂ© rĂ©publicaines, Arendt insiste plus sur lâidentification faite par Aristote de la citoyennetĂ© au jugement et Ă lâautoritĂ©, et sur lâinsistance de Montesquieu sur le fait que les lois de la rĂ©publique Ă©tablissent non seulement des frontiĂšres entre public et privĂ© et donc les limites Ă lâaction, mais aussi des relations rapports entre citoyens. Cela nâest pas surprenant, Ă©tant donnĂ©e lâinsistance dâArendt sur la pluralitĂ© humaine et le partage dâopinions diverses comme une condition sine qua non de toute politique digne de ce nom. Son expĂ©rience de la tentative du totalitarisme de crĂ©er un homme de dimension gigantesque » Ă partir dâindividus pluriels et uniques la rendit totalement septique vis-Ă -vis de tout essai dâinculquer un sens univoque du bien public chez les citoyens. Dâun autre cĂŽtĂ© Arendt est vraiment dâaccord avec Machiavel et de façon gĂ©nĂ©rale avec le courant dominant de la tradition rĂ©publicaine classique sur le fait que les ilots de libertĂ© » que les ĂȘtres humains ont Ă©tĂ© capables dâĂ©tablir Ă travers lâaction conjointe ont Ă©tĂ© peu nombreux et Ă©loignĂ©s entre eux, et sont entourĂ©s par une mer de forces sociales et politiques hostiles. La chose publique » res publica est en constant dâĂȘtre submergĂ©e, soit par les ennemis Ă lâextĂ©rieur de la libertĂ©, ou par les citoyens oublieux des joies et des responsabilitĂ©s du bonheur public ». La derniĂšre possibilitĂ©, conclut Arendt avec regret, fut le destin de la RĂ©volution amĂ©ricaine, puisque des gĂ©nĂ©rations dâAmĂ©ricains âprivĂ©s dâun espace institutionnel oĂč expĂ©rimenter le bonheur public » et les joies du dĂ©bat public, de la dĂ©libĂ©ration et de la dĂ©cision âen sont venues Ă dĂ©finir la poursuite du bonheur » de façon croissante en termes privĂ©s et matĂ©rialistes. Pour Arendt la perte de lâesprit rĂ©volutionnaire » apparaĂźt comme une Ă©volution dangereuse, peut-ĂȘtre mĂȘme fatale, pour la santĂ© de la RĂ©publique. La rencontre dâArendt, Ă son procĂšs de JĂ©rusalem, avec un Adolf Eichmann incapable de penser » la mena Ă rĂ©flĂ©chir longuement sur la possibilitĂ© que notre capacitĂ© de penser âpar un dialogue interne avec nous-mĂȘmes âpouvait ĂȘtre cruciale pour notre capacitĂ© Ă rendre des jugements politiques et moraux et pour nous prĂ©server de la complexitĂ© avec le mal politique. Dans son essai de 1971, PensĂ©e et ConsidĂ©rations morales, elle pose le problĂšme ainsi Est-ce que la question du bien ou du mal, notre facultĂ© pour distinguer le juste du faux, pourrait ĂȘtre connectĂ©e avec notre capacitĂ© Ă penser ? ...Est-ce que lâactivitĂ© de penser en tant que telle ...fait partie des conditions qui empĂȘche de faire le mal ou mĂȘme conditionne » contre lui ? ». La rencontre dâArendt avec Eichmann la conduisit Ă se focaliser de façon croissante sur les activitĂ©s de la pensĂ©e et du jugement en tant quâelles sont reliĂ©es avec la politique. Mais ce serait un tort de conclure quâArendt, ayant dĂ©diĂ© une grande Ă©nergie intellectuelle et passion Ă lâaction politique, saisit lâimportance de ces activitĂ©s rĂ©flexives seulement tardivement. Comme Richard Bernstein le suggĂšre, la pensĂ©e et le jugement peuvent ĂȘtre perçus comme des thĂšmes persistants de sa pensĂ©e politique. Cette prĂ©occupation anime son analyse des idĂ©ologies qui tuent la pensĂ©e dans Les Origines du Totalitarisme et ses rĂ©flexions sur le problĂšme de comprendre et de juger proprement un phĂ©nomĂšne sans prĂ©cĂ©dent et initialement incomprĂ©hensible comme le totalitarisme dans Les Origines du Totalitarisme et lâessai de 1953, ComprĂ©hension et Politique. Son intĂ©rĂȘt pour le jugement est dĂ©veloppĂ© ailleurs dans ses considĂ©rations sur les liens entre opinions, faits, dĂ©libĂ©ration et jugement des annĂ©es 1960 La crise de la culture 1960 et VĂ©ritĂ© et Politique 1967. La Il reçoit son articulation la plus extensive mais non dĂ©finitive dans ses lectures sur La Philosophie Politique de Kant publiĂ©es aprĂšs sa mort sĂ©lectionnĂ©es Ă partir dâun sĂ©minaire donnĂ© en 1970 et dans les deux volumes de La Vie de lâEsprit 1976. Le troisiĂšme volume de ce dernier ouvrage âsur le jugement âest restĂ© non Ă©crit du fait de la mort de Hannah Arendt Ă lâĂąge de 69 ans en 1975. Cependant en dĂ©pit de la prĂ©sence de cet intĂ©rĂȘt depuis le tout dĂ©but de son travail thĂ©orique, il apparait effectivement un changement significatif dans lâexigence de la pensĂ©e de Hannah Arendt Ă la fi des annĂ©es 1960 et au dĂ©but des annĂ©es 1970. Elle semble passer de lâĂ©lucidation de la nature et de la signification de lâaction politique Ă une considĂ©ration du rĂŽle que la pensĂ©e, la volontĂ© et le jugement jouent, non seulement dans nos vies morale et politique, mais comme des facultĂ©s indĂ©pendantes qui constituent La Vie de lâEsprit. Beaucoup a Ă©tĂ© dit sur cette progression dans les Ă©crits universitaires sur Arendt. Il semble que la thĂ©oricienne prééminente de la vita activa a conclu sa vie en rĂ©engageant la vita contemplativa et son premier amour », la philosophie âcette fois-ci sans dĂ©noncer son caractĂšre antipolitique ». Le fait que lâintĂ©rĂȘt dâArendt pour la facultĂ© de jugement de lâacteur politique dans les essais de 1960 se dĂ©place sur celle du spectateur dĂ©tachĂ© dans ses lectures sur Kant de 970 tend Ă donner du crĂ©dit Ă cette vision. Nous passons dâune analyse des modes de pensĂ©e et de jugement appropriĂ©s pour les citoyens engagĂ©s dans le dĂ©bat et la dĂ©libĂ©ration Ă une analyse du pouvoir rĂ©dempteur des jugements rendus rĂ©trospectivement par le poĂšte ou lâhistorien. Le dernier type de jugement aide Ă nous rĂ©concilier avec la rĂ©alitĂ© », mĂȘme quand âen particulier quand âla rĂ©alitĂ© est horrible et au-delĂ de toute comprĂ©hension. Je ne veux pas rentrer dans le dĂ©bat pour savoir si Arendt a une ou deux thĂ©ories du jugement. Non que je pense quâil soit plausible de suggĂ©rer quâArendt en soit venue Ă abandonner son exigence sur ce que Jerome Kohn appelle la prioritĂ© du politique » en faveur dâune forme sĂ©culaire de thĂ©odicĂ©e. Il est mieux, je pense, de voir cette phase de lâĆuvre dâArendt comme une tentative de penser Ă travers la tension entre la vie du citoyen et la vie de lâesprit. A de nombreux Ă©gards, cette tension occupa la pensĂ©e dâArendt Ă travers sa carriĂšre intellectuelle, trouvant une expression notable dans ses rĂ©flexions sur lâhostilitĂ© des philosophes et penseurs Ă la bios politikos, et sa description touchante de Socrate comme le premier, et peut-ĂȘtre le dernier, citoyen philosophe. Quâarrive-t-il Ă cette tension entre la vie de lâaction et la vie de lâesprit dans le dernier ouvrage dâArendt ? Si elle nâabandonne pas simplement lâaction pour la pensĂ©e, tente-t-elle, peut-ĂȘtre de rĂ©soudre ou dĂ©passer la tension entre ces deux activitĂ©s ? Il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© par certains que le troisiĂšme volume de La Vie de lâEsprit, consacrĂ© au jugement, aurait fournit une telle synthĂšse, une formulation finale, en forme de couronnement, dans laquelle action et pensĂ©e auraient reçu chacun leur du et auraient Ă©tĂ© rĂ©conciliĂ©s dans lâactivitĂ© de juger. Le jugement, dâaprĂšs Arendt, est la facultĂ© qui ramĂšne sur terre la pensĂ©e âsolitaire, abstraite et tournĂ©e vers les invisibles » âla rendant manifeste dans le monde des apparences ». DâoĂč sa caractĂ©risation du jugement comme le sous-produit » de la pensĂ©e dans PensĂ©e et ConsidĂ©rations morales. Alors quâArendt combat catĂ©goriquement les idĂ©es HĂ©gelo-marxistes de lâunitĂ© de la thĂ©orie et de la pratique », son dernier ouvrage cependant offre la suggestion tentante que le jugement est le lien manquant entre la pensĂ©e et lâaction. Il est tentant de conclure quâArendt, Ă la fin de sa vie, dĂ©passa la distinction forte et sans compromis entre penser et agir qui constitue, pour lâessentiel, lâarchitecture de son Ćuvre antĂ©rieure. Sa description phĂ©nomĂ©nologique de lâactivitĂ© de penser dans la Vie de lâEsprit insiste sur son caractĂšre solitaire, le fait que penser demande un retrait du monde ». la pensĂ©e, Ă son niveau le plus profond âla pensĂ©e philosophique âest, dâaprĂšs Arendt, toujours engagĂ©e dans une guerre interne » avec le sens commun le sixiĂšme sens » qui nous installe dans un monde des apparences partagĂ© avec les autres. Câest un processus sans fin, une quĂȘte ouverte pour comprendre, qui ne produit ni savoir ni sagesse pratique. De ce fait tous les penseurs authentiques cultivent une aliĂ©nation du monde âils prennent la couleur du mort » âpour mieux prolonger leur expĂ©rience initiale dâĂ©tonnement devant lâexistence, un Ă©tat de pathos de lâĂąme qui comme Platon nous le rappelle se situe Ă lâorigine mĂȘme de la philosophie. Bien entendu, Arendt ne nie pas quâil existe dâautres modes de pensĂ©e, non philosophiques, qui sont cruciaux Ă la fois pour lâagent qui agit et qui juge. La pensĂ©e reprĂ©sentative » âla capacitĂ© de penser Ă la place de quelquâun dâautre âest spĂ©cifiquement dĂ©crite comme un mode de pensĂ©e politique qui facilite le prononcĂ© de jugements valides. De la mĂȘme maniĂšre, le dialogue de moi avec moi-mĂȘme » qui constitue la pensĂ©e a pour effet dâintroduire une sorte de pluralitĂ© au sein du moi. Cette pluralitĂ© se situe Ă la racine de la conscience elle-mĂȘme, lui permettant dâĂȘtre plus que la simple intĂ©riorisation des normes sociales ou des croyances. Nous devons, cependant, voir ces modes, appropriĂ©s au niveau moral, de rĂ©flexion comme des formes de la pensĂ©e ordinaire » que nous sommes en droit dâattendre de chaque adulte. DâoĂč le choc dâArendt âet le notre âquand nous rencontrons la pure absence de pensĂ©e » de quelquâun comme Eichmann, dont la conscience » Ă©tait presque entiĂšrement dĂ©finie par sa situation et ses devoirs et qui le conduisit donc, avec enthousiasme, Ă commettre les crimes les plus inimaginables. LâapprĂ©ciation dâArendt sur les horreurs permises par la croyance idĂ©ologique, combinĂ©e avec son expĂ©rience dâindividus qui, comme Eichmann, Ă©choue Ă penser et donc Ă juger, la conduisit Ă plaider constamment pour la capacitĂ© Ă avoir une pensĂ©e et un jugement indĂ©pendants personnels. Elle plaide pour cette capacitĂ© mĂȘme quand elle menace de dissoudre les vertus morales dâune culture ou quand elle place ceux qui jugent en dĂ©calage, non seulement avec la majoritĂ©, mais aussi avec le goĂ»t moral » de son Ă©poque. Ce nâest pas pour rien quâelle pose Socrate comme le modĂšle » du penseur dont la capacitĂ© Ă saper les coutumes et les conventions conduit Ă une amĂ©lioration du jugement moral. Parce que câest seulement en dĂ©veloppant la capacitĂ© Ă penser indĂ©pendamment et par soi-mĂȘme » que lâindividu peut espĂ©rer Ă©viter la catastrophe morale dans des situations oĂč tout le monde est emportĂ© » par une vague de conviction et dâenthousiasme mal placĂ©e. Nous voyons comment Arendt Ă©quilibre son appel de The Human Condition Ă un sens de la communautĂ© » renforcĂ© avec une forte apprĂ©ciation de lâindĂ©pendance morale et intellectuelle, une apprĂ©ciation morale du point de vue des parias ». Dans La Vie de lâEsprit, cependant, Arendt ne sâintĂ©resse pas Ă la pensĂ©e engagĂ©e ou politique, mais Ă ce qui faute dâun meilleur terme peut ĂȘtre appelĂ© la pensĂ©e extraordinaire » ou philosophique. En fait, sa derniĂšre Ćuvre insiste de façon aussi catĂ©gorique que The Human Condition sur le fait que cette activitĂ© est dans la plus grande tension possible non seulement avec la vie du citoyen, mais avec lâexistence mondaine en gĂ©nĂ©ral. De fait, alors quâelle avait le plus grand respect possible pour des penseurs extraordinaires » de Platon Ă Heidegger, elle continua Ă se mĂ©fier dâeux. Seul Socrate, de son point de vue, fut capable de pratiquer Ă la fois la pensĂ©e ordinaire et la pensĂ©e extraordinaire sans sacrifier lâune Ă lâautre. Cela suggĂšre-t-il quâil existe une sorte de stagnation dans la pensĂ© dâArendt, une absence de volontĂ© tĂȘtue de modifier ses trop strictes dĂ©finitions et oppositions ? Il nây a pas de doute que dans certains cas âpar exemple sa distinction entre le politique et le social ou le public et le privĂ© âArendt fut trop rigide pour son propre bien. Pour ce qui concerne la distinction entre la vie de lâesprit et la vie du citoyen ce nâest, cependant, pas le cas. En mettant au centre de sa rĂ©flexion sur la politique et la tradition cette opposition, Arendt est loin de dire que la vie du citoyen est ou devrait ĂȘtre sans esprit ». Ses appels rĂ©pĂ©tĂ©s au dĂ©bat, Ă la dĂ©libĂ©ration, au jugement et sa perspective sur la formation de lâopinion mettent en avant les capacitĂ©s rationnelles et morales des citoyens ordinaires. Son intention fut, plutĂŽt, de nous rappeler quâil ne peut y avoir de synthĂšse facile entre ces deux modes de vie opposĂ©s. Entre la vie du citoyen et celle du philosophe le choix est inĂ©vitablement tragique. ConfrontĂ©e Ă ce choix, ne biaisa jamais. Elle fut un penseur, mais un penseur qui de façon constante et rĂ©solue mit son poids du cĂŽtĂ© de la vie politique, de la vie civique, animĂ©e par le goĂ»t pour la chose publique, le souci du monde » et une indĂ©pendance de jugement. HantĂ©e par lâĂ©chec de beaucoup Ă rĂ©sister au dĂ©veloppement du totalitarisme et suspicieuse par rapport Ă la tradition philosophique dont la quĂȘte de la sagesse conduisit Ă dĂ©valuer, Ă la fois, la politique et la pluralitĂ© humaine, elle consacra ses considĂ©rables talents intellectuels Ă rĂ©vĂ©ler le sens insoupçonnĂ© dâune vie consacrĂ©e Ă la prĂ©servation active de la libertĂ© mondaine. LerĂ©gime soviĂ©tique procĂšde Ă lâĂ©liminqtion des Koulaks et Ă la collectivisation des terres. C)Le rĂ©gime totalitaire stalinien Le rĂ©gime devient totalitaire avec la « grande terreur » : StalineLa Guerre Civile espagnole sâachĂšve en 1939 et donne lieu Ă la dictature du gĂ©nĂ©ral Francisco Franco. Triomphe du fascisme, du catholicisme le plus conservateur et de lâarmĂ©e, le rĂ©gime franquiste se dĂ©finit comme Ă©tant totalitaire mais Ă©galement pragmatique, puisque cette dictature perdure pendant prĂšs de quarante ans, tĂ©moignant de sa capacitĂ© Ă sâadapter au fil du temps. Elle illustre les idĂ©aux de son chef nationalisme, patriotisme, catholicisme, mais Ă©volue, et laisse dâailleurs places Ă diffĂ©rentes pĂ©riodes bien dĂ©limitĂ©es de lâHistoire espagnole. Les bases et fondements du Franquisme NĂ© Ă lâissue de la Guerre civile, lâEtat franquiste se caractĂ©rise par un autoritarisme extrĂȘme, oĂč tous les pouvoirs sont concentrĂ©s entre les mains de son leader unique, aux traits antidĂ©mocratiques avec une rĂ©pression forte. Les statuts autonomes des diffĂ©rentes rĂ©gions espagnoles sont ainsi abolis, afin dâunir et centraliser lâEtat, reflet au niveau Ă©tatique de la concentration et unicitĂ© des pouvoirs que lâon retrouve dans la figure du chef unique, mais Ă©galement son dĂ©sir de patriotisme. Câest sans surprise que lâon retrouve une trĂšs rigide censure, souvent propre aux dictatures, quant aux moyens de communication, dâailleurs dĂ©tournĂ©s pour devenir outils de propagande franquiste. Trois grands piliers permettent au Franquisme de perdurer pendant de longues dĂ©cennies lâarmĂ©e, le parti unique et lâEglise catholique. En effet, de nombreux ministres et membres du gouvernement sont des militaires de carriĂšre, tandis que le parti unique, la Falange Espagnole Traditionaliste et des JONS FET et des JONS dote le rĂ©gime de ses bases idĂ©ologiques. LâEglise contrĂŽle la quasi-totalitĂ© du systĂšme Ă©ducatif et transmet ses valeurs dans la sociĂ©tĂ© espagnole. Les diffĂ©rentes classes sociales rĂ©agissent de trois façons Ă la dictature le soutien, la passivitĂ© et le rejet. Les Ă©lites Ă©conomiques rĂ©cupĂ©rant le pouvoir Ă©conomique, social et politique perdu pendant la Second RĂ©publique apportent Ă©videmment leur soutien au nouveau rĂ©gime, qui peut Ă©galement compter sur les propriĂ©taires agricoles du nord de lâEspagne. Une partie importante des classes populaires sâoppose elle au rĂ©gime, sâestimant perdante de la Guerre Civile. Cependant, la peur et la rĂ©pression ainsi que la pauvretĂ© et la misĂšre caractĂ©risant une grande partie de la dictature font que la majoritĂ© des classes populaires optent pour une attitude de passivitĂ© politique. La culture dans lâEspagne de Franco Comme dans beaucoup dâautres rĂ©gimes dictatoriaux, la censure affecte de façon importante les activitĂ©s intellectuelles et donc a de forts Ă©chos sur la culture. Si les moyens de communications sont fortement atteints, le cinĂ©ma et le théùtre le sont Ă©galement et sont ainsi victimes dâune double censure. Le rĂ©gime a une influence trĂšs forte sur la scolaritĂ© et lâĂ©ducation, avec des rĂ©formes concernant les programmes de Bachillerato, lâĂ©quivalent du baccalaurĂ©at espagnol, mais Ă©galement au niveau supĂ©rieur Ă lâUniversitĂ©. On peut cependant noter quâen 1970 est promulguĂ©e la loi gĂ©nĂ©rale dâEducation du Ministre Villar PalasĂ qui rĂ©forme tout le systĂšme Ă©ducatif de façon radicale et rend la scolarisation obligatoire jusquâĂ 14 ans. Lâautarcie franquiste 1939-1951 La premiĂšre pĂ©riode du rĂ©gime franquiste se dĂ©finit par lâautarcie, caractĂ©risĂ©e par une tendance Ă lâautosuffisance Ă©conomique, une politique antilibĂ©rale et anticommuniste, et surtout le rationnement. Ainsi, au niveau agricole, la politique se concentre dans la rĂ©cupĂ©ration de la production et les terres expropriĂ©es durant la Seconde RĂ©publique et la Guerre Civile sont rendues Ă leurs anciens propriĂ©taires. Des organismes tels que le Service National du BlĂ© Servicio Nacional del Trigo qui permettent la commercialisation et la vente des produits agricoles. Le rĂ©gime agit au niveau industriel, notamment avec la promulgation de lois propres Ă une Ă©conomie de guerre promouvant lâautosuffisance et le dĂ©veloppement des industries dâarmement en 1939, et la crĂ©ation de lâInstitut National de lâIndustrie en 1941 pour la crĂ©ation dâindustries basiques et essentielles. Si la dictature prĂ©tend se moderniser, elle fait cependant face Ă de nombreuses difficultĂ©s suite Ă un dĂ©faut de matiĂšres primaires et un manque de structures indispensables Ă lâindustrialisation. La libĂ©ralisation du rĂ©gime 1950-1975 Si lâEspagne est dâabord Ă©loignĂ©e du plan Marshall, qui a permis la reconstruction de nombreux pays dâEurope Ă la fin de la Seconde Guerre Mondiale, son isolement international prend fin quand le pays intĂšgre lâONU en 1955. En 1957, un nouveau gouvernement est dâailleurs formĂ©, dont se distinguent Carrero Blanco et Laureano LĂłpez RodĂł afin de se diriger vers une modernisation Ă©conomique qui va permettre un dĂ©veloppement important lors des annĂ©es 1960. Cette dĂ©cennie se caractĂ©rise ainsi par un dĂ©veloppement spectaculaire de lâĂ©conomie espagnole avec un processus trĂšs rapide de transformation et de modernisation. Câest dâailleurs, entre autres, cette Ă©volution qui a permis au rĂ©gime de Franco de perdurer jusquâĂ 1975. Des mesures libĂ©ralisatrices sont entreprises sous le nouveau gouvernement, menĂ©es par les ministres Alberto Ullastres et Mariano Navarro Rubio, qui prĂ©parent le Plan de Stabilisation de 1959. Les objectifs sont clairs trouver un Ă©quilibre de lâĂ©conomie au niveau interne mais Ă©galement externe. Les Plans de DĂ©veloppement permettent au pays de vivre une croissance extraordinaire dans les annĂ©es 60. Le Premier Plan de 1964 Ă 1967 donne lieu Ă des rĂ©sultats positifs puisque le PNB augmente. Pourtant, la stabilitĂ© nâest pas atteinte et le secteur public nâadhĂšre DeuxiĂšme Plan de 1968 Ă 1971 prĂ©voit une croissance amoindrie par rapport au plan antĂ©rieur qui est cependant TroisiĂšme Plan de 1972 Ă 1975 ne prĂ©sente pas de nouveautĂ©s quant aux deux prĂ©cĂ©dents, ce qui nâempĂȘche pas dâatteindre de hauts taux de croissance. La chute du rĂ©gime La fin de la dictature voit croĂźtre la majeure prĂ©occupation de Franco, qui est celle dâassurer la continuitĂ© de son rĂ©gime aprĂšs sa mort. Cependant, dâun autre cĂŽtĂ©, lâopposition croĂźt de plus en plus, notamment grĂące aux Ă©tudiants, les groupuscules terroristes mais Ă©galement le retour et la crĂ©ation de partis politiques. En 1973 le chef du gouvernement, Carrero Blanco, meurt dans un attentat organisĂ© par le groupe basque ETA, ce qui coĂŻncide avec le dĂ©but du dĂ©clin du rĂ©gime franquiste. Franco dĂ©cide alors de nommer comme successeur Arias Navarro, remplaçant Carrero Blanco. Ce nouveau chef de gouvernement fait cependant lâerreur de rĂ©aliser des concessions entre lâouverture du rĂ©gime et la continuitĂ©, donnant lieu Ă une double opposition. La situation de tension politique, Ă©conomique et sociĂ©tale, ainsi que lâopposition croissante au gouvernement font quâĂ la mort de Franco en 1975 sâinitie alors une pĂ©riode de transition vers la dĂ©mocratie, qui met fin au rĂ©gime dictatorial. Michel Marie-Juliette
Ilfait construire de gigantesques complexes industriels qui servent autant la propagande du rĂ©gime que le dĂ©veloppement de la production. Le stakhanovisme devient la norme. Ce hirondelle52 Bonne annĂ©e!En 2022, le rĂ©gime autoritaire stalinien n'est pas Ă©radiquĂ©, mĂȘme s'il est moins violent, mais ses principes restent en place, avec un dĂ©veloppement de la propriĂ©tĂ© privĂ©e , les nationalisations , l'explosion de l'Union SoviĂ©tique , les techniques d'influence mondiale ont changĂ©, et se veulent plus sournoises, mais la censure, le contrĂŽle des individus est toujours aussi intense ,et il est renforcĂ© par les nouvelles technologies, dans l'indiffĂ©rence des pays europĂ©ens. 0 votes Thanks 0 Lespoints communs des rĂ©gimes totalitaires. Des dictatures qui s'incarnent dans l'obĂ©issance absolue Ă un chef suprĂȘme. Des sociĂ©tĂ©s soumises, encadrĂ©es, endoctrinĂ©es et dirigĂ©es. Des rĂ©gimes de Terreur et d'oppression : une violence d'Ătat. Les spĂ©cificitĂ©s idĂ©ologiques des rĂ©gimes totalitaires. En Union soviĂ©tique, leAnnales gratuites Brevet SĂ©rie CollĂšge L'URSS, un rĂ©gime totalitaire Le sujet 2001 - Brevet SĂ©rie CollĂšge - Histoire - GĂ©ographie - Etude de documents LE SUJET L'UNION SOVIETIQUE DE STALINE UN REGIME TOTALITAIRE. DOCUMENT 1 Affiche de 1937 en l'honneur de Staline. DOCUMENT 2 Lettre d'un paysan au journal Notre Village, vers1930. "Camarades, vous Ă©crivez dans votre journal que tous les paysans pauvres et moyennement aisĂ©s adhĂšrent volontairement au kolkhoze, mais ce n'est pas vrai. Ainsi, dans notre village, tous n'entrent pas au kolkhoze de bon grĂ©. Quand circula le registre des adhĂ©sions, 25 % seulement signĂšrent, tandis que 75 % s'abstenaient. Ils ont collectĂ© les semences par la terreur, en multipliant procĂšs-verbaux et arrestations. Si quelqu'un exprimait son opposition, on le menaçait d'emprisonnement et de travail forcĂ©. Vous vous ĂȘtes trompĂ©s sur ce point, Camarades la vie collective peut exister seulement Ă condition que la masse entiĂšre des paysans l'adopte volontairement, et non par force [...] Je vous prie de ne pas rĂ©vĂ©ler mon nom, car les gens du Parti seraient furieux." DOCUMENT 3 Extrait d'un article de B. Souvarine, exilĂ© russe en France. "On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne d'extermination accomplie par Staline Ă l'intĂ©rieur de l'URSS depuis quelque trois ans et en particulier l'annĂ©e derniĂšre. [...] On a eu connaissance de procĂšs incomprĂ©hensibles, sanctionnĂ©s par l'exĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. [...] On s'est plus qu'Ă©tonnĂ© d'apprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l'armĂ©e, on s'accorde en URSS Ă admettre plus de trente mille disparitions en majoritĂ© suivies d'exĂ©cutions capitales. [...] Staline a entrepris la destruction physique de deux gĂ©nĂ©rations de communistes et de socialistes. Il considĂšre leur existence comme incompatible avec son pouvoir." Boris SOUVARINE, exilĂ© russe en France, Ă©crit dans le Figaro du 29 octobre 1938. QUESTIONS 8 points 1 - D'aprĂšs le document 1, relevez deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ©. 2 - En quoi les documents 1 et 2 s'opposent-ils ? De quel "Parti" est-il question dans le document 2 ? 3 - Qui sont les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 ? Indiquez le motif de leur Ă©limination. A quoi fait allusion l'expression en caractĂšres gras dans le document 3 ? PARAGRAPHE ARGUMENTE 10 points A l'aide des documents et de vos connaissances, rĂ©digez un paragraphe argumentĂ© d'une vingtaine de lignes dans lequel vous montrerez que les mĂ©thodes du rĂ©gime stalinien sont totalitaires. LE CORRIGĂ I - ANALYSE DU SUJET Le sujet correspond Ă la premiĂšre partie du programme " 1914-1945 guerres, dĂ©mocratie, totalitarisme", chapitre deux "L'URSS Ă l'Ă©poque de Staline". Ce sujet, en apparence facile, prĂ©sente en fait une difficultĂ©. Son intitulĂ© "L'Union soviĂ©tique de Staline un rĂ©gime totalitaire" invite le candidat Ă dĂ©finir la notion de totalitarisme et Ă en dĂ©velopper les diffĂ©rents aspects, politiques, Ă©conomiques et sociaux. Mais les documents comme l'intitulĂ© du paragraphe argumentĂ© sont axĂ©s sur les mĂ©thodes du rĂ©gime plus que sur le totalitarisme en tant que tel. Les trois documents qui illustrent le sujet portent donc essentiellement sur les mĂ©thodes du rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique. Ces trois documents sont de facture classique et se retrouvent dans la plupart des manuels. Les questions les concernant sont assez simples. II - LES CONNAISSANCES ESSENTIELLES A - REPONSES AUX QUESTIONS Question 1 Les deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ© sont - Sa prĂ©sence le seul homme de l'affiche parmi les femmes soviĂ©tiques et sa taille plus importante que celle des autres personnages ; - Le regard admiratif et heureux des femmes qui s'Ă©lĂšve vers le "petit pĂšre des peuples". Question 2 - Les documents 1 et 2 s'opposent parce que dans le document 1, on voit le consentement, le bonheur et la reconnaissance du peuple Ă l'Ă©gard de son chef, alors que dans le document 2, la lettre du paysan mentionne le refus de l'adhĂ©sion des paysans au kolkhoze contrainte au consentement et les mĂ©thodes violentes utilisĂ©es rĂ©quisition des semences, arrestations. On est donc loin du consensus et du bonheur qui "Ă©manent" du document 1. - Le parti dont il est question dans le document 2 est le parti communiste. Question 3 - Les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 sont les paysans document 2, les membres du parti communiste et les principaux chefs militaires; - Le motif de leur Ă©limination est la rivalitĂ©, la concurrence qu'ils pourraient reprĂ©senter pour Staline, pour son pouvoir; - l'expression en caractĂšre gras du document 3 fait allusion aux grands procĂšs de Moscou de 1936 Ă 1938 qui sont l'un des repĂšres chronologiques du programme. B - Paragraphe argumentĂ© Dans une courte phrase introductive du sujet, il Ă©tait bon de donner quelques Ă©lĂ©ments bibliographiques sur Staline chef du parti communiste, puis chef incontestĂ© de l'Etat Ă partir de 1928 aprĂšs l'Ă©limination des principaux opposants rĂ©els ou supposĂ©s ; il dirigera l'URSS jusqu'Ă sa mort en 1953. Il fallait ensuite Ă©voquer les aspects du totalitarisme stalinien mentionnĂ©s par les documents et les mĂ©thodes pour les imposer. Dans le domaine Ă©conomique, l'Ă©conomie est collectivisĂ©e Ă partir de 1928 avec, dans l'agriculture la crĂ©ation des kolkhozes et des sovkhozes. La mĂ©thode utilisĂ©e est la terreur. Les opposants Ă©taient arrĂȘtĂ©s et emprisonnĂ©s document 2, dĂ©portĂ©s dans les camps de travail du goulag, ou fusillĂ©s. On pouvait prĂ©ciser ici que tous ces dĂ©portĂ©s ont constituĂ© une main-d'Ćuvre inĂ©puisable et gratuite pour les grands chantiers industriels de l'Oural ou de la SibĂ©rie. Le document 3 permettait d'aborder le contrĂŽle dictatorial de la sociĂ©tĂ© par le parti et la police politique, contrĂŽle qui touchait tous les SoviĂ©tiques, y compris ceux situĂ©s au sommet de l'Ă©chelle politique ou militaire. Staline Ă©tait le seul maĂźtre du pouvoir et le parti communiste, le seul parti autorisĂ© ses dirigeants n'Ă©taient pas Ă l'abri de la paranoĂŻa du "maĂźtre". Aucune opposition n'Ă©tait donc tolĂ©rĂ©e. Le document 1 mettait en relief l'embrigadement de la sociĂ©tĂ© par la propagande, le but de cette propagande Ă©tant la glorification du chef culte de la personnalitĂ©. A cette fin, les artistes et les intellectuels ont Ă©tĂ© mis au pas et ont dĂ» se soumettre aux directives de Staline et du Parti. En consĂ©quence, sous la direction absolue de Staline, le pays a Ă©tĂ© soumis Ă un rĂ©gime totalitaire. 2022 Copyright France-examen - Reproduction sur support Ă©lectronique interdite
Carte mentaleĂlargissez votre recherche dans UniversalisLe projet stalinienLe projet stalinien rappelle, Ă certains Ă©gards, celui de Pierre le Grand un projet volontariste de dĂ©veloppement accĂ©lĂ©rĂ© sans premier objectif fixĂ© par Staline et son groupe, Ă la fin des annĂ©es 1920, est de faire de l' une grande puissance industrielle et militaire. La Russie a toujours Ă©tĂ© battue Ă cause de son retard, expliqua Staline dans un discours cĂ©lĂšbre 4 fĂ©vrier 1931. Nous retardons de cinquante Ă cent ans sur les pays avancĂ©s. Nous devons parcourir cette distance en dix ans. Ou nous le ferons ou nous serons broyĂ©s. »D'oĂč tirer le capital indispensable au financement de cette industrialisation accĂ©lĂ©rĂ©e ? D'une surexploitation des ouvriers, dont le salaire rĂ©el baisse de moitiĂ© au cours du Ier plan quinquennal 1928-1933. De prĂ©lĂšvements massifs, Ă des prix dĂ©risoires, de la production agricole. L'exportation de produits agricoles financera l'achat, Ă l'Ă©tranger, de biens d'Ă©quipement et de technologies indispensables Ă l'industrialisation. Cette accumulation socialiste primitive » suppose, naturellement, que les mĂ©canismes du marchĂ©, qui fonctionnaient vaille que vaille sous la aient Ă©tĂ© au prĂ©alable cassĂ©s, et que les paysans aient Ă©tĂ© regroupĂ©s dans des par Staline comme un processus de transformation socialiste de l'agriculture », la collectivisation des campagnes, lancĂ©e au dĂ©but de 1930, prend l'allure d'une vĂ©ritable guerre antipaysanne, face Ă la rĂ©sistance du monde rural qui voit dans cette politique une tentative de rĂ©instaurer un second servage ». Plus de deux millions et demi de paysans dĂ©portĂ©s ; six millions de paysans morts de faim lors de la grande famine de 1932-1933, directement imputable Ă la dĂ©sorganisation du cycle productif consĂ©cutive Ă la collectivisation ainsi qu'aux prĂ©lĂšvements dĂ©mesurĂ©s sur les premiĂšres rĂ©coltes des kolkhozes ; des centaines de milliers de paysans morts en dĂ©portation ; des centaines de milliers arrĂȘtĂ©s et envoyĂ©s dans les camps de travail du Goulag â ces quelques chiffres donnent la mesure de cette guerre antipaysanne inavouĂ©e, Ă©voquĂ©e tout au plus comme une campagne visant Ă liquider les koulaks en tant que classe ». En quelques annĂ©es, la rĂ©sistance de la paysannerie est brisĂ©e la police politique recensa 13 700 Ă©meutes et manifestations de masse » en 1930, 2 800 en 1931, 2 400 en 1932, moins de 300 en 1933 ; le pourcentage des foyers collectivisĂ©s, sous la pression, dĂ©passe, en 1935, 90 p. 100. Cette annĂ©e-lĂ , l'Ătat prĂ©lĂšve directement plus de 45 p. 100 de la production agricole, soit proportionnellement trois fois plus qu'en 1928, malgrĂ© une baisse significative des productions de l'agriculture â 15 p. 100 et de l'Ă©levage â 40 p. 100.Cette extorsion de la production agricole, au prix de disettes et d'une grande famine, permet d'approvisionner Ă bas prix la population urbaine et contribue au succĂšs d'un certain modĂšle de dĂ©veloppement industriel, fondĂ© sur un trĂšs gros effort d'investissement rĂ©alisĂ© aux dĂ©pens de l'amĂ©lioration du niveau de vie de la population, et sur une course Ă la production obtenue Ă la suite d'une trĂšs forte pression productiviste Ă caractĂšre rĂ©pressif. PrioritĂ© absolue est accordĂ©e Ă l'exploitation de matiĂšres premiĂšres et de sources d'Ă©nergie, Ă la production de biens d'Ă©quipement plutĂŽt qu'Ă la production de biens de consommation. En dix ans, l' se dote d'une puissante industrie lourde et d'une industrie de guerre, qui contribueront de maniĂšre dĂ©cisive Ă la victoire militaire des armĂ©es soviĂ©tiques dans la deuxiĂšme phase 1943-1945 de la Seconde Guerre grande force de Staline est d'ĂȘtre parvenu Ă incarner, pour les communistes mais aussi pour de larges fractions de la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique, une certaine idĂ©e de la modernisation d'un pays encore majoritairement paysan et agricole Ă la fin des annĂ©es 2 3 4 5 âŠpour nos abonnĂ©s, lâarticle se compose de 10 pagesAfficher les 7 mĂ©dias de l'articleĂcrit par directeur de recherche au CNRSClassificationHistoirePersonnages historiquesPersonnages historiques, 1920-1945HistoireHistoire chronologieHistoire, xxe s. et xxie et Europe de l'EstHistoireHistoire par rĂ©gions et paysHistoire de l'Europe centrale et orientaleRussie, histoireAutres rĂ©fĂ©rences STALINE JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI dit 1879-1953 » est Ă©galement traitĂ© dans LE JEUNE STALINE S. Sebag MontefioreĂcrit par Nicolas WERTH âą 1 090 motsAprĂšs le succĂšs mondial de Staline la cour du Tsar rouge, le journaliste britannique, romancier et prĂ©sentateur de tĂ©lĂ©vision Simon Sebag Montefiore s'est attaquĂ© Ă la jeunesse du futur dictateur dans Le Jeune Staline Calmann-LĂ©vy, Paris, 2008. DĂšs l'introduction, l'auteur annonce son parti pris de narrer par le menu la vie intime et secrĂšte » de [âŠ] Lire la suiteANTISĂMITISMEĂcrit par Esther BENBASSA âą 12 226 mots âą 9 mĂ©dias Dans le chapitre L'Europe de l'Est » [âŠ] AprĂšs la guerre, pour la premiĂšre fois de leur histoire en Europe de l'Est, des juifs accĂšdent au pouvoir politique. Dans ces rĂ©gions dĂ©truites par la guerre et sous domination soviĂ©tique, avec une partie importante de ses nouveaux cadres dirigeants issue de la rĂ©sistance juive, les conditions Ă©taient rĂ©unies pour nourrir largement l'antisĂ©mitisme populaire. L'opposition anticommuniste, encore rep [âŠ] Lire la suiteANTONOV-OVSEĂENKO VLADIMIR ALEXANDROVITCH 1884-1938Ăcrit par Claudie WEILL âą 418 mots Fils d'officier, Antonov-OvseĂŻenko entre Ă l'Ă©cole des cadets de Voroneje. Il quitte l'armĂ©e, adhĂšre dĂšs 1901 au mouvement rĂ©volutionnaire et se rapproche des mencheviks en 1903. Lors de la rĂ©volution de 1905, il est l'un des experts militaires de la social-dĂ©mocratie russe. Il essaye de soulever deux rĂ©giments d'infanterie en Pologne, mais Ă©choue. Il acquiert ainsi une expĂ©rience certaine de l'ag [âŠ] Lire la suiteBERIA LAVRENTI PAVLOVITCH 1899-1953Ăcrit par Georges HAUPT âą 273 mots Tout-puissant chef de la police soviĂ©tique, Lavrenti Pavlovitch Beria a Ă©tĂ© pendant de longues annĂ©es le bras droit de Staline. NĂ© en GĂ©orgie dans une famille de paysans, Beria adhĂšre au Parti communiste en 1917 Ă Bakou, oĂč il obtient son diplĂŽme d'architecte en 1919. En 1921, il entre dans la TchĂ©ka qui devient GuĂ©pĂ©ou l'annĂ©e suivante et travaille en TransbaĂŻkalie et en GĂ©orgie jusqu'en 1931 ; i [âŠ] Lire la suiteBLĂCHER VASSILI KONSTANTINOVITCH 1890-1938Ăcrit par Michel HOANG âą 786 mots Issu d'un milieu de paysans, BlĂŒcher, qui exerce de multiples petits mĂ©tiers, est emprisonnĂ© de 1910 Ă 1913, vraisemblablement pour incitation Ă la grĂšve. La Grande Guerre en fait un officier mobilisĂ© dans l'armĂ©e du front sud-ouest. HospitalisĂ© entre 1915 et 1916, il reprend bientĂŽt du service comme volontaire et commande un dĂ©tachement de gardes rouges dans la rĂ©gion de l'Oural. Faisant preuve d [âŠ] Lire la suiteBOLCHEVISMEĂcrit par Georges HAUPT âą 7 569 mots âą 7 mĂ©dias Dans le chapitre Le bolchevisme au pouvoir » [âŠ] La rĂ©volution de 1917 marqua le grand tournant de l'histoire du bolchevisme. Et d'abord, elle le fit connaĂźtre, aussi bien en Russie que dans le monde entier. Pour les masses populaires russes soulevĂ©es, le mot de bolchevisme prend la valeur d'un drapeau, d'un emblĂšme [...]. Au mot de bolchevisme » on associe une notion de force, au mot de menchevisme » une notion de faiblesse » Berdiaev. [âŠ] Lire la suiteBOUKHARINE NICOLAS IVANOVITCH 1888-1938Ăcrit par Pierre FRANK âą 1 673 mots âą 1 mĂ©dia Dans le chapitre Ă la droite du parti » [âŠ] Vers la fin de l'annĂ©e 1920, face aux difficultĂ©s nĂ©es notamment du problĂšme paysan, on assiste chez Boukharine au dĂ©but d'une Ă©volution. Ă cette Ă©poque aussi, il se prononce pour des mĂ©thodes de direction plus rigoureuses ; il appuie Trotski contre LĂ©nine dans la discussion sur la question syndicale il prĂ©conise entre autres une mobilisation pour la production », par l'intermĂ©diaire des synd [âŠ] Lire la suiteBOULGAKOV MIKHAĂL AFANASSIĂVITCH 1891-1940Ăcrit par Françoise FLAMANT âą 2 770 mots Dans le chapitre Une Ćuvre surveillĂ©e, censurĂ©e, ensevelie » [âŠ] NĂ© Ă Kiev, Boulgakov y mĂšne jusqu'en 1916 une vie non exempte de chagrins la mort de son pĂšre en 1907 et de soucis des amours contrariĂ©es, un premier mariage alors qu'il est encore Ă©tudiant, mais rĂ©trospectivement idĂ©alisĂ©e. Le cadre familial, provincial et cultivĂ©, de cette vie lui convient, ainsi que le rĂ©gime tsariste dont s'accommode fort bien l'intelligentsia enseignante et mĂ©dicale, d'or [âŠ] Lire la suiteCHINE, histoire, de 1949 Ă nos joursĂcrit par Jean-Philippe BĂJA, François GODEMENT âą 19 155 mots âą 14 mĂ©dias Dans le chapitre Mao Zedong Ă Moscou » [âŠ] SoviĂ©tiques et communistes chinois avaient un passĂ© chargĂ© Ă apurer. La lourdeur, et en mĂȘme temps les volte-face et les maladresses, de Staline et des bolcheviks dans la conduite des affaires chinoises de 1920 Ă 1929 aprĂšs cette date, ils perdirent tout contrĂŽle du Parti communiste chinois, les exigences diplomatiques de la construction du socialisme dans un seul pays » par l'Union soviĂ©tique [âŠ] Lire la suiteCHOSTAKOVITCH DMITRI 1906-1975Ăcrit par AndrĂ© LISCHKE âą 2 822 mots âą 1 mĂ©dia Dans le chapitre AprĂšs Staline » [âŠ] L'annĂ©e 1953 voit la disparition simultanĂ©e de Prokofiev et de Staline, morts tous deux le 5 mars. Elle est Ă©galement marquĂ©e par une des symphonies les plus importantes de Chostakovitch, la Symphonie n o 10 op. 93 ; son violent second mouvement Allegro serait une Ă©vocation de Staline, tandis que dans le suivant, Allegretto , apparaĂźt un motif de quatre notes â rĂ©, mi bĂ©mol, do, si â corre [âŠ] Lire la suiteVoir aussiCOLLECTIVISATIONDĂPORTATIONS & TRANSFĂREMENTS DE POPULATIONSFAMINESHISTOIRE ĂCONOMIQUEKOLKHOZPOLITIQUE ĂCONOMIQUEPOLITIQUE INDUSTRIELLERĂPRESSIONLes derniers Ă©vĂ©nements7 avril 2010 Russie â Pologne. CommĂ©moration des victimes de Katyn Le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue polonais Donald Tusk participent, dans la forĂȘt de Katyn, dans l'ouest de la Russie, Ă une cĂ©rĂ©monie commune sans prĂ©cĂ©dent organisĂ©e Ă l'occasion du soixante-dixiĂšme anniversaire de l'assassinat de vingt-deux mille officiers polonais par les SoviĂ©tiques, en ce mĂȘme lieu, sur ordre de Staline. [âŠ] Lire la suite16 juillet 2001 Russie â Chine. Signature d'un traitĂ© d'amitiĂ© et de coopĂ©ration Le prĂ©sident russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Jiang Zemin, en visite en Russie, signent, Ă Moscou, un traitĂ© d'amitiĂ© et de coopĂ©ration pour vingt ans, le premier du genre depuis le texte signĂ© par Staline et Mao en fĂ©vrier 1950. Le traitĂ© illustre le nouvel ordre international » que Moscou et PĂ©kin appellent de leurs vĆux; il prĂ©voit la rĂ©solution des diffĂ©rends bilatĂ©raux par des moyens exclusivement pacifiques, ainsi que le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration Ă©conomique et militaro-technique ». [âŠ] Lire la suite1er-29 fĂ©vrier 2000 Russie. Chute de Grozny et poursuite des combats et des exactions Le 23, jour anniversaire de la dĂ©portation des TchĂ©tchĂšnes par Staline, en 1944, MĂ©decins du monde, seule organisation non gouvernementale prĂ©sente en TchĂ©tchĂ©nie, publie un rapport accablant pour les troupes russes sur la situation des droits de l'homme dans la RĂ©publique autonome. Le 28, AndreĂŻ Babitski, rĂ©apparu au Daghestan, est inculpĂ© d' usage de faux documents » et ramenĂ© Ă Moscou. [âŠ] Lire la suite8-20 juillet 1994 CorĂ©e du Nord. Mort du prĂ©sident Kim Il-sung ProtĂ©gĂ© de Staline dont les troupes occupent le nord de la CorĂ©e en 1945, Kim Il-sung, combattant de la rĂ©sistance antijaponaise, devient Premier ministre en 1948 et accĂšde Ă la prĂ©sidence du Parti du travail en 1949. AprĂšs la guerre avec la CorĂ©e du Sud, il conforte son pouvoir un moment Ă©branlĂ© par la vague de dĂ©stalinisation et Ă©limine ses adversaires. [âŠ] Lire la suiteRecevez les offres exclusives Universalis
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